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ture de saint Thomas sur les sacrements.
(Conc. Germ., 1. V.)
1452 Magdeburgense, par le cardinal de Cusa, et Frédéric de Belchlingen, archevêque de Magdevourg, avec deux suffragants, le jour de la Pentecôte. Le légat, après y avoir publié quelques statuts, nomme deux commissaires pour la réforme des chanoines réguliers. (Conc. Germ., t. V.)
1453 Cashelense, de Cashel en Irlande, célébré à Limerick, le 6 août. On y fit 121 règlements, dont le vingtième défend aux clercs de porter des moustaches. Le vinglcinquième déclare que de tous les iegs testamentaires, il en appartient une portion à l’église paroissiale. { WiLxins.)
44955 Aschaffemburgense, par Thierry d’Er-
bach, archevèque de Mayence et ses suffragants, le 15 juin, contre les erreurs des hussites. (Conc. Germ., t. V.)
1495 Suessionense, de Soissons, le vendredi
11 juillet, par Jean Juvénal des Ursins, archevêque de Reims, et ses suffragants, en personne, Ou par procureurs. On y or donna l’exécution du décret du concile de Bâle, confirmé dans l’assemblée de Bourges, touchant la manière de chanter l'office divin, et on y fit quelques autres statuts.
Ce concile est rapporté partout à l’an 1456 : ce qui n’est vrai qu'en commençant l’année le jour de l’Annonciation, neuf mois et sept jours avant nous, suivant l’usage de la métropole de Reims en ce temps-là,
1457 Avenionense, d'Avignon, le 7 septembre,
par les soins de Pierre, cardinal de Foix, de l’ordre des Frères Mineurs, archevêque d’Arles et légat d'Avignon. Le but principal de cette assemblée fut de confirmer ce qui s'était fait au concile de Bâle (sess. xxxvi) touchant l'opinion de l'Immaculée Conception de la sainte Vierge. On y défend, sous peine d’excommunication, de prêcher le contraire de celte opinion; on ne permet pas même d'en disputer en public, et on enjoint aux curés de publier ce décret, et de l’annoncer à tous les fidèles, afin qu'aucun ne puisse l’ignorer.
1473 Madritense, de Madrid, au commencement de l’année, par le cardinal Borgia, légat du Pape, avec plusieurs prélats. On s’y appliqua à remédier à l'ignorance des ecclésiastiques d'Espagne, qui était telle, qu’à peine s’en trouvait-il quelques-uns
ui sussent le latin.
auT3 Arendense, d'Arenda, dans la vieille Castille, vers la fin de l’année, et pour la même chose que le précédent. Carillo, archevêque de Tolède, avec ses suffragants, y lit 20 règlements sur la discipline ecclésiastique, entre lesquels il y en a un qui dit, qu’on ne confèrera point les les ordres sacrés à ceux qui ne savent point le latin.
1485 Senonense, par Tristan, archevêque de Sens. 11 y confirma les constitutions faites vingl-cinq ans auparavant par son prédécesseur Louis de Melun, et y traita de la célébration de l'office divin, de la réforme du clergé dans les mœurs st dns
les habits, de la réforme des reiigieux, et des devoirs des laïques envers l'Eglise, du paiement des dimes, ete.
1490 Saltzburgense, de Saltzbourg, le 19 cctobre. On y fit plusieurs règlements sur la discipline, tirés en grande partie de ceux du concile de Bâle. On y publia une “ coustilulion Ge Martin V, donnée le 19 décembre 1417, pendant la tenue du con cile de Constance, pour confirmer les lois des empereurs Frédéric IL et Charles IV, touchant les immunités ecclésiastiques et" la sûreté des asiles sacrés. (Edit nes j
1510 Turonense, assemblé par le roi Louis XHI, « el composé, suivant Génébrard, de tous les prélats du royaume, et d’un grand nombre de docteurs. Le roi y proposa 8 questions touchant la guerre qu’il se disposait à déclarer au Pape Jules IE, pour soutenir Alphonse, duc de Ferrare, son allié, que ce pontife s’obstinait à vouloir dépouiller de ses Etats. Les réponses du concile affermirent le roi daus sa résolus tion. 4
1510 Paterkavense, de Péterkawen en Po“ logne, le 11 novembre, par Jean, arche:
vèque de Gnesne et primat. On y fit 28.
