VIOL
Le viol, que l'honnêteté de notre langue ne permet pas de désigner sous les différentes acceptions qu'il reçoit en latin , est le commerce charnel illicite avec une vierge, ou une veuve vivant honnêtement.
Dans le sens propre et strict, il est pris pour la cessation de la virginité ( C. Lex ilfa , | Sluprum, 36, qu. 1). S'il a été commis avec une veuve vivant honnêtement, le coupable sera soumis à une pénitence et puni d'une amende : si c'est avec une vierge, il doit la doter selon sa condition, et la prendre pour son épouse, à moins que le père ne veuille pas y consentir; dans ce cas, il suffit de la doter. Si le père consent , et que lui-même refuse de l'épouser , il pourra être poursuivi corporel le ment et excommunié , et renfermé dans un monastère pour y faire pénitence (C. 1 et 2, de adult.). Le clerc qui a déshonoré une vierge , ne pouvant pas l'épouser s'il est dans les ordres sacrés ♦ il sera déposé dans le for contentieux (Panorm. in c. Et si clerici judic. ; c. Si quis dericus disl. 3, c. Latos, 2, qu. 7). Celui qui a déshonoré des vierges consacrées A Dieu sera déposé, sil est clerc, et excommunié , s'il est laïque : autrefois le droit civil l'aurait condamné à la peine capitale. Le prêtre qui a forniqué avec sa fille spirituelle ou pénitente , sera déposé , fera pénitence pendant douze ans , entrera ensuite dans ur.
monastère. Si la femme aussi est laïque 9 après avoir distribué ses biens aux pauvres* clic se renfermera ausii dans un monastère (C. 9 Si quis sacerdos , 30, qu. i ; c. Omni* quos 9 kO f qu. 1 }.
FIN DU SITPLÉJJfcN
TABLE MÉTHODIOUE