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mois de mars 1792, et mourut octogénaire le ti janvier 1807.
Après la dispersion forcée des religieuses, quelques- une s parvinrent à se réfugier à Rome. Plusieurs de celles qui étaient demeorées à M/irseille furent plus tard uiises en arrestation et condamnées a mort par le tribunal révolutionnaire d'Orange, le 2 mai 17JV. Une autre, la sœur Saint-André, devait périr comme ses compagnes ; mais Dieu la destinait à relever bientôt la sainte maison renversée par l'orage, et la veille du jour ou elle devait monter sur l'échafaud, la chute de Robespierre vint sauver sa tête et celle de plusieurs milliers de Français destinés à la «x>rt si ce tyran avait vécu quelques heures de plus.
L'ordre avait commencé par l'union de trou saintes filles; trois autres le reconstituèrent après les tempêtes politiques. La sœur Saint-André, qui n'avait pas cessé de garder au fond de son cœur l'espoir de ce rétablissement, s'associa a vecdeux anciennes religieuses de la maison de Marseille, les sœurs du Saint-Esprit et du Saint-Sacrement. Elles se réunirent dans une maison rue des Minimes, et se clôturèrent Je 12 décembre 1816; leur chapelle fut bénite par M. Maurin, m-teur de Notre-Dame -du -Mont. Bientôt elles reçurent diverses aspirantes qui formèrent une communauté. Leur maison se trouvant alors trop petite, elles tirent construire, rue d'Alger, un couvent où elles t'établirent le 12 août 1836. Mais le nombre «Je» religieuses s étant élevé à trente, et un plus grand nombre de pensionnaires se prévient chaque jour, I insuflisanec de celte nouvelle maison fut bientôt évidente. Lu «ènérable supérieure, sœur Sainl-François- Xavier, qui dirige cette communauté avec tant d'édification depuis 18W, dignement secondée par son assistante la sœur Saint- Uichel, acheta un vaste terrain au Prado, près de l'église du Kouet.Le 19 avril 18V7, la première pierre du monastère fut solennellement bénite par Mgr et posée par M. Charles de Chartreuse et Mme la comtesse Marie de Monlgrand, née de Panisse, en présence de M. le vicaire général Cailhol. Depuis longtemps ces dames sont eu posscssiou de ce nouveau local.
Avant la révolution de 1789, il existait une association de personnes des deux sexes agrégées à la communauté pour l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement; elle fut fondée en 1693. Le couvent possède un registre de cette association. Il remonte a l'an 1708, et contient plus de 12,000 noms. Cette association a été renouvelée au mois de janvier 1HV7; déjà au 1" mai 1830 elle avait reçu 31,270 nouveaux membres, et depuis cette ëpoqoe elle a pris encore un grand développement. Elle s'honore de compter parmi ses membres un grand nombre d'ecclésiastiques. Mgr l'évôquo a donné son approbation à retle œuvre, qui répond bien aux.senliments d'un prélat qui voudrait passer sa vie auprès des saints tabernacles.
Ùuand le bouleversement social de 1792
vint disperser ses membres, l'ordre de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement n'avait que la maison de Marseille et celle de Bollène, fondée en 1725; il possède aujourd'hui, outre ces deux maisons, celles d'Aix, d'Avignon et de Carpentras.
ADORATION REPARATRICE (Congrégation DBS BBL1G1EUSES DB L'), à Pùrit.
Les outrages faits à la Majesté divine, la profanation du saint jour du dimanche, les violentes secousses qui agitent le monde, les tribulations qui allligent l'Eglise, ont, depuis quelques années, inspiré à un grand nombre d'âmes un immense désir de réparation et de sacrifice. En 1848, la Providence suscila une société sous le nom de Société de l'Adoration réparatrice, pour répondre à ce besoin et pour seconder ce généreux mouvement. En se dévouant à une œuvre si im- |M>rtantc, la Congrégation nouvelle en a fait son but spécial, son devoir de toutes les heures; et, comme moyen d'atteindre plus sûrement ce but et de remplir plus utilement ce devoir, elle a obtenu le très-grand privilège d'avoir le Saint-Sacrement |»erpéluellement exposé.
