‹ Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelotChapitre 254 sur 325 · PEIGNE · texte numérisé non relu

PEIGNE

un crucifix, une belle reliure contenant des textes sacrés ; plus tard on créa des ustensiles spéciaux, de petits tableaux faits avec des matières précieuses qui représentaient en bas-relief des sujets tirés de la passion de Jésus- Christ, ou bien le patron de l'église.

PECTORAL. — Partie du costume du grand prêtre des Hébreux, qu'on nomme aussi raiional. — Ce terme est aussi synonyme de Cuikasse. (Yoy. ce mot.)

PEIGNE. — L'antiquité avait connue nous

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Pig. 577. — Peigne de Marie de Bourgogne.

des peignes en buis et en ivoire pour se peigner les cheveux. Autrefois, dans la primitive Eglise, avant de dire la messe, les prêtres ne se contentaient pas de se laver les mains ; ils se peignaient aussi la tête, et c'est là ce qui explique la présence des peignes plus ou moins ouvragés parmi les objets déposés dans les trésors des églises. Celui que montre notre figure 575 est dit peigne de saint Loup, parce qu'il porte cette inscription : Pecten S (sancti) Lupi ; il fait partie du trésor de la cathédrale de Sens

(Yonne). Quelques archéologues ont prétendu que ce genre de peigne oblong servait à la tonsure, mais rien n'autorise cette opinion; du reste, la tonsure se faisait avec un rasoir et non avec un peigne et des ciseaux. Ce peigne eu ivoire a été monté en argent à une époque qu'il serait difficile de préciser. — Notre figure 576 reproduit un peigne en ivoire, remarquable spécimen de l'art hindou, qu'on peut voir à South Kensington Muséum ; tandis que notre figure 577 montre le peigne

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