‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 45 sur 1479 · Antiochenum, par les ariens. Is y fi · texte numérisé non relu

Antiochenum, par les ariens. Is y fi

rent une nouvelle profession de foi qui, pour sa longueur, fut appelée Macrostiche, ou à longues lignes. Elle aurait été catholique, si le mot consubstantiel S'y était trouvé. Elle fut présentée parles députés orientaux au concile suivant. (Tic) Le Père Mansi place ce concile vers la fin de 343.

316 Mediolanense, de Milan, par Îles catho-

liques. Ils refusèrent de souscrire la nouvelle profession de foi présentée par les Orientaux, en déclarant que celle de Nicée leur suffisait, et qu’ils ne voulaient rien au delà. (Tizr.) Ce concilcest de l'an 34h, selon le Père Mansi.

347 Sardicense , de Sardique en Hlyrie, com-

mencé au mois de mai, d'environ cent soixante-dix évêques, cent occidentaux et les autres orientaux, Saint Athanase y était.

Ses ennemis voyant le concile en règle, et qu’ils n’y prévaudraient point, se fretirèrent confus. Saint Athanase y fut encore justifié et confirmé dans la communion de l'Eglise. Les chefs de ses ennemis, au nombre de huit évêques, y furent déposés et excommuniés. Grégoire, mis à sa place, le fut de même. On n'y fit point de nouvelle profession de foi : celle de Nicée fut déclarée sufisante, mais on y fil vingt canons, presque tous proposés par Osius.

Ces canons, dans la suite, ont été souvent confondus avec ceux de Nicée. H y en a un qui permet à un évêque condamné par un concile particulier d'appeler à Rome, s'il se croit injustement condamné, et au

ape de nommer de nouveaux juges, s’il croit l'appel bien fondé.

* Pendant le concile, les Orientaux, au nom-

bre de quatre-vingts, se relirèrent à Philippopolis en Thrace, et de là écrivirent une lettre, où ils excommuniaient entre autres Osius, saint Athanase et le Pape Jules. Ils dressèrent une profession de foi, qui n’a rien de remarquable que l'omission affectée du terme consubstantiel. Depuis ce dernier prétendu concile de Sardique, l'Orient fut quelque lemps divisé de l'Occident, et les ariens continuèrent d'exercer de grandes violences en Orient.

Le Père Mansi ( Suppl. Conc.,t. 1°) place ces deux conciles en 34h; sur quoi 1l est réfuté par le Père Mamachi.

37 ou environ. Latopolitanum, de Latople

en Egypte,composéd’évèques et de moines, devant lesquels saint Pacôme rend compte des dons extraordinaires qu’il avait reçus de Dieu. (Edit. Venet., t. I.)

347 Mediolanense, de Milan, contre Photin,

évêque de Sirmich, qui niait la Trinité, et aisaicque Jésus-Christ était un pur homme, qui n'existait point avant Marie. Ursace et Valens y abjurèrent l’arianisme, et furent réunis à l’Église, dont ils avaient été séparés à Sardique. Le Père Mansi place en 36 ce concile, sur une lettre du Pape Libère, écrite en 35%, dans laquelle il est dit que les évêques s'étaient assemblés huit ans auparavant à Milan, pourdéjoscer Photin.

EPS

48 * Antiochenum, d'Antioche, parles ariens,

où l'évêque Elienne est déposé. Mañsi rapporte ce concile à l'an 345.

348 * In Numidia, par les donatistes circoncellions, au sujet de Marculfe, un de leurs évêques, que Macaire, envoyé par l’empereur Constant en Afrique, avait fait mourir. Cette assemblée députa dix de ses membres à ce prince, pour lui faire des plaintes sur la conduite de Macaire.

(Mansr.)

348 ou 349.Carthaginense, de Carthage, sous l’évêque Gratus. Ce concile était de toute l'Afrique, et on y fit treize canons sur la discipline.

349 Jerosolymilanum , de Jérusalem, par l’évêque saint Maxime, à la tête de quinze autres. On y écrivit une lettre synodale en faveur de saint Althanase, qui étaitalors à Jérusalem, et qui s’en retournait, avec l’agrément de l’empereur Constance, à son Eglise, après la mort de Grégoire l'intrus.