Cette dévotion est le complément de toutes celles qui ont pour objet de fléchir la colère de Dieu, de réparer les outrages faits h sa divine Majesté, et de le dédommager do l'indifférence et do l'oubli de ses créatures.
Ici, en ettet, on ne se contente pas de la prière, de la réparation et do l'adoration ordinaire : ou prie, on répare, on adore sans interruption, le jour cl la nuit ; on prie en union immédiate avec Notre-Seigneur perpétuellementcxposé au regard des lldèlesdan* le sacrement de son amour; on répare d'une manière plus directo par le divin Réparateur, élevé entre le ciel et la terre; on adore, en offrant sans cesse la véritable hostie de louange; on appelle les bénédictions de Dieu sur lo monde, en lui présentant an échange une oblation d'un prix infini.
Afin que Notre-Seigneur ait un plus grand nombre d'adoratrices, et pour que les personnes du dehors, qui le désirent, puissent participer au même bonheur et aux mêmes avantages spirituels, la société se divise en trois branches : la communauté régulière, les sœurs séculières, et les simples associées. De cello manière, elle contribuera à propager au dehors la dévotion au Trôs- Saint-Sacrcment, et beaucoup de personnes qui, sans pouvoir s'unir a l'Adoration réparatrice par des vœux religieux comme les sœurs régulières et séculières, voudraient cependant concourir au but de l'Œuvre, et jouir des avantages de celte société, s'y trouveront unies par un môme esprit, un lien do charité et des pratiques communes è tous les membres.
Les conditions imposées aux personnes qui désirent eu fairo partie comme associées sont :
!• Avoir la lionne volonté d'empêcher, chacune autant qu'elle le peut, selon les circonstances cl sa position, le* blasphèmes
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contre la Majesté divine, les outrages faits à la religion et la profanation du dimanche.
2* Avoir à cœur de réparer de quelque façon ces sortes de péchés, quand on n'a pu les prévenir.
S" Faire inscrire son nom sur lo registre des associées, communauté de l'Adoration réparatrice, 12, rue des Ursulines.
4* Prendre pour chaque mois une heure fixe à jour déterminé pour l'Adoration réparatrice devant le TrèsSaint-Sarremenl exposé dans la chapelle de la communauté, ou dans telle autre ôgliso désignée à cet effet par l'Ordinaire du lieu.
Les associées qui ont plusde temps à leur disposition et qui désirent participer plus abondamment aux bénédictions attachées à celle Œuvre, peuvent prendre une heure pour chaque semaine ou môme pour chaque jour. Les personnes pieuses, qui désirent en outre s'attacher par des liens plus étroits à la communauté, peuvent s'inscrire pour l'Adoration nocturne et pour un jour de retraite chaque mois.
5" Toutes les associées réciteront chaque jour le Pater, Y Are, le Gloria Patri, et les invocations suivantes :
« Loué et adoré soit à jamais Noire-Seigneur Jésus-Christ au Trè>-Sainl-Sai renient de l'autel I »
« O Dieu notre Protecteur, regardeznous, et jetez les yeux sur la lace de votre Christ 1 »
« O Marie conçue sans péché, prie/ pour nous qui avons recours à vous! »
G* Pendant l'heure de réparation elles réciteront un acte d'amende honorable, d'adoration et de louange
7" Chaque fois qu'elles verront Dieu outragé, ciles diront au moins de cieur :
Sil nomen Vomini benvdictum, ex hoc nunc et ustpte in sur u htm.
Les associées recevront la croix de l'Adoration réparatrice, présentant d'un tôle la .sainte face de Notrc-Scigneur couronné d'épines, et l'image de Notre-Dame des Scpt- Doulcurs; de l'autre, l'emblème de la di vine Eucharistie et la ligure du Sacré- Cœur.
