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GONG. — GOURDE

doucines, clans les gorges et clans toute sorte de moulures ; certains godrons sont droits, d'autres courbes. Les anciens auteurs écrivent aussi , gaudrons.

GONG. — Instrument de musique des Hindous et des Chinois ; c'est un grand disque avec bordure de 0m,02, en très beau bronze, sur lequel on frappe avec une baguette garnie d'un tampon de peau. Ce plateau est suspendu à une corde et produit un son retentissant d'une grande intensité qui se perd dans des vibrations lentes et prolongées. On nomme aussi cet instrument tam-tam et Icong ; il vaut de 140 à 150 francs.

GORGERETTE. — Voy. Gokgerin.

GORGERUST. — Pièce du casque, formée par la réunion de plusieurs lames articulées, qui recouvre le colletin de l'armure et protège l'intervalle découvert entre le menton et le colletin. Ce terme, dérivé de gorgia, gorgole, gorgeria,gorgière, servait aussi au xive siècle à désigner une pièce d'étoffe , sorte de collerette qui servait à couvrir la gorge des femmes ; aussi la nommait-on également gorgerette. (Yoy. Casque.)

GORGIÈRE. — Collet de cotte de mailles que portait souvent le Haubert. (Yoy. ce mot.)

GOUACHE. — Sorte cle peinture en détrempe faite au moyen de couleurs broyées et délayées à l'eau gommée. On peint à la gouache absolument comme on peint à l'huile. Les miniatures à la gouache atteignent parfois des prix très élevés ; des boîtes qui portent des gouaches de Blarenberghe se vendent 3,000, 4,000, 5,000 francs et davantage. Yoici quelques prix :

Yente San Donato. — N° 711. Gouache de Yan Blarenberghe, d'une grande finesse, représentant les ruines d'une abbaye que des ouvriers sont en train de déblayer ; à l'arrière-plan, une ferme d'où sort un troupeau ; au premier plan, une rivière avec un bateau chargé ; à gauche, une famille de pêcheurs. Long., 0m,20 ; larg., 0m,07. 2,250 lires.

Yente Double. — N° 158. Boîte ovale en or guilloché, ornée de deux miniatures par

Yan Blarenberghe. La miniature du couvercle représente le retour du baptême, dans un intérieur rustique ; cette scène se compose de seize figures. La miniature du fond se compose de douze personnages et représente la visite à la nourrice. Cette boîte a été reproduite en chromolithographie dans le XVIIIe Siècle de Paul Lacroix, Paris 1878. 30,000 francs. — N° 159. Boîte ronde en or ciselé, à perles en relief et décorée de panneaux d'émail gris-perle sur fond guilloché (style Louis XYI). Le couvercle est orné d'une miniature, signée Yan Blarenberghe, représentant une fête de village composée de plus de quatre-vingts figures. 20,000 fr. — N° 160. Boîte allongée en or guilloché et émaillé vert avec encadrements et pilastres ciselés à rosaces et ornements (style Louis XYI). Le dessus est orné d'une miniature signée Yan Blarenberghe, représentant une scène champêtre et composée de quatorze figures. 13,000 fr. — N° 161. Boîte ovale en or guilloché, émaillé rouge (style Louis XYI) ; dessus décoré d'une miniature ovale par Yan Blarenberghe. 11,500 fr.

GOUPILLON. — Aspersoir en usage dans les cérémonies de divers cultes ; c'est un petit bâton terminé par un pinceau ou par une boule métallique percée de trous ou d'ajours. Ce terme paraît dérivé du vieux français goupil, dérivé lui-même du latin vulpis (renard), parce que c'était avec la belle queue de cet animal que se fabriquaient les goupillons de l'époque du moyen âge. Notre figure 426 montre un goupillon du xve siècle delà cathédrale de Coire, en Suisse ; il se compose d'une boule de cuivre qui se divise en deux hémisphères recevant à leur intérieur une éponge qui s'imbibe d'eau par les ajours pratiqués dans le métal.

GOURDE. — Sorte de bouteille de diverses formes qui sert à renfermer une boisson quelconque. Une cucurbitacée fournit un genre de gourde dite gourde de pèlerin; une autre variété f ournit des gourdes rondes ; souvent on exécute sur celles-ci' des gravures. Les Persans appellent certaines gourdes , Ketchkoull. (Yoy. ce mot, où se trouve une fort belle gourde persane.)

GOUSSET. — GRAVURE (art de la).

GOUSSET. — Parties triangulaires de l'armure qui garantissaient le dessous du bras. — Dans le blason, le gousset est une des pièces honorables de l'écu : c'est un triangle figuré renversé sur l'écu; les deux angles de base prennent en haut ceux de l'écu, et l'angle du sommet se termine en pal dans la pointe.

Goupillon du xve siècle.

GOUTTIERES. — Dans un sabre ou dans une épée, on nomme gouttières le canal ou les canaux qui existent sur leur lame.