349 Romanum, de Rome, coutre Photin, au mois de janvier. Ursace et Valens y rétractèrent, en présence du Pape Jules, tout ce qu'ils avaient dit contre saint Athanase, el lui écrivirent des letires de communion. Le Père Mansi place ce concile en 348. Le Père Hardouin le partage en deux : l'un tenu en 349, où Valens et Ursace se rélractèrent; l’autre célébré en 351, où l’on condamna l’hérésie et la personne de Photin; sur quoi il est réfuté par l'éditeur de Venise, (T.1L.)

849 ou environ. Cordubense, de Cordoue, par Osius. Le cardinal d'Aguirre le croit national. Ou y confirma tout ce qui s'était fait ; celui de Sardique. (Edit. Veneta, t. IL.

351 * Sirmiense, de Sirmich en Basse-Pannonie, contre Photin, que les ariens y déposent. Ils y dressèrent uu nouveau formulaire, toujours suspect , à cause de ses auteurs et de l’omission affectée du mot consubstantiel. Mansi assigne ce concile à l'an 358.

352 Ægyptiaeum, d'Egypte, par soixantequinze évêques catholiques, qui écrivirent une lettre synodique au Pape Libère, en faveur de saint Athanase. ( Mansi, Suppl. Conc.,t. 1".)

352 Romanum, de Rome, sous le Pape Libère, pour saint Athanase, accusé par les Orientaux, el soutenu par un plus grand nombre d’Egyptiens.

353 * Arelatense, d'Arles en Provence, par les ariens, soutenus par l’empereur Constance. Fhotin de Sirmich, Marcel d'Ancyre et saint Athanase y sont condamnés. Vincent de Capoue, légat du Pape Libère, consent à ces trois condamnations. Saint Paulin de Trèves, qui refuse de souscrire à celle de saint Athanase, estexilé, et meurt dans son exil en 358. Le Père Mansi rapporte ce concile à l'an 354.

33 * Antiochenum, d'Avtioche , par trente évêques ariens , qui déposent de nouveau saint Athanese, et mettent George, homme de la lie du peuple, à sa place.’ SOZOMÈNE,

ss iv.) Le Père Mansi met ce concile en

395 * Mediolanense , de Milan, par les ariens el par les Occidentaux, au nombre de plus de trois cents, en présence de l'empereur Constance. Son formulaire arien y fut rejeté par le peuple; mais saint Athanase y fut condamné par les évêques. Eusèbe de Verceil, Denys de Milan et Lucifer de Cagliari furent exilés; et le diacre Hilaire, envoyé du Pape Libère, y fut fouetlté sur le dos par les eunuques ariens, excités par Ursace et Valens, retournés à l'arianisme.

355 Gallicanum, peut-être de Poitiers ou de Toulouse, peu de temps après le concile de Milan. Saint Hilaire et les autres évêques catholiques des Gaules s'y séparèrent de la communion de Saturnin, de Valens et d'Ursace, et accordèrent à leurs partisans un délai pour revenir de Jeur égarement. ( Mansr, Suppl., t. °°.)

356* Bitterense, de Béziers, avant le mois de juin. Saint Hilaire, qui s'y opposa à Saturnin d’Arles et aux autres ariens, y fut peut-être déposé. Du moins il est certain que peu après il fut envoyé en exil par l'empereur Constance.

357 * Sirmiense II, de Sirmich, où les ariens dressèrent un nouveau formulaire, plus mauvais que plusieurs autres dressés auparavant, C'est celui que le grand Osius eut le malheur de signer. Mansi rapporte ce concile à l'an 359.

357 ou 358 * Cæsarcense, de Césarée en Palestine, par Acace, où saint Cyrille de Jérusalem estdéposé.(Socrare, Hist. Eccles., liv. 11, ch. 40.)

358 * Antiochenum, d'Antioche, par l'évêque Eudoxe, qui en avait usurpé le siége, et par d’autres évêques ariens. Ils y condamnèrent les mots consubstantiel et semblable en substance.

358 Melitinense, de Mélitène dans la petite Arménie, où l'on déposa Eustathe, évèque de Sébaste. (Edit. Veneta, 1. I.)

358 Neocæsarcense, de Néocésarée dans le Pont, où le même Eustlathe est de nouveau déposé. (1bid.)

338 Romanum, de Rome, où l'antipape Félix, à la tête de quarante-huit évêques, condamne Ursace et Valens, et même l'empereur Constance, comme héréliques. (Ba- LUZE, Nova Coll.)

