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CASSE-NOIX. — CASSE-TÊTE

le fruit sec pouvait bien être projeté sur un convive. Nos figures 221 et 222 montrent deux autres types de casse-noisette en fer ciselé du XVIIe siècle ; enfin nos figures 223 et 224 donnent deux types en bois sculpté du xvne et du xviii6 siècle. Ce dernier modèle tient à la fois de la pince et du nusshnacker de Nuremberg.

CASSE-NOIX. — Ustensile de table qui sert à casser les noix ; il ressemble beaucoup au casse-noisette, sauf que le récipient à placer le fruit est plus grand dans le casse-noix. (Voy. l'article qui précède.)

CASSE-SUCRE. — Ustensile qui sert à

Fig. 225. — Casse-sucre hollandais (XVIIe siècle).

casser le sucre. Notre figure 225 montre un casse-sucre hollandais en fer gravé du xvne siècle. Il devait servir à un apothicaire pour casser le sucre candi et peut-être aussi des pâtes pectorales de lichen ou de guimauve. Si l'inscription précise bien l'époque de cet ustensile, elle nous laisse fort perplexe quant à sa signification , si toutefois elle se rapporte à l'ustensile même ; cette inscription dit, en effet : « Je suis un bon souffleur; qui ne le croit, m'essaye. Anno 1725. » Cette inscription ne ferait-elle

pas plutôt allusion au joueur de cornemuse, au pifferaro qu'on aperçoit sur l'une des branches ou mâchoires de cet ustensile, qui fait partie de la collection de M. A. Jubinal.

CASSE-TÊTE. — Arme employée par les sauvages pour fendre, pour casser la tête à leurs ennemis. Cette arme se compose généralement d'une pierre dure, une sorte de hache en silex, en jade ou de toute autre pierre dure emmanchée dans un bois dur. D'autres casse-tête sont

CASSETTE. — CÉRAMISTE (art du).

faits uniquement en bois dur; ils varient de forme suivant chaque peuplade, mais la plus usuelle est une sorte de massue en bois.

CASSETTE. — Petite boîte en bois, en fer, en métal quelconque, qui sert à enfermer ou à serrer divers objets ou des bijoux! (Voy. Coffret.)

CASSOLETTE. — Yase en métal dans equel on brûle des parfums. Celles qui ont d'assez grandes proportions se nomment plutôt. Brule-parfums. (Voy. ce mot.) On désigne plus généralement sous le nom de cassolettes de petites boîtes en argent, en or, etc., qui servent à renfermer des odeurs ; on porte souvent celles-ci comme Breloques. (Voy. ce mot.)

Vente Double. — N° 326. Deux cassolettes, ou brûle-parfums en porcelaine de Sèvres émaillée gros bleu et montées à trépieds à cariatides de femmes en bronze, reliées par des festons de fleurs en bronze ciselé et doré au mat (style Louis XVI). Hauteur, 0m,67. 14,000 francs. — N° 328. Deux cassolettes ou brûle-parfums formés d'une urne en porphyre rouge oriental, montées sur piédouche et à anses à mascarons en bronze ciselé et doré à l'or moulu. Des flammes ornent les couvercles (style Louis XVI). Hauteur des vases, 0m,22 ; hauteur dès socles, 0m,10. 2,850 francs.

Vente San Donato. — N° 1548. Deux cassolettes en prime d'améthyste et bronze ciselé et doré par Gouthières (style Louis XVI). Hauteur, 0m,39 ; largeur, 0m,16. 6,200 lires. — N° 1573. Cassolettes-flambeaux en bronze ciselé et doré et verre bleu à trépied, ornées de têtes de faune (style Louis XVI). Hauteur, 0m,22. 600 lires.

CATOGAN. — Voy. Cadogan.

CEINTURE. — Partie de l'habillement qui sert à ceindre la taille. Dans le commerce de la curiosité on n'attache un certain prix aux ceintures qu'autant qu'elles ont une riche boucle, ou bien qu'elles portent un sac, une sacoche ou une aumônière. — Les ceintures orientales ont plus de prix que les ceintures européennes, parce qu'eUes sont faites en métal

ou en tissu métallique d'or ou d'argent et qu'elles comportent quelquefois des pierreries.

CÉLADON. — Émail unicolore d'un ton gris- vert qui va du plus pâle au plus foncé ; il est posé sur la porcelaine de Chine et du Japon. Les céladons sont presque toujours craquelés. Les craquelés anciens, appelés par les Chinois tsoui-U, datent de 1127, 1138, 1168 à 1278 ; ceux-ci atteignent dans les ventes des prix extraordinaires. lies céladons modernes sont relativement à bon marché; on les reconnaît en ce que les tons de ces derniers sont plus foncés , surtout plus lourds. Le craquelé des céladons s'obtient par de la stéatite pulvérisée qu'on fait entrer dans la composition de l'émail.

Vente San-Donato. — N° 1175. Deux vases en céladon craquelé, décorés d'oiseaux et de fleurs en relief émaillés blanc. Hauteur, 0m,59. 135 lires.

