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PORTE-CIERGE

tail à ce mot, a été vendu 68,435 lires. Voici quelques autres prix de vente de cette collection. — JST° 477. Grand vase à fond lilas, avec anses de branches fleuries et dorées ; sa décoration est une peinture représentant un jeune homme à qui des nymphes offrent une guirlande de fleurs, du vin et des fruits ; au revers, l'été et l'hiver. Hauteur, 0U1,44. 800 lires. — N° 478. Deux beaux vases, hauts de 0m,33, portant chacun deux médaillons peints : l'Amour prisonnier, l'Amour chargé de roses, l'Amour désarmé, l'Amour ami. 1,000 lires. — N° 480. Une paire de vases analogues. 2,000 lires. — N° 481. Un vase à couvercle ovoïde à fond bleu turquoise avec deux beaux médaillons : Jupiter, métamorphosé en Diane, séduit la nymphe Calisto ; au revers , Diane choisit une flèche. Haut., 0m,31. 710 lires. — Enfin il a été vendu à cette vente de nombreuses assiettes en porcelaine de Vienne ; les prix ont varié entre 180, 200 et 300 lires. — Une assiette (n° 586) a été adjugée à 570 lires ; elle avait son marli mauve décoré d'arabesques d'or, avec six médaillons losanges à têtes de guerriers en grisaille sur fond rouge ; au fond, dans un rectangle entouré de rinceaux et d'arabesques en or, est peinte l'inscription : Tiberias schlisst mit Mariot Frieden. Cette pièce était signée en lettres d'or : E. Tallach. — Le n° 587 a été adjugé à 650 lires. Cette assiette, à marli blanc à décor d'or, avait son ombilic décoré d'une peinture représentant Hercule prenant l'immortalité de Junon ou .la voie lactée. Signé : M. Daffinger.

PORPHYRE. — Roche basaltique très dure composée de feldspath, de quartz et de mica. Les porphyres sont de couleurs variées, mais généralement le rouge, le noir et le gris sont les couleurs dominantes. On fait avec cette matière des colonnes, des vases, des piédestaux. — Vente San Donato. N° 305. Une paire de vases ovoïdes à piédouche en porphyre gris de Sibérie.. Haut., 0ra,45. 1,060 lires.

PORTE-BOUQUET. — Tout vase pouvant servir à contenir un bouquet, mais plus particulièrement une caisse en faïence à dos plat, à face cintrée, dont le dessus est percé de

trous pouvant recevoir des tiges de fleurs. Certains porte-bouquets ont la forme de petites commodes droites ou à panse. Ces vases, en faïence de Rouen, de Marseille ou de Moustiers, valent de 25 à 100 francs ; les nevers sont d'uu prix moins élevé, ils n'atteignent guère que de 6 à 15 francs; ceux en porcelaine, au contraire, sont fort chers.

Fig. 596. — Porte-cierge de procession (xvne siècle).

PORTE-CIERGE. — Ustensile qui sert, comme l'indique son nom, à porter des cierges dans les processions. Celui que représente notre figure 596 est en cuivre repoussé ; il date du xvne siècle et fait partie de la collection de M. A. Jubinal. Notre figure 597 montre un porte-cierge d'un autre genre, puisqu'il remplit l'office d'un chandelier. Notre croquis le montre grandeur d'exécution ; il est composé de plaques émaillées. Cet ustensile a été trouvé

PORTE-HUILIER. — PORTIERES.

dans le département de la Vienne, à Montmorillon ; il fait partie de la collection Gourdon de Lalande.

PORTE-HUILIER. — Ustensile de table contenant des burettes pour l'huile et le vi-

naigre qui servent à assaisonner les salades ou autres mets. Il existe des porte-huilier en faïence, en métal, surtout en argent. Ceux-ci se vendent jusqu'à 2 francs le gramme ; en faïence, quelle que soit leur provenance, ils ne dépassent guère le prix de 50 francs. — Vente Dou-

Fig. 597. — Torte-cierge (coll. Gourdon de Lalande).

ble. N° 201. Porte-huilier en argent de forme oblongue, à deux anses et à galerie composée de rinceaux de feuillages ; il était accompagné des bouchons des burettes (style Louis XV). Larg., 0m,28. 580 fr. — N° 202. Porte-huilier en argent ciselé avec plateau oblong, orné d'un rang de perles et galerie composée de festons de vigne et de pieds à volutes ; il était accompagné des bouchons des burettes (style Louis XVI). Long., 0m,31. 680 fr.

