‹ Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelotChapitre 201 sur 325 · HEAUME · texte numérisé non relu

HEAUME

HELICON.

lui qui précède et mêmes dimensions. Les deux numéros, 610 lires. — N03 125 et 126. Un buste d'Alexandre en profil ; une Gorgone également en profil. Même marbre et mêmes dimensions que les numéros précédents, mais sans cadres. 610 lires. — N° 313. Deux reliefs en marbre blanc représentant des épisodes de l'histoire de Diane. Cadres sculptés à jour et dorés. Travail italien du xvne siècle. Hauteur, 0ra,75 ; largeur, 0m,78. 2,500 lires.

HEAUME. — Casque fermé en fer des chevaliers ; il enveloppait entièrement la tête et n'avait qu'une petite ouverture ou grille à coulisse pour laisser passer l'air nécessaire à la respiration. Cette grille, qui pouvait se relever sur le front, se nommait visière ou venta il.

HÉBRAÏQUE (Art). — A aucune époque de leur histoire, ni dans les temps primitifs, ni sous David, ni sous Salomon, ni sous les Hérodes et les Romains, les Hébreux n'ont eu un art qui leur appartînt en propre ; c'est donc en vain que quelques archéologues modernes ont voulu définir un art hébraïque et le décrire. Les Hébreux, en effet, n'ont jamais eu d'architecture, nous l'avons démontré d'une manière indiscutable dans notre Dictionnaire raisonné d'architecture, v° Judaïque {Architecture). En ce qui concerne la sculpture, nous voyons bien dans l'Ecriture que Rachel emporte quelques idoles de chez son père Laban ; que dans le désert les Hébreux fondent un veau d'or ; que des chérubins, des candélabres et des vases servent de décoration à l'arche d'alliance : mais toutes ces œuvres, que nous ne connaissons pas, ne prouvent point l'existence d'un art hébraïque ; et, ces œuvres fussent-elles fort belles, des chefs-d'œuvre, rien ne prouverait qu'elles soient dues à des artistes hébreux. Nous savons, au contraire, que le plus beau monument de Jérusalem, le temple de Salomon , avait été exécuté par des artistes phéniciens. Ce roi, en effet, suivant l'ordre qu'il avait reçu de son père, s'adressa {Rois, I, v) à Hiram, roi de Tyr, et lui dit : « Tu as connu David, mon père ; tu sais qu'il ne lui a pas été possible de construire une maison à Jéhovah, son Dieu, à cause de la guerre sans fin que lui ont sus-

citée ses ennemis, guerre qui a duré jusqu'au jour où Dieu a mis sous la plante de ses pieds les ennemis de mon père... » Et le roi de Tyr répond à Salomon : « Je t'envoie un homme sage et intelligent ; il est fils de Tyrien, habile à travailler l'or, l'argent, l'airain, le fer, les pierres, les teintures bleue et pourpre, etc. » Nous ne pousserons pas plus loin ces citations; elles suffiront pour prouver que l'œuvre entreprise par Salomon n'a pas été exécutée par des artistes juifs. Du reste, le fils de David, en épousant la fille d'un Pharaon, voulait non seulement se créer une alliance avec un puissant voisin, mais encore s'assurer le précieux concours des artistes égyptiens pour tous les travaux qu'il comptait exécuter durant son règne ; en effet, postérieurement à Salomon, le peuple hébreu s'est inspiré en tout et pour tout de la magnifique civilisation égyptienne.

Fig. 456. — Hclicon.

HELICON. — Instrument de musique à vent inventé pendant le xixe siècle. Cet instrument en cuivre possède une sonorité remarquable; sa forme, que montre notre figure 456, est élégante et d'une grande commodité : elle entoiu'e le corps de l'exécutant, qui le soutient sur son épaule gauche ; le pavil-

HÉLIOGRAPHIE. — HEURTOIR.

Ion passe au-dessus de la tête, la branche d'embouchure se trouve juste à la hauteur des lèvres et la main droite vient tout naturellement se poser sur les pistons ou les cylindres. C'est une sorte de trompe de chasse à pistons.

