AUTOMATE. — AZUR
rimée, Charles Nodier, etc., ces autographes atteignent parfois clés prix de 8, lu, 12 et 15 fr., suivant l'importance des pièces.
AUTOMATE. — Pièce mécanique qui reproduit, ou plutôt qui imite les mouvements des corps animés. Quand l'automate présente l'aspect d'un homme et qu'il imite ses gestes , ses mouvements, ses actions, on le nomme anéroïde (àvopoç, homme). Divers mécanismes sont utilisés pour faire mouvoir les automates. Quelques-uns sont célèbres : par exemple, le joueur de flûte de Vaucanson, le joueur d'échecs de Kempelen. De nos jours, Robert Houdin, le prestidigitateur, a créé des automates remarquables : le danseur de corde, le voltigeur au trapèze; Bebureau en pierrot, etc. Les automates sont des objets de pure curiosité.
AUTRUCHES. — Voy. Plumes et Œufs.
AVANT LA LETTRE.— Voy. Gravure.
AYMARAS (Art).— Voy. Péruvien (Art).
AZULEJOS. — Minces carreaux d'argile émaillés d'un côté et unis ou peints de diverses couleurs ; on les nomme ainsi parce qu'à l'origine de leur fabrication on les peignait d'une seule couleur, en bleu (en arabe, azul). Ces carreaux de faïence à glaçure stannifère, d'une brillante décoration, sont appelés en arabe zulaja; les ornements sont généralement mauresques et la couleur d'azur domine dans la tonalité générale. — En Portugal, beau-
coup d'églises et de maisons sont décorées d'azulejos ; ils décorent les vestibules et les cages d'escalier, ou bien ils forment l'encadrement des portes. Dès le xne siècle on fabriquait ce genre de carreaux, mais les plus estimés sont ceux des xvr9 et xvne siècles. En Espagne, on voit aussi beaucoup d'azulejos, ceux d'Alicante datent du temps des Maures; ceux de l'Alcazar de Séville sont antérieurs au XVe siècle. Une des fabriques les plus importantes était située à Manices , petit village situé dans les environs de Valence ; c'est dans ce petit pays que les Espagnols apprirent des Arabes les procédés de la fabrication des azulejos.
AZUR. — Pierre précieuse d'un bleu opaque moucheté de blanc et parsemé de paillettes d'or. L'azur qu'on nomme aussi lapislazuli, lazulite, pierre d'azur, sert à fabriquer des bijoux, colliers , bracelets, médaillons, etc., ainsi que de petits coffrets , des bonbonnières', des tabatières, etc. Cette pierre sert aussi à décorer de petits meubles, des cabinets, des bibliothèques, etc. ; on l'utilise en placage pour fabriquer des colonnettes, des dessus de guéridon, des tablettes , des étagères, etc. — L'azur factice, dénommé aussi azur de cobalt, est beaucoup employé en céramique ; c'est un verre coloré en bleu par de l'oxyde de cobalt, puis réduit en poudre ; suivant les divers degrés de finesse et de nuance, on dit azur de premier feu, de second feu, de troisième feu. — Dans l'art du blason , l'azur est le symbole de la justice; dans la gravure, il est représenté par des lignes horizontales.
BABOUCHE. — Chaussure orientale, sorte de pantoufle riche, sans quartier ni talon, dont l'usage est assez répandu non seulement en Orient, mais aussi en Europe. On la fabrique avec des peaux de mouton , des peaux d'agneau, du cuir ou du maroquin; on en fait même en étoffe de soie. Les babouches sont généralement brodées d'or, d'argent, ou de soie de diverses couleurs ; celles de France viennent principalement de l'Algérie ; cependant Paris, depuis une vingtaine d'années, fabrique de ces chaussures de fantaisie qui rivalisent de richesse et de goût avec celles qui nous viennent d'Orient. Bien que la babouche soit une chaussure sans talonnière, on en fait aujourd'hui avec de hauts talons Louis XV. — Ce terme est dérivé du persan papous (de pa, pied, et pouscïie, qui couvre).
BABYLONIEN (Aet). — Comme il ne reste absolument rien de Babylone qu'un amas informe de briques nommées par les Arabes Iludjelibe, nous ne pouvons parler de cet art par les monuments ; nous pouvons supposer qu'il fut la continuation de l'art assyrien, puisque, après la ruine de Mnive, survenue 625 ans avant J.-C, l'art avec le siège de l'empire se transporta à Babylone. Les rares spécimens de sculpture babylonienne que nous possédions portent bien le caractère de l'art ninivite ou assyrien; nous pouvons en dire autant des cônes et des cylindres babyloniens ; ils ont tant de rapport avec ceux de Ninive qu'on les confond souvent. — Voy.' Assyrien (Art).
BACCARAT (Cristallerie de). — Voy.
Verrerie.
BACINET. — Voy. Bassinet.
BADELAIRE. — ' Ce terme, dérivé de l'ancien mot baudel (baudrier), désigne une épée ancienne, dont la lame courte et à deux tranchants était recourbée, bien qu'élargie à la pointe. — Les rares badelaires qui passent dans les ventes, s'ils sont ornés, se vendent très cher. Ducange désigne ainsi cette arme : ce Un petit coustel portatif appelé baudelaire. » Rabelais écrit dans le prologue de son troisième livre : «Affilaient brancs d'acier, badelaire, etc. » Cette arme figure dans le blason.
BAEFETAS. — Grosse toile des Indes qui ressemble beaucoup au Nankin (Voy. ce mot) ; on la nomme aussi baftas et bafetas.
BAGUE. - — Bijou, anneau ornemental qu'on porte aux doigts des mains ou des pieds. Ce terme est employé comme synonyme di anneau; nous devons ajouter cependant que l'anneau proprement dit est un cercle de métal ordinairement fort léger et sans chaton, tandis que la bague, au contraire, est plus lourde comme poids et comme forme ; elle possède en outre un ou plusieurs chatons décorés d'un simple cachet ou qui servent à enserrer des pierres précieuses. L'usage d'orner les mains de bagues remonte à la plus haute antiquité ; mais la manière de porter les anneaux ou bagues a beaucoup varié chez les divers peuples et suivant les différentes époques. La plus ancienne bague dont il soit fait mention dans l'histoire, c'est sans contredit Vanneau de fer de Prométhée, dont nous avons parlé à Anneau. (Voy. ce mot.) Inutile de dire que nous n'ajoutons aucune créance à cet anneau légen-