PORTE-VOIX. — Instrument en cuivre ou en maillechort, en forme de trompette, qui sert à grossir la voix et à la faire entendre au loin. C'est principalement sur les navires qu'on utilise cet instrument, que montre notre figure 598.

PORTIÈRES. — Étoffes, tapisseries qu'on utilise comme tenture pour masquer une porte et pour intercepter les courants d'air. On fait des portières avec du drap, du velours, de la tapisserie, des tentures, des tissus orientaux. — Vente San Donato. X" 984. Deux portières en ancien point de Hongrie à larges fleurs, fruits et feuillages, avec bordure de velours marron.

1,320 lires. — N° 1667. Tapis-portière en satin bleu turquoise, entièrement couvert de délicates broderies de sujets chinois encadrés. Travail portugais du xvnr" siècle. Haut., 3m,46 ;

Fig. 598. — Porte-voix en cuivre.

larg., 3 mètres. 1,120 lires. — X° 1663. Portière chinoise en satin groseille avec double encadrement de broderies d'une extrême richesse et perfection. Haut., 4m,31 ; larg., 2m,78. 1,800 lires. — N" 1669. Tapis-portière en taffetas bleu de roi, entièrement couvert de broderies de soie de couleurs représentant deux

POSTHORN. — POT.

arbrisseaux au tronc et aux rameaux bouton d'or; franges d'or. Broderie portugaise du xviie siècle. Haut., 2m,50; larg., lm,70. 1,600 lires. — N° 1670. Portière vénitienne du XVIe siècle, fond en taffetas blanc couvert de rinceaux d'or et de soie se terminant en figures fantastiques et de feuillages au milieu desquels on distingue des hallebardiers, des chiens, etc. Haut., 2m,82 ; larg., 2m,20. 2,750 lires. — Vente Double. N° 456. Quatre portières, deux rideaux et un lambrequin en ancienne daupliine, à fond vert d'eau, fleurettes et entrelacs de feuillages brochés en soie de couleurs. Haut., 2m,35; larg., lm,20. 780 fr. — N° 463. Portière en filet décoré de figures de cariatides et d'ornements, et offrant au centre une figure debout ainsi que l'inscription : « Le temple de Fortune. 1585. » 515 fr.

Kg. 599. — Posthorn rond.

POSTHORN. — Sorte de' cornet, de cor en cuivre ; les postillons s'en servent sur les routes pour informer de leur passage ; on les utilise

Fig. 600. — Posthorn à deux tours.

aussi dans les parties de chasse. Ces instruments sont de diverses formes : 'ronds à un tour, ils valent 3 fr. 75 ; à deux tours, droits à

Fig. 601. — Posthorn demi-lune.

coulisse ou à virole, ou en demi-lune, ils valent de 3 fr. 80 à 6 francs. Nos figures 599 à 601 montrent ces trois types.

POT. — Terme générique qui sert à désigner toute sorte de vases de terre ou de métal. Ce terme est souvent accompagné d'un 'qualificatif; nous donnons ci-dessous quelquesuns de ces . termes composés tels que : Pot a bière, Pot a crème, Pot a eau, Pot a feu, Pot-en-tête, Pot pourri, Pot trompeur, etc. Notre figure 602 montre un pot en étain exécuté par François Brio t.

Pot a bière. — Pot en grès, en faïence, en verre , en métal, qui sert à contenir de la bière. Il existe des pots de ce genre de l'époque de la renaissance qui sont des merveilles.

Fig. 602. — Pot en étain exécuté par F. Briot.

Notre figure 603 montre un pot à bière du xvie siècle attribué à Hans Siebmacher, un des nombreux artistes allemands de cette époque qui possédait une armée de dessinateurs , d'artistes, d'orfèvres, de graveurs. Cette vaillante pléiade produisit des œuvres d'art aussi remarquables que le pot à bière que nous donnons ici, et dans lequel la finesse et la correction du dessin rivalisent de goût avec des œuvres italiennes de la même époque. Est-ce bien une œuvre allemande que nous avons devant les yeux ? La forme semble indiquer cette origine, mais

POT

les fines arabesques qui décorent ce pot permettraient de rechercher un autre art que celui de l'Allemagne. En supposant que ce soit bien là

une œuvre de Siebrnacher, on est bien obligé de constater combien s'est abaissé le niveau artistique de l'Allemagne. Il est vrai que cette

Fig. 603. — Pot à bière de Hans Siebrnacher.

puissance ne possède plus une armée d'artistes depuis qu'elle n'est qu'une armée de soldats.

