ALE DES ORDRE
re , plus compromise que d'autres par les opimeos de sa famille, fut mise comme susl*cte en prison où elle resta longtemps. S'il survint pour la communauté quelques jours d'alarmes, en faisant cacher dans les :u> des malades les sœurs incriminées ou en les renvoyant dans leurs familles , on empêcha les suites fâcheuses qu'on pouvait craindre. Pourtant les sœurs de Saint-Alexis conservent avec reconnaissance pour Dieu, le souvenir d'un danger plus imminent,
• ar les poursuites n'étaient plus indviduellfs, et une troupe de furieux vint résolument fcire évacuer le monastère. Alors, les religieuses tirent un vœu à Saint-Joseph que depuis ce jour elles fêlent comme un patron spécial ; et, contre toute attente, le chef de celte bande, gagné par la supérieure, calma lVtneute, si bien que pour toute satisfaction à la loi que l'existence d'un couvent violait, tlt>âiem-ils , il suffit de répondre aux mots: Une pensez-vous de la révolution? — Dieu conduit tous tes événements, et rien n'arrive qut par sa volonté sainte.
Les sœurs de Saint -Alexis desservent gratuitement l'hôpital de Limoges. Leur but D'étant pas de se répandre, elles n'ont accédé hors de Limoges que l'hôpital de Saint- Leouardj (Ha u te-Viennej où elles sont depuis «squame ans. Au siècle dernier, elles sont renées aussi plusieurs années à Saint-Jumeo (Haute-Vienne) où on envoya sœur de Muafavoo comme supérieure.
Les sœurs de Saint-Alexis sont aujourd'hui cinquante-deux, et sous la direction •J administrateurs laïques , elles reçoivent annuellement 850 malades dans l'hôpital civil et militaire de Limoges.
La Mère sœur Saint-Martin, née Rose- Félicité Rullier, vient de fonder à ses frais, kmt près de la communauté de Limoges ,
* ia Croix Mandonneau, un établissement uummé Nazareth et où, en attendant de pouvoir augmenter le nombre, trois religieuses font l'éducation de 29 jeunes filles de l'hôpital qu'elles forment pour être servantes , h qui, entrées dans cet orphelinat fort jeune*, n'en sortiront qu'à 21 uns. Nazareth est habité depuis le 1" août 1854, jour où H. Hervv, vicaire général à Limoges et directeur des sœurs de Saint-Alexis, vint bénir ce nouvel établissement et dire la première Messe dans la chapelle. Le costume decérémonie des sœurs de Saint-Alexis consiste en une robe d'élatnine noiro qu'on relève sur le bras. La guimpe blanche est de forme circulaire, un peu rétrécie vers les épaules et retombe sur les reins comme sur 1a poitrine. La coiffe a une bande de mousseline simple, uns empois et surmontée d'un voile de soie noire plissé par le haut de manière à s'adapter à la coiffe. Nous avons déjà parlé de la médaille dont la forme est ronde (1).
Liste des supérieures :
Marie de Pétiot, fondatrice nommée supérieure en 1659 et morte le 14 mai 1667. — Hélène Mercier (Sœur de la Croix) élue lu i»jum 1GG7. — Madeleine-David (Sœur de Jfous), élue en juin 1679. — Catherine des
H) Vo,. à la fin du vol., n» 6, 7.
Flottes (Sœur de 1s Passion), élue en juillet 1688. —Jeanne de la Saigne (Sœurdu Saint- Sacrement), élue le 14 mai 1700. — Marie Veyssière (Sœur Thérèse], élue le 11 juin 1708. — Dauphine des Flottes (Sœur des Anges), élue le 22 juillet 1711. — Madeleine Fa u lté (Sœur de la Conception), élue le 22 juillet 1717. — Françoise de La Fosse (Sœur Saint-Alexis), élue en janvier 1731. — Léonarde Thévenin (Sœur Saint-François), élue le 24 juillet 1742. — Léonarde David (Sœur Elisabeth), élue le 24 juillet 1745. — Marie Dalesme de Salvanez (Sœur Saint-Joseph;, élue le 28 octobre 1759. Son administration a continué jusqu'au 10 décembre 1792, jour de sa mort. — Calkerine Relut (Sœur Saint- Martin), élue en jauvier 1793. — Marcelle Tanchon, (Sœur Saint-LaurenO, élue le 23 juillet 1796. — Catherine Filliatre (Sœur Saint-Augustin), élue le 27 juillet 1805.— — Jeanne-Geneviève Gilbert (Sœur Pauline), élue le 24 juillet 1812.— Rose-Félicité Roullier (Sœur Saint-Martin) , élue le 18 novembre 1841. — Morie-Paule Pie (Sœur Constance), élue le 24 juillet 1850. — Rose- Félicité Roullier (Sœur Saint-Martin), réélue le 24 juillet 1853 cl le 2 juillet 1856. —Depuis qu'on a retouché la règle en 1804 les élections se font tous les trois ans.
