JI.S
.1,1 diin c>c lie Uoueu, à Ici | rière tle iln^ties, .11 -che\ Oquc île ce diocèse, t iuhras>ureii t l'institut de Saint-Jean de laise, en l'année 1143. On voit dans le Callia Chrisiiana < i dans !e llccucil des conciles tle Kouen, les lettres de l'archevêque Hugues, qui efïeetuenl et autorisent celte union, Par ces Lettres, l'église de Saint-Lo et do Bourg- Achard, ne forment qu'une société et un seul chapitre avec celle de Fa'aise, dont le prieur a la prééminence pour l'observance de la rè-ile et la correction des fautes Mir ladite église de Boui g-Achard. Les expressions de la lettre de Hugues feraient pcn>er que celte église de Sainl-Lù aurait été éablie en maison régulière et fondée par le prieur de Saint-Jean-Baptiste (de Falaise, sans doute) et de ses chanoines, et à la prière de l'archevêque de Rouen. Voici ce qu'on lit, en effet, dans la lettre tle cet archevêque : De ecclesia Sancli Laudi, quœsita est in Burtjo-Achardi, qnœ ver priorem ecelesiœ, e Saneti Johannis Baplitlœ et per ejus canonieos in rciUjïone mUficata est, et instituta petitione nostra, unius surietatis tjusdemque capituli sit cum eeclefia Faletiensi, etc. Leprieurde Falaisea ledroitdese faire obéir par les religieux de Bourg- Achard, de les reprendre, etc., sous l'autorité de l'archevêque de Rouen, qui le fera lui-même, si le prieur ne peut y parvenir, et ^maintiendra au prieur l aulonté de faire garder l'ordre canonique. Cependant les religieux de l'une et l'autre maison obéiront au prieur du lieu où ils so trouveraient, même en résidence provisoire ou en passant, et ces deux maisons devront, autant que possible, se venir mutuellement en aide en toutes choses. Il est probable que ce nouvel institut ne s'étendit pas davantage, car bientôt les chanoines de Saint-Jean changèrent d'habit et d'ordre, et en 1158, le prieur Gnoffroi étant mort probablement, ils se donnèrent a l'ordre de Prémonlté, et appelèrent dans leur maison des religieux de l'abbaye Saint-Josse-aux-Bois. Ceux-ci prirent possession de la maison de Falaise, en 1159, et des abbés gouvernèrent à la place des Trieurs. On peut croire que dès l'époque de celte agrégation la maison de Saint- Jean n'était plus un hôpital, mais seulement une maison de clercs réguliers ou chanoines; il parait aussi que la maison do Bourg-Achnrd ne suivit point la maison Mère dans son agrégation à l'ordre de Prémontré, car elle resta prieuré libre de l'ordre tle Saint-Augustin, et au xv ir siècle, avant embrassé la réforme des chanoines de Sa'inl-Cyr de Friardel, ello devint elle-même le chef-lieu de cette nouvelle observance, qui comptait au dernier siècle quarante maisons soumises h ses règlements. Voy. Bourg-Acuahd , t. Il (OalUa Chriitiana, t. Il et Ml)