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I'imiu" |iul-on .s'a [«erre voir qu'»-l'^ tif-irait. Mu rnri's l'ut transporté .H Arra? et iMiUûié dans iV-liso Saiiit-Klienno près de l'a-ju*;
S.uui Vii.ii o. I n i iuiuctit en uuari»re lut
olor sur sa loiulie.
I al'l'axi' I»' S.'iiiit-Va.isi accorda toujrur« uno (MoU-i non pai lii ulii re à la couiiùui.juté di- Siiuu*' Voilés, l'.lle lui donna une ma^on i nnii^ur ^ u t iMalilissr tuent, afin que ln<orplu'luirs t'ussrut plus i ouiruodéuieiit logées, l'. rvt rn ivi-i>iiiiais>aiu'ii de «e l)ienfait uj^e U's \i;mnirum's laisaicul iliaque aniit-e. le joui .i.' > ai ii li* A^inS. un liounnage à .'aMie dr Saint > a.i>l. t'e pnMat, son grand , r eur ou un .ir. ulo dr Unir part i tlrluait la M • ii'jour-là dans U-ur i liaprllr ; à l'Oirerto.r ; la "^u | i-tn-ii ii- rl la niailre-sr rondui>aiél)t i.'ruv jriiin-s «>i j iiu'n, c | ii i apti'S avoir ré- . i-r .p'i. -I.pu-s \n>. iUlVan iit à l'oflicianl siî aunr> dr .uMlr! irs.
la »-.>!iiitui;i.iuto dr Sainte- Agnès s'acqint i.u. • lrli.-ivput.il .Miipir 1rs vdlr> de Lailgies. il'- IY,.>mn\ dr P'j.'it, \ouluienl >e procurer un ri.il'liN%i-i'.n'til de » i- genre.
v rej-.'.jue ue !.i i rvnlutinr la tempête ru*
! . ;ur jui uot ru ;u>u-siv.'iv tant de IllflisOtls
»-•'•>;.'•,•,>.'> ir.me.Mitu pas entièrement lafon*
fc) AGN DES ORDRES
diiion de Jeanne Biscot Celle communauté, qui mit continué de prospérer en donnant tes (Jos beaux exemples de charité et en rendant les plus eminenls services, fut conservée par la Convention nationale, parce qu'elle servait pour l'éducation des enfants trouvés et abandon nés. Lebon, devenu représentant du peuple dans cette ville, ayant fiiri des religieuses le serment, pour quelles continuassent à rester dans leur ntrisoo,cellfs-ri refusèrent de le prêter et furent contraintes de s'éloigner. Voici en quels termes la supérieure rend compte de cet iîfcnement.
• Lebon est venu plusieurs fois chez nous pour nous engager, et même en quelquesorte nous forcer par de belles promesses et de grandes récompenses. Nous lui avons toujours rtponda avec une grande fermeté que nous resterions dans la communauté si l'on n'exigeait pis de nous le serment, mais que nous «Odltoas sauver nos âmes a quelque prix qoe ce fût. Voyant qu'il ne pouvait rien obtenir par promesses, il nous tilde grandes menaces si nous nous obslinions à refuser « qu'il demandait de nous. Rien ne put émuler notre foi, ni la perte des biens temporels, ni la prison, ni la crainte de Pécbabod.
« Après six semaines de souffrances et d'oppressions (car les satellites de Lebon Tenaient chaque jour nous presser de changer d*opiDion),on. vint mettre le scellé partout 1*a» Il maison , excepté dans les chambres. Oa H»ça un corps de garde dans l'école exter», et deux sergents de police slalionnè- .ifltii) parloir.
• Eaôi le 5 novembre 1792, il nous fallut wtir à dix heures du malin de la commuo*oié; nous fûmes remplacées ce jour- là irfne par des femmes laïques qui mangèrent la pain et la soupe que nous avions ruts pour ce jour-là ; on nous fil sortir isolément par prudence, et nous allâmes chez fies parents ou des amis qui nous reçurent i»ee bonté.
• Mais le chagrin d'avoir perdu nolro élat m abandonné les pauvres enfants que la dinoe Providence nous avait confiées, nous
rjJneot inconsolables, car nous savions en quelles mains ces tendres enfants étaient ^ heureusement tombées.
•Notre situation d'ailleurs, au milieu d'un cookie aussi corrompu qu'il était alors, et aussi déchaîné contre notre sainte religion, noire se» ministres et contre nous, ne faisait qu'augmenter nos peines. Une partie de la communauté quitta la France pour aller «Allemagne et en Belgique.