GRANIT. — Roche composée de feldspath et de mica agrégés ensemble ; c'est le mica qui dans les granits fournit les grains brillants. On fait avec le granit des colonnes, des coupes, des fontaines, des gaines, etc. A la vente San Donato, le n° 306, une paire de vases en granit oriental gris moucheté de feuille-morte , forme ovoïde, à couvercle de même matière avec des montures en bronze doré de l'époque Louis XIV

en forme d'anses se rattachant à des têtes barbues couronnées de pampres, s'est vendue 14,000 lires. Leur hauteur était 0m,47; leur largeur à la base, 0m,12.

GRAVURE (Art de la). — L'art de la gravure consiste à tracer un dessin , une composition sur une matière plus ou moins dure , telle que bois, pierre, métal. A son début, cet art n'a satisfait qu'à un besoin de luxe, et son utilité se borne à créer des cachets, des camées et des intailles. Au xve siècle, les orfèvres, qui faisaient des nielles, couvrirent de tailles des planches d'argent et arrivèrent ainsi, comme nous allons le voir bientôt , à créer des planches qui par l'impression fournissent des épreuves ou des estampes en nombre considérable et créèrent un art des plus utiles. — Tous les genres de gravure peuvent être ramenés à trois types différents que nous étudierons après avoir donné un aperçu historique sur la gravure. Ces trois gravures sont :la#ravure en creux, la gravure en relief et la gravure en bas-relief.

Historique. — L'art de produire des dessins sur une surface plane métallique remonte à une haute antiquité ; les Orientaux les premiers décorèrent des objets usuels en ivoire, en bois et surtout en métal, d'ornements gravés; les Egyptiens, les Grecs et les Romains surent également embellir divers objets par de fins dessins tracés à l'aide d'un délicat burin ; mais cet art devint surtout remarquable à l'époque du moyen âge et de la renaissance; durant ces périodes de l'art, la gravure fut pratiquée d'une manière presque exclusive par les armuriers et les orfèvres, qui l'utilisaient pour décorer les armes et les objets d'orfèvrerie. Très souvent ces habiles artistes incrustaient dans leurs travaux intaillés des fils d'or et d'argent ; souvent aussi ils remplissaient leurs intailles d'un émail noir, nielle, nigellum (Theophili Diversarum artium schedula), niello (Benvenuto Cellini, Bell 'orifeveria , ch. n). (Voy. Nielle.) Nous n'avons pas à parler ici des divers genres de gravure de l'orfèvrerie et de la damasquinerie, mais seulement de l'art d'imprimer des estampes, que l'art de nieller a créé. — La première estampe date

Planche XVI. — G-ravure sur bois du xvc siècle (1418). (Bibliothèque royale de Bruxelles.)

GRAVURE (ART DE LA)

de 1452 : c'est là une date fixe et certaine. Antérieurement on a bien produit quelques travaux dans le genre qui nous occupe ; ainsi on connaît une suite de la Passion qui aurait été exécutée en 1446 ; un saint Christophe en 1423; M. le baron de Reiffenberg aurait même acquis pour la bibliothèque de Bruxelles une estampe sur bois qui , au dire des hommes

les plus compétents, serait de 1418 ; notre planche XYI montre un fac-similé de cette gravure sur laquelle on peut lire la date sur la traverse de la barrière ; enfin M. H. Delaborde ferait remonter à l'année 1405 ou 1406 le premier tirage de deux estampes imprimées sur les feuillets d'un manuscrit. (Cf. Gazette des oeaux-arts, 1er mars 1869.) Malgré toutes ces

Fig. 427. — Plaque de la Paix de Maso Fiuiguerra.

dates sérieuses et indiscutables, les Allemands, qui revendiquent sans cesse pour leur pays l'invention de tous les arts, les Allemands, disons-nous, voulaient faire passer Martin Schongauer comme le père de la gravure en tailledouce. Or depuis que Zani découvrit dans un recueil du Cabinet des estampes à Paris une épreuve de la Paix, de Florence , exécutée en 1452 par Maso Finiguerra, la thèse allemande n'est plus soutenable. — On sait, du reste, et Erneric David l'a fort bien narré dans son Histoire de la gravure (p. 172, éd. 1842),

que Maso Finiguerra, natif de Florence, avait exécuté en 1452 une Paix, et qu'avant de répandre le niello sur la planche déjà gravée, avant même d'avoir terminé sa gravure, il voulut juger de l'effet de son travail. Il en prit une empreinte avec de l'argile , puis il coula des épreuves en soufre de cette empreinte. Pour apprécier ses effets sur un papier, il répandit du noir dans les sillons du soufre , il frotta la surface et, après avoir humecté ou plutôt humidifié un papier, il' conçut l'idée de tirer une épreuve ainsi que le faisaient les gra-