Pot a crème. — Petit pot en faïence , en porcelaine , en or, en argent ou en vermeil, qui sert à contenir de la crème de lait. On le

nomme aussi crémier. — Vente San Donato. N° 1216. Pot à crème en vermeil repoussé et ciselé. Travail anglais ; signé : Randel Brige et Randel. 350 lires. — N° 1220. Pot à crème en argent repoussé et ciselé avec cartouche con-

POT

tourné et trois médaillons de fleurs séparés par des cannelures. Travail anglais du xvme siècle. 170 lires. — N° 1221. Un autre à pieds de biche en argent repoussé et ciselé. 150 lires.

Pot a eau. — Vase qui sert à contenir de l'eau ; les uns servent pour l'usage de la toilette et sont accompagnés d'une cuvette ou bassin, d'autres sont utilisés comme service de table pour contenir de l'eau chaude. — Notre

figure 604 montre un pot à eau en vermeil (style Louis XV) exécuté d'après Paul Germain, un des plus célèbres orfèvres du xvuie siècle. (Voy. Orfèvrerie.) Cet artiste nous a laissé une nomenclature de tous les ustensiles de toilette de la femme élégante. Il y avait : la vergette, le gobelet, la gantière, le flambeau de toilette, la boîte à poudre, la boîte à mouches, le pot ou coffre à racines, le pot à fard,

Fig. 604. — Pot à eau en vermeil.

le coffre à bijoux, le pot à pâte, le carré, le dessus du carré, le pot à eau, la cuvette et le miroir. Tandis que le pot à fard servait à rougir les joues, le pot à racines servait à rougir les gencives et les lèvres. On devait probablement employer de l'orcanète ou de la garance pour cet usage. — Vente San Donato. N° 1204. Pot à eau chaude en vermeil repoussé et ciselé, à col évasé en forme de feuilles, et collets de guirlandes , coquilles et feuilles d'acanthe sur fond graindorgé, avec double bordure à palmettes, grecques et perles. Travail anglais. 1,050 lires. — N° 1207. Pot à eau

chaude en vermeil, mêmes, décors que celui décrit précédemment, mais plus petit. 1,200 lires.

Pot a feu. — Pot dont le couvercle figure une flamme. — C'est aussi une pièce d'artifice, mais nous n'avons pas à en parler.

Pot-en-tête. — Coiffure d'infanterie, sorte de casque qui ne couvrait que le sommet de la tête. (Voy. Casque, fig. 217.)

Pot pourri.— Vase de forme ovoïde, un peu étranglé au-dessous de son ouverture et pourvu d'un couvercle. Il existe des pots pourris en Faïence (Voy. ce mot, fig. 400) et en porcelaine ; c'est une sorte de potiche de forme élégante.

POT

Pot trompeur. — On nomme pots trompeurs ou pots à surprises des pots qui ne remplissent pas l'office auquel ils semblent desti-

nés. Les Péruviens, les Mexicains et beaucoup d'autres peuples ont fabriqué des pots trompeurs. En France, ils étaient beaucoup estimés

Pig. 6U5. — Pots trompeurs.

au xviii0 siècle. Nos figures 605 et 606 montrent des pots trompeurs ; on voit que leur partie supérieure est ajourée et qu'il serait

le haut des parois. Il faut donc pour les vider user d'un artifice ; le voici : à l'aide d'un petit trou a (fig. 606), caché sous la partie supé-

Fig. 606. — Pot trompeur (coups).

bien difficile de verser le liquide qu'ils renferment par le bec supérieur, puisqu'il s'échapperait par les ouvertures pratiquées sur

Poterie de Sindh (Inde).

rieure de l'anse , on peut résoudre le problème. On bouche ce trou avec le doigt, puis on applique les lèvres au bec saillant o, et l'on aspire.

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