3358 * Ancyranum, d'Ancyre en Galatie, par les semi-ariens. ls y condamneut la seconde formule de Sirmich de lan 357, ct ils enseignent le semblable en substance.

Mansi met ce concile en 359.

358 * Sirmiense III, de Sirmich, où, contre l’usage de l'Eglise, on dressa une nouvelle formule, datée du 22 mai, On y donne à Constance le titre de Roi éternel, qu'on y refuse au Fils de Dieu. Le Pape Libère est rétabli, après avoir signé ce formulaire arien el condamné saint Athanase, dont la cause élait alors inséparable ce celle de Ja foi. Ce qui fait dire à saint Hilaire: Año-

thème à Libère. Mansi place ce concile en 309,

399 Ariminense, de Rimini en Italie, d’environ quatre cents évêques. I n’y en avait qu'environ quatre-vingts qui fussent ariens. Les catholiques séparés des ariens confirmèrent la foi de Nicée, et coudampèrent de nouveau Arius, avec toutes ses érreurs. Ils condamnèrent aussi, le 21 juillet, Ursace, Valens et quelques autres, «omme hérétiques. Le concile aurait pu icise Séparer; mais l’ordre d'envoyer des députés à l’empereur les retint à Rimini.

* L'empereur par ses délais engagea, vers le 19 octobre, les députés catholiques à signer à Nice, en Thrace, un nouveau foruulaire arien, qui fut envoyé à Rimini, et enfin reçu par tous les évêques du concile, qui finit ainsi malheureusement, après avoir si bien commencé. Ursace , Valens et quelques autres de leurs amis, en porlèrent la nouvelleà l’empereur. Le Pape Libère et quelques äutres évêques occidentaux rejetèrent le nouveau formulaire de Constance.

399 * Seleuciense, de Séleucie, le 27 septembre, ou les Orientaux s’assemblèrent en même temps que les Occidentaux à Rimini. El s’y trouva des demi-ariens, au nombre de cent cinq, des anoméens, ou purs ariens, environ quarante, et des catholiques, environ quinze, entre lesquels était sain! Hilaire exilé. Le concile se passa en dispute entre les semi-ariens et les anoméens qui rejelaient le semblable en substance.

360 * Constantinopolitanum , au commencement de l'année, où l’onfit signer à tous les évêques la formule de Rimini, en y ajoutant une défense de se servir de l’expression de semblable en substance. De là on envoya cette formule par tout l'empire, Pour la faire souscrire par tous les évêques absents. Ce qui remplit alors l'Eglise de troubles effroyables et d’une iafinité de prévaricateurs. Saint Hilaire, qui était pour lors à Constantinople, demanda audience à l’empereur par un écrit, où il fit voir l’absurdité de tant de nouvelles formules de foi, et s’offrit de la prouver en présence du concile. L'assemblée refusa son défi, et lefit renvoyer à Poitiers cotume un homme qui troublait l'Orient.

360 Parisiense I, de Paris, sous Julien l’Apostat, déclaré Auguste dans la même ville, au mois de mai, en cette année. On y rejetle, à lasollicitation de saint Hilaire, nouvellement arrivé de Constantinople, la formulede Rimini, dressée par les ariens, et on s’en tient à celle de Nicée. Pagi prouve que ce concile s'est tenu en 360 ; d’autres le rapportent à 361,et même quelques-uns à 362. On tint, dans le même temps, plusieurs autres conciles dans les Gaules, par les soins de saint Hilaire de Poitiers, dont Dieu se servit particulièrement pour préserver et délivrer l'Occident de l’hérésie arienne.

961 Antiochenum, en présence de l’empe-

reur Constance, où l'on élit saint Mélèce, évêque d’Antioche. Constance l’exila trente jours après son élection.

361 * Antiochenum, où les ariens, dominant après l'exil de saint Mélèce, retranchent de leur formule, qui est la dernière des ariens , le semblable en substance, comme le dit Sozomène expressément. (Pacr.)

