‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 265 sur 479 · RECLAMATION · texte numérisé non relu

RECLAMATION

Quand un religieux se plaint que si profession est nulle, et demande à rentrer dais le siècle, on appelle sa demande réclamait*, parce qu il réclame en effet sa liberté coatn les liens de son état où il prétend ne s'élit

[as engagé suivant les formalités prescrites. I en est de même d'un ecclésiastique «i réclame contre les ordres sacrés qu'il | reçus.

§ 1. réclamation des vœux solennels.

L'on voit sous le mot vobu, la forcées vœux solennels. Si celui qui les a prononcé librement et suivant toutes les formaKMi prescrites par l'Eglise, est obligé d'eorm-

Eriir les devoirs, il en est autrement lorsqsi a profession religieuse n'a pas été faite am liberté; dans ce cas, elle est nulle et, coaai telle, incapable de produire le moindre efct Le sujet qui est ainsi devenu religieux, pe* réclamer sa liberté sur ce seul fondemetf, et sa demande sera bien accueillie; mais,* peur qu'on abuse de ce secours que la M prête à ceux qui , sous l'apparence d'oe etgagement valable , gémissent sous le potts des vœux que leur cœur n'a jamais larmes , on a marqué exactement les cas d même la forme de la réclamation qui tend i les rendre nuls.

Les causes de réclamation se tirent detov les différents cas où la profession religiem se trouve nulle. Or, elle est telle. !• qvail on a été forcé de la faire ; c'est la disposât*! du droit canon in c. Prœscns clericns.%, qu.-3; c. Perlatum de iisquœvi metuve fiant,* particulièrement do concile de Trente, do* nous allons rapporter en français les deti règlements sur cette matière.

« Le saint concile prononce anatbème cotre tous et un chacun, de quelque qualité d condition qu'ils soient, tant eccléskutiqici que laïques , séculiers on réguliers, mèm de quelque manière que ce soit, qui contrat* iraient une fille, ou une veuve, ou quelqff autre femme que ce soit, hors les cas ex»

mes par le droit, à entrer dans un monastiff, ou à prendre l'habit de quelque religion am ce soit , ou à faire profession, ou qui dosa*» raient conseil et assistance pour cela, oifu, sachant que ce n'est pas librement qmtk entre dans le monastère ou qu'elle en prrai l'habit ou fait profession , assisteraient a ist telle action et y interposeraient, deqieJq* façon que ce fut, leur consentement on Issr autorité.

« Déclare également sujets au même an* thème ceux qui, sans jaste snjet, mettrait*.

de quelque manière que ce soit, ment au saint désir des Elles >

DICTIONNAIRE DE DROIT CANON

s'j commet, quoiqu'il n'y ail point diffusion de sang et quoiqu'il ne soit fait qu'on exécution d'une sentence juridique. L'assassinat ou le martyre d'un fidèle serait même capable de produire cette pollution, si on le fait dans l'église même ; on dit alors : Actio displicuit, passio grata fuit. La pollution aurait également heu si le meurtre n'avait pas été consommé dans l'église et que le patient eût expiré dehors. Mais il en serait autrement si la bl ssure ayant été faite hors de l'église, le blossé y venait mourir.

3° Quando hnmanum semen in ecclesia criminose et notorie est effusum [Cap. fin. de Consecr. fec/w.). Ces termes de criminose, notorie , caractérisent les cas où l'on peut «lire qu'une église est polluée : Propter effusionetn seminis , sur quoi les théologiens et les canonistes disputent si le devoir conjugal, intrn ecclesiam, produit le même effet.

fc" La sépulture d'un excommunié dénoncé, d un hérétique ou d'un infidèle quelconque, viole le lieu saint où elle est faite et rend nécessaire la réconciliation de l'église et même l'exhumation du corps, si elle est possible (Cap. Consuluisti , de Consecr. eccles.; c. SacrSs de Sepnti.).

