‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 348 sur 479 · TRANSLATION · texte numérisé non relu

TRANSLATION

C'est l'acte par lequel on irts* chose ou une personne d'un lieu à* Ce mot reçoit ici trois applîcatioaifj lières, c'est-à-dire qu'il doit y être F translation, V des bénéfices, S*** 1 ci ers , S* des religieux.

§ 1. TRANSLATION , BÉNÉlA

On distingue deux sortes de tr&è bénéfices : les translatione perpêH celles qui ne sont qu'à temps.

Les translations a temps n'appert nnirement aucun changement ai bénéfices; ce n'est plutôt qu'une t de la desserte du bénéfice que é même, comme si une église paroiss

tns

DICTIONNAIRE DK 0U01T CANON.

«erond de son pontificat. Cette douleur est si profonde, qne. bien qu'il n'y ait pour nous aucun devoir plus cher et plus élevé que d'écouler autant qu'il est en notre puissance, avec une déférence entière 9 les conseils de voire paternité, cependant cette mémedou-' leur nous laisse non-seulement incertains et flottants, mais encore nous contraint, malgré nous, à tempérer notre obéissance.

« La force de ces lettres est telle» que si elles obtiennent jamais ce qu'elles prescrivent, en un seul instant, toutes les églises épiscopales qui eiistent en France deviendront veuves. Votre Sainteté ne nous apprend pas, et pour avouer librement la vérité, nous-mêmes nous ne concevons pas, comment la viduilé subite de toutes les églises de ce vaste empire produira l'effet salutaire de la conservation de l'unité et du rétablissement en France de la religion catholique.

« Certainement l'expérience de toutes les calamités qui depuis beaucoup d'années déchirent la patrie, montre asscs tout ce que nous devons craindre des maux et des malheurs qui résulteront pour la chose catholique, de cette viduilé simultanée et universelle : la voie à suivre pour éviter ces maux ne peut être ouverte à Votre Sainteté que par une assemblée de tous les évéques de l'Eglise gallicane.

« Nous ne voulons pas parler ainsi , pour faire entendre qu'il nous est pénible et désagréable de faire un pas en arrière, à travers ces temps de douleurs et de deuil ; au contraire, dans notre faiblesse, nous éprouverions une consolation pour chacun de nous, et un bonheur ineffable pour tous, en nous voyant déchargés d'un si grand fardeau (si toutefois il était permis de penser â quelque consolation et A quelque bonheur, après que nos esprits ont été brisés sous le poids de tant de maux).

« Mais le droit de notre ministère semble nous demander de ne pas souffrir que Ton rompe jamais facilement ce lien qui nous a unis aux églises immédiatement confiées à notre sollicitude, par la Providence de Dieu, très-bon et très-haut.

« Nous conjurons ardemment Votre Sainteté, de consentir à ce que dans un écrit qui sera transmis incessamment, il nous soit permis d'expliquer et de développer plus au long les arguments sur lesquels nous appuyons notre sentiment. Cependant, remplis de confiance dans l'affection véritablement paternelle de Votre Sainteté à noire égard , nous espérons qu'elle ne détermiucra rien 4e plus sur cette affaire, jusqu'à ce qu'elle jïti pesé avec toute l'équité et toute la prudence dont elle est capable, les motifs que des (ils allégueront devant un père si pieu».

c Prosternés aux genoux de votre béatitude, nous implorons de toute la force de exitre âme la bénédiction apostolique; nous sommes les très-dévots et très-obéissants fils de Votre Sainteté. *

Lrnrfrci. 17 scttcmlire tWt.

Lettre de M. Dernier an ministre desr\ extérieures sur tes

Ti septembre 1801.

« A peine les anciens évéques résil France ont-ils connu les dispositions de Sa Sainteté le pape Pie Vil, du 15a nier, qu'ils se sont empressés d'y ohé n'est plus expressif et pins conforme i de paix qui doit caractériser les mU la religion, que les dispositions qi manifestées.