GRAVURE (ART DE LA)

veurs sur bois. Dès lors était trouvée la gravure en taille-douce; en effet, notre grand artiste italien , orfèvre et sculpteur, l'élève des Ghiberti et des Masaccio, quand il eut terminé sa planche d'argent, en tira des épreuves avec une encre durable. Ainsi donc Finiguerra obtint de véritables estampes au moyen d'une planche qu'il avait tout simplement exécutée dans une tout autre intention. Notre figure 427 montre cette plaque de Paix de Finiguerra. — Dès lors beaucoup d'artistes des xve et xvi° siècles, d'orfèvres qu'ils étaient, devinrent graveurs, et, au lieu de graver des objets d'orfèvrerie et des bijoux, ils gravèrent des modèles pour fournir des matériaux aux orfèvres , aux joailliers , aux armuriers, aux émailleurs, aux fabricants de meubles , etc. Ce furent des élèves ou des imitateurs d'Albert Durer, connus sous le nom de petits maîtres, qui les premiers se firent remarquer ; les plus renommés sont : Albrecht Altdorfer, Aldegraver, GeorgPens, Virgilius Solis, Hans Sébald Beham, Théodore de Bry, Jean Collaert, etc. (Voy. Estampes.) De ce qui précède , il résulte donc que la première manifestation de la gravure en taille-douce, celle qui fixe la date historique, est bien de 1452, et c'est bien à un artiste italien à qui l'on doit la découverte de la gravure. Postérieurement la plaque d'argent a été remplacée par des plaques de cuivre rouge et de cuivre jaune , ces matières ayant permis de créer pour des prix modiques de grandes estampes.

Geavuee en ceeux. ■ — On grave en creux sur métal de diverses manières : au burin, à l' eau-forte , au pointillé, au maillet, en manière de crayon, à la manière noire ou mezzo-tinte, à Y aquatinte; enfin on grave sur pierre.

Geavuee au buein ou taille-douce. — C'est la plus ancienne de toutes et celle dont on obtient les plus beaux résultats, mais elle exige, de la part de l'artiste qui s'y adonne, un travail long et pénible. Pour exécuter une gravure en taille-douce d'assez grande dimension , il faut que l'artiste y consacre plusieurs années. Il faut qu'il exécute premièrement un dessin très fini et très arrêté de la composition qu'il veut reproduire sur le cuivre ou sur l'acier. Le dessin terminé, il fait au moyen d'une pointe un calque sur papier-glace, c'est-à-dire

une feuille de gélatine. Avec Yébarboir, il racle les parties trop saillantes du papier-glace qui pourraient érailler le vernis lors du transport du décalque. Celui-ci terminé, il répand sur la surface attaquée par la pointe de la sanguine rouge, qu'il étale avec un petit tampon de papier de soie. Ce tamponnage , exécuté par un mouvement de rotation, fait pénétrer la sanguine dans les traits du papier-glace. Ceci fait, on frotte légèrement la surface de ce papier pour enlever l'excédent de la sanguine et on le porte sur la plaque noircie. Pour reporter ce

Fig. 428. — Fac-simili d'une gravure d' Aldegraver (152V).

décalque , on exerce une légère pression sur la feuille de papier-glace à l'aide du brunissoir. Quand celui-ci a été promené sur toute la surface , on soulève le calque , et sur la planche on voit nettement dessinés les contours de la composition. Tout ce qui précède est le travail de la mise en place : l'artiste prend alors le burin et trace des tailles plus ou moins profondes suivant que le trait est en pleine lumière, dans la demi-teinte ou dans l'ombre. Ce sont ces premières tailles qui servent de dessous au travail définitif qui est exécuté avec une seconde , une troisième taille et des travaux intercalaires. C'est avec les tailles successives et les travaux intercalés que l'artiste modèle son dessin, accentue les ombres et donne de

GRAVURE (ART DE LA)

Fig. 429. — Fac-similé de VEcceHomo de Goltzius (xvic siècle).

la vigueur à son œuvre ; c'est à l'aide de ces mêmes travaux qu'il adoucit les teintes et qu'il atténue les brusques transitions.

Nos flsrures 428 et 429 montrent deux fac-

similés de gravure au burin, l'une d'Aldegraver, datée 1527 ; l'autre de Goltzius. (Cf. Paul Lacroix, les Arts au moyen âge et à la renaissance, page 350.)

GRAVURE (ART DE LA)

