MITRE
t.a mitre est un ornement pontifical qw les évéques et les abbés ont sur leurs téta quand ils officient ou marchent pontificale* ment. 11 parait, par ce aue dit le père Tbsmassin, en son Traité de la discipline, par* lie 111, liv. 1, ch. 25, que les évéques n'oit pas toujours usé de la mitre dans l'église, oi du moins que leur ornement de tête était a* trefois plus simple. Plusieurs auteurs disest qu'on n'en a point vu avant le oniièas ■ siècle.
Chacun sait la forme de la mitre tell qu'elle est aujourd'hui en usage ; c'est m bonnet rond, pointu et fendu par le baslt ayant deux fanons qui pendent sor kl épaules.
On dislingue à Rome plusieurs sortes à mitres. On en compte communément trois, la précieuse, ornée de diamants* la dorit sans diamants, et la simple, faite de soteot même de lin blanc. La mitre des évéqMl est uniforme; on la leur met sur la télé à m consécration, cl les auteurs ecclésiastiqMi donnent plusicuis sens mystiques à cet ornement.
11 n'y avait d'abord que les évéques jd eussent droit de porter la mitre, mail h concession s'en étendit aux abbés qui ea Irenl la demande, malgré l'énergique impr** bation de saint Bernard. Quelques chapiM obtinrent aussi le droit de mitre, et etW autres les chanoines de Lyon, de Besnçon, etc., eurent le privilège de la port* quand ils officiaient. Le prieur et léchant* de la collégiale de Loches, en Touraiae, jouissaient de la même prérogative. Qs^ ques chapitres d'Allemagne ont encore ci privilège. Le pape a le droit exclusif d'accorder la mitre à tous les prélats al ecdt* siasliques, quoiqu'ils n'aient pas le raradèrt épiscopal. Les abbés ou chanoines qui •* reçu do pape la faculté de porter mm «#■
m dictionnaire de
tous les dimanches dans un oratoire commun, où souvent le prêtre était étranger.
Chaque monastère avait un abbé pour le gouverner ; chaque maison un supérieur, un prévôt, et chaque dixaine de moines un doyen. Dans la première origine , tous les monastères reconnaissaient un seul cher, avec lequel ils s'assemblaient pour célébrer la pàque, quelquefois jusqu'au nombre de cinquante mille , et cela des seuls monastères de Tabenne, outre lesquels il y avait encore en d'antres parties de l'Egypte, ceux de Scélé, d'Oxirinque, de Nitrie, etc. Ces moines égyptiens ont été regardés comme les plus parfaits, et les modèles de tous les autres.
On a demande si , dans les premiers temps, il v avait des engagements perpétuels. Certains ont prétendu qu'il n en existait pas , qu'on sortait et qu'on rentrait à volonté. Cette réponse, dans sa généralité, est inexacte ; elle a besoin d'explications et de restrictions. On n'était point attaché au monastère par un lion indissoluble. Saint Basile le suppose évidemment lorsque, dans l'article â3 de ses Constitutions monastiques , il prescrit de renvoyer ceux qui , après plusieurs avertissements, ne se corrigent pas, et défend de recevoir dans une autre communauté les moines chassés ou déserteurs. On pouvait donc renvoyer les moines, et ils pouvaient se retirer volontairement; mais lorsqu'ils étaient sortis, ils n'étaient plus reçus qu'à la condition do se soumettre à la pénitence; et de donner des signes évidents de vocation, en passant par différentes épreuves (Thomas si n, tom. H, pag. 30). Si donc il n'y avait pas de vœu de clôture et d'obéissance, on ne peut pas dire qu'il n'y avait aucune espèce (l'engagement; on n'était admis que sur la promesse de .persévérer. De là, nous voyons saint Basile écrire à un moine relaps , el lui reprocher d'avoir violé le pacte fait avec Dieu devant plosieurs témoins (Idem., tom.
