TIRÉE EN PARTIE DE GRAVIUS
Noms des mois et nombre de leurs jours.
Fénies initiales des mois.
Moharram , ou Muharram, 30 jours.| 1 Séfer, ou Safar, ou Suphar, 29 jours.| 3 Rabie Ir, ou Rabi el-Aoual, ou Rabiul-Euvel, 30 jours.| 4 Rabie 11, ou Rabi el-Akher, ou Rabiul-Achir, 29 jours | 6 Giumadi 1", ou Dgioumadi el-Aoual, ou 7 Gioumaafil Euvel, 30 jours.
Giumadi {E, ou Dgioumadi el-Akher, ou 9 Gioumaafil-Achir, 29 jours.
Redgeb, ou Régihab, 30 jours.| 3
Schaban , ou Sahaben, ou Sahaaban,
Ramadhan, ou Ramazan,
Schoual, ou Schewal, ou Scherrail,
Dzoulcaada, ou Dulkaiïiadath, ou Zilkaade,
Dzouledgé , ou Bulkagiadath, ou Dulheggiah, ou Zilligge, Et dans l'année interealaire,
29 jours.| 5 30 jours | 6 29 jours.| 1
30 jours.| 2
29 jours.| 4 30 jours.
mme | cmmtmnene | | mt | se | ennns
— | me same | éme
Récapitulation des ères employées dans la Table chronologique, avec leurs rapports précis à l'ère de Jésus-Christ.
La 1°° année de la 195° olympiade répond au 1°" juillet de la 1:° année de Jésus-Christ.
La 4° année de lindiction constantinopolitaine commence au 4°" septembre avant Jésus-Christ ; la 4° année de l’indiction constantinienne, au 24 du même mois, et la 4° année de l'indiction Pontificale au À°" janvier suivant.
L'année 5503 de l'ère d'Alexandrie commence au 29 août de l'année qui précède immédiatement la 4'° année de Jésus-Christ.
L'année 5493 de l'ère ecclésiastique d’Antioche commence au 1°" Septembre avant l'ère de Jésus- Christ.
L'année 5509 de Constantinople commence au 1e" septembre avant l'ère de Jésus-Christ.
L'année 313 de l'ère des Grecs commence au 1°" septembre, suivant les uns, au 4‘ octobre, selon les autres, de la {"° année de Jésus-Christ. Quelques peuples font commencer cette année 313 seulement en l'automne de la 2° année de Jésus-Christ.
La 49° année de l'ère césarienne d’Antioche commence, selon les médailles, le 1°" septembre avant l'ère de Jésus-Christ, et, suivant les actes, au 1°" septembre de la 1° année de Jésus-Christ.
a 39° année de l'ère d'Espagne commence au {1 janvier de la 1'* année de l'ère chrétienne.
La première année de l’ère des martyrs commence au 29 août de l'an de Jésus-Christ 284.
La 4" année de l'Hégire commence au 16 juillet de l’an de Jésus-Christ 622.
Dans la Chronologie des Conciles, nous ne nous en sommes point tenus à la collection générale du P. Labbe, ni à celle du P. Hardouin. Nous avons de plus consulté l'édition de Venise avec le supplément du P. Mansi, et les éditions des Conciles nationaux d'Espagne, d'Angleterre, d'Allemagne, etc. Nous avons fixé les dates précises de ces assemblées, autant qu’il nous a été possible, et souvent nous avons été obligés de changer celles qu’on leur avait assignées avant nous.
Nous avons suivi pour l'ordinaire, dans la Chronologie des Papes des trois premiers siècles, Eusèbe de Césarée, dont l'autorité en ce point est d’un très-grand poids, et doit l'emporter sur ‘les conjectures de quelques modernes. Pour la suite des Papes jusqu'au dernier pontificat, nous l'avons tirée des auteurs qui ont traité cette matière avec le plus de critique, et spécialement de M. de Tillemont, du P. Pagi, de M. Bianchini, de M. Muratori, du P. Mansi et de M. de Saint-Marc.
Quant aux listes des empereurs, des rois et des autres souverains, nous ne finirions pas, si nous voulions marquer en détail toutes les sources où nous avons puisé pour les dresser. Il suffit de dire que nous n'avons rien laissé à l'écart de ce qui peut servir à faire connaître les véritables époques des règnes et des événements’; histoires générales et particulières de chaque monarchie, vies séparées des princes, chartes,
chroniques et autres documents relatifs à notre objet, autant qu'ils sont parvenus à notre connaissance et que nous avons pu les trouver, nous ont passé par les mains et ont été soigneusement examinés.