Gravure a l'eau-forte. — On prend nne plaque de cuivre qu'on chauffe légèrement, afin de la recouvrir d'un vernis enfermé dans un petit morceau de soie, de taffetas noir. On égalise ce vernis en tamponnant avec un large tampon formé d'une boule de coton entourée de soie. Quand le vernis est parfaitement étalé, on enfume la planche à l'aide d'une chandelle au-dessus de laquelle on promène cette planche. Quand celle-ci est refroidie, on porte le décalque fait sur papier-glace comme nous l'avons décrit ci-dessus (§ Gravure au burin). Nous devons dire que beaucoup d'artistes dessinent d'un premier coup sur la planche préparée , sans faire de décalque. L'artiste entame le vernis et mord légèrement son cuivre. Tout le travail terminé, il borde sa planche avec de la cire à border, composée d'un mélange de cire jaune, de poix de Bourgogne et de suif. Ceci fait , l'artiste verse sur la planche de l'acide acétique étendu d'eau pour décaper, pour ainsi dire, les tailles et préparer la morsure. Après avoir laissé de cinq à six minutes agir l'acide acétique, il remplace celui-ci par un bain d'acide nitrique étendu d'eau {eau-forte). Plus l'acide séjourne sur la planche , plus les traits {tailles) se gravent profondément ; aussi les artistes profitent-ils de ces résultats pour obtenir de grands noirs. Quand les tailles sont très rapprochées, ils obtiennent par des crevés des noirs pleins. On nomme crevés ces noirs , parce que l'acide , qui mord fortement sur les traits, ronge à tel point leurs bords que le filet de vernis séparant deux traits crève et les deux filets se confondent, bien qu'au tirage un ton plus pâle les sépare. Quand l'acide mord la planche , il se f orme sur les traits de petites bulles qu'on nomme bouillons. Le graveur, avec un pinceau souple, passe sur les traits pour supprimer les bouillons, qui auraient l'inconvénient d'empêcher une morsure uniforme. Quand la planche est bien mordue, ce qui se voit au brillant et à la profondeur des tailles , on retire l'acide ; puis on nettoie la planche en l'essuyant avec un chiffon de laine imbibé de pétrole ou d'essence de térébenthine. Dans cet état la planche peut fournir des épreuves, dites du premier état, sur lesquelles l'artiste se rend compte

du résultat de son travail. S'il n'en est pas satisfait, il revernit, mais sans enfumer la planche, afin que, le vernis restant transparent, il puisse repasser {rentrer) sur les traits et faire mordre une seconde fois et partiellement la planche, qui, tirée après son nettoyage , fournit des épreuves de second , troisième, quatrième et cinquième état, suivant que l'artiste a retouché deux, trois, quatre ou cinq fois sa planche. Nous venons de voir le moyen d'accentuer les traits; mais il arrive aussi bien souvent que dans une première morsure certaines parties sont trop accusées. Rien n'est plus facile que de les éteindre ; on se sert pour cela d'un brunissoir, outil dont la section est ovale et avec lequel on plane légèrement le métal. Enfin, si un artiste veut obtenir des tailles fines et brillantes ,' il travaille sur le tout avec la pointe sèche. Quand celle-ci fournit sur le métal des barbes, c'est-à-dire des sortes de petits copeaux adhérents à la taille, on les supprime avec Yèbarboir, outil triangulaire qui taille sur chacun de ses trois bords. Beaucoup d'artistes, voulant obtenir de puissants effets, font à dessein des barbes qui retiennent de l'encre en quantité lors du tirage, ce qui donne des noirs intenses aux estampes. L'épreuve tirée dans ces conditions est dite tirée à toutes barbes et se vend fort cher clans les ventes ; car ces épreuves sont très rares, le tirage ne fournissant que quelques exemplaires, le rouleau de la presse ayant vite accompli le travail d'êbarbage. Nous n'insisterons pas davantage, n'ayant pas à faire ici un traité de la gravure ; nous ne dirons qu'une chose , c'est qu'il n'est pas de plaisir plus grand pour le véritable artiste que de travailler une planche à l'eau-forte; il peut obtenir tous les effets qu'il désire, il peut retoucher une planche autant qu'il le juge utile, il peut même partiellement refaire tout un côté. Heureux ceux qui ont le loisir de cultiver ce bel art, car c'est là le véritable art d'agrément par excellence, même pour les artistes qui en font leur profession.

Gravure au pointillé. — La gravure au pointillé, qu'on nomme aussi gravure en mezzo-tinto et gravure à la manière noire, n'emploie pas de tailles, mais des myriades de

GRAVURE (AET DE LA)

points qu'on obtient sur les planches au moyen d'une roulette, outil dont la roue ressemble à une molette d'éperon et qui crible la planche de petits points. On emploie aussi de préférence, pour faire le grain, un outil nommé ~berceau, large ciseau dont le bord en portion de cercle est strié et présente des pointes très aiguës. L'ouvrier en berçant sa main sur la planche vernie fait entrer ces pointes dans le métal. La planche ainsi grenée , on prend le racloir et avec cet instrument on use plus ou moins les grains, suivant que l'on veut obtenir des parties plus ou moins brillantes ; on plane entièrement les parties qui doivent être complètement blanches. Il faut une grande habileté pour exécuter ce genre de gravure, qui est mou et promptement usé par le tirage, car la planche la mieux exécutée ne peut fournir que deux ou trois cents bonnes épreuves. Un Anglais, Horace Walpole (Anecdotes sur la peinture), attribue l'invention de ce genre de gravure à Robert, neveu de Charles Ier, qui aurait été conduit à cette découverte parce qu'il vit sur un fusil de soldat une sorte de figure gravée par de petits points que la rouille avait faits sur le canon de cette arme. Robert arriva à cette conclusion que, si on pouvait trouver un moyen de couvrir une plaque de cuivre de myriades de grenelures, on obtiendrait une impression toute noire , mais qu'en planant plus ou moins certaines parties on aurait des tons plus ou moins pâles allant jusqu'au blanc : on pourrait donc modeler une figure. Il fit part de son idée au peintre Wallerant Vaillant, avec lequel il fit des expériences qui réussirent. Malheureusement la petite anecdote de Walpole est controuvée, puisqu'un graveur français presque totalement inconnu, François Aspruck, avait produit dès 1601, c'est-à-dire quarante-huit ans avant Robert, une suite de treize planches représentant le Christ et les Apôtres, et une autre planche, Vénus et l'Amour, datée aussi de 1601. On peut voir ces quatorze épreuves au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de Paris.

