VITRAIL
était connu dès le x° siècle, il s'appelait alors relec et n'avait que trois cordes. Le plus ancien violon qu'on connaisse porte le nom d'un luthier breton Jean Kerlin ; il est daté de 1448. Les violons qui ont le plus de valeur sont ceux signés des noms des luthiers suivants : Nicolas et André Amati de Crémone (fin du xvie siècle); les fils d'André Amati, Antoine et Jérôme Amati ; P. Magini, Stradivarius, Pierre- André et Joseph G-uarneri, Jacques Steiner (xvne et xviii6 siècle).
Fig. 706. — Violoncelle.
VIOLONCELLE. — Instrument de musique à cordes et à archet, qu'on nomme aussi lasse; il comporte quatre cordes, deux en boyau et deux filées en laiton; elles sont accordées en quinte ; elles donnent, du grave à l'aigu, ut, sol, ré, la. (Voy. notre figure 706.)
VIRES. — Terme de blason qui désigne deux annelets posés l'un dans l'autre.
VIRETON. — Arme de trait et de jet. C'était une flèche de moyenne longueur que des ailerons posés en hélice faisaient virer dans l'air, après son lancement ; d'où son nom.
VISIÈRE. — Pièce des anciens casques qui se baissait et se haussait à volonté ; c'était tantôt une grille, tantôt une pièce percée de trous, afin de permettre à l'homme de voir et de respirer à travers sa visière. Certaines visières sont appelées ventails.
VITRAIL. — Le vitrail, qu'on nomme aussi verrière, est un vitrage formé de divers panneaux de verre de couleur; il peut être plus ou moins riche, soit comme ornementation, soit comme variété de couleurs. — L'usage du verre de couleur était connu des anciens : c'est un fait indiscutable, tant les preuves sont abondantes ; nous en avons déjà dit quelques mots à Vekrerie {Art de là). Dans ces époques très reculées, les vitraux étaient seulement formés par la juxtaposition de pièces de verre formant des compartiments de couleurs variées ; ils furent employés, pour fermer le fenêtrage des temples et des riches demeures. Au IVe siècle, Prudence parle ainsi des vitraux de la basilique de Saint-Paul hors les murs : « Dans les fenêtres cintrées il y a des vitraux de diverses couleurs, qui brillent du même éclat que les prairies ornées des fleurs du printemps. » Depuis sa découverte, la peinture sur verre n'a fait que progresser; elle brilla du plus vif éclat aux xme et xive siècles. Au xve siècle, les plus grands artistes coopéraient à cette fabrication; les verrières de Beauvais , si célèbres , et qui sont l'œuvre d'Enguerrand le Prince, avaient été exécutées en grande partie d'après les cartons de Jules Romain, de Raphaël et d'Albert Durer. Notre figure 707 montre un ancien vitrail qui se trouvait autrefois dans l'abbaye de Bonport, dont il ne reste aujourd'hui que quelques bâtiments, près de Pont-de-1' Arche. Ce vitrail représente Gilles Malet, bibliothécaire de Charles V, et sa femme ; c'est une œuvre du commencement du xve siècle. Pendant la période de la renaissance le vitrail devient un tableau, les peintres verriers ne se préoccupent pas assez de l'effet général qu'il doit produire dans l'ensemble de la décoration du monument. Du reste, l'invention de l'imprimerie, qui permit à chaque fidèle d'avoir des livres dans les églises, exigea que le vitrail fût beaucoup moins monté en couleurs ; aussi bien des verrières de cette époque sont faites avec des tons pâles, des grisailles et des camaïeux. Ce genre amena promptement la décadence du vitrail, décadence qui s'accentua encore pendant les xvne et xvine siècles. C'est alors que beaucoup de nos artistes verriers quittèrent