FABRICIUS
256 * Carthaginense III, le 1 septembre.
Saint Cyprien à la tête de quatre-vingtcinq évêques d’Afrique, de Numidie et de ja Mauritanie, d’un grand nombre de prêtres et du peuple, y confirme sa fausse opinion de l'invalidité du baptème donné hors de l'Eglise, mais sans se séparer de la communion de celui qui ne serait pas de cet avis.
258 ou environ. Romanum, sous le Pape Sixte, où l’on condamne l’hérésie de Noet.
Le Synodique le rapporte mal à propos au temps du Pape Victor. (Bazuze , Nov.
Coll.)
260 ou environ. Romanum, par le Pape sa:nt Denys, où saint Denys d'Alexandrie se justifie, par une belle lettre, de l'accusation de sabellianisme , intentée contre lui par les évêques de la Pentapole. (Harpouin, tome E‘.)
25% Antiochenum 1, d'Antiocne, au mois de septembre, contre Paul de Samosate qui en était évêque, et qui niait la divinité de "ésus-Christ. Paul évita sa condamnation en protestant qu'il tenait la foi de l'Eglise; mais il trompait.
269 D'Antioche II. Paul de Samosate y est convaincu d'erreur, et déposé au commencement de l’an 270 au plus tard, et Domnus mis à sa place à Antioche.
217 Dispute célèbre d'Archélaüs, évèque de Caschar en Mésopotamie, avec l'hérésiarque Manès. Photius, d’après saint Epiphane , dans son traité De ponderibus et mens., n. 20, la place en 272; mais saint Epiphane a corrigé lui-même cette époque dans son Traité des Hérésies, où ildit que Manès commença à répandre son hérésie
CHRONOLOGIE DES CONCILES
sur la fin de l'empire d’Aurélien , et au commencement de celai de Probus, (Voy.
ZacaGni, Mon. vet. Eccl. gr., tome KE‘, où l'on trouve les actes euliers de cette dispute.)
Eliberitanum, ou Illiberitanum, d'Elvire au royaume de Grenade en Espagne. On attribue à ce concile quatre-vingt-un canons péuitentiaux. Ils sont tous dignes de l’antiquité, et tous expliqués par Mendoza, Espagnol, et par M. de lAul espine, évêque d'Orléans, dans la Collection du Père Labbe. Quelques-uns les regardent plutôt comme un recueil de différents canons, tirés de plusieurs auteurs, ou de plusieurs conciles, que comme l'ouvrage du seul concile d'Elvire, dont on ne connaît point le temps. Les uns le mettent avant 250, les autres vers 300, 305 ou 313, d’autres en 32%, où plus lard encore. Nous le plaçons vers 300, avec M. de Tillemont.
301 Alexandrinum, par saint Pierre, évêque d'Alexandrie, où Mélèce, évêque de LycGôple, est déposé pour divers crimes (Sur l’époque de ce concile, voyez dom CEILLIER, tome IE, page 678.)
305 * Cirtense, de Cirte, ou Zerte en Numidie, tenu le 5 mars par onze üu douze évèques, presque tous coupables d’avoir livré, pendant la persécution, les saintes Ecritures. Ils se donnent réciproquement l’absolution de ce crime. Ces évèques tra diteurs furent les premiers auteurs du schisme des donalistes, etles évêques catholiques se servirent dans la suite avantageusement, contre ces schismaiiques, des Actes du coucile de Cirte. On lit dans les Actes de ce concile qu'il se tint le 5 mars, Dioclétien étant consul pour la huitième fois, et Maximien pour la septième, ce qui revient à l’an 303 de Jésus-Christ.
Mais on ne peut douter qu'il n’y ait faute à celte date ; et saint Augustin, qui la rapporte dans ses Livres contre Cresconius, remarque ailleurs que dans l’exempiaire de ces Actes produit à la conférence de Carthage, on lisait qu’il avait été assemblé l'année d’après le neuvième consulat de Dioclétien et le huitième de Maximien, le toisième des Nones de mars, c’est-à-dire le 5 mars 305. C’est la véritable leçon', comme le prouve dom Ceiliier, tome HE, page 686. ne
305 ou 306. Alexandrinum, d'Alexandrie, sous Saint Pierre, martyr. Mélèce, évêque de Lycopolis, convaincu d’avoir abandonné la foi, d’avoir sacrifié aux idoles, et de plusieurs autres crimes, y fut déposé; et sans se soucier de se justifier dans un autre concile, il commença un schisme qui durait encore 150 ans après. (TILLE- MONT.)
311 Carthaginense, où Cécilien est nommé évêque de la même ville. Les évêques de Numidie s’assemblent aussi à Carthage au nombre de soixante-dix, y déposent Cécilien, et ordonnent à sa place Majorin.
