VITRAIL
la France et passèrent en Hollande, en Suisse et en Angleterre ; dans ces pays, le vitrail étant beaucoup plus estimé qu'en France, les artistes obtenaient des ouvrages qui les intéres-
saient davantage et leur rapportaient beaucoup plus.
Vente San Donato. — N° 439. Vitrail suisse avec armoiries surmontées de l'inscription :
Fig. 707. — Vitrail du xvc siècle.
« Sébastian Krom Burger zu Sant Gallen, 1620; » au-dessus, à droite, un souverain à cheval, avec hommes d'armes dont l'un porte un fanion au double aigle impérial ; à gauche, un autre souverain, avec trois femmes et des enfants, quitte une ville. Hauteur, 0m,30 ;
largeur, 0m,22. 500 lires. — N° 440. Vitrail suisse représentant le passage de la mer Rouge, par Corneille et Isabelle von Murait. Signé et daté 1616. Haut., 0m,33 ; larg., 0m,23. 350 lires. — N° 441. Vitrail suisse dont le centre est occupé par deux anges supportant des armoi-
Planche XXXV. — Voitures de gala.
VOITURE. — VOLANT (jeu de).
ries, la mitre et la crosse d'un évêque. Dans le haut, deux sujets en grisaille : celui de gauche devenu presque invisible ; celui de droite représentant la décollation de saint Jean. Haut., 0m,44; larg., 0m,33. 380 lires. — N° 442. Vitrail suisse. Seigneur et sa femme à droite et à gauche d'une colonne se détachant sur fond bleu ; au-dessus, deux sujets en grisaille tirés de l'histoire romaine : Mucius Scsevola et Coriolan. Haut., 0m,44 ; larg., 0m,32. 1,200 lires. — N° 443. Vitrail suisse représentant à droite saint Meinrat, à gauche la Vierge ; au centre, la crosse abbatiale, la mitre et des armoiries. Daté de 1560. Hauteur, 0m,44 ; larg., 0m,32. 310 lires. — N° 444. Vitrail suisse représentant debout un guerrier cuirassé ; dans le haut, un paysage avec saint Christophe. Daté de 1557. Haut., 0m,44 ; larg., 0m,33. 1,020 lires. — A la même vente, des vitraux suisses du xvne siècle, de même grandeur que les précédents nu-
Mg. 708. — Volant japonais.
méros, se. sont vendus en moyenne de 300 à 425 lires.
• VOITURE. — Caisse montée sur des roues, qui sert à transporter des personnes. Les voitures qu'on voit dans les collections sont de grandes et belles voitures de gala ou carrosses.
Notre planche XXXV montre deux voitures de gala : celle qu'on voit dans le haut a appartenu à Gustave III, roi de Suède ; elle est au musée de Stockholm ; la plus grande est une voiture de gala de Jean V, roi de Portugal,
Kg. 709. — Eaquette japonaise.
VOLANT (Jeu de). — Ce jeu se joue à deux personnes munies de raquettes ; elles se renvoient alternativement deux petites balles de liège garnies de plumes en entonnoir qui ralentissent et régularisent le mouvement du volant. Nos figures 708 et 709 montrent un volant et une raquette japonais.
Q^ooeoe&^eao^dooo^e^&OGOoooaoc^oeoa&^oo^oooeueo^eoaoeojeeft
&te£jg|fcgi^5£iS!*5!^*^^^^
Àfft(WO,<5Ô&60'aS'gC'e'OO^OWOO<>80<K><>00800flO<KH?0080<>WOOOOOOO(K)OOB
WALLONNE (Épée). — Épée à lame droite, large et à deux tranchants, qui, sous Louis XIII et Louis XIV, était Parme de la cavalerie régulière. La garde de la poignée de cette épée est pleine, percée de petits trous ; elle est en outre bordée d'un petit filet rond ; elle se relie au pommeau par trois branches.
WINA. — Instrument de musique hindou formé d'un bambou fixé à deux grandes courges et monté de plusieurs cordes.
"WTSKI. — Voiture légère, d'importation anglaise, qui a été très en faveur en France vers la fin du xvine siècle. (Voy. Voitube.)
XENORPHICA. — Sorte de clavecin à archet inventé vers la fin du xvme siècle à Vienne (Autriche), par Rœllig.
XYLOGRAPHIE. — Art de graver sur le bois. Les premiers livres ont été imprimés avec des planches xylographiques, c'est-à-dire avec des planches gravées sur bois, c'est-à-dire encore dans l'épaisseur desquelles était gravé en relief le texte du volume qu'on voulait imprimer. (Voy. Imprimeeie et Livres.)
XYLOPALE. — Ce terme signifie bois pétrifié. C'est une pierre employée par les bijoutiers pour fournir la lettre X, quand un bijou doit porter un nom renfermant cette lettre, lequel nom est formé par la réunion de diverses pierres. Ainsi les mots Rosine et Xerxès, par exemple, sont formés par la réunion de di-
verses pierres rangées de la manière suivante
£d ubis
fx| yl opale
Opale
bd meraude
ce aphir
£j ubis
m ris
}x| ylopale
^ icolo
bd meraude ou escarboucle
H meraude
m apbir.