AMANTES DE LA CROIX (religieuses annamites des).
Leur institut eut lieu dans la Cochinchine en 1670, l'année même où se Ht la première ordination de prêtres indigènes par Mgr Rerythe in partious, premier vicaire apostolique de la Cochinchine sous Alexandre VII. A côté du sacerdoce indigène qui s'enracine au cœur de la nation et s enlace à toutes les affections de famille, toujours le catholicisme se hâta de placer l'institut des vierges chrétiennes. Dans ses mains, le prêtre et la religieuse sont les deux sources qui versent sur un pays la foi et la charité; l'un, qui personnifie le zèle, jette sa vie en soldats aux périls de la lutte ; I autre, qui est l'emblème * de l'innocence, partage les jours entre la
Erière et le bienfait; a l'un sont échues eu éritage les émes à conquérir, à l'autre les misères à consoler; double mission dans laquelle le premier s'impose è l'admiration des païens comme un héros, et la seconde h leur vénération comme un ange. Ces deux genres de dévouement ont besoin l'un de l'autre pour exprimer dans sa plénitude la vertu du christianisme, mystérieux mélange do force et de douceur; comme autrefois sur le Calvaire, le modèle des vierges concourut & la rédemption avec le modèle des apôtres. C'est à ce souvenir que parait emprunté le nom d'Amantes de la Croix. La vie de ces saintes filles est des plus édifiantes. Les Amantes de la Croix n observent point de clôture, môme en temps do paix; les vœux par lesquels les unes se consacrent h Dieu et les autres s'engagent à vivre désormais dans la continence sont simples. Ces pieuses femmes, si précieuses, surtout en temps de persécution, s'occupaient dans l'origine de
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l'instruction des jeunes filles; aujounl'hui encore, elles se dévouent au soulagement des malades et à la conversion des femmes de mauvaise vie. Elles vivent du travail de leurs mains, ne font que deux modestes repas par jour; elles ne mandent jamais de «liair; elles jeûnent les vendredi et samedi de c haque semaine ; chaque jour elles adressent a Dieu de longues et ferventes prières; deux fuis la semaine, et en ('arôme tous les jours, une rude discipline couronne tant d'antres moi tilicalions.
Kn 1812 elles ont concouru à baptiser plus de ot.OOO de ces petites créatures <|ui maintenant sont autant de petits anges brillants d'innocence et de bonheur «levai. t le tronc de Dieu. Ajoutons qu'elles sont les messagères les plus sures et les plus intrépides des missionnaires , lorsqu'il s'agit de pénétrer dans les cacliots pour y poiter des encouragements ou des secours aux confesseurs île la foi. Plusieurs d'entre elles ont expié dans les tortures la joie qu'elles éprouvaient a remplir ce ministère de charité. Aujounl'hui les Amantes de la croix forment 72 communautés, et comptent environ 1,080 religieuses.
Dans la Cochinchine orientale il y a 6 communautés d'Amantes de la Croix comprenant environ 120 religieuses; dans la |>artio occidentale 6 communautés et 160 religieuses, et «tans la partie septentrionale 8 communautés et 300 religieuses. Dans le Tonking 2i couvents et 5U9 religieuses, dans la partie centrale 23 couvents et 556 religieuses, dans la partie orientale une communauté et 37 religieuses.
Trois ordres ou congrégations d'apôtres, Jes Jésuites, les Piètres de Saint- La/are, les Dominicains espagnols, réunirent successivement leurs ellorts en commun, et souvent confondirent leur sang pour donner à l'Eglise annamite cette institution forte et vigoureuse qui nous la montre naissant tout armée pour ses luttes séculaires.