Gravure au maillet. — Cette gravure est une variété de la gravure au pointillé ; les pointes sont enfoncées dans le métal à l'aide

d'un petit maillet. Ce genre de gravure pourrait fournir un plus grand tirage. C'est un artiste nommé Lutma qui l'a inventé et encore n'a-t-il laissé que quelques portraits.

Gravure en manière de crayon. — La gravure en manière de crayon a été inventée en 1756 par François et Demarteau, qui, perfectionnant le rendu de la gravure au maillet, trouvèrent le moyen de créer des fac-similés des dessins de maîtres. Pour exécuter ce genre de gravure , au lieu de mordre le cuivre avec la pointe ordinaire, on en utilise une dont l'extrémité a plusieurs pointes inégales ; puis on imite les hachures avec cette pointe ou avec des roulettes dont les dents sont diversement faites. Avec cette gravure on imitait les dessins des maîtres à s'y méprendre ; aujourd'hui la lithographie a remplacé avantageusement la gravure en manière noire pour les modèles des écoles de dessin ; mais pour l'illustration des textes, ce genre de gravure rend des services qu'on ne saurait demander à tout autre procédé.

Gravure a l'aqua-tinta. — Ce genre de gravure, qu'on nomme aussi gravure au lavis, imite en effet avec beaucoup de perfection les dessins au lavis, à l'encre de Chine ou à la sépia. On commence par graver les contours des figures; on couvre ensuite de petit vernis les parties de la planche qui doivent n'avoir ni traits ni ombres. Ceci fait, on introduit la planche dans un appareil, une sorte de boîte , qui contient de la poudre résineuse très fine , de la colophane ordinairement, et un double soufflet met en mouvement la poussière contenue dans la boîte ; on arrête la soufflerie , et la poussière se dépose sur la planche, qu'on chauffe légèrement. Une fois la planche bordée, on verse l'acide, qui mord dans les intervalles imperceptibles qui séparent les grains de résine. De cette masse de points également espacés il résulte que l'épreuve fournie par l'impression est d'un ton doux et uniforme. Pour ombrer, par exemple, une colonne par ce procédé, on couvre les parties les plus claires avec du vernis et on donne une seconde morsure ; puis on couvre une seconde, une troisième et une quatrième partie, et chaque fois on fait mordre, jusqu'à

GRAVURE (ART DE LA)

ce que les ombres les plus fortes soient tracées à leur tour. Certains graveurs , au lieu d'employer la boîte à résine, se servent d'un tamis très fin à l'aide duquel ils saupoudrent la planche de résine. Ce genre de gravure a été inventé en 1762 par Fr. Charpentier, ou seulement en 1787 par Leprince.

Gravure en couleur. — Ce genre de gravure est un genre mixte formé par les procédés à la manière noire et à l'aqua-tinta. Par la superposition de diverses planches sur une même estampe, on arrive à diversifier lestons. La chromolithographie a remplacé aujourd'hui ce genre de gravure.

Gravure héliographique. — L'héliographie ou gravure héliographique s'exécute sur acier et sur verre. Après avoir obtenu sur une plaque enduite d'un vernis spécial une bonne image à l'aide de la chambre obscure, on la place dans une boîte hermétiquement fermée , au fond de laquelle se trouve une capsule de porcelaine contenant de l'essence d'aspic pure. On chauffe cette capsule avec une lampe à alcool, puis on laisse sécher la plaque à l'air, et l'on fait mordre à l'acide. Ce procédé , inventé par Niepce de Saint- Victor, a été perfectionné par Ch. Nègre, Riffaut, Durand, etc.

Gravure en relief typographique. — Nous ne voulons parler ici que de la gravure utilisée en typographie ou planche xylographique. On grave sur bois, sur cuivre, sur acier, sur zinc ; mais nous ne nous occuperons que de la gravure sur bois ; car la gravure sur métal, sauf pour certains genres de clicbés, ne sert que pour des estampilles, des poinçons, des vignettes et les petits fers de relieur. — La gravure sur bois a précédé l'imprimerie proprement dite, puisqu'on grava des caractères sur des planches de bois longtemps avant l'emploi des caractères mobiles. Ces planches ont servi à imprimer les incunables. (Voy. Livres.) L'un des premiers, si ce n'est le premier ouvrage orné de gravures sur bois, est le Spéculum humancc salvationis. Nous ne parlerons pas des procédés employés pour exécuter la gravure sur bois ; nous dirons seulement qu'autrefois les graveurs étaient appelés tailleurs sur bois, aussi donnet-on le nom de faille à la planche taillée ou

gravée. On grave à une ou à plusieurs tailles. Par cette dernière expression il faut donc entendre une gravure faite avec plusieurs planches (tailles) pour imprimer en couleur. On

iqnacotyjuAiot.

