Assiette en émail (novembre
la du Barry. Le marli offre trois médaillons décorés d'Ainours. Bord bleu foncé. 2,150 fr. — N° 66. Trois assiettes à bords festonnés
en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, au chiffre de la du Barry (marque S. 1770). 2,760 fr. — ~N° 68. Huit assiettes à bords fes-
Fig. 56. — Assiette en émail (décembre).
tonnés, ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre , à ornements et fleurs gaufrés au marli et décors polychromes à bouquet de fleurs et de fruits au centre, et trois groupes de fleurs
au marli. Époque Louis XV (marque lettre D. 1756). 1,080 fr. — W 69. Deux assiettes à bords festonnés, ancien sèvres pâte tendre ; marli à ornements gaufrés émaillés brun et
ASSIGNATS. — ASSYRIEN (art).
or, reliés par des couronnes de fleurs, et rehaussé de quadrillages d'or sur les entre-deux émaillés gros bleu. (Louis XV.) (I. 1761.). 470 fr.
— N° 70. Deux assiettes même style. 510 fr.
— N° 71. Trois assiettes même porcelaine et même style. 415 fr. — N°72. Une assiette même porcelaine et même style. 160 fr. — N° 73. Une assiette même porcelaine et même style, mais marquée X. 1774. 620 fr. — N° 74. Très belle assiette en porcelaine de Sèvres pâte tendre, fond bleu turquoise; au centre, chiffre de la grande Catherine de Russie. Cette assiette provenait de l'impératrice Catherine II. 6,400 fr. — N° 75. Six assiettes à bords festonnés ancien sèvres 'pâte tendre. Époque Louis XV (lettre D. 1756). 490 fr.
— N° 76. Cinq assiettes même porcelaine, même style , marque au point. 420 fr. — N° 77. Deux assiettes même porcelaine, même style, mais avec décor dit feuille de chou, à festons et bouquets de fleurs ; au centre, trophée d'instruments de jardinage. 705 fr. — N° 78. Quatre assiettes creuses, même porcelaine, mêmes décors que le numéro précédent. 920 fr.
— N° 79. Quatre assiettes, bords festonnés, ancien sèvres pâte tendre. -Epoque Louis XV. 540 fr. — N° 83. Six assiettes comme les précédentes, mais avec la marque R. F. (république française). 480 fr. — N° 94. Deux assiettes, même porcelaine, décorées au centre d'un bouquet de fleurs (marque Q. Q. 1792). 200 fr.
ASSIGNATS. — Papier-monnaie de la révolution française qui circula en France dès 1789. Bien que les assignats fussent hypothéqués sur les biens nationaux, beaucoup de personnes ne voulaient pas les accepter. Il y a des assignats de 5 livres, de 10 livres, de 25 livres, de 100 livres, de 500 livres, de 1,000 et de 2,000 livres. Il s'en vend encore tous les jours pour les collections. Au 1er octobre 1792 le total des assignats décrétés était de 2 milliards 700 millions.
ASSIS. — Dans le blason, on désigne sous ce terme les animaux qui sont représentés posés sur leur arrière-train.
ASSURE. — Fil d'or, d'argent, de laine,
de soie, employé comme trame dans les tapisseries de haute lisse.
ASSYRIEN (Art), -* Les écrivains de l'antiquité ne nous ont donné que fort peu de détails sur l'Assyrie, ce vaste pays qui s'étendait entre le Tigre et la rive droite de l'Euphrate. Nous savons seulement que Ninive passait pour la plus grande cité qui eût jamais existé, et en même temps pour un des centres de civilisation les plus anciens. Il nous reste fort peu de chose de Ninive ; c'est seulement par les fouilles exécutées aux environs de cette ville en 1842 par Botta, consul de France à Mossoul, que nous avons pu nous faire une idée de l'art assyrien. Antérieurement à cette date, des voyageurs avaient bien visité les bords de l'Euphrate et du Tigre \ ils avaient bien rapporté de leurs voyages des objets de curiosité, des cachets, des cylindres ; mais rien, absolument rien, ne pouvait faire présumer que des monuments assyriens étaient enfouis dans les sables, en assez grand nombre pour permettre de reconstituer en grande partie une civilisation qui avait occupé une si grande place dans l'histoire. Dès le début de ses fouilles, Botta s'avança du côté de Korsabad, village situé à 16 kilomètres de Mossoul ; c'est là qu'après avoir creusé quelques puits, il eut le bonheur de trouver lestraces d'un palais considérable ayant un grand nombre de bas-reliefs qui représentaient, des scènes de la vie publique et de la vie privée des Assyriens. Quelques années après,. Place continua les fouilles si heureusement commencées par son prédécesseur, et il eut la. bonne fortune de découvrir la première statue assyrienne qui ait été exhumée de ces. lieux naguère si muets pour l'histoire de l'art. Enfin l'Anglais Layard entreprit à son tour des fouilles, à quelques kilomètres de Korsabad, auprès du village de Kalah ou de Nimroud, et 'ses efforts furent largement récompensés, puisqu'il eut l'insigne honneur de découvrir le palais de Sardanapale III, construit plus de 900 ans avant l'ère vulgaire, et. deux temples.
