‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 50 sur 479 · FRÈRE · texte numérisé non relu

FRÈRE

Ce terme signifie ceux qui sont nés d'un même père et d'une même mère , ou bien d'un môme père el de deux mères différentes, ou enfin d'une même mère et de deux pères différents.

On distingue les uns et les autres par des noms particuliers : ceux qui ont le même père et la même mère sont frères germains ; ceux qui sont nés du même père seulement sont frères consanguins ; et ceux qui sont d'une mène mère frères utérins.

La qualité de frère naturel procède de la naissance seule ; la qualité de frère légitime procède de la loi , c'est-à-dire qu'il faut être né d'un même mariage valable.

On ne peut pas adopter quelqu'un pour Son frère , mais on peut avoir un frère adoptif. Lorsqu'un homme adopte un cnfnjit, cet enfant derienl frère adoptif des enfants naturels et légitimes du père adoptif (Voyez adoption).

L'étroite parenté qui est entre deux frères fait que l'un ne peul épouser la veuve de l'autre (Voyez affinité).

On appelle improprement frères et sœurs de lait les enfants d'une femme qui a allaité les enfants d'une autre, quoiqu'il n'y ait aucune parenté ou affinité entre les enfants de celle femme et les enfants étrangers qu'elle a nouriis.

§ 1. FidniiS lais.

Dans les monastères on appelle frères lais ou frères convers les religieux qui ne sont point dats la clcricalure et qui n'ont été re*çus que pour rendre des services manuels à la maison (Voyez convers). On les a appelés aussi frères extérieurs, parce que le monastère les employait aux affaires du dehors.

Selon Fleury, saint Jean Gualberl fut le premier qui reçut des frères lais dans son monastère de Valombreuse en 1040; jusqu'alors les moines se servaient eux-mêmes. Comme les laïques n'entendaient pas le latin, ne pouvaient apprendre les psaumes par cœur, ni profiler des lectures latines qui se faisaient dans l'office divin, on les regarda comme inférieurs aux autres moines qui étalent clercs ou deslinés à le devenir; pendant que ceux-»

ci priaient à l'Eglise, les frères lais étaient chargés du soin de la maison et des affaires du dehors. On a distingué de même ches les religieuses les sœurs converses d'avec les religieuse» du chœur (Voyez coîivKse),

DICTIONNAIRE DE DROIT CÀNOX

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Le même auteur observe que cette distinction a été pour les religieux une source de relâchement et de division D'un côté, les tnninerdu chœur ont traité les frères avec mépris comme des ignorants et des valets; ils se sont distingués d'eux, en prenant le titre de Dom, qui, avant le onzième siècle, ne se donnait qu'aux seigneurs ; de l'autre, les frères, se sentant nécessaires pour le temporel, ont voulu se révolter, dominer, se mêler même du spirituel : c'est ce qui a obligé les religieux à tenir les frères bas ; mais l'humilité chrétienne et religieuse s'accorde mal avec celle affectation de supériorité, chez des hommes qui ont renoncé au monde {Huitième discours sur ïhist. ecclés.. c. 5, p. 314.).

On appelle frères externes ceux qui sont affiliés aux prières el suffrages d'un monastère, ou des religieux d'un aulre monastère, qui sont de même affiliés.

§ 2. frères des écoles chrétiennes.

(Voyez ei:«»les, § 2.)

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