VOEU
Le vœu est une promesse faite à Dieu de quelque bonne œuvre à laquelle on n'est pas obligé : votum est promissio deliberate Deofacla de meliori bono. C'est la définition que donnent du vœa les théologiens , lesquels ajoutent que pour former un véritable vœu, il faut le concours de ces trois choses : Délibération proposition voluntatis, et promissio in qua perficitur ratio volt.
( 1. Nature et division des vosux.
On distingue plusieurs espèces de vœux; la principale division qui s'en fait et qu'on attribue à Alexandre II (C. Consuluit qui Clcr. vel. vov.) est en simples ou solennel».
Le vœu simple est une promesse faite A Dieu , sans solennité ou sans un certain
Î?enre de solennité : tels sont les vœux que 'on fait, non-seulement dans le monde, mais encore dans certaines communautés séculières, en particulier ou en public.
Le vœu solennel est celui qui se fait avec certaines formalités dans un corps de religion approuvée par l'Efflise. Ce vœu est exprès et explicite, quand il est fait avec les solennités requises. Ces solennités sont, selon l'opinion commune, la profession publique des trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance entre les mains d'un supérieur légitime qui l'accepte. La formule des vœux solennels n'est pas la même dans toutes les communautés; mais quelle qu'elle soit, elle produit toujours le même effet par rapport aux nouveaux engagements que contractent ceux qui font des vœux de religion. Le vœu solennel tacite est celui qui opère la prise d'habits religieux dans certaines circonstances (Voyez profession). Le vœu solennel implicite est celui de continence que l'Eglise a attaché à la réception des ordres sacrés.
On divise encore les vœux en absolus ou conditionnels, en réels ou personnels, et en réels et personnels tout ensemble.
Le vœu absolu est celui qu'on fait sans aucune condition et qu'on est obligé d'exécuter aussitôt qu'il a été fait. Il peut être perpétuel ou pour un temps , affirmatif ou négatif. &
Le vœu conditionnel est celui qu'on fait sans condition; ce vœu n'oblige qu'après l'exécution de la condition. Il est pénal, quand on s'oblige en cas qu'on revienne eu convalescence, ou autre semblable.
Le vœu réel est celui qui a pour objet une chose qui est en dehors de la personne qui le fait, comme quand on promet à Dieu de donner une certaine somme aux pauvres.
Le voeu personnel se prend dans la per-
sonne même ou dans ses sciions. .
quand on promet de se faire religieux, es faire un tel pèlerinage» un tel j< Ane, etc.
Le vœu réel et personnel tout eosmfcftt»
qu'on appelle vœu mixte, est celai éenth matière consiste tant dans la personne m dans les actions, que dans les biens de c»W qui le fait, comme quand on fait Mud*aflar en pèlerinage à nne église, et d'y faire Irf don ou telle aumône.
Un vœu pour être valide* doit être fait librement, d nne chose possible, bonne et pi»
agréable à Dieu que son contraire.
Le vœu doit être libre : chacun sent la aé»
cessité dé cette condition. Pour être oliipi île remplir cette promesse» il faut avoir fct cette promesse volontairement, sans entra in le, et avec la connaissance décernes*» cessaire. D'où il suitqne le eœttûulpara botmne qui n'a pas l'usage de sa raison, m4 pour cause d'ivresse, de folie, de violes* ou pour défaut d'âge est absolument aaL
Les théologiens et les canonistes dispsIcÉ beaucoup sur le degré de raison requis pot valider un vœu, et particulièrement crfe d'un enfant qui n'a pas atteint l'Jtgefet»
berté. Noms n'entrons point ici dans cette «cussion qui regarde pins spécialement fa théologiens.
§ S. voko, forme.
Nous venons de voir quelle est la nata des vœux , et leurs différentes espèces : l'agissant ici des vœux de relicion, dans as ardre légitimement approuve, nousobser?*rons qu'on ne sait pas bien quand I'usaf de les faire comme on les Tait anjonrfkii commencé; ri est certain que dans les premiers monastères de saint Antoine et tVi abbés ses successeurs, il n'y avait aucaae formule de profession; ou ne faisait pas méc* de vœux particuliers; on s'engageait sinpitment à suivre la vie monastique, et cet ftgagement n'avait pas pour objet détenu* une règle particulière : ceux qui le eoslractaienl se soumettaient à l'observance^ celle qui, au jugement de leurs supérieurs était la plus parfaite ou la plus convenait' leur vocation. D'où il arrivait, comme fte~ serve le père Mabillon m son histoire te Bénédictins, qu'il y avait quelquefois pïisieurs règles dans un seul mon.istère. Geovanl auteur ajoute que la règle de saisi Benoit est la première qui prescrive la fan* de profession par laquelle en sVngageiTeV server. Elle est telle qu'elle s'obscrveeacfft chez les Bénédictins. On y trouve ces b** engagements qui comprennent tous les astres dans l'état de la vie religieuse on cesebitique. 1* La stabilité, la pureté des aMrtn et l'obéissance» ce qui vaut autant dire q« les trois vœux d'obéissance, de pauvreté, te chasteté, que l'on prononce dans les astres ordres religieux. Car, bien que les frasescains s'engagent d'une manière pins particulière à la pratique de la pauvreté, ettee* essentielle à la vie monastique. Saint Bes»lui-même, qui n'en parle point dans sa fomulc de profession, au moins d'une mas**