III, pag. 188). Expressions qui semblent même indiquer plus qu'une promesse ordinaire, et qui donneraient à supposer que plusieurs du moins étaient admis à prononcer des vœux. Saint Chrysoslome emploie toute son éloquence à ramener Théodore de Mopsuestc, qui avait renoncé à la vie monastique. Il en faut dire autant des religieuses (Idem., tom. H, pag. 30). Ajoutons qu'on faisait vœu de chasteté, et qu'il fallait ensuite dispense pour contracter un mariage ; d'où l'expression d'adultère que les Pères appliquent aux vierges qui. se marient après avoir renoncé à la vie monastique. Quant à la contrainte de la loi civile qui viendra plus tard en OccidcntVadjoindre au vœu, elle n'a jamais existé en Orient.
Saint Athanase ayant écrit la vie de saint Antoine, la fit connaître à Rome lorsqu'il y vint lui-même. Saint Jérôme y retourna aussi quelque temps après, et ce fut par cette voc que la vie monastique s'introduisit dans l'Occident; elle y fut d abord un scandale et une dérision pour les gens du monde; mais Dieu la fit triompher de cet obstacle. On vit bientôt toutes les lies de la mer de Tos-
DKUl l CANON.
cane remplies de moines et de ibom Saint Martin en forma un à Milan, d'o été chassé par la persécution des Ar se retira dans l'Ile Galiinaire , et <k France, où il bâtit d'abord un seco nastère près de Poitiers ; et depuis, éU que de Tours, le fameux monastère < moulier, à deux milles de la ville. < monastère qui passait pour éire le tous les autres monastères de France, l'opinion cependant de plusieurs qui i celte gloire au monastère de Lérins, < renl tirés tant de saints évéoues de !
Mais saint Honorât, dit le père Tho
3ui fut depuis évéque d'Arles, avant ateur de ce dernier monastère, il pai les monastères de saint Martin élaic anciens d'environ cinquante ans. C historiens à discuter ce point. L'aul nous venons de citer ne veut pas o que saint Augustin ait donné Iut-méon à la vie monastique dans l'Afrique, i docteur, dit-il, opposant aux vertus et affectées des Manichéens, la piété et la perfection achevée des solitaire!
glise catholique, il ne propose que c l'Egypte et de l'Orient. Si cette saint tution eût eu cours dans l'Afrique, I écrivait ce livre, il n'eût pas été che loin de quoi repousser ces ennemis d rite. Toutefois, Possidius dit que sa gustin laissa en mourant un grand de monastères de l'un et de l'autre se Il y avait près de deux cents ans vie monastique était en vigueur ouai Benoit, après avoir longtemps vécu tude avec des moine*, écrivit sa règ le monastère qu'il avait fondé au mon entre Rome et Naples. Il la fil plus de celle des orientaux. Elle fut trouvée qu'elle fut volontairement embrassé* plupart des moines d'Occident, sani cepter la France. L'apôtne de l'Anj Augustin, fonda dans ce pays plusie nastères, el Ton ne peut pas douter < ail porté la règle de saint Benoit.
Après tous ces différents établisi vinrent les Lombards en Italie, et le sins en Espagne, qui désolèrent les tères; les guerres civiles qui afflig France sur la fin de la première ra< sèrent aussi un grand relâchement. < mença de piller les monastères qui de 1 riches par les donations que la f moines attirait, el que leur travail a lait. La France étant rétablie sous magne, la discipline se rétablit aussi protection , par les soins de sain d'Aniane , à qui Louis le Pieux do suite autorité sur tous les monasU abbé fit une concorde de toutes le précédentes avec celle de saint Beno fut lui qui donna les instructions quelles on dressa, Tan 817, le grau meut d'Aix-la-Chapelle, inséré en • deux chapitres dans les capitulait* rois, et qu'on devait observer aussi ment que la règle même de saintBea il resta beaucoup de relâchemeutj I