362 Alexandrinum, où saint Athanase et plusieurs confesseurs exposent ce qu’on doit croire de la Trinité et de l’incarriation. Ils y décident qu’il faut recevoir avec affection les évèques séduits par lesariens, et les ariens mêmes, s'ils reviennent sincèrement à l'Eglise. Cette douceur déplut à Lucifer de Cagliari, qui était à Antioche, et sa rigueur Île jeta dans le schisme, appelé depuis des lucifériens. I augmenta aussi celui d'Antioche, en y ordonnant pour évêque Paulin, que les méléciens ne voulurent point reconnaître. Ce schisme d’Antioche, commencé à la déposition de saint Eustathe en 331, ne finit qu’en415, sous l'évêque Alexandre.

363 T'hevestanum, de Théveste en Numidie, où Primase, évêque de Lemelle en Mauritanie, se plaint des violences que les donatistes avaient exercées contre son peuple. C'est tout ce qu'on en sait.

(D. Cerrrer.)

63 ou environ. * Zelense, de Zcie dans le Pont, où les semi-ariens dressèrent une profession de foi. (Mansr, Suppi. tom. E.)

363 Alexandrinum, au mois de juillet ou d'août, assemblé de toute l’Egyple par Saint Athanase, pour satisfaire à la demande que lui avait faite empereur Jovien de lui envoyer une exposition de la vraie foi. Dans la réponse, saint Athanase exhorte l'empereur à s'attacher à la foi de Nicée, etc. (PaGi.)

363 Antiochenum, au mois d'octobre, par saint Mélèce et les évêques de son parti.

Saint Jérôme, attaché à Paulin, blâme ce concile, en donnant un mauvais sens à ce qui en avait un bon. (PaGr.)

364* Lampsacenum, de Lampsaque en Mysie, vers le mois d'août, par les macédoniens. Ils y réglèrent que l'on suivrait, par toutes les Eglises, la confession de foi de Séleucie, proposée auparavant à la dédicace de l'église d’Antioche. Ils dirent anathème au formulaire de Rimini, quoiqu'ils l’eussent eux -mêmes signé. Pagi et D. Maran mettent ce concile en 364 ; d’autres le rapportent, mais mal, à l'an 865.

364 Romanum, où l’on reçoit les députés du concile de Lampsaque, avec la confession de foi dont ils étaient chargés. (Mansi.) C’est peut-être le même que celui de 366.

365 * Nicomediense, où l’empereur Valens force Eleusius de Cyzique, demi-arien, d’embrasser la communion des ariéns.

Eleusius se repentit de sa faute dans le moment, et, de retour chez lui, il voulut abdiquer l’épiscopat, mais son peuple l'en empêcha. (SocraTe, 1. 1v, c. 6, 7.) D. Ceilier met ce conéile en 366.

366 Romanum, où les Macédoniens présen-

tent au Pape Libère un écrit, par lequel ils embrassent purement et simplement la foi de Nicée. Socrate et l'Histoire Tripartile rapportent cet écrit avec la Lettre synodique de Libère aux macédoniens convertis; lettre qui fisa, par la suite, la croyance des Eglises d'Orient, et mit fin aux disputes sur la Trinité.

365 ou euviron. Laodicenum, de Laodicée, dans la Phrygie Pacatienne. Il est célèbre par ses soixante canons sur diverses matières de discipline, principalement touchant les rites et la vie cléricale. Le soixantième règle le canon des Ecritures, dans lequel] il omet Judith, Tobie, la Sagesse, l'Écclésiastique, les Machabées et l’Apocalypse. On ignore l’année précise de ce concile, (Voyez PaGr.)

366 Tyanense, de Tyane en Cappadoce, où les macédoniens réunis apportent les lettres de communion du Pape Libère et des autres évêques d'Occident, et, de concert avec les catholiques orientaux, un concile à Tharse, pour confirmer la foi de Nicée. Mais l'empereur Valens, à l'instigation des ariens, leur fit défense de s’assembler. (FL.) Pagi met ce concile en

367 Romanum I, par quarante-quatre évêques, au sujet d’une fausse accusation d’adultère, formée par les schismatiques contre le Pape Pamase. (Edit. Venet.

t. IL.

367 * Antiochenum, d'Antioche en Carie, où trente-quatre évêques asiatiques soutiennent la profession de foi de la dédicace de l’église d’Antioche, comme élan‘ l'ouvrage du martyr saint Lucien. (FILLE

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