« En 1800. M. Vatelel, nommé sous le contalai maire de la ville, ne tarda pas à remarquer que la maison de Sainte-Agnès ne pouwt être plus longtemps dirigée par des femmes sans foi ni loi ; elles en avaient comi*oaùs les intérêts même temporels; les ensuis manquaient de tout. Ce respectable magistrat fui touché de lant de misères. Il usa Je toute son influence auprès du conseil mu- *t«l*l et de l'aulorité supérieure, pour ob-
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tenirque cette maison nous fûl rendue. L'entreprise était d'autant plus difficile que le temps était encore mauvais. Dieu lui vint en aide, et il obtint notre rentrée après sept ans et demi d'absence...
« Il nous fit appeler, nousle connaissions d'autant mieux qu'il était, ainsi que ces vertueux ancêtres, notre bienfaiteur avant la révolution. Il nous ouvrit la communauté le 18 mai 1800. On ne saurait exprimer la joie dont nous fûmes toutes transportées , en nous retrouvant dans la maison où nous avions prononcé nos vœux, et au milieu de nos pauvres enfants que nous n'avions alundonnées que pour conserver notre foi et ne pas blesser nos consciences par le serment. »
Napoléon ne tarda pas à autoriser le rétablissement d'une communauté qui avait rendu tant de services elen promettait de si grands encore. D'abord il lui accorda, le 19 septembre 1807, une autorisation provisoire, et le ik mai 1810 il en approuva définitivement les nouveaux statuts qui diffèrent desanciens sous plusieurs rapports; on y admet même jusqu'à des enfants de six ans. Elles sortent de la maison lorsqu'elles sont assez instruites pour suffire à leurs besoins ; on les garde môme jusqu'à l'âge de 20 el 22 ans, quoique le règlement porte 18 ans. Au reste la nourriture y est excellente, l'administration de? hospices dont la communauté dépend, leur donne de bons lits el se charge du blanchissage du linge. En compensation les religieuses et les orphelines fonl tous les ouvrages de coulure en draps el en linge, nonseulement pour la maison, mais encore pour celle des orphelins el des vieillards des deux sexes, au nombre de 170, ainsi que |>our les enfants qu'on doit placer à la campagne. L'aminislratioo cependant leur cède le tiers de ce qu'elles gagnent, ce qui leur forme une petite somme qu'elles emportent en quittant la maison.
Dans leurs indispositions elles sont soignées à l'infirmerie ; mais si la maladie devient grave, on les conduit à l'hôpital. Les religieuses, au nombre de 16, tiennent comme avant la révolution, deux écoles, l'une pour les orphelines, l'autre pour les externes; ces deux classes d'enfants n'ont aucun rapport entre elles. On leur donne un enseignement tout à fait distinct ; l'externat qui se bornait autrefois à la paroisse Saint-Etienne, s'étend aujourd'hui à toute la ville et se compose de 110 à 115 élèves. Les orphelins sont aussi confiés aux dames de Sainte-Agnès qui dirigent également plusieurs salles d'asile.
La chanté héroïque qui animait Jeanne Biscot vivait encore il y a peu d'années à Arras, dans l'une de ses arrière-parentes. Mlle Hazart, touchée du danger auquel sont exposées les orphelines qui sortent de la maison de Sainte-Agnès à l'âge de 17 ans. fonda une maison où elle les plaça pour y demeurer jusqu'à celui de 25 ans.
Elle s'entendit pour cette œuvre avec M. Lallard de Lebusquière, doyen et prévôt du chapitre d'Arras. 11 mit à sa disposition un
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I0r.1l s itti<^ rue Saint-Maurice, qui avait servi ««ans les premières années «le la restauration h recevoir provisoirement les religieuses nedictiucs dites *i n Saint-Sacrement, et après e'lc> l'institution «les sourds-cl-mucts.
.Mlle Ha /art meubla celle maison en 1N2S nt lit venir If lt»dgupie «les religieuses dues de Sainl-Oiarles, aux«pmlli-s ul'e confia la direction «le ses orphelines et prit l'engagement île suppléer, suit par elle-même, *«>il par d'autres personnes vouées aux lionnes ipuvre>. a la nourriture et à i'eiilreiieii «le relies «pu. peu exen i es cnnire au travail, ne pourraient iimeiiuiix i entièrement la maison par le produit «Je leurs journées. Mlles s'y perfectionnent dans la fabrication «les deiili Ile-, nui est à Arias, la principale industrie ile> tommes du peuple, et elles apprennent tous les ouvrages de couture qui peuvent les mettre à même tl'ul »tvn i r un emploi de femmes de chambre ou de couturières en linge.