Le Souverain Pontife a daigné jeter un regard île bienveillance sur la société «le l'Adoration réparatrice, et lui a adressé un bref bien précieux dont voici la traduction :
« Pu- IX, Paim:.
« Pour mémoire perpétuelle. Nous avons coutume de favoriser de notre bienveillance et d'enrichir de saintes indulgences les oeuvres pieuses entreprises pour riionucnrdc Dieu et le salut des Ames, quand elles s'accomplissent selon les règles de l'Eglise, c'est-à-dire avec l'approbation des Ordinaires. Or, comme nous l'avons appris dernièrement, il a été institué à Pans d'abord , et ensuite à Lyon, une pieuse société sous le nom de \' Adoration réparatrice , laquelle se compose de trois classes, savoir : île sœurs régulières qui, étant liées par les trois vieux simples de pauvreté, de chasteté et d'obéis-
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sance , vivent en commun dans la môme maison; de sœurs séculières qui, n'étant liées que par deux «les susdits vœux , ceux de chasteté et d'obéissance, peuvent vivre chez elles, et enlin de celles que l'on nomme associées. A chacune de ces trois classes soin assignés des devoirs de piété particuliers. Et, comme nos vénérables frères les archevêques de Lyon et de Paris nous ont recommandé cet io* pieuse société, approuvée par eux, nous avons résolu de luiai corder cette bienveillance dont nous venons de parler ci les bienfaits des indulgences.
« C'est pourquoi, louant dans le Seigneur ladite pieuse société et son but utile et saint, nous accordons à toutes et à chacune dos sieurs régulières ou séculières de cette môme société, en quelque lieu qu'elle ait été instituée ou qu'elle soit instituée par la suite, une indulgence plénière le jour qu'elles prendront l'habit de l'institut, et celui auquel elles feront ce qu'on appelle la profession; et, quant aux associées, le jour où elles seront admises dans la société : de plus, tous les jours où elles (trieront pendant une heure sans discontinuer devant le Très- Saint-Sacreinenl exposé à la vénération dans la chapelle de l'institut, et enlin deux joui s de chaque mois, qui seront désignés par les évé pie> respectifs, où elles visiteront la chapelle de l'institut, ou bien une autr • église publique ; pourvu qu'en chacun desd ils jours ou elles le feront, étant vraiment contrites, s'élaul confessées et ayant reçu la sainte communion , elles adressent à Dieu de pieuses prières pour la concorde entre les princes chrétiens, pour l'extirpation îles hérésies et l'exaltation de l'Eglise notre sainte Mère. De même nous accordons iui séricordieiiseinciil dans le Seigneur, à toutes les consuîiiis des trois classes de ladite société , une indulgence plénière avec pardon et rémission de tous leurs péchés le jour où, étant vraiment contrites et s'étnni confessées, elles recevront la très-sainte Eucharistie en forme de viatique, et | rieroni comme il a élé dit, selon leur pouvoir.
« Les présentes seront valables pour tous les temps à venir. Nous voulons aussi que la môme foi qui serait ajoutée aux présentes lelties, m elles étaient produites ostensiblement, soit également ajoutée aux copies de ces mômes lettres et aux exemplaires iruprimés, qui seront signés de la main d'un notaire public et munis du sceau d'une personne constituée en dignité dans l'Eglise.
« Nonobstant tout ce qui pourrait être contraire. ,
« Donné à Home, à Siinle-Marie-Majeure.
sous l'anneau du pêcheur, le 8 juillet 183.1, de notre pontifical la huitième année.
« Pour son éniinence le cardinal La:uliruschini,
« J.-B. lia wcaikom C.\steli.4M, fubst « Par concession spéciale de Sa Sainteté, en date du 19 avril ISoii, toutes les indulgence* accordées dans ce bref peuvent être appliquées aux A mes du purgatoire, et l'auino-
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DES ORDRES RELIGIEUX