VASES SACRÉS
Les rases sacrés sont les vaisseaux destinés à la célébration des saints mystères, comme le calice et la patène qui doivent être
consacrés par révoque. On place encore parmi les vases sacrés, le ciboire, l'ostensoir et les vases des saintes huiles. Ceux-ci n'ont pas besoin de consécration, on se contente de les bénir, et ils peuvent l'être par un prêtre avec l'autorisation de l'évéquc.
Nous remarquerons ici que les vases sacrés peuvent faire matière de simonie, et au 'on ne peut les aliéner pour être employés a des usages profanes, qu'après leur avoir fait changer entièrement de nature : Quia ob ecclesiœ necessitatem possunt hujusmodi vendi quantum ad temporalia 9 modo non carius vendantur ob consecrationem vel benedictionem; non debent tamen vendi, nisi alteri ecclesiœ ad usum sacrum. Quandn autem calix aut alia ornamentavendenda forent ob instantem necessitatem laico, twn prius essent confringenda. et in aliam formam mutanda ; si tamen laicus sacra vasa emeret ad usum sacrum, non essent confrxngenda, sed in sua tniegritate relinquenda. Ita communiter sentiunt S. Thomas, inh, dist. 25; Sylvius, verb. Simonia, qu. 12.
Parmi 1rs vases que nous pouvons nommer simplement ecclésiastiques, trouvent leur place: les burettes, le bénitier portatif, l'encensoir, la navette, le bassin du lavabo , la lampe, etc. Plusieurs auteurs placent dans ce dernier rang les vases des saintes huiles
2ui,en effet, ne sont point l'objet d'une bénéiction particulière, comme le ciboire et le croissant de l'ostensoir. Le pontifical romain n'a même aucune formule spéciale de bénédiction pour ces vases. On désigne ordinairement ces derniers vases sous le nom d'ar- Îenterie de l'église en y ajoutant les chaneliers, les croix, etc.
Les seuls ministres de l'eucharistie, c'està-dire l'évéque, le prêtre et le diacre pouvaient anciennement loucher les vases sacrés y qui se réduisaient au calice et à la patène.
Un décret du concile de Laodicée, tenu sous le pape saint Sylvestre, défendait même aux sous-diacres de les toucher. C'est le concilo de Brague, sous Jean 111, qui leur en accorda la permission. Il est prouvé par les ordres romains que les acolytes avaient cette prérogative. Chez les Grecs, il existait un gardien spécial des vases sacrés auquel on donnait le nom de savophilax ou de ccméliarque. A Rome, le diacre saint Laurent remplissait cette charge.
H est certain, dit M. l'abbé Pascal, dan* ses Origines liturgiques , et nous sommes complètement de son avis, qu'avec un peu de bonne volonté, dans les campagnes, même les plus pauvres, on pourrait avoir des vases d'argent, du moins en ce oui regarde le calice tout entier avec sa patène, le ciboire, et les boites ou vases des saintes huiles. Un prêtre celé vient facilement à bout de ces dépenses, quand il en a la ferme volonté.
N'arrive-1-il pas assez souvent qu'on a* dans ces églises, plusieurs objets secondaires qui semblent dépasser les movens ordinaires tandis que le calice et la patène sont du plus vil prix ? s'il peut y avoir, dans une église , quelque magnificence supérieure* à ses rc*-
fera
sources habituelles et connues, ne doit-on pas surtout l'employer à l'égard de ces deux cases sacrés t
VÊTCRE.
On appelle ainsi la cérémonie de la prise d'habit de religion par ub novice; sur quoi,
▼Oyei PROFESSION, RELIGIEUSE, TOBU, NOVICE.
Les prières qui accompagnent celte cérémonie sont différentes dans les divers ordres ou congrégations religieuses, mais en général elles sont instructives et édifiantes; elles font souvenir ceux qui prennent l'habit monastique des obligations qu'il leur impose, et des vertus par lesquelles ils doivent l'honorer.