CÉRAMISTE (Art du). — L'art du céramiste ou de la céramique est l'art de fabriquer des vases et des ustensiles de terre, de faïence, de grès, de porcelaine, etc., et de les décorer, soit par la plastique, soit par l'émail ou la peinture. Le terme de céramique, dérivé de grec xspauoç, signifie tuile, terre cuite, terre à potier. L'art de la céramique remonte à une très haute antiquité. Nous possédons en effet, dans nos musées, des produits céramiques qui viennent de la Babylonie et de l'Assyrie. Ces produits ont été fabriqués quarante siècles avant l'ère vulgaire. Les plus anciens livres parlent des objets en terre cuite, au moins pour faire ressortir leur fragilité. Dans l'antiquité classique, divers pays étaient célèbres pour leurs poteries; Samos, Chio, Athènes, l'Étrurie en fabriquaient en grande quantité. Tout un quartier de la ville de Minerve était peuplé de potiers ; aussi le nommait-on le Céramique. Cette ville était si fière de son industrie, que non seulement il y avait des expositions de vases pendant les fêtes des Panathénées, mais encore beaucoup de monnaies d'Athènes portaient comme emblème une amphore. Dans l'Etrurie, les principales villes qui fabriquaient des œuvres de terre étaient : Arrétium et Tarquinies.

CEROPLASTIQUE. — CHANDELIER.

Bien que Rame tirât ses produits céramiques de TEtrurie, elle en possédait certainement des fabriques. Mais les anciens ne créèrent en général que des vases en pâte tendre et poreuse* et fort peu cuits ; ils étaient facilement rayés par l'ongle. L'Orient seul a créé très anciennement des poteries en pâte dure, de la porcelaine; c'est la Chine la première qui aurait inventé ces admirables produits qui sont aujourd'hui répandus dans le monde entier. (Voy. Faïence et Porcelaine.)

CEROPLASTIQUE. — La céroplastique , ou l'art de modeler en cire, existe depuis une haute antiquité. Chez les Romains, les images des ancêtres (imagines majoruni), qui étaient placées dans une pièce donnant sur l'atrium , étaient en cire ; les dieux lares et les dieux pénates chez les pauvres étaient également de cire. Dès l'époque d'Alexandre le Grand, Lysistrate de Sicyone faisait, au dire de Pline, des portraits en cire. Nous savons aussi que la dixième ode d'Anacréon est consacrée à un Amour en cire. Dans un grand festin que Ptolémée Philopator avait offert au philosophe Sphœrus, on lui présenta de magnifiques grenades, et le philosophe tendit une main avide vers ces beaux fruits, qui étaient fort bien imités en cire. Ptolémée avait voulu tromper le philosophe et réfuter ainsi victorieusement sa théorie sur la vérité des impressions reçues par la vue.

Après une longue période de repos, l'art de modeler en cire paraît n'avoir été repris qu'au moyen âge par les Italiens, ensuite par les Allemands. Au xve siècle, le divin Raphaël ne dédaigna par la céroplastique : nous en avons pour preuve la superbe tête de jeune fille du musée Vicar à Lille, qui est bien l'œuvre la plus étonnante sortie des mains de l'homme ; nous n'avons vu nulle part rien d'aussi vivant que ce chef-d'œuvre de Raphaël. — Enfin de nos jours on a utilisé, au plus grand profit de la science, la céroplastique pour représenter des pièces anatomiques, des fleurs, des fruits, etc. Cet art est venu grandement au secours de la science.

CHAIRE. — Sièçe en bois à dossier des

XIVe, xvc et xvic siècles. Le prix de ce meuble varie de 40 à 60 francs suivant la beauté de ses sculptures et son état de conservation.

Chaire a prêcher. — Ce meuble d'église n'est recherché que pour la beauté de ses menuiseries, de ses bois sculptés, de ses blocs ;de marbre ou de leur sculpture, quand les chaires sont faites avec cette matière.

CHAISE. — Voy. Mobilier.

Chaise a porteurs. — Sorte de grand fauteuil fermé de toutes parts, ou petite voiture, portée par deux hommes. Dans l'antiquité il y avait des chaises à porteurs portées par deux ânes ou deux chevaux. — Le musée de Cluny (nos 6967 et 6968) en possède deux belles (style Louis XV et Louis XVI) en bois sculpté et doré, avec de beaux panneaux peints. Les rares chaises à porteurs qui passent dans les ventes atteignent des prix élevés. — Vente Double. N° 385.

Chaise à porteurs à fond de cuir et richement garnie d'ornements rocaille en bois sculpté et doré (style Louis XV). Elle était doublée en velours de Gênes ponceau; les garnitures étaient en bronze ciselé ; elle avait encore les anciennes bretelles des porteurs en galons de velours rouge et blanc. 3,050 fr. — Vente San-Donato. N° 133. Chaise à porteurs en bois sculpté, décorée entièrement sur fond d'or, couronnée d'un revêtement en bronze doré à jour. Les panneaux sont peints de sujets mythologiques et allégoriques, d'encadrements de fleurs et d'arabesques. L'intérieur et le toit sont recouverts de velours de Gênes; elle était fermée par cinq glaces de Venise. (Style Louis XV.) Hauteur, lm,76; largeur, 0m,76 ; longueur, lm,0l. 11,200 lires.

CHALCÉDOINE. — Voy. Calcédoine.

CHALCEDONIX. — Voy. Calcédoine.

CHALCOGRAPHIE. — Voy. Gravure.

CH AMPLE VÉ (Émail). — Voy. Émail.

CHANDELIER. — Ce tenue, dérivé du

CHANDELIEE.

latin candella (chandelle), sert à désigner un ustensile fait pour porter des chandelles ; mais

aujourd'hui qu'on n'emploie plus que des bougies de cire, le nom de chandelier ne s'applique

Fig. 226. — Chandelier en fer forgé (xvne siècle)

qu'aux grands instruments qui portent les cierges d'église ; les petits chandeliers se nom-

ment Flambeaux. (Voy. ce mot.) — Notre figure 226 montre un chandelier en fer forgé

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