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CHAPEAU

gique) et à Spire. Nos figures 227 et 228 montrent de face et de dos une chape espagnole du xvie siècle que le prêtre revêtait pour les services mortuaires. — Les sculpteurs nomment chape une composition dont ils recouvrent les ouvrages en cire qu'ils jettent en fonte ; cette chape est faite au moyen de la bourre et d'une terre argileuse. Les mouleurs désignent sous ce même terme l'enveloppe en plâtre qui réunit et serre les diverses pièces d'un moule. Vente San-Donato. — N° 50. Chape avec

Fig. 228. — Chape espagnole (dos).

son collet fond blanc brodé d'or et de fleurs roses ; 2m,90 de largeur sur lm,34 de hauteur. 200 lires. — N° 62. Chape en faille blanche, très finement brodée de rinceaux d'or et de tulipes, pensées, roses et œillets de soies diverses. Travail florentin du xvie siècle. Hauteur, lm,34 ; largeur, 2m,88. 500 lires. — N° 65. Chape en satin blanc, couverte d'un semis de roses et d'œillets. Travail à la main de la fin du xvie siècle. Hauteur, lm,49 ; largeur, 2m,15. 280 lires.

CHAPEAU. — Partie du costume qui couvre la tête des hommes ou des femmes. Les chapeaux d'homme datent du milieu du

xiv° siècle ; ils firent leur apparition au temps de Jean le Bon (1350) ; ils remplacèrent les aumusses, les bonnets, les chaperons et les mortiers. Au début , le chapeau ne fut qu'une simple calotte couvrant à peine la tête ; plus tard on lui ajouta des ailes ; au xve siècle, on en fit en velours orné de plumes et de perles. Notre figure 229 montre le chapeau que Charles le Téméraire perdit avec ses trésors à la bataille

Fig. 229. — Chapeau de Charles le Téméraire.

de Granson en Suisse ; c'est un chapeau à l'italienne en velours jaune entouré d'une couronne de pierres précieuses d'une grande beauté. Jacques Fugger l'acheta , et revendit , quelques années après, une grande partie des pierreries à l'archiduc Maximilien. — Sous François Ier, la plume du chapeau fut beaucoup plus grande ; sous Henri II et sous Henri III, le chapeau fut à larges bords et très coquet ; sous Henri IV, un des bords fut relevé par une ganse et la plmne devint un panache. Sous Louis XIII, le chapeau, de feutre mou ou d'une sorte de peluche, fut à larges bords, la coiffe légèrement conique; sous Louis XIV, elle fut entourée de plumes, et les rebords du chapeau

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