‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 104 sur 323 · FRA DES ORDRE · texte numérisé non relu

FRA DES ORDRE

autres. Les enfants ne peuvent être reçus à Ja colonie avant l'âge de dix ans, et les postulants dans la société que deDuis seize ans jusqu'à quarante. t

Les plus larges concessions sont faites" aux bienfaiteurs. Deux Messes seront célébrées, chaque année, dans la chapelle de la colonie, pour les bienfaiteurs; l'une pour les vivants, le lendemain de la fête de l'Immaculée Concoption de la très-sainte Vierge patronce do notre maison, et protectrice do fowvre; l'autre pour les morts, le lendemain de la fête de saint François d'Assise, [ stron de la société.

Depuis plusieurs années, les frères de Saint-François d'Assise sont couronnés à dus les concours agricoles où ils se présentent. On les voit, la charrue en main, vaincre les autres laboureurs qui leur dis- (uteai en vain les premiers prix, et le comice agricole de Jonzac a eu souvent occasion de constater la supériorité des méthodes employées par la colonie. Déjà un grand nombre déjeunes colons ont été placés en qualité de domestiques-laboureurs, et pour uo élève que les frères peuvent placer, ils reçoivent plus de vingt demandes.

Les frères de Saint-François d'Assise reconnaissent, dans la personne de M. Richard, leur supérieur général actuel, l'horane suscité par la divine Providence pour •continuer et développer l'œuvre du P. Despayes, fondateur de leur ordre, et ils proclament en même temps que c'est aux paroles qu'ils ont recueillies de la bouche de leur l'on P. Deshayes et aux constitutions qu'il lenr a données que, leur société doit sa conservation et sa prospérité. Lorsque, disentils, tout l'enfer semblait déchaîné contre lu, que tout paraissait désespéré, ils n'avaient d'autres armes pour se défendre que les paroles do leur P. Deshayes qui leur mit promis un plus heureux avenir. Ils lui matent alors : « Notre bon Père qui êtes aax cieux, priez pour nous, sauvez-nous, sans quoi nous périssons; • et ils sentaient ieurcourage se ranimer, et la tempête s'avisait. Le repos, il est vrai, n'était pas de longue durée; bientôt l'orage grondait de touveau; mais, enlin, Dieu a commandé lui vents et aux tempêtes, et il s'est fait un '"and calme, et les plus douces consolations "fit succédé aux plus rudes épreuves. Les frères de Saint-François d'Assise ajoutent que leur congrégation prospère seulement depuis que, ayant à leur tête M. Richard, leur «tond P. Deshayes, ils sont revenus à la stricte observance des constitutions laissées pr leur fondateur. Chacun, avant M. Richard, voulait taire des constitutions à sa minière, et on réussissait peu ; mais en sui- "nt enûn de point en point les règles que le P. Desbayes lui avait tracées, la société a pris de l'extension, et tout fait espérer qu'el e portera les plus granJs fruits dans le champ 'lu Père de famille. Pour que ces fruits soient 'oojoors plus abondants, puissent les jeu- "« gens et les hommes de toi qui, dans •f4ue?seir« de Dieu, doivent faire pnrtic

RELIGIEUX. FRA 5ȍ

de la société de Saint-François d'Assise , répondre tous è leur belle et sublime vocalionl Fasse le Ciel que de nombreux postulants arrivent à la colonie de Saint-Antoine de tous les points de la France, et en particulier, de notre religieuse province de Bretagne, patrie du P. Deshayes, au salut do laquelle il a tant travaillé 1 Déjà les frères de Saint-François d'Assise, que le P. Deshayes appelait ses Binjamins, comptent parmi eux plusieurs jeunes Bretons. Croyons qu'ils ne sont que les prémices d'un grand nombre d'autres , et que les ouvriers no feront pas défaut, lorsque partout de si riches moissons appellent et sollicitent les bras des moissonneurs.

Règlement de$ Frère» de Saint-François d Assise.

1. Le but que se proposent les frères de Saint-François d'Assise, dits Frères Agriculteurs, est de procurer la sanctification do chacun de ses membres par la pratiquo des préceptes et des conseils évangéliquçc, et d'offrir aux enfants pauvres, délaissés ou orphelins, un asile, lo bienfait d'une éducation religieuse, celui de l'enseignement primaire et d'une instruction théorique et pratique exclusivement agricole.

Par exception on pourra recevoir, commo pensionnaires, quelques enfants dont les parents s'engageraient à i»ayer la pension ûxée par le règlement.

2. Pour mieux remplir la mission de charité que le Seigneur leur contie, ils laisseront en dehors toute espèce de préoccupalions; ils s'associeront complètement à la vie des enfants des colonies qu'ils seront appelés à diriger, ils partageront leur nourriture et leur donneront en tout l'exemple d'une existence laborieuse, morale et intelligente, qui doit plus que toute autre chose contribuer à faire de ces enfants des hommes religieux, probes, utiles à eux-mêmes et à leur pays.

3. Pour sanctifier toutes leurs actions, ils devront toujours les faire dans le temps et do la manière que les règles le prescrivent.

4. En été, ils se lèveront à trois heures et en hiver à quatre heures. Dès quo le réveil sera donné, ils devront élever leur cceur vers Dieu, prononcer avec dévotion les saints noms de Jésus, Marie et Joseph, et en s'habillant, ils s'occuperont du sujet d'oraison et des résolutions qu'ils devront prendre.

5. Avant de se rendre à l'Oratoire, ils ne manqueront jamais de se laver les mains et la figure.

6. A trois heures dix minutes en été, et è quatre heures dix minutes en hiver, on donnera le signal pour la prière du matin, qui se dira à trois heures un quart, ou à quatre heures un quart. La prière sera suivie des litanies du Saint Nom de Jésus, de V Angélus et des autres prières qui sont d'usage dans la communauté.

7. lin été, après l'Oraison, les frères se rendront en silence au réfectoire pour y déjeuner. Jamais on nejnangern hors du ré-

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feetoire, si ce n'est l'été, pour la collation, qui se fora dans les champs. Eu hiver, après l'Oraison , les frères iront en classe jusqu'au déjeuner, qui aura lieu au jour.

8. Après le déjeuner, on attendra, toujours en silence, que le frère supérieur lixe les travaux auxquels devront se livrer les frères, et ils parlirout pour s'y rendre aussitôt que le signal sera donné.

9. Chaque frère qui aura la conduite d'un chantier, devra faire la prière d'usage avant de commencer à travailler; il aura soin (jue le silence s'observe pendant le temps du travail.

10. A dix heures un quart en été, et à onze heures un quart en hiver, on se rendra au travail; le frère conduira les enfants h la fontaine pour qu'ils se lavent les mains, et de là en classe.

11. Chaque chef de chantier n'abandonnera les enfants qui lui sont confiés que lorsqu'il y aura dans la salle un autre frère pour le remplacer.

12 A dix heures et demie ou à onze heures et demie, les frères se rendront à|l'Oratoire pour y faire une lecture spirituelle et l'examen particulier; les exercices se termineront par la prière à la sainte Vierge, Marie, mayuide, etc.

13. A onze heures en été, et à midi en hiver, on se rendra au réfectoire pour le dîner. Le supérieur ou celui qui le remplace dira le Jiéix'tliate et les il< os. Tendant les repas, on fera une lecture à laquelle les frères prêteront leur attention. A la lin du repas on récitera VAnyelus.

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