HÉLIOGRAPHIE. — Procédé qui consiste à produire et fixer des images au moyen du soleil (HXioç, soleil, et Yp⻫v, écrire) ; ce. terme est synonyme Hz photographie.

HÉMATITE. — Pierre noire sur laquelle on grave des camées ; c'est un peroxyde de fer.

HENNIN. — Sorte de coiffe portée par les femmes du moyen âge et qui était entourée d'un voile flottant. Cette coiffure est d'origine allemande. On désigne sous le même terme des sortes de cornes métalliques sur lesquelles flotte un voile de mousseline et qui servent de coiffure à certaines femmes de quelques contrées de l'Orient. Quand les hennins sont droits, ils s'élèvent sur la tête au-dessus du front ; s'ils sont évasés en forme de cor ou trompe de chasse, les femmes le portent sur le côté. Ordinairement une sorte de treillis ou carcasse métallique entoure la tête et soutient les cornes proprement dites, qui sont en argent ou en vermeil.

HÉRALDIQUE (Art). — Voy. Blason.

HÉRAUT (Manteau de). — Voy. Manteau et Tabard.

HEUQUES. — Vêtement de cour en drap richement brodé et porté par les hommes du xve siècle.

HEURTOIR. — Marteau déporte. Ils sont en fer forgé, en cuivre, en bronze; les plus beaux heurtoirs sont ceux exécutés par les ouvriers italiens du xve et du xvie siècle. Nos figures 457 et 458 montrent deux heurtoirs. Le premier, du xvie siècle, est en bronze; il décorait autrefois l'une des portes de la cathédrale de Lausanne. Celui représenté par notre figure 458 décorait autrefois la porte de l'hôtel de viUe de Sion, dans le Valais. Le grotesque qui décore le sommet de l'anneau tient dans

sa main droite une arme nommée Malchus. (Voy. ce mot.)

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Mg. 457. — Heurtoir en bronze.

Vente San Donato. — N° 396. Heurtoir en

Heurtoir en fer.

bronze du XVIe siècle, formé de deux dauphins recourbés et de trois mascarons; le mascaron

IIEXAPTÉRIGE. — HIÉRATIQUE.

supérieur retient avec les dents un écusson armorié ; le mascaron inférieur représente une figure couronnée de pampres. Hauteur, 0m,33 ; largeur, 0m,28. 660 lires. — N° 15G9. Heurtoir formé d'un grand mascaron de grotesques auquel se rattachent deux dauphins retenant un mascaron analogue. Bronze vénitien de la fin du xvic siècle. Hauteur, 0m,52 ; largeur, 0m,S0.

020 lires. — N° 1570. Superbe heurtoir représentant saint Michel terrassant le démon. Bronze florentin sur cire perdue, du commencement du XVIIe siècle. Hauteur, 0m,42 ; largeur, 0ra,27. 2,'020 lires.

HEXAPTÉRIGE. — Objet du culte catholique grec , ainsi désigné parce qu'il repré-

Fig. 459. — Hexaptérige.

sente généralement un séraphin avec six ailes. On place les hexaptériges de chaque côté de l'autel. Celui que montre notre figure 459 est en argent massif, décoré d'arabesques niellées et de figures en vermeil travaillées au repoussé. On voit au centre la Panagia (la toute-sainte). Huit cercles contiennent alternativement quatre séraphins portant des hexaptériges et les quatre symboles des évangélistes. Notre hexaptérige se trouve à Mégaspilœum, couvent des

montagnes de l'Achaïe, près de Patras. — Nous avons supprimé les deux tiers de la hampe, afin de donner le dessin à grande échelle.

HIÉRATIQUE. — Ce terme, dérivé du grec tepo'ç, sacré, sert à désigner dans les arts tout ce qui est assujetti à des règles fixes et immuables et créé d'après ces règles. Dans toutes les civilisations anciennes, ce sont les castes sacerdotales qui ont imposé des types

HINDOU (art).

invariables pour représenter des personnifications divines, mythiques ou sacrées; d'où le ternie d'art hiératique, qui désigne toutes les œuvres exécutées d'après les règles imposées par la caste sacerdotale.