AMOL'R DU PROCHAIN (oRUiu: nii i.').
Il fut institué par l'impératrice Elisabeth- Christine (Autriche) un peu avant qu'elle partit de Vienne, en 1708, pour aller rejoindre l'empereur Charles VI à Barcelone, où ce prince, alors encore archiduc d'Autriche, était occupé à faire la guerre au sujet de la succession à la couronne d'Espagne. La marque de dignité de l'ordre est un ruban rougo attaché sur la poitrine, au bout duquel pend une croix où sont ces mots : Amorproximi. Lesdamcs sont admises dans cet ordre.
Voy. Dissertations historiques et critiques *ur ta chevalerie ancienne et moderne, séculière et régulière, avec des notes, parle II. P. Honoré de Sainte-Marie, Carme déchaussé. Paris, Ciffart, 1718.
ANGES (Dames des Saints-), « Lons- Ic-Saulnier.
\a conerégation des Dames des Saints- Anges a pris naissance dans la ville de Lons-
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)e-Saulnier, dans le diocèse de Saint-Claude. Son berceau fut la paroisse Sainl-Désiré : elle avait alors pour pasteur un de ces vénérés piètres échappés à la tourmente révolutionnaire, le P. Agalhange, ancien religieux de. l'ordre de Saint-l-'rançois. Après avoir créé diverses institutions où la jeunesse indigente trouve encore, outre les secours matériels, l'avantage inappréciable d'une éducation chrétienne, le zèle du pieux confesseur de la foi voulut procurer ce dernier bienfait à la « lasse plus aisée.
Pour accomplir ce dessein il fallait ries in>truments capables et digues de l'.euvre. Le pasteur les cherche ; des Unies généreuses lui assurent leur concours. Voila les premiers éléments de la société des Saints-Anges que l'évêque de Saint-Claude bénit à leur début. Mais on ne larde pas à s'apercevoir que la bonne volonté et le dévouement des saintes lilles, surexcités même par celui du ferven* apôtre, étaient insullisants pour les lins qu'i s'élail proposées; il manquait une main habile pour tenir le gouvernail. La Providence, dans ses von s mystérieuses et pleines d'amour, amena en lin une adjulricc au vénérable prêtre, en 1831. C'était Melle Elise Poux, maîtresse de pension à Poligny. A peine est-elle au milieu de ses nouvelles compagnes que celles-ci la proclament leur mère, comme aussi la directrice de leur jeune famille. Sous sa direction rétablissement devinl bientôt prospère. Mgr de Chamon , évôque «Je Saint-Clainle. témoin «lu dévouement de ce» âmes d'élite et des fruits «pie la Providence se plaisait à attacher a leurs travaux, leur conlia le soin «le l'éducation de ses nièces. Survint le moment des épreuves; il fallait aussi que cette «cuvre.qui devait n'-jouir l'Eglise port.1i, «lès son principe, le cachet des «ouvres de Dieu. La petite communauté vit ses membres ->e disperser : c'était le cloître, la mort, et aussi des motifs qui ne paraissaient point eu opposition avec la charité qui tour à tour occasionnèrent ce démembrement. Mlle Poux reste à peu près seule. A une âme moins généreuse, et qui n'aurait pas comme la sienne compris toute la puissance de l'esprit «le sacrifice, la laVhe devenait alors impossible. Mais «elle oui, pour assurer son secours a « elle «euvre de zèle, s'était plu à braver des obstacles que d'autres à sa pla«;e eussent trouvés insurmontables, n'est point ébranlée à la vue de la croix qui s'implante « liez «die. Sa foi la rassure : Dieu, se dit-elle, si j"> lais son œuvre, s.oira bien la soutenir. La croix, c'était le gage «lu saint pour sa congrégation naissante, «'était l'arbre dont les rameaux tiitélaires et hienf lisants devaient abriter bientôt une nouvelle famille «pli jusqu'à sa mort «levait être l'ob.cl «le sa solln itude. Ce fut en elb-t au milieu des épreuves qui accueillirent l'institut à son berceau qu'il grandit et «pnl se développa. l.a pieuse fondatrice n'avait cm oie réuni «pic quelquesunes «le ces Ames toujours préU s a s'oublier quand il s'agit «in faite la volonté de Dieu et de procurer >a gloire, qu'une voix auguste