C'est ce qui forma le schisme des donatistss, (TILLEMONT.)
313 Romanum, sous le Pape Melchiade, sur l’affaire des donatistes. Ce concile, commencé le 2 octobre, dura trois mois. Cécilien y fut absous, et Donat, évêque des Cases-Noires, condamné comme chef des donatistes. (TILLEMONT.)
314 Arelatense, d'Arles, assemblé le 1" août de tout l'Occident, par ordre de Constantin. Cécilien y est absous de nouveau, et les donatistes encore condamnés. Hs en appellent à l’empereur, qui les condamne rigoureusement à Milan vers la fin d’octobre 316.
314 ou environ. Ancyranum, d'Ancyre, métropole de la Galatie, par Vital d’Antioche, entre Pâques et :a Pentecôte, où l’on fit vingt-cinq canons, dont la plupart regardent ceux qui étaient tombés au temps de Ja persécution. On leur impose diverses pénitences, selon le degré et les circonslances du crime. Le neuvième canon est remarquable en ee qu'il porte que si un diacre, au moment de son ordination, a déclaré qu’il ne peut passer sa vie dans le célibat, 1l peut se marier ensuite, sans pour cela être interdit de ses fonctions ; mais s’il s’est abstenu de faire cette décla ration, il ne peut plus songer au mariage.
314 ou 315. Neocæsarcense, de Néocésarée, peu de temps après celui d’Ancyre, par Vital d’Antioche. Il traite de la discipline et fait quatorze ou quinze canons.
321 ou environ. Alexandrinum, où le prêtre Ariuset neuf diacres furent excommuniés tout d’une voix par saint Alexandre et par tout son clergé.
321 D’Alexandrie II, où saint Alexandre, à la tête de cent évêques d'Egypte, condamne de nouveau Arius et ses sectaleurs, qui soutenaient qu'il y avait un temps où Île Fils n'avait point été, et qu’ainsi il n’était point parfaitement Dieu.
321 * Bithyniense et Palestinum, de Bithynie et de Palestine. Deux conciles en faveur des ariens, tenus par le crédit d'Eusèbe de Nicomédie principalement.
324 Alexandrinum, tenu par Osius, que Constantin y avait envoyé pour la réunion de saint Alexandre avec Arius. Les ariens sont condamnés dans ce concile, de même que les colluthiens, qui soutenaient que Dieu n’est point l’auteur du mal physique comme il ne l’est point du péché. (TiLLE- MONT.)
823 NICÆNUM, de Nicée en Rithynie, de-
uis le 19 juin jusqu’au 25 août; (c'est e premier concile général) tenu en présence de l’empereur Constantin : il y avait trois cent dix-huit évêques de toutes Îles parties de l'empire. La foi de la consubstantialité du Fils de Dieu avec son Père y fut définie et signée par les eusébiens mêmes, fauteurs d’Arius. El y fut anathématisé avec tous ses sectaleurs, et banni.
Osius présidait au nom du Pape saint Sylvestre, qui avait envoyé à Nicée deux de ses prêtres, avec ordre de consentir à tout ce qui s’y déciderait. Osius y dressa Île Symbole que nous appelons encore aujour-
d'huide Nicée; ettoutle monde l'approuva, excepté Arius et peu de ces disciples déclarés. Les méléciens se réunirent à FKglise pour la plupart. La fête de Pâques fut fixée au dimanche après le 1k de 1à ‘une. On y dressa vingt canons sur la discipline, qui sont reçus dans l'Eglise universelle. Les Arabes yen ajoutentsoixantetreize autres, qui sont admis comme légilimes par toutes les sectes d'Orient, et dont Abraham Echellensis s’est efforcé de prouver l'authenticité. L'Eglise grecque fait mention des Pères de Nicée le 29 mi.
Dans un manuscrit du Vatican, cité par Riceioli {Chronol. réform., 1x, k), le Sym bole de Nicée est daté du 19 dæsius de l’an 636 de l’ère d'Alexandre (ou des Grecs), indiction 13, sous le consulal de Paulin et de Julien ; ce qui revient au 19 juin de lan de Jésus-Christ 325. Peu de temps après ce concile, il s’en tint un autre de quelques évêques, où Eusèbe de Nicomédie et Théognis de Nicée, reconnus pour chefs des ariens, quoiqu'ils eussent signé la consubstantialité, furent déposés etrelégués dans les Gaules par Constantin. Environ après deux ans d’exil ils en furent rappelés par le même empereur et rélablis dans leurs siéges.
326 Alexandrinum, le 27 décembre, où saint Athanase est ordonné à la place de saint Alexandre, mort au mois d'avril de cette année. (Pa@r.) Le Père Mansi place ce concile en 328.