HINDOU (Art). — L'Inde est un très grand pays dont les divisions territoriales ont souvent changé. Il nous faut bien les donner ici, afin que le lecteur connaisse bien le pays dans lequel est circonscrit l'art hindou. Voici la classification territoriale établie par Balbi

et généralement adoptée aujourd'hui. Le géographe italien partage l'Inde en quatre régions : Hindoustan septentrional, embrassant les contrées montagneuses à l'est du Seteldjé jusqu'au Boutan, y compris la vallée de Kachmir; Hindoustan méridional, comprenant une très grande partie de l'ancien empire du. Mongol ; Dècan septentrional, limité au nord par la Nerboudda et au sud par la Krichna ; Dècan méridional, qui comprend la fin de la presqu'île au sud jusqu'au cap Comorin. Ces régions comprennent les subdivisions

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Fig. 460. — Vase en bronze.

suivantes : Hindoustan septentrional :

Kachmir, Ghéroual, Népaul, Aoud, Allahabad, Behar, Bengale ; — Hindoustan méridional : Lahore, Moultant, Sind, Katch, Guzzerat, Malwa, Adjemir, Delhi, Agrah ; — Décan septentrional : Kandeich, Aurengabad, Bedjapoor, Hyderabad, Bider, Berard, Gandouana, Orissa, Cicars septentrionaux; — Décan méridional : Kanara, Malabar, Kotchin, Tra- .vaucor, Coïmbetour, Karnatic, Salem, Maissour, Balagat. L'île de Ceylan et les archipels des Maldives se rattachent au Décan méridional. L'art hindou est sans contredit le plus ancien de tous les arts, puisque la civilisation de l'Inde remonte à l'antiquité la plus reculée. H y a

DICT. DE L'ART

près de quarante ans , des hommes de grande valeur et dont l'esprit devançait leur époque se doutaient bien que l'Inde était le berceau du monde ; cependant ils n'osaient le déclarer ouvertement. En effet, il y a trente ou trentecinq ans , quelques archéologues érudits soutenaient que, si ce pays n'était pas le berceau du genre humain, il offrait à coup sûr une des premières civilisations que les peuples aient consignées dans leurs annales. Alors les travaux de linguistique n'étaient pas assez avancés pour en dire davantage ; mais depuis cette époque les travaux des indianistes ne peuvent laisser subsister aucun doute au sujet de la haute antiquité du peuple hindou ; du reste,

HING-KAOU. — HOLLANDAIS (art).

l'ensemble de son art vient corroborer l'affirmation des savants. En effet, si nons étudions les armes, les vases, l'émaillerie, l'orfèvrerie, les tissus de toute sorte que fabrique l'Inde, nous sommes émerveillés de leur caractère, de la beauté de leur forme et du perfectionnement apporté dans la fabrication de tous ces objets, qui sont des merveilles. Nous avons donné dans divers articles de ce Dictionnaire des spécimens de l'art hindou, nous en donnons d'autres types à la fin du présent article. Si le lecteur veut étudier successivement tous ces beaux

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Fig. 4G1. — Saralié en argent damasquiné.

produits de l'Inde, il verra, comme nous, que l'art de ce pays est extrêmement avancé. Nos figures 460 et 461 montrent un vase en bronze avec des ornements émaillés, et un sarahé damasquiné en argent de Hyderabad, dans le Décan septentrional. Il est difficile de trouver un vase d'une forme plus élancée et d'une orne-

mentation à la fois plus riche et plus élégante. Notre figure 462 reproduit un vase en terre émaillé d'une forme assez originale. (Voy. Bijou, Bol, Bronze, Chasse, Huka, Peigne,

etc.)

Fig. 462. — Vase hindou émaillé.

HING-KAOU. — Sorte de tambourin chinois et japonais, porté sur des pieds (fig. 463). Les Chinois et les Japonais ont d'autres tambours (Mou), ce sont : le pe-hou ou pe-Jcaou, petit tambour ; le ta-lcaou, grand tambour de forme cylindrique, etc.

Fig. 463. — Hing-kaou avec son support et ses baguettes.