Non contents de fouiller dans les archives publiques de la littérature, nous avons encore eu recours à des ressources plus particulières, en consultant des personnes habiles qui ont bien voulu nous faire part de leurs lumières, soit de vive voix, soit par des remarques qu’elles ont faites sur plusieurs de nos Chronologies que nous les avons priées d'examiner, soit par des Mémoires qu’elles nous ont remis.
Nous ne ne nous étions point proposé d’abord de changer le Calendrier solaire perpétuel de la première
édition ; mais la grande difficulté que nous avons trouvée de l'adapter à toutes les sortes d'années qui sont 2n usage chez les divers peuples, surtout en Orient, nous a fait prendre le parti de lui en substituer un autre cinq fois plus court et beaucoup plus conforme à notre dessein. Sept calendriers particuliers, relatifs chacun à l’une des sept lettres dominicales, composent celui-ci, au lieu des 35 calendriers que renfermait celui qu'il remplace, suivant les 35 jours où la fête de Pâques peut arriver. Nous ne craignons pas que nos lecteurs regrettent le premier, queique bon qu'il soit, après avoir fait l'essai du second. © Le Glossaire des dates, qui vient ensuite, comprend non-seulement les noms latins et gaulois, mais aussi les noms grecs que l'antiquité a donnés à certains jours du mois et de la semaine.tNous avons considérablement augmenté cette partie; nous l'avons mise dans un nonvel ordre et sous un autre titre; et nous avons expliqué plusieurs noms dont on chercherait en vain la signification dans les autres Glossaires anciens : et nouyeaux.
- Le Uataiogue des saints est encore un article qui appartient à l’art de vérifier les dates. On sait que les! anciens ne marquaient souvent dans leurs actes et dans leurs histoires la date du jour, que par le nom du saint dont la fête était attachée à ce jour. Il est donc important de savoir le mois et le quantième du mois auquel tompe la fête de chaque saint. C'est ce que nous avons recherché avec soin; mais nous avouons qu'il nous a encore échappé plusieurs saints dont on fait la fête en certains lieux, et qui par là peuvent tenir lieu de dates en certaines chartes. Notre intention n’a cependant pas été de faire mention de tous ceux qui se trouvent dans les martyrologes, parce que les saints, qui ne sont pas honorés d’un culte public, ne font rien à notre dessein.
Les consuls ont encore plus de droit, s’il est permis de le dire, que les saints, d'entrer dans cet ouvrage. L'empire romain n’a point employé, dans ses actes publics, d'autre date que le consulat. Il en est de mêm de presque tous les historiens latins jusqu'au vin* siècle et de aa plupart des historiens grecs. Nous n pouvions doncnous dispenser de donner une chronologie exacte des consuls, depuis Jésus-Christ jusqu'a temps où ils ont cessé. C’est ce que nous avons tàché de faire avec tout le soin possible. Mais au lieu d placer cet article à la suite du catalogue des saints, nous avons cru devoir le mettre immédiatement avan jes empereurs, parce au’ils ont toujours disposé du consulat en maîtres, et qu'ils l'out souvent réuni à leur autres titres.
C'est ainsi que nous avons rempli notre principal objet, qui était de procurer des moyens pour éclaircir 1 chronologie depuis Jésus-Christ, découvrir et fixer les véritables époques des chartes et des faits historiques ; mais nous n’en sommes pas demeurés là. Quand on a établi des règles, il faut en faire l'application, joindr la pratique à la théorie, et montrer par l'usage la solidité des principes qu'on a posés. Ces motifs nou ont déterminés à donner une chronologie des principaux événements depuis le commencement de notre èr vulgaire jusqu’à nous. Nous n'avons pas entrepris de le faire par un discours suivi, tel que celui de Bossue sur l'Histoire universelle. I ne fallait pas moins qu'un génie aussi vaste que celui de ce grand prélat, pou ranger de front uné multitude presque infinie de faits, donner à chacun la place qui lui convient, et en for. mer ce riche tableau qui charme les yeux de tous les connaisseurs.
L'histoire, traitée de cette manière, selon la remarque du même auteur, ressemble à une carte général qui apprend à placer les parties du monde dans leur tout, et dans laquelle on peut voir les rapports qu’ chaque histoire particulière avec les autres. Le plan que nous nous sommes tracé ne nous a pas permi de suivre cette route. Mais nous en avons pris une autre qui la côtoie, pour ainsi dire, en quelque sorte, e dont les avantages ne nous paraissent nullement équivoques. En partageant, comme nous avons fait, le événements en différentes classes, nous avons tàché de rapprocher, autant qu'il a été possible, celles de ces classes qui avaient du rapport entre elles, de les présenter, quoique distinguées, sous le même point de vue, et d'en former un ensemble qui fit un tableau dans son genre, ct réunit des parties correspondantes qui Yerdraient trop à n'être, vues que séparément.