Suivant le sentiment le plus commun, le lieu saint n'est pas profané par la sépulture d'un catéchumène. En effet, celui qui se prépare au baptême ne peut plus être regardé comme un infidèle, un païen. Mais l'église scra-t-elle profanée par la sépulture d'un enfant mort sans baptême? Elle le sera, de l'aveu de tous, s'il s'agit d'un enfant dont les parents sont infidèles. L'enfant suit la condition de ses père et mère. Le plus grand nombre des canonistes veut encore qu'elle soit profanée par la sépulture d'un enfant non baptisé, quoique les parents soient chrétiens. Néanmoins , il nous parait difficile d'appliquer les mots infidelis et paganus , «lotit se sert le législateur, à un enfant qui vient de naître. D'ailleurs, comme les parents désirent le baptême pour cet enfant , ne peut* on pas le regarder, jusqu'à un certain point, romme catéchumène? Aussi Pichler, dont nous adoptons le sentiment, dit qu'il ejl plus probable que l'église n'est point profanée parla sépulture d'un enfant de parents chrétiens, mort sans baptême (Jus canonicum , lib. III, tit. M). (Voyez sépulture.)

L'église n'est point polluée par la sépulture d'un excommunié qui n'est point nommément dénoncé, ni par celle d'un suicide , d'un duelliste, ou de tout autre pécheur public , mort dans l'impénitcnce finale. Autre chose, remarque avec raison Mgr Gousset , est d'être indigne des honneurs de la sépulture , autre chose que la sépulture de celui qui en est indigne profane le lieu saint. On doit, dans ces matières, s'en tenir à la lettre de la loi. Aussi, quoique nous pensions que l'église ou le cimetière ne soient point profanés par la sépulture d'un enfant de parents chrétiens, mort avant d'avoir reçu le baptême, nous reconnaissons avec tous les canonistes qu'on ne doit pviut l'inhumer dans le lieu destiné aux sépultures des fidèles.

S" Le cinquième et dernier cas où 11 conciliation d'une église est nécessaire, < lorsqu'elle a été consacrée par un év< excommunié, dénoncé ou notoire, soi les canonistes Nicolas Panonne, J«san A et Henri de Suse.

Ce sont là les seuls cas où l'on estime qi église soit polluée , et qu'elle a besoin A réconciliée; mais comme la matière n'es favorable, on doit plutôt restreindre i tendre la disposition des canons i ectéj en sorte que la pollution n'a lieu que lof ce qu'on vient de voir est arrivé dans Té même : Intra ecclesiam, ou dans le c tière contigu. Tout ce qui ne fait pas Té| ou en est séparé , ne peut souffrir a»

pollution, ni la communiquer à l'église m Nonpollui dicilur ecclesia , disent les g nisles, nisi hœc omnia intra ipsam ectts vert conlinganl; extra portam tero etsip ecclesiam , imo et in ipsa porta , sed « clausuram ostii , a'iguod furtum commii non intelliyitur ecclesiam violart; uni sunguinis aut seminis effusio accidat fi tectum , vel infra ecclesiam in aliqua can aut spelunca vel in aliqua caméra , aut a vel inchoro, saciistia, turri cymbalor tribuna, aut confessionariis extra ectlet non polluitur ecclesia , quia illis omnibi si mi lib us casibus dicilur extra ecclesiam i tigisse (Barbosa, rie Jure eccles.,, lib. II, li, n. 26). Tout cela souffre une cxref à l'égard du cimetière (Voyez ciMETitet

On trouve dans le pontifical , les céré nies et les prières de la réconciliation églises et des cimetières pollués ou vit Elle est une des fonctions épiscopales I'évêque peut cependant commettre, q qu'on doute s'il peut donner cette corn sion à un simple prêtre (C. Aqua; c. Pr suisti de Consecr. ait. Barbosa, de Offi potest. episc.dist. alleg.28). Plusieurs r liers ont obtenu des papes, parmi leurs très privilèges, de récont ilier Irurs ég violées quand i'évêque serait éloigné i duas dietas. Du reste, en attendant la W cilialion , I'évêque peut permettre la céM tion des offices et des saints mystères dai glise polluée, quoiqu'il soit plus convei qu'il la transfère ailleurs, même sur «ta tels portatifs (Barbosa, loc. cit.). Uneé non consacrée, mais seulement bénite, être réconciliée par un simple prêtre, solam aquœ lustralis aspersionem [C. Si clesia t J. G.verb.Lavetur, de consecr. tec

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