HOLLANDAIS (Art). — L'art hollandais comprend une légion d'artistes dans toutes lesbranches, peintres, sculpteurs, céramistes, gr-aveurs, orfèvres. Au mot École, nous avons parlé des peintres ; nous dirons ici quelques mots de la sculpture, de la gravure, de la céramique et de l'orfèvrerie hollandaises. — Les plus an-

HORLOGERIE (art de l').

ciennes sculptures de la Hollande sont : les stalles de l'église de Dordrecht, exécutées de 1536 à 1538 par Jean Aartz; le tombeau du comte Engelbrecht II de Nassau et de sa femme, qui se trouve dans l'église de Bréda (xvie siècle.) De la même époque, citons la statue d'Erasme à Rotterdam , les mausolées du Taciturne et de Tromp à Delft , et celui de Guillaume de Nassau à Leuworde. Le tombeau de Bréda passe pour une œuvre exécutée par des Italiens de la renaissance, parce qu'on ignore le nom ou lés noms des auteurs de ce monument. — En ce qui concerne la gravure, une des plus anciennes est -la gravure sur bois dont la planche est conservée au Cabinet de Berlin et qui est signée, mais non datée, Phillery, imagier à Anvers {tôt antwerpen oy my Phillery de Figursnider) ; elle doit être de la fin du xve siècle. Les plus anciens graveurs sur bois hollandais sont ensuite : Coster, mort vers 1470 ou, d'après quelques auteurs, 1469 ; Anker, surnommé le Maître à l'ancre; Assen, mort dans la première moitié du xvie siècle. Parmi les graveurs sur métal, mentionnons : le Maître, de 1466, Lucas de Leyde, mort en 1533 ; Claas ou Claassen (1518 à 1558) ; Cornélis Bos (1510) ; Rembrandt (1606 à 1694) ; les frères Bath, Koninck, Van Ostade; Pierre de Laar, dit Bamboche,-, Wouwermann , les Berghem, Paul Potter, Yan de Velde, etc. (Yoy. Estampes.) — En ce qui concerne la céramique , les Hollandais ont distancé les autres nations, parce que les plus grands maîtres de la Hollande n'ont pas dédaigné de peindre sur faïence ; nous mentionnerons les Jean Steen, les Yan der Meer, les Yan de Yelde, etc. Dès le xvne siècle, à Delft et à Harlem , les fabriques de céramique étaient très nombreuses ; à Delft seulement on comptait près de onze mille ouvriers céramistes. — Dès le xie siècle la Hollande a produit des œuvres d'orfèvrerie remarquables, et jusqu'à la fin du xvie siècle sa fabrication n'a pas décliné un seul instant. Au mot Gobelet (fig. 423), le lecteur pourra voir une œuvre hollandaise duxvr3 siècle. Un grand nombre de musées renferment des doubles gobelets, des coupes, des cornes à boire, etc. L'hôtel de ville de Tervere possède un gobelet en vermeil de fabrication hollandaise qui a été donné à cette viUe en 1550 par le duc

Maximilien de Bourgogne, comte de Buren, en souvenir de son passage du Rhin (15 septembre 1546).

HORLOGERIE (Art de l'). — L'art de l'horlogerie est tout à fait moderne, car l'invention de nos horloges mécaniques ne remonte

Fig. 464. — Boîte d'horloge de l'époque Louis XV.

qu'au Xe siècle. Les peuples de l'antiquité n'avaient à leur disposition, pour mesurer le temps, que des sabliers, des cadrans solaires et des clepsydres ou horloges à eau. Ces dernières se sont perpétuées jusqu'au xvie siècle, car le musée de Cluny possède une clepsydre en grès flamand de la renaissance. — L'horloge mécanique à balancier apparaît vers le xie siècle, mais

HORLOGERIE (art de l').

on ne sait pas au juste à qui en attribuer l'invention ; elle serait due, d'après les uns, aux Arabes , d'après les autres, aux Allemands ou à Gerbert, qui devint pape sous le nom de Sylvestre II. Le rouage de la sonnerie ne fut inventé qu'au

xme siècle, et même au milieu du xivc siècle, car beaucoup d'auteurs spéciaux considèrent comme la première horloge à sonnerie celle qui fut exécutée en 1360 par Henri de Vie pour le Palais de justice de Paris. Cette horloge

Fig. 465. — Horloge du xvie siècle (collection Duteil).