Car forte* etr le*-

Fig. 430. — Planche xylographique exécutée vers 1440.

nomme également ce genre de gravure , gravure en camaïeu et gravure en clair-obscur. Les cartes à jouer sont des gravures à plusieurs tailles; certains procédés de chromolithographie sont également des gravures à plusieurs tailles.

Nos figures 430 et 431 montrent des gravures sur bois ; la première fait voir une planche xylographique exécutée dès 1440 ; la seconde est

GREC (art).

un fac-similé des Sinmlachres de la mort, d'après Holbein : elle date du XVIe siècle.

Gravure en taille d'épargne. — On désigne ainsi tous les genres de gravures en relief, parce que dans celles-ci ce sont les parties qu'on enlève qui ne laissent aucune trace sur le papier lors du tirage ; au contraire , on épargne les tailles qui doivent venir à l'impression, de là le nom de gravure d épargne.

Gravure en bas-relief. — Voy. Glyptique et Camées.

Fig. 431. — Fac-similé d'une gravure sur bois d'après Holbein.

Gravure sur pierre. — Ce genre de gravure s'exécute sur pierre lithographique avec des pointes de diamant. Il est utilisé pour figurer des plans topographiques et géographiques, pour des dessins de machines et d'architecture; mais la gravure sur pierre ne souffre pas de médiocrité, il faut qu'elle soit parfaitement exécutée. En Belgique, il existe d'excellents graveurs sur pierre, notamment à Liège.

GEEC (Art). — On comprend sous cette désignation l'ensemble des œuvres d'art exécutées dans la Grèce ancienne ou dans ses colonies. L'ancienne Grèce, en la restreignant aux pays occupés par la race hellénique, était

bornée au nord par les monts Acrocérauniens et Cambuniens, au sud par la Méditerranée, à l'est par la mer Egée, à l'ouest par la mer Ionienne, que Strabon surnomme la mer de Sicile. La Macédoine, située au nord des monts Cambuniens, bien qu'ayant des rois grecs, n'était pas de la race des Hellènes. — Les Grecs couvrirent de leurs colonies tout le rivage oriental de la Méditerranée. Douze cents ans avant l'ère vulgaire, les Éoliens se répandirent dans les îles de Lesbos, de Ténédos, et sur les côtes de la Mysie depuis THellespont jusqu'à Hermus; les Ioniens s'établirent plus au sud, dans les Cyclades, dans les îles de Samos et de Chio, et sur les côtes de la Lydie ; enfin les Doriens s'établirent clans les îles de Cos, de Rhodes et de Mélos, et sur les côtes de la Carie. Les colonies grecques avaient leur autonomie propre; elles ne recevaient de la métropole que des prêtres haut placés dans la hiérarchie sacerdotale, lesquels prêtres dirigeaient le culte.

Peinture. — Aucune oeuvre peinte par les artistes grecs n'est parvenue jusqu'à nous. Pour en parler, nous sommes donc obligé de recourir aux traditions, ainsi qu'aux opinions exprimées par les auteurs anciens, et de juger ce que pouvait être la peinture grecque de la belle époque par les peintures beaucoup plus récentes des villes gréco-romaines ensevelies sous les laves et les cendres du Vésuve. Il est bien difficile d'assigner une date au commencement de la peinture en Grèce ; on peut supposer, avec quelque apparence de raison, que cet art dans son début fut intimement lié à la céramique, à la sculpture, à l'architecture; il resta un laps de temps considérable avant de s'élever au niveau de la sculpture. Si nous en jugeons par quelques lignes de Cicéron, il semblerait que les premières peintures grecques furent en camaïeu ou monochromes et qu'ultérieurement on employa plusieurs couleurs : ce Les modernes, dit-il, l'emportent par la variété et le charme du coloris ; et cependant le plaisir, le ravissement que nous causent à première vue leurs ouvrages n'est pas de longue durée , tandis que les teintes sombres, dures et presque sauvages des anciennes peintures nous attachent et nous

GREC (art).

enchantent à un point que je ne saurais dire. » Il est probable que dans les peintures que nous appellerons hyjtor antiques les personnages devaient être disposés à la suite les

uns des autres, comme dans les bas-reliefs, et qu'à cette époque la correction du dessin était la plus grande , la seule préoccupation des artistes, qui négligeaient totalement la couleur ;

Fig. 432. — Vase grec à deux têtes (céramique).