Sculpture. — La sculpture assyrienne remonte à 1330 ou 1340 ans avant J.-C, mais-
ASSYEIEN (art).
les monuments de cette époque sont fort rares et ne sont guère représentés que par quelques statues très frustes. Il nous faut arriver vers le milieu du Xe siècle avant J.-O. pour trouver des spécimens de sculptures fort remarquables ; mais nous possédons de cette époque une grande quantité de monuments, car le palais et les temples construits sous Sardanapale III, le fondateur de l'art assyrien, abondent en bas-reliefs. Ils représentent des scènes empruntées à la vie du roi, à la religion et à la guerre. On y voit également des scènes de chasses au lion et au taureau. Si les représentations du roi en bas-relief sont fréquentes, les statues de celui-ci sont fort rares. Nous n'en connaissons qu'une seule que nous avons vue au British Muséum ; elle ne mesure guère que 1 mètre de hauteur. Les statues des dieux, également fort rares, ont des dimensions considérables ; mais où les Assyriens donnaient à leur sculpture des projDortions énormes, c'est dans les colosses représentant des animaux, des taureaux ailés. En général, la sculpture assyrienne présente un caractère de force et de grandeur ; 1 es formes sont dessinées d'une manière brutale et cependant le travail est poussé fort loin au point de vue de l'achèvement. Souvent ces basreliefs sont décorés d'inscriptions en caractères cunéiformes, lesquelles, déchiffrées dans ces dernières années, nous ont fourni de nombreux renseignements sur la civilisation et les arts de ce peuple. Par exemple, dans une inscription déchiffrée par M. Oppert nous lisons : ce Avec leur permission suprême (des divinités Msroch, Siri, Milita), je bâtis pour demeure de ma royauté des salles en ivoire, en bois d'ébène, de tamarisque, de lentisque, de cèdre, de pin, de cyprès et de pistachier ; au-dessus j'entassai de grandes poutres courbées en cèdre que j'ai reliées par des poutres droites en pin et en lentisque maintenues par des crampons de fer. » Si nous étudions la gravure sur pierre fine, nous trouvons des œuvres variées et d'une valeur artistique très diverse ; ce que nous possédons surtout, ce sont des cylindres qui servaient de cachets, puisque les lettres des inscriptions sont gravées à rebours. Généralement ces cylindres comportent trois lignes de gravure; -la première contient le nom du propriétaire, la
seconde celui de son père, et la dernière celui du dieu sous la protection duquel le signataire se plaçait. Quelques archéologues ont prétendu que beaucoup de ces cylindres étaient des amulettes ; il n'en est rien, il est aujourd'hui parfaitement reconnu qu'ils ne servaient que de cachets. Quelques cylindres assyriens comportent une particularité curieuse à noter ; on y voit un personnage qui porte sur ses épaules une double tête, mais de profil ; ce personnage est tantôt imberbe, tantôt il a toute sa barbe. Quelques assyriologues ont voulu voir dans cette représentation un androgyne ; c'est, du reste, une rage, chez certains orientalistes, de voir des dualités dans beaucoup de représentations : témoin la fameuse double Istar ou Venus assyrienne hermaphrodite. Mais revenons à nos cylindres à double tête ; le musée du Louvre a acquis en 1880, je crois , un cylindre où figure un personnage à double profil. Or, comme ce cylindre a d'assez grandes dimensions, on a pu en étudier tous les détails ; le personnage en question porte la barbe droite et tombante sur chaque profil : il ne peut donc être question ici d'androgyne. Il se tient debout devant un dieu (Bélus, d'après quelques-uns) qui porte une amphore inclinée d'où s'échappe un double flot ; d'une main le personnage fait un geste au dieu, et de l'autre à deux individus qui le suivent. M. Joachim Menant, l'assyriologue distingué si connu, reconnaît là « une scène de présentation au dieu suprême, présentation accomplie par un initiateur dont l'action est double, et auquel pour ce motif on a donné un double profil. » Et M. J. Menant fait remarquer que les empreintes prises sur les cylindres donnent des bas-reliefs étendus sur une surface plane et montrent une scène que l'œil peut embrasser dans son ensemble, tandis qu'en réalité la surface courbe du cylindre nous montre se déroulant successivement les différentes phases de la scène. Du reste, cette représentation de la même personne dans deux phases différentes d'une action se retrouve sur des bas-reliefs de Nimroud; par exemple, les deux figures royales, le même personnage, sont tournées l'une vers l'autre, et au milieu se voit Y arbre sacré, espèce de palmier court et trapu d'où sortent des panicules de fleurs, au-dessus
Fig. 57. — Aiiinônière en velours noir orné d'émail, de diamants de Bohême et de grains d'or.
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