serait donc presque aussi ancienne que celle de Jacques Dondi, placée en 1340 sur la tour du palais de Padoue, qui émerveilla à tel point ses contemporains que le surnom dCHorologius, qui lui fut donné, fut également porté par les descendants de Dondi. Nous devons ajouter cependant qu'une compilation faite vers 1125, et ayant pour titre : .Usages de l'ordre de Cîteauxj mentionne une horloge à sonnerie. Mal-

gré cette mention, c'est bien l'horloge de Paris qui passe pour une des premières, sinonîpour la première, comme ayant possédé tous les éléments de nos horloges modernes, c'est-à-dire un poids pour moteur, mie pièce oscillante pour régulateur et un échappement. L'horloge du Palais créée par Vie fut détruite au xvin* siècle. Vers le milieu du xive siècle, un abbé de Cluny, Pierre de Chaylus, fit placer dans son

HORLOGERIE (art de l').

Fig. 466. — Horloge de table à mouvement horizontal.

HOELOGEKIE (art de l').

Fig. 467. — Horloge espagnole.

Planche XVII. — Horloge du xyic siècle.

HOUSSETTE.

église une horloge extraordinaire qui marquait les mois, la semaine, les jours, les heures et les minutes. Au commencement du xvie siècle, l'application de l'horlogerie aux calculs astronomiques fit faire un grand pas à cet art. Vers le milieu du même siècle, les mouvements des horloges montrent des combinaisons ingénieuses; c'est à ce moment (1556) que Galilée invente l'horloge à pendule (1), et qu'on perfectionne les sonneries pour exécuter des carillons et les pièces mécaniques fonctionnant en même temps que les sonneries. Enfin les xvne et xviii6 siècles apportent de nouveaux perfectionnements; le xixe siècle invente l'horloge électrique et l'horloge pneumatique, qui permettent de donner exactement la même heure sur tous les cadrans placés dans une grande ville, ce qui est un progrès considérable. Notre figure 464 montre une boîte d'horloge, avec ornements en bronze, de l'époque Louis XV; notre figure 465, une horloge du xvie siècle de la collection Duteil. Sa forme est hexagonale, à deux étages superposés ; l'étage du bas présente un édicule dont les angles sont cantonnés de colonnes corinthiennes cannelées. Les pleins des portiques sont en fer damasquiné ; ce sont des filets d'or fin incrustés dans le fer qui forment les élégantes arabesques que montre notre figure. Le deuxième étage de l'édicule est cantonné de gaines en cariatides. En ouvrant une des portes de cet édicule, on voit sur un plateau intérieur sept figures en argent qui représentent, en passant sur la façade de l'horloge, les sept jours de la semaine ; ce sont : Jupiter, Vénus, Saturne, Mercure, Apollon, Diane et Mars. — Notre figure 466 montre une horloge de table à mouvement horizontal. La partie supérieure renferme un réveil; le timbre est placé dans la petite coupole ajourée qui surmonte le tambour, porté par trois dauphins. Des plaques cintrées en cristal de roche garantissent le mouvement contre les atteintes de la poussière et de l'humidité. La riche ornementation de cette pièce montre qu'elle date de la fin du xvie siècle. — Notre figure 467 re-

(1) On peut voir dans notre Dictionnaire d'architecture, au mot Lampadaire (note 1), comment Galilée fit cette importante découverte.

produit une horloge espagnole moderne dans laquelle l'artiste, M. Zuloaga, a voulu reproduire les anciens procédés de la damasquinerie moresque. Enfin notre planche XVII montre une superbe horloge du xvie siècle qui, d'après la gaine fleurdelisée lui servant d'enveloppe , et

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Fig. 468. — Huka (art hindou).

surtout par l'anagramme G. G-. qu'on lit sur cette pièce, permet de supposer qu'elle a appartenu à Gaston d'Orléans, fils de Henri IV. Toutes les figures qu'on aperçoit dans cette brillante décoration sont gravées en champlevé et l'ornementation de cette œuvre d'art est extrêmement remarquable ; elle faisait partie de l'ancienne collection Soltikoff.

HOUSSETTE. — C'est, dans le blason, un

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