la peinture devait souvent remplacer les basreliefs dans les monuments. Elle dut rester longtemps stationnaire ; nous savons que Polygnote, qui vivait cà l'époque de Cimon, trouva presque dans l'enfance l'art de peindre et que

ce fut lui, Micon et Panœnus qui transformèrent cet art et créèrent la peinture d'histoire, puisque, dans les travaux que Polygnote exécuta sur les murs de la Lesché de Cnide et du Pœcile d'Athènes, il avait repré-

GREC (AET).

sente des scènes de V Odyssée et la lutte des Grecs avec les Perses. Jusqu'à Apollodore les artistes grecs peignaient, paraît-il, sans se

préoccuper des effets de la perspective et du parti avantageux qu'on pouvait en tirer. Ce fut cet artiste qui accomplit le premier cette

Fig. 433. — Jupiter Trophonius (sculpture).

révolution en peinture et qui créa de nombreux artistes, car vers la fin de son siècle, c'est-à-dire vers la fin du ve siècle avant J.-C, il existait de nombreuses écoles rivales, dont les plus con-

nues étaient l'école d'Ionie, l'école de Sicyone et l'école attique. Zeuxis et Parrhasius étaient les chefs de la première école. A la tête de celle de Sicyone, de beaucoup la plus renom-

GREC (ART)

niée et la plus avancée, se trouvait Pamphyle ; il eut pour élève et successeur, au commencement du ive siècle avant notre ère, Apelle, le plus célèbre peintre de l'antiquité , le créateur de la Venus Anadyomène. — Les procédés de peinture étaient de deux sortes : la peinture à la cire (encaustique) et la peinture à fresque. Sous Alexandre le Grand, l'art de peindre prit un grand essor ; on créa même un nouveau genre, la mosaïque, qui fut primitivement exécutée comme pavement, puis ensuite comme

Fig. 434. — Terre cuite grecque.

revêtement des murs, où encaustiquée elle simulait de magnifiques peintures. On donne comme mosaïque de cette époque la célèbre Bataille iïArbelles du musée de Naples, qui a été trouvée à Pompéi. Lors de la conquête de la Grèce par les Romains, tous les tableaux de petite dimension, ce que nous nommons aujourd'hui tableaux de chevalet, furent transportés à Rome.

Céramique. — On a bien à tort attribué aux Grecs toutes sortes de vases ; il y a lieu de distinguer entre les vases d'origine grecque et ceux d'origine étrangère importés sur le sol de la Grèce. Nous savons, en effet, aujourd'hui que les Grecs, comme tous les peuples du reste, ont eu un art archaïque très pauvre, très mes-

quin, qu'ils copièrent mal de beaux modèles étrangers ; nous n'ignorons plus qu'ils eurent des commencements difficiles et qu'ils n'ont point créé un art de toutes pièces, comme a voulu le faire prévaloir jusqu'ici une certaine école. En ce qui concerne la céramique, il est aujourd'hui parfaitement établi que les Phéniciens, qui avaient des rapports commerciaux avec les peuples de l'Occident, ont échangé de leurs belles poteries contre des ouvrages céramiques très rudimentaires des Grecs. Si nous

Fig. 435. — Terre cuite grecque.

interrogeons les auteurs grecs, nous trouvons peu' de renseignements sur leurs poteries, ils nous apprennent que telle forme de vase avait telle destination et que la céramique a été inventée par Céramus, fils d'Ariadne et de Bacchus, en l'honneur duquel le quartier des potiers à Athènes était appelé le Céramique. — Hérodote, l'auteur présumé d'une biographie d'Homère , nous dit que des potiers en argile, qui travaillaient à Samos et qui allumaient leurs fourneaux pour cuire des vases de terre, aperçurent Homère, l'appelèrent et lui demandèrent de chanter des vers, et qu'en récompense de ce service ils lui remettraient quelques vases ou tout autre cadeau. Homère accepta et leur chanta la pièce de vers connue

GEEC (ART).

sous le nom de le Fourneau, qui décrit les différentes phases par lesquelles passe la cuisson céramique. Mais nous devons ajouter qu'au temps d'Homère la fabrication était déjà très courante et même assez avancée, car l'immortel poète, en décrivant la danse d'Ariadne, compare à la rapidité de la roue du potier la vélocité des jeunes filles et des jeunes garçons qui exécutent une ronde.

Les vases grecs sont tous en pâte tendre; leur cuisson se fait à feu nu, c'est-à-dire sans

Fig. 436. — Terre cuite grecque.

encastage et à basse température ; ils forment deux divisions distinctes : les poteries tendres mates et les poteries lustrées. Dans les premières figurent les ustensiles domestiques ; les amphores, qui servaient à contenir le vin, l'huile, les grains, les figues, etc.; les coupes à boire et les plats servant aux usages culinaires.

