‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 1475 sur 1479 · JEAN D'’ANJOU · texte numérisé non relu

JEAN D'’ANJOU

4458. Jean, duc deCalabre ét de Lor-

FERDINAND I". 1458. Ferdinand 1°. fils naturel d'Alphonse,

pelé le prince de Piémont. Isabelle, prin-

lui succède au royaume de Naples. Il eut plusieurs obsiacles à surmonter pour se maintenir, tant de la part du Pape Calixte III qui refusait de le reconnaître, que de celle des seigneurs qui offrirent la couronne à plusieurs princes : 4°à Don Carlos 1”, prince de Viane, fils de Jean I, roi de Navarre, frère d'Alphouse ; 2° à Jean, roi d'Aragon;

raine, fils de René et d'Isabelle, né, suivant dom Calmet, le 2 août 1424, selon d’autres, le 7 janvier 1426, fut appelé à la couronne de Naples par plusieurs seigneurs après la mort d’Alphonse, du vivant de son père, L’an 1459 le 4 octobre, il part de Génes, dont le roi Charles VII l'avait nommé gouverneur en {#58 pour se rendre dans le royaume

De.

3° à Jean, fils de Réné d'Anjou. Le premier obstacle fut bientôt levé par la mort de Calixte HI; Pie IE, son successeur, donna ’investliture du royaume à Ferdinand, dont la fille épousa Antoine Pico'omini, neveu de ce Pape. L'an 1460, Ferdinand perd une grande balaille sur les bords du Sarno, près de Nole, le 7 juillet, contre Jean, son compétliteur. Sa déroute fut telle qu’il eut peine à gagner Naples avec 20 chevaux.

L'argent Jui manquant pour réparer cet échec, on vit la reine Isabelle, sa femme, aller mendier, la bourse à la main, du secours de maison #n maison. Cet expédient Jui réussit pour se remettre un peu en équipages. Jean d'Anjou cependant tira de grands avantages de sa victoire. Il parcourut le pays, dont la plupart des! villes et des seigneurs se soumirent à lui, et s’il eût été droit à Naples, ce que de mauvais conseils l'empêchèrent de faire, il f&t resté maître du royaume sans rival. Le 27 du même mois de juillet, Jacques Piccinino, son général, gagne une nouvelle bataille à San-

… Fabiano, sur lestroupes de Ferdinand, com-

iandées par Frédéric, duc d'Urbin et Alexandre Sforce. Piccinino forme alors le ‘dessein de faire irruption sur les terres du Pape pour le détacher du parti de Ferdinand. 11 entre dans la Sabine en automne, preud Riéti avec d'autres places du voisinage, et porte la terreur jusque dans Rome.

Mais Sforce et Je duc d’Urbin étant survenus, l'obligent à retourner sur ses pas et à aller prendre ses quartiers d'hiver dans l’Abruzze.

L'an 1464, le roi Louis XI sollicite le Pape d'accorder l'investiture du royaume de Naples à Jean d'Anjou. Pour y déterminer Sa Sainteté, il révoque la pragmatique Sanction, et offre d’euvoyer 70,090 hommes contre les Turcs. Pie II, loin de se rendre aux désirs du monarque, fait venir d'Albanie, l’année suivante, le fameux Scanderberg pour le mettre à la tête des troupes de Ferdinand. Ce dernier, avec le secours du prince grec, rempor.e yne grande victoire le 18 août 1462, près du Troie dans la Pouille, sur son Compétiteur. L'an 1463, Ferdinand achève de se rendre maitre du royaume de Naples.

L'an 1494, Ferdinand ‘meurt d'apoplexie, le 25 janvier, à l'âge de 71 ans, fort peu regrelié de ses sujets qu'ilavail traités d’abord avec’douceur,. mais ensuite avec beaucoup de dureté, pour ne pas dire de cruauté.

Naples lui dut néanmoins une partie de sa grandeur. l augmenta considérablement son ‘nceinte; il y établit des manufactures de laine, de soie, d’or ct d'argent, et d’ouvra-

t152 de Naples. L'an 1460 le 7 juillet, il gagne la bataille de Sarno sur Ferdinand, son compétiteur. Son dessein, après celte victoire, était de marcher droit à Naples; mais il en fut détourné par le prince de Tarente, dont l'avis fut qu'avant d’attaquer la capitale il fallait s’assurer des places circonvoisines. Jean y déféra par une complaisance dont il eut tout lieu de se repentir. Il soumit, à la vérité, plusieurs villes dans la Pouille et dans l’Abruzze. Mais le Pape Pie II, protecteur de Ferdinand, ayant fait venir au secours de ce prince le fameux Scanderberg, roi d’Albanie, arrêta les progrès de Jean et rétablit les affaires de son compétiteur. Jean fut battu à Troie dans la Pouille, le 18 août, par Feräinand, après up combat de six heures, L'an 1463, trahi par Jacques Piccinino, son général, et abandonné de Ja plupart de ceux qui l'avaient appelé, il est obligé de renoncer à son entreprise et de repasser en Provence. C'est ainsi que la maison d’Anjou perdit, sans.

retour pour elle, le royaume de Naples.

L'an 1465, Jean se joint aux princes.

mécontents contre le roi Louis XIE. 1 amène à leur secours 500 Suisses; ce furent les premiers, suivant un moderne, qui passèrent en France.

L'an 4470, Jean meurt à Barcelone Île 43 décembre, suivant dom Calmet, le 16 du même mois, selon Ferréras et suivant d’autres, le 27 juillet 1471. Il avait épousé, par contrat du 2 avril 1437, Marie, fille de Charles 1‘, duc de Bourbon, morte en

1448, dont il eut René, mort jeune, Jean HI,

duc de Calabre, mort peu avant ou peu après son père, à l’âge d’environ 28 ans, et Marie, morte jeune. Jean fut un des plns grands capitaines de son siècle, quoique rarement heureux, mais plus admirable dans ses disgrâces que brillant dans ses succès. Il n'éprouva jamais de revers qui n’ajoutât encore à sa gloire. S’il fut souvent malheureux, il ne cessa jamais d’être grand.

Après lui, Charles, comte du Maine, que le roiRené, son oncle, avait institué son héritier au royaume de Naples, se préparaif à passer en Italie pour y soutenir ses droits les armes à la main, lorsqu'une maladie de langueur l’obligea de renoncer à ses projets pour ne s'occuper qu’à régler sa succession. Quoiqu'il eût deux neveux il leur préféra le roi de France Louis XI, et par son testament il appela ce prince à.

tous ses États et seigneuries, et après lui tous ses descendants et successeurs à la couronne. ‘Telle est l’origine du droit des rois de France sur le royaume de Naples.

Charles mourut le 11 décembre 1481.

ses d'orfévrerie qui augmentèrent son commerce, ct par une suite nécessaire y firent naître Je luxe. Il introluisit le premier l’usage de l'imprimerie dans ses Etats vers l'an 1474. Ce prince avait épousé : 1°, L'an 143%, Isabelle, fille de Tristan, de Clermont; %, l'an 1476, Jeanne, fille de Jean HH, roi d'Aragon (morte le 9 janvier 1517), Du premier lit il eut Alphonse, qui suit; Frédéric, qui continua la postérité; François, duc du Mont Saint-

Ange ;

Jean, cardinal ; Béatrix, femme, f° de Mathias Corvin, roi de Hongrie; 2 de

Ladislas VF, successeur de Mathias; Eléonore, alliée : 4° à Marie Sforce, duc de Bari;

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