SORBONNE
Nom du premier et du plus célèbre collés* de Paris, fondé par Robert de Sorbon, sans le règne de saint Louis (Voy. faculté).
On essaya en vain, en 1825, de rétablir l'ancienne Sorbonne, sons le nom de Hautes éludes ecclésiastiques (Voyez faculté). Voici l'ordonnance qui fut publiée à cette occasion
Ordonnance du rot du 20 juillet 1825 relatif* à rétablissement à Pans d'une maison ce* traie de hautes études ecclésiastiques.
€ Charles, etc.
« Considérant combien il importe de perpétuer, dans l'Eglise gallicane, cette traditiot de savoir et de lumières qui l'ont illustrée sous les règnes de nos prédécesseurs ;
« Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'Etat des affaires ecclésiastiques et de 1 instruction publique;
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« Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
c Article 1". Il sera établi à Paris une maison centrale de hautes études ecclésiastiques.
« A «t. 2. Cette maison sera composée de sujets délite désignés par les évéques diocésains. Nul ne pourra y être admis sans être engagé dans les ordres sacrés, et sans avoir terminé le cours ordinaire de philosophie et de théologie de Paris.
« Tous devront soutenir des thèses publiques en Sor bonne en présence des professeurs et docteurs de la faculté de théologie.
c A «t. 3. Les chefs de l'établissement seront nommés par nous, sur la présentation d'une commission ecclésiastique de notre choix, dont les archevêques de Paris feront partie, et sur le rapport de notre ministre des affaires ecclésiastiques et de l'instruction publique.
c A «t. ». La même commission sera chargée de rédiger les statuts cl règlements dudit établissement, lesquels seront soumis à notre approbation.
c Ait. 5. Notre ministre des affaires ecclésiastiques et de l'instruction publique est chargé de l'exécution de la présente ordonnance. »
Cieculaibb de Monseigneur Vévéque ûVHermo* polis à MM. les évéques et autres membres composant lu commission créée par ordonnance royale du 20 juillet 1825, au sujet de rétablissement à Paris d'une école des hautes études ecclésiastiques.
Monseigneur,
c Héritier de la foi comme du trône de saint Louis, persuadé que la religion n'est Jamais plus vénérable aux veux des peuples, plus utile aux familles et a l'Etat, que lorsque le zèle de ses ministres est dirigé par la science, le roi dès les commencements de son règne, forma le dessein de faire revivre les hautes études ecclésiastiques de cette ancienne Sorbonne d'où sont sortis tant de docteurs et de pontifes illustres qui ont fait la gloire de l'Eglise gallicane.
c Quand cette royale pensée a été manifestée par l'ordonnance du 20 juillet 1825, la France religieuse a tressailli d'espérance.
Et quels services n'a pas rendus, dans les Ages nasses, cette école célèbre! Chargée de renseignement de la science divine, sous l'autorité de l'épiseopat, qui en est le vrai dépositaire, jamais elle n'a manqué de signaler, de combattre l'erreur à sa naissaucc , et de prémunir les fidèles contre les dangers de la séduction. Dans le dernier siècle en particulier, ne l'a-t-on pas tu s'élever avec courage contre ces productions de mensonge et d'impiété, qui menaçaient tout ensemble l'autel et le trône, et qui devaient être si fécondes en désordres il en calamités?
c Rempart de la foi contre les attaques de tous les novateurs, au point d'avoir mérité le surnom de concile permanant des Gaules; elle était encore la gardienne de ces maxisucs françaiscs 9 auxquelles Bossuet donne
tout le poids de son savoir et de son génie : elle les professait avec liberté, mais aussi avec cette sagesse qui en prévient les abus, qui concilie tous les droits et tous les devoirs, et s'éloigne également de la servitude et de la licence.
« Centre de lumière, elle entretenait dans notre Eglise cette unité de doctrine, de vues, de règle de conduite, qui a fait sa beauté aux jours de sa prospérité, et sa force aux jours de ses malheuis.
« Qui ne sent combien il importe pour l'avantage de la religion ci de l'Etat, de rétablir cette institution si salutaire? C'est par son heureuse influence que le clergé de France se montrera plus que jamais semblable à lui-même, toujours prêt à rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
« Vous éles appelé, monseigneur, à concourir à cette glorieuse restauration : vous appartenez à la commission ecclésiastique qui doit s'occuper de rédiger les statuts, de régler la discipline et les études de l'établissement, de l'appropriera nos besoins et à notre situation présente, de le rendre digne, en un mot, et du prince qui l'a conçu et de la grande Église à laquelle il prépare le plus consolant avenir.
« Le moment est venu pour vous, monseigneur, de répondre à ce que la confiance du roi attend de vos lumières, de votre expérience et de votre dévouement. Sa Majesté m'ordonne de vous annoncer que les membres de la commission sont convoqués à Paris pour le 16 janvier 1826.
• c Agréez, monseigneur, l'expression de mon attachement respectueux, « Le ministre, etc., f Dknis, évéque (f hermopolis. »