331*Antiochenum, d’Antioche, par les ariens.
Saint Eustathe, qui en était évêque, y cst faussement accusé d’un crime honteux, et en conséquence déposé. Quelques anciens mettent ce conçile à Nicomédie.
(Tizemowr.) Le Père Mansi (Suppl. Conc., t. 1,) le rapporte à l’an 327, ou environ.
33% * Cœsareense, de Césarée en Palesüne, par les ariens, calomniateurs de saint Athanase. Ce saint ne se rendit point à ce concile, quoiqu'il y eût été appelé, et les ariens lui en firent un grand crime auprès de Constantin.
335 * Tyriense. Ce concile nombreux, tenu aux mois d'août et de septembre, se passa en turuultes excités par les eusébiens contre saint Athanase, qui se relira avant la fin. Il y fut outrageusement calomnié , et enfin déposé par les ariens.
325 * Jerosolymitanum, pour la dédicace de l'église du Saint-Sépulcre, où les évêques du concile de Tyr furent appelés par Constantin. Dans celui de Jérusalem, commencé le 13 septembre, Arius fut reçu à la communion de l'Eglise par les eusébiens, après avoir présenté au concile, et auparavant à Constantin, une profession de foi équivoque et captieuse, où le mot de consubstantiel ne se trouva point, ni aucun autre équivalent. Saint Athanase fut banni dans les Gaules sur la fin de la même année 335, et il arriva à Trèves en février 336. k
336 * Constantinopolitanum, de Constantinople, où Marcel d’Ancyre fut déposé et ex-
217 CHRONOLOGIE DES CONCILES, 278
cemnunié par les ariens. Mort subite d'Arius pendant ce concile, où les eusébiens voulaient le faire recevoir à la communion par saint Alexandre de Constantinopie. On attribue cette mort aux prières de ce saint, et à celles de saint jacques de Nisibe.
398 * Constantinopolilanum , par les ariens, où saint Paul, évêque de Constantinople, est déposé sur une fausse accusation.
(D. Cæiiuier, t. I.)
239 * Amtiochenum, par les ariens, en présence de l’empereur Constance, où Pistus, p'être de la Maréote, est ordonné à la place de saint Athanase. (D. CELLIER, ibid.)
340 * Alexandrinum, d'Alexandrie, où saint Athanase avait été renvoyé par Constantin Ice Jeune en 338. Ce concile, d'environ cent évêques, réfuta dans une lettre circulaire toutes les calomnies avancées contre saint Athanase, par les eusébiens.
(PaGr.) Labbe se trompe, en rapportant ce concile à l'an 339. (Edit. Venet., t. EL. )
Gangrense, de Gangre en Paphlagonie. Nous rapporrtons ici le concile de Gangre, parce que Denys le Petit, dans sa Collection, en place’ les vingt canons avant ceux du concile d’Antioche qui suit. On ignore sa véritabie époque. (Voyez Tic. et Par.)
341 Antiochenum, d’Antioche, pour la dédi-
cace de léglise. I y avait quatre-vingt-
dix-sept évêques, dont quarante ariens.
Ceux-ci donnèrent leur profession de foi.
Elle me disait point et elle ne niait point
que le Fils fût consubstantiel au Père;
mais Îies catholiques s’en contentèrent, puisqu'ilscommuniquèrent avecles ariens.
On y fit, après la dédicace de l'Eglise,
eux autres professions de foi contre le
sabel'ianisme, toutes deux catholiques, etentin vingt-cinq canons. (Pacr.)
Les quarante évêques ariens élurent en-
suite ‘du concile, et à Antioche même,
Grégoire, qu'ils envoyèrent à Alexandrie
à la place de saint Athanase, qu'ils regar
aient comme déposé depuis le concile de
Tyr. Ce Grégoire s’y fit recevoir en qua-
lité d’évêque avec des cruautés inouies,
que saint Antoine avait prédites. Nous ne parlons point d’une quatrième formule équivoque, cofnposée par les mêmes ariens dans leur conciliabule après le concile.
(Foyez Par.)
34,2 Romanum, vers le mois de juin, sous le Pape Jules. Saint Athanase y est pleinement justifié de toutes les calomnies que les ariens avaient avancées contre lui.
Marcel d’Ancyre, qu’ils poursuivaient de même, y prouva également son innocence.
Ce concile était de cinquante évêques. Le Pape écrivit au nom de tous une jettre magnifique aux Orientaux, qui avaient d'abord demandé le concile, et qui refusèrent ensuile d'y venir. Ce concile est daté de l’indiction xv. C’est la première fois que cette dale se trouve employée par les Latins. Les éditeurs des Conciles placent celui-ci, mais mal, en 341. (PaGr.)