Les poteries lustrées fournissaient des vases décoratifs , des vases de sacrifice, de beaux cratères pour les festins, etc. Ces vases présentent trois couleurs de fond glacées : le rouge brique, c'est-à-dire la couleur naturelle de la pâte avivée par un simple polissage du tourneur ou par un vernis très mince > quelquefois coloré de rouge ; le noir, qui était très brillant et for-

DICT. DE L'ART

mait soit des ornements, soit une sorte de revêtement intérieur ou extérieur ; enfin le marron foncé, que les Grecs obtenaient par une couche de noir transparente qui laissait voir la couleur de la terre. Dans les vases noirs , il y a lieu de distinguer ceux qui le sont par une couleur glacée et ceux qui sont noirs parce qu'ils ont absorbé la fumée du four. Il ne faut pas confondre ces derniers avec les vases brûlés, qu'on appelle simplement les brûlés, parce qu'avant leur introduction dans les tombeaux

Kg. 437. — Terre cuite grecque.

ils ont été brûlés sur le bûcher du défunt. Pour décorer leurs vases, les Grecs ont employé quelques couleurs de rehaut mates; ce sont : le rouge brique, le blanc et un ton violacé, vineux, un rouge violâtre, si Ton peut ainsi dire. Ces couleurs sont tantôt posées à plat comme fond et sont alors relevées de traits rouges, noirs, verts, bleus ou jaunes. Tous ces tons sont, pour ainsi dire, des engobes argileuses et ne sont donc point vitrifiables; quelques vases, mais d'une grande rareté, dits richement colorés, sont décorés d'or; ce métal est alors appliqué sur une engobe rougeâtre. La plupart des beaux vases grecs sont signés, soit par le potier, soit par le peintre qui a concouru à leur décor.

GEEC (art).

Voici par ordre alphabétique les noms qu'on a trouvés sur les vases grecs (1) :

.ZEnadès, peintre.

Alkéion, peintre et potier.

Alsimos, peintre.

Amasis, potier et peintre (2).

Anaklès, potier.

Andociclès, potier.

Arachion, fils d'Hermoclès, potier.

Arkéklès , potier.

Fig. 43S. — Terre cuite grecque.

Arkonidas, potier.

Aristophon, peintre.

Céphalos, potier.

Cachrylius , potier.

Charès, artiste corinthien, potier.'

Chariteus, potier.

Chéris, id.

Chalkos , id.

(1) Dans notre Dictionnaire d'architecture, au mot Grec (Art), nous avons donné la liste des architectes, des peintres et des sculpteurs grecs ; le lecteur pourra voir que bien des noms de céramistes figurent sur la liste des peintres et des sculpteurs.

(2) Nous ferons observer au lecteur que dans cette nomenclature nous disons tantôt peintre et potier, et tantôt potier et peintre; nous mettons toujours en premier lieu la profession dominante de l'artiste.

Cléophradès, potier.

Clitias, peintre de l'amphore connue sous le nom de vase François (ve siècle av. J.-C).

Déiniadès, potier.

Daris, peintre et potier.

•Epitimus ou Epitimius, potier.

Erginus, potier.

Eucérus, fils d'Ergotine, peintre.

Euchir, potier, ce n'était peut-être qu'un surnom, de eù/.ap (main habile, habile ouvrier).

Eugrammos, potier.

Eumélus , contemporain d'Archias, fondateur de Corinthe.

Fig. 439. — Terre cuite grecque.

Euthymïdès, peintre.

Euonimos, id.

Euphronius, potier et peintre.

Euxitheus, potier.

Exechias, potier et peintre.

Glaucytès, potier.

Hégias, peintre.

Hermacus, potier.

Hermogenès, id.

Hiéron, id.

Hilinus, id.

Hischylus, id.

Hypsis, peintre.

Lasimos, id.

Linus, potier, mentionné sur un vase comme étant peut-être fils d'Apollon et de Calliope. Mikodos, potier.

Midias, id.

GREC (ART)

Naucydès, potier.

Néandre, id.

Fig. 440. — Terre cuite grecque.

Nicosthénès, potier et peintre, auteur d'une superbe amphore italo-grecque à peintures noires. Onésimus, peintre et potier.

rE

Fig. 441. — Terre cuite grecque.

Panthaios, peintre et potier.

Phédippe, potier.

Phrynus, id.

Poséidon , peintre et potier.

Pithinos, peintre Praxias, id.

Python, potier.

Fig. 442. — Terre cuite grecque.

Silanion, peintre.

Simon de Vélia, fils de Xénos, potier.

Thaléidès, potier.

Thériclès, potier corinthien, auquel on attribue

Fig. 443. — Terre cuite grecque.

l'invention des vases décorés de zones d'animaux (09jp£;), ainsi que des vases théricléens.

Timonidas, potier, artiste corinthien (a signé l'un des vases les plus anciens connus).

GREC (ART)

Tléson , fils de Néarque, potier.

Tychius, potier.

Fig. 444. — Terre cuite grecque.

Xénoclés, potier.

Xénophante, id. athénien.

Fig. 445. — Terre cuite grecque.

Pendant fort longtemps on a confondu les divers genres de vases grecs, mais depuis un

travail remarquable de M. de White, la classification qu'il a proposée est adoptée ; la voici :

Fig. 446. — Terre cuite grecque.

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