« Leur doyen d'âge, l'évéque deMj vieillard de quatre-vingt-douze as pour donner l'exemple i ses collèj écrit le 21 septembre â monseigneur « Je reçois avec respect et soumission « le bref que vous m'adressez de « de notre saint père le pape ; pi « vénération et d'obéissance pour i « crets , et voulant toujours lui A « de cœur et d'esprit, je n'hésite pasi « Ire entre les mains de Sa Sainteté nu « sion de Pévéchéde Marseille. Il sutt

* l'estime nécessaire i la conserva!

« la religion en France, pour que « résigne. »

« Par attachement pour la reH| écrivait le même jour l'évéque d<* Sci devant premier aumônier de Loua c pour conserver l'unité catholique « procurer l'avantage et le bien drsft « seconder les paternelles invitation « Sainteté, j'abandonne volontaires* « plein gré le siège épiscopal de Sa « j'en fais la libre démission entre la

* de Sa Sainteté. »

«L'évéque de Saint-Claude l'avait pi Il écrivait dès le 16 du même iumi « respecte trop les ordres de Sa 1 « pour ne pas m'y conformer. Aurai « fire ne me coûtera, lorsqu'il s'agira « tablissement de la religion et de la |1 « son divin auteur. »

« Evoque pour le bien des peuples l'évftque de Saint-Papoul, « je cevs « l'être pour que rien ne s'oppose % union future, trop heureux, de poi « ce prix, contribuer à la tranqoi « 1'Ëgiisc et â la prospérité des Frai

« Je me regarde comme heureux, dans le même esprit l'évéque d'Alai « pouvoir concourir par ma démissi « tant qu'il est en moi, aux tues dei « de paix et de conciliation que Sa !

« s'est proposées. Je prie Dieu de h « pieuses intentions et de lui êpaq « contradictions qui pourraient affij « cœur paternel, s

* Les démissions des évéques 4 Malo et d'Angers respirent les mène ments, le même esprit de paix, de H et de soumission. »

Extrait d'une lettre du cardinal Cas réponse à une note du (jouremewm çais.

« Le soussigné cardinal secrétaire chargé de foire connaître les intenliot Sainteté, relativement à une lettre i I

DICTIONNAIRE DK DROIT CANON

INI

direction de leurs églises. Ensuite, dans un terme de six mois, ils recevront les bulles du saint-siége. Sa Sainteté annoncera leur nomination dans un consistoire selon le style» et fera part de l'institution qui leur aura été conférée, en cas extraordinaire , par le cardinal légat, au nom de Sa Sainteté »

Nous ne rapportons pas le reste de cette lettre qui a rapport aux évéques constitutionnels. On la trouvera en entier dans l'Astoire du pape Pie VU, par M. Artaud, tom. l* r pag. 181, édit. in-12).

{ 3. translation des bénéficier s.

Anciennement, lorsque chaque clerc était attaché pour toujours a l'église où l'évéque l'avait placé, à son ordination , il était défendu aux ecclésiastiques en général de passer d'une église i une autre ( Voyez bxsat, ix amovibilité) ; mais cette défense n'empêchait pas , sans doute, que l'évéque ne pût , pour le besoin de son église et pour d'autres causes, ordonner des translations, et faire

{tasser les clercs i de nouvelles églises, où eur ministère était plus nécessaire; rien ne prouve mieux cet usage que l'origine des permutations, devenues par la suite de vraies translations.

Ce n'est donc point principalement contre les translations des clercs inférieurs que tous les Pères se sont élevés ; c'est contre les évéques qui , ayant été une fois donnés et consacrés à une certaine église, en sont les pasteurs perpétuels et les époux. De sorte que, suivant le langage de ces mêmes Pères, un évéque qui quitte facilement son église et en épouse une autre, commet une espèce d'adultère spirituel, pernicieux i l'Eglise, scandaleux au peuple, et qui ne procède que d'avarice et d'ambition. C'est la l'idée que donnèrent de ces translations les ariens, A qui le canon 15 du concile de Nicée, rapporté sous le mot exbat, ne faisait aucune irapression; ils passaient fréquemment d'une église à une autre, et toujours d'une moindre à une plus riche. A quoi Ton voulut obvier, dans le concile de Sardiqoe, par les deux premiers canons , où , sur la proposition d'Osius , on régla que les évéques qui passeraient de cette manière d'une église a une autre , seraient privés de la communion laïque , même à la mort : lia ut née laïcam in fine communionem talis accipiat , si vero omnibus plaeet , statuit , synodus respondit , plaeet.

