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vers Ici pauvres, suivant l'institution do Tordre. Par-dessus ce vêtement, ii porte une espèce de robe de velours, au lieu de laquelle il prend un manteau à bec qui est fort long* quand il va à l'église les jours solennels. Au devant de la soutane, sur l'estomac, et sur la robe vers la manche çauehe, il y a une croix de toile blanche à huit pointes, comme sont toutes les croix que portent ceux de Tordre.
Les Chevaliers de Tordre de Malte ont obtenu des papes les plus grands privilèges, surtout de Clément Vll f qui avait été luimême chevalier de Malte. Ils ont des bulles qui leur donnent le privilège de se foire ordonner par tel évoque catholique qu'il leur plait de choisir, et mémo sans être tenus de garder les interstices ; ce qui a pour fondement ou pour prétexte le service que les chapelains de cet ordre sont obligés de faire sur mer et ailleurs.
Les chevaliers de Malte ne peuvent pas être en tout comparés aux religieux des autres ordres. Les vœux des uns et des autres ne sont pas entièrement semblables. La destination de Tordre de Malte l'exigeait ainsi. Les chevaliers de Malte ne sont religieux que largo modo, selon l'expression de Panornte. Leur vœu d'obéissance ne rompt pas tous les liens qui attachent un citoyen à la société; il ne les rend pas incapables de servir leur patrie, soit dans les armées, soit dans les conseils des princes. Le vœu de pauvreté des chevaliers de Malte n'est pas aussi étendu que celui des autres ordres ; ils ne promettent pas de vivre cum paupertate, nais seulement sine proprio. La maxime, qwdquid acquirit monachus acquiritur monasterio, ne peut pas leur être appliquée dans son entier, puisqu'ils peuvent acquérir pour eux, et disposer pendant leur vie de ce qu'ils acquièrent.
Lorsque les chevaliers de Malte sont tonsurés, ils peuvent posséder des bénéfices séculiers, sans aucune dispense de la règle mcularia sœcularibus , regularia rcgularibus. C'est encore un rapport sous lequel il est difficile de les considérer comme les autres rrligieux.
On trouve dans l'histoire des chevaliers de Malte, si élégamment écrite par l'abbé de Vertot, des détails sur les statuts, le gouvernement, les dignités, etc., de cet ordre. Nous se pourrions y entrer ici sans nous éloigner <u bol de notre ouvrage.