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DICTIONNAIRE DE DROIT CANOÏl

Claire de la même ville d'Assise» Cet ordre de Allés fut nommé le second ordre de saint François, et le tiers ordre comprenait des hommes et des femmes, vivant dans le mon* de, même dans le mariage, qui s'obligeaient par vœu à une vie véritablement chrétienne, et à l'observation de la règle de saint François autant que leur état le permettait.

Dès le commencement du même siècle , Albert, patriarche de Jérusalem, avait donné une règle à des ermites qui vivaient sur le mont Carmel dans une grande austérité. Il en vint en Europe, et leur règle fut confirmée en 1226. Saint Louis en amena à Paris en 1254; on les nomme carmes.

Ce fut aussi dans le même temps que le pape Alexandre IV unit en un seul ordre plusieurs congrégations d'ermites de différents noms et de différentes institutions, sous le nom d'ermites de saint Augustin.

Voilà l'origine des quatre principaux ordres mendiants, appelés tels, parce que les religieux qui les composaient faisaient profession de ne point posséder de biens, même en commun, et de ne subsister que des aumônes journalières des fidèles. Mais celle désappropriation ne se soutint exactement que dans certaines congrégalions de Tordre de saint François , parce que la règle de ce saint fondateur porte toute sur la pauvreté , et que posséder des biens en la professant, c'est la détruire ou la déshonorer.

•• Dans le cours des xvi* et xvh* siècles , il s'éleva des congrégations de clercs pour la réformation des mœurs et de la discipline, et pour s'opposer aux nouvelles hérésies ; tels sont les théalins. les jésuites, les oratoriens, les doctrinaires et les préires même de la mission et autres, dont nous parlons sous le nom de chacune de ces congrégations. En sorte que, suivant ce que nous venons de dire , on peut rapporter les différents ordres de religieux à cina genres; moines , chanoines, chevaliers, frères mendiants et clercs réguliers.

1° A l'égard des moines, leur état est aujourd'hui bien différent de ce qu'il était autrefois. Nous avons dit que dans l'origine des monastères, les moines élaieul tous laïques, et que des prêtres étrangers venaient dans leurs oratoires leur administrer les sacrements , et s'acquitter des autres fonctions ecclésiastiques. En plusieurs endroits ils allaient à l'église de la paroisse. Si un clerc se faisait moine, il cessait de servir l'Eglise en public: et si un moine était fait clerc, on le tirait du monastère et on l'obligeait à venir servir l'Eglise. Le devoir d'un moine, dit saint Jérôme, n'est point d'enseigner, mais de pleurer *cs péchés et ceux des autres (Can. Monachus , 1C, qu. 1). Toutefois, l'usage d'envoyer des prêtres aux monastères, ne dura pas longtemps; on permit bientôt aux moines d'avoir entre eux quelques prêtres ou quelques clercs pour dire la messe daus leurs propres chapelles, ce qui les dispensait, ou de venir aux églises paroissiales, ou de demander des ministres aux évéques.

Oo s'accoutuma aussi, dit Plcury, à prendre

entre les moines, ceux que l'on voulait or* donner clercs , parce que l'on ne trouvait point ailleurs de chrétiens si parfaits ; et l'on trouva dans la suite le moyen d'allier la lit contempjativc avec la vie active parles coo> munaulés des chanoines , sans pourtant confondre les moines avec les ecclésiastiques ; quoique dès le huitième siècle les us. et les autres fussent déjà compris sous II terme de clergé. Depuis le onzième siècle a n'a plus compté pour moines que les clercs, c'est-à-dire ceux qui étaient destinés au cbœv, et instruits du chant et de la langue la Use, qui depuis longtemps n'était point vulgaire.

Enfin, le concile général de Vienne, les* l'an 1311 ordonna à tous les moines de m faire promouvoir à tous les ordres sacrés.

Quant à ceux qui n'ayant point de lettres, n'étaient capables que du travail des main et des bas offices, quoiqu'on les reçût à la profession monastique, on ne leur dosas, ni voix au chapitre, ni entrée au chœur, et on les nomma frères lais ou convers, comas qui dirait laïque converti. (Voyez comvess,

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