La rigueur de ces canons ne tombait que sur les translations irrégulières et ambitieuses. Dans ce même temps, comme aujourd'hui , on ne croyait pas qu'un évéque fût tellement obligé de rester sur le siège où il avait été consacré, qu'on ne put l'en tirer, même pour l'utililé de l'Eglise. Cette dernière raison n'a jamais coonu de règle , ou elle en a toujours fait l'exception (Can. Âpostolorum ; c. M utationes 9 can. 19 et seq. caus. 7, qu. i).

Il parait , par ces canons el plusieurs autres monuments aucicns, que celait au

concile provincial , qu'on appelait perfeeim synodum , A déterminer la nécessité et l*aiilitédela translation. Il n'est point permis i un évéque, dit le premier des canons auribués aux apôtres, de quitter son diocîsc pour passer A un autre évécfaé, i moins qs r d n'y ait quelque cause juste, raisonnable,* pour le plus grand bien de L'Eglise; c'est t si évéques de la province , assemblés dans lt concile, A examiner si les raisons qu'on pis* pose suffisent pour autoriser la trasulêtiti C'est ainsi qu'Alexandre fut transféré de ft» glise de Cappadoce A celle de Jérusalem.

Dans la suite, les translations des évéqsu ont été mises an nombre des causes nuyeara réservées au pape (Tit. de Translml. episu) (Voyez évéque, causes majbuubs).

Dans le concile de Mae, tenu en 1M), Alexandre V promît qu'il ne trausiêrerait point d 'évéques maître eux, sens de jutai causes , et qu'avec le consentement de U plus grande partie des cardinaux. La coadb de Constance renouvela ce décret, et lecncile de BAIe le confirma. C'est sur ces astables, dit le père Thomassin, que Fagaassi fonde pour soutenir, contre le sentiment* plusieurs canonistes, que le pape peut tris* férer un évéque, même maigre lut (Fanas, in c. Cum ex Mo *. 8, de frasutat. epue.- Thomassin, DiscipL pari. IV, liv. II, cL U; part. III, liv. H, M); pari. II, lie. U, c*.tt: part. Uiv. U. ch. SI et 25). ( Voyez CHlemij

En France, en vertu du concordat de MM, les translations ne se peuvent faire que à consentement du roi et sur sa oomiaalîos.

S t. TmiifSLiTioif , reliçii

On distingue, i l'égard des religieux, dm sortes de translations : les unes sont siBpks de ordine ad ordinem, les autres sont ai <• fectum benefieii.

i* Les translations simples d'un srdrri uu autre appelées translation* ad psrfh luum et in fratrem.se font ad strietierm.d ajqualem. ou ad laxiorem ordinem.

Par translation ad strictiorem, omtËkd le passage d'un religieux à un ordre p* étroit, ou i une discipline plus austère; d aqualem f a un ordre d'une égale ansléftè; ad laxiorem on mi(iorem f à un ordre phs mitigé, i une discipline plus douce et i ■»

observance de la rèpte moins étroite [C Cum singula, de prœb. tu 6").

C'est une règle générale fondée sur W estpitre Licet, de Regularib. et transeusui. 1« tout religieux qui se sent porté par u agrément de pur tèle A l'observance d'ssettgle plus austère pour parvenir iuntpl* grande perfection, peut passer de soasre* à un autre, après avoir demandé la p«"*** sion de son supérieur; mais sans être ofchp de l'obtenir. «

Sur quoi les canonistes établissent <* pour qu une pareille translation se lasse régulièrement dans l'esprit de cette décret el des bulles suivies, il faut 1" que la Rf* du second ordre soit réellement plus sms^ que celle du premier, ce qui se décide, »' l»ar ce que ces règles prescrivent dés fe*

TRA

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