règlements, dont le second ordonne dem chômer la fête de saint François dans tout le royaume ; le dixième eujoint aux pasteurs de publier tous les ans, le jeudi saint, dans leurs églises, la fameuse bullé In cœna Domini. (Mansi.) F
1511 Pisanum, de Pise. Quelques cardinaux mécontents de ce que le Pape Jules II n&« convoquait point de concile général, comme il l'avait promis, sollicités en même temps.
par l’empereur Maximilien et par Louis XIH,« roi de France, indiquèrent ce concile dé Pise, qu'ils appelèrent général, et en mar“ quèrent l'ouverture lé 1° septembre. Elle ue se fit que le 1° novembre de la même année 1511. La quatrième se tint à Milan, le 4 janvier 1512, et il y en eut jusqu'à 8.
Dans la dernière, on voulut condamne le Pape Jules, et les prélats quitièrenk ensuite Milan, et se retirèrent à Lyon, où.
ils tentèrent de continuer leur concile, mais Sans succès. 4
1512 LATERANENSE, convoqué par uw bulle de Jules I, datée du 18 juillet 1514 On en fit l'ouverture le lundi 3 mai 151 .{ y avait 15 cardinaux, près de 80 ar chevêques ou évêques, tous Italiens, eb6.
abbés, ou généraux d'ordre. La première session se Lint le lundi suivant, 10 mais Les ambassadeurs de Louis XII renoi* cèrent au concile de Pise, ct adhérèrentä celui de Latran, le 17 décembre et le mai 1514; le Pape, dans la neuvième ses sion, donna l'absolution aux Français absents qui suivirent ces exemples. Dans la douzième et dernière session, lenuelé 16 mars 1517, on lut une bulle, quis entre autres choses, ordonnait une impo* sition des décimes, pour être employée à l& guerre contre les Turcs. il
1528 Parisiense XLIX, commencé le 3 février, et fini le 9 octobre, par le cardinal Dupras
archevèque de Sens, et ses suffragants. On y condamna les erreurs de Luther et des nouveaux hérétiques. On y fit ensuite 16 décrets sur la foi de l’Eglise, sur son infaillibilité, sur sa visibilité, etc. On ajouta enfin plusieurs règlements touchant Îles mœurs el la discipline. Le commencement de ce concile est daté de l’an 1527 et la fin de l’an 1528, conformément à l’usage de la France, qui élait alors de commencer l’année à Pâques.
1528 Bituricense, le 21 mars, par François
de Tournon, archevêque de Bourges, et.
ses suffragants, contre les erreurs de Lu-
ther, et pour la réformation des mœurs.
Les Actes de ce concile sont datés de l’an 1527, par la raison qui vient d’être dite sur le concile précédent.
1528 Lugdunense, de Lyon, le 21 mars, par Claude de Longwy, évêque de Mâcon, et vicaire général de l’archevêque François de Rohan, sur le même sujet que le précédent. (Edit. Venet., t. XIX.) Ce concile est daté de 1527, suivant le style üc France.
1536 Coloniense, par Herman de Weïidon, ou Wida, archevêque de Cologne, avec ses suffragants et plusieurs personnes habiles.
On y traita très au long des devoirs des évêques, des clercs majeurs, de ceux qui desservent les églises métropolitaines, cathédrales et collégiales, des curés, des vicaires et des prédicateurs. On y traita ensuite de ladministration des sacrements, de la sépulture, des jeûnes, des litanies, des processions, de la bénédiction