M. L'abbé Lallarl continue de protéger ««•Ko institution éminemment intéressante,: il y fait exécuter des travaux importants
Outre les jeunes filles qui sortent de Sainte- Agnès, on y reeoil des enfants «pu sont privés de parents, ou dont les pères et mères sont tombés dans un tel état de mi>ère qu'ils ne peuvent plus les nourrir.
t' est ainsi que la charité chrëtit nrie pourvoit aux besoins de ceux qui souffrent et qui ne trouvent dans la philanthropie des hommes du siècle qu'une stérile eoinpassion. Le catholicisme seul inspire le ilévniieuiellt piatiquo qui soulage, (Jiir sont en comparaison de ces faillies femmes, mais animées de iLspnl «Je Dieu, qui les fortifie et les dirig", ces politiques qui veillent accaparer, a leur nuI profil, le droit de la k'-lll.us.uice (1 ?
ALF.XIS (Hospit u iiriits ne Saint-).
F.n 1GV7, Marie «le Petiot, fille d'un administrateur de Limoges et livdropique, se fît potier par humilité dans un des hôpitaux «le cette ville, l'hôpital Saint-iiéraM, <»ii bientôt elle put ilonuer elle-même des soins aux malades, ainsi «pie le pratnpiaienl sous l'habit séculier, d'autres saintes tilles, entre autres une demoiselle Mercier, morte victime «m* ce pénible et glorieux ministère, et qu'une Mi.ur plus jeune, Hélène, vint remplacer «lès ies premiers temps où Marie «le IVtiot s\ in m va. Dix ans plus lard, le '20 octobre lG\'i7, Mme de Petiot et Hélène Mercier prirent, av ec l'agi ci nent «je f evêqtie, l' ha lut religieux, soit afin «l'obtenir plus ..Je respect «le fa pari • ie> pauvres, -oit plutôt alinde leur inspirer une i I is grande idée -le la religion «pii met à leur service les ej .-ou ses «le Jesus-Chrisl
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lui-même, tlctte n.ème année, une iicIk. veuve, Mme oe J-t IManche, née Desc««rdes de tïry. vint s'adjoindre à elles, et comme le V novembre, une délibération «les consuls de Limoges exprimait le vomi «le fonder a Sainl-liéralil un hôpital général pour la ville, les trois novices songènml a bâtir tout près «le là un monastère qu'elles purent occupée des le I" mois «le IG.'VJ. Le 1"» mai tOo'.t, une muivel'e «lélibéialiuR des administrateurs de la ville réunissait les revenus des quatre hôpitaux : 1 Sainl-louaM bâti en ll.ïG et «lont ou utilisait U s bâtiments en les agrandissant ; 2* Saint-Mai t. al qui remontait, «lil-ou, aux premiers siècles, et qui aurait rcMi alors, d'après la 'ég'iidc apocryphe «lu saint apôtre «le i'Aquitainc , un revenu suffisant pour nourrir, tous les jours, ti ois cents pauvre* ; .T la Maison-Dieu des lépreux «pu. depuis 12.'JG, devait recevoir 13 malades; V Saint-Jat «pies ou l'infirmerie de la lèpre blanclie, établissement qui datait «le 1212. Pour desservir in lie nouvelle maison de charité, en laveur de laquelle on obtint des lettres patentes , 'décembre 1GGU), «jui furent publiées le 5 mai 1GG1, il fallait un personnel nombreux et discipliné ; Mgr «le La Fayette, evôque de Limoges, c«uuplaut sur le dévouement de Mines de l'etiot. Mercier et de La Planche, leur donna I e 2» se| tiuiibre JG.'jD; une règle, imprimée depuis avec quelques modifications (180») et les lit reconnaître ««uuine fomlatrires de la «•«mgrégatmn des Seurs Hus pila itères de Sauil-. \le\is, dites. ius*i >u«r>" delà nicduillt, a cause d'une tnéilaiile eu argent que tes religieuses portent sur la poitrine et qui représente saint Alexis couche malade sous un escalier. Le 1" novembre IGii'J. Marie lie Petiot et Hélène Mercier firent les v«eux «l'obéissam e et de « hasteté perpétuelle avec celui de servir toujours les pauvres; Mme de La Planche les muta quelque? mois plus tard, et comme déjà ces dames avaient bon tenibre de novices . elles prirent rengagement «le «oui lier toujours six «lans l'hôpital pour être constamment à la disposiiion des malades
Louis XIV récompensa te «lévouement «les s«eur.s «le Saint-Alexis par lettres païen tes datées «te 1G72 et île 167G. el par ies- «pielh's il leur accorda certains privilèges «pie Louis \\ ««.nlirma en 173».
Lette « ongrégaiion est la seule «le Limoges et peut-être de France dont les membres n'aient pas été dispersés par la révolution «le 170 L On ferma la chapelle et on confisqua les revenus «lu couvent . mais les banments furent respectés, parce «ju'tls étaient propriété part n ul « | e ; et. sans compromettre leur « «'UsueiH c. «>n «pntlaiit simplement l'habit religieux . les >(1.urs continuèrent leurs ?oi n> aux malades «le l'hôpital. Seulement so.ur Saint Augustin, depuis suiéncu-