On nomme ces pièces ouvrages à devises.
La xylopale est susceptible de prendre un beau poli ; taillée en cabochon, elle présente des reflets bleuâtres. C'est le pechstein des Allemands, le hoxopale des Anglais. Cette pierre a beaucoup d'analogie avec le feldspath résinite ; elle provient en grande partie de la Saxe et de la Bohême.
XYLORGANON. — Instrument de musique qui a beaucoup d'analogie avec le Claque-bois. (Voy. ce mot.)
YATAGAN. — Arme des Orientaux ; sorte de sabre à lame courbe, dont le tranchant forme vers la pointe une courbe rentrante. Les yatagans ont généralement de beaux fourreaux en argent, en cuir, en velours garnis de cuivre ou d'argent ciselés; souvent la poignée de ces armes est en ivoire, en argent ciselé ou niellé, ou simplement en corne.
Vente Double. — N° 252. Yatagan avec fourreau en argent repoussé et doré. 250 fr.
YDRE ou YDRIE. — Grand vase en forme de cruche ou de flacon, très employé au moyen âge ; on pouvait le fermer à clef. Dans Y Histoire des trois maris, écrite vers 1457, nous lisons :
Pleust à Dieu, pour moi esbatre Qu'en tenisse trois los ou quatre Yoire une isdrie toute pleine Si en beuvroie à grant alaine.
Ce terme est fréquemment cité dans les inventaires, notamment dans ceux de Charles Y et de Charles YI.
YÉNITE. — Pierre d'un brun foncé qui fait feu sous le briquet, assez dure pour recevoir le poli, dont la pesanteur spécifique est 4 ; elle était surtout employée pour les ouvrages à devises. (Yoy. ci-dessus, Xylopale.)
YRAINGNÉE DE FER. — Grillage destiné à protéger les verrières des coups de pierres
qu'elles pourraient recevoir. Dans les comptes de la chapelle des Célestins, datés de 1398, nous lisons : « A Philippe de Péronne serurier {sic) pour deux yraingnées de fer, etc. »
YU-TUUM. — Étoffe chinoise côtelée, unie ; c'est une sorte de popeline laine et soie que les Anglais nomment wallen-comlets. Ce tissu se fabrique à Canton, et se fait en grande et en petite largeur; on l'emploie principalement en Chine pour confectionner des vêtements d'hiver. Il y a quelques années à peine que cette étoffe est connue en Europe, car sa consommation était exclusivement locale. Le Japon fabrique des yu-tuum en chaîne soie grège , trame coton, tandis que le yu-tuum chinois est chaîne soie, trame laine.
Canton fabrique aussi une popeline toute laine, nommée yiva-yu-twan, qui mesure 0m,82 de largeur, et qu'il ne faut pas confondre avec le yu-tuum. Cette popeline laine vaut environ 8 f r. 50 le mètre, tandis que le yu-tuum, bien que renfermant de la soie dans sa composition, est d'un prix moins élevé.
Le yu-tuum fait partie de la nombreuse famille des tissus chinois qu'on nomme htvamientcheou (popeline coton), htva-sien-tseou (gros de Naples 6ndé), hiva-tcheou (gros de Naples apprêté), etc., etc.
YWA-YU-TWAN.
dent.)
(Yoy. le terme précé-
ZAGAIE. — Voy. Sagaie.
ZARZAHAM. — Ancienne étoffe de soie rayée, d'origine arabe, comme l'indique la racine de son nom. Cette étoffe avait quelque ressemblance avec le taffetas ; dans quelques Chartres et livres anciens écrits en latin, on nommait le zarzaham, iela serica virgata. Cette étoffe servait également pour doublure et pour confectionner des vêtements de dessus. Au xv° siècle, l'Espagne fabriquait beaucoup de zarzaham ; aussi, quand l'empereur Sigismond vint en 1415 à Perpignan pour conférer avec le pape Benoit XII, le roi d'Aragon lui envoya en présent deux vêtements moresques, l'un de zarzaham broché d'or, l'autre de ricomas, enfin un manteau de fine écarlate (ijrana). Que pouvait bien être le ricomas ? nous l'ignorons ; malgré nos longues et patientes recherches, nous n'avons trouvé dans aucun ouvrage des détails sur cette étoffe.
ZINCOGRAPHIE. — Procédé inventé en 1828 par Brugnot, et qui consiste à remplacer, pour les cartes géographiques, la pierre
lithographique gravée par une planche de zinc.
ZITHER. — Instrument de musique à cordes, originaire de la Hongrie, très employé par les Tsiganes ; nous avons vu, à l'exposition universelle de 1878, ces musiciens pincer du zither.