‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 153 sur 323 · VIA · texte numérisé non relu

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imiMDt, pour ainsi dire, l'asile des pauvres malades et des infirmes, par leur activité et leur ingénieuse charité ; les sœurs avaient roi) Vbospice de Périgueux dans un état très-prospère, lorsque éclata la révolution «Je 1830.

Araot de parler de cette époque où la t ngregation eut à éprouver do nouveaux r-Mfrs, nous dirons qu'elle avait été apiroovée par un décret impérial en date de 1810. De plus la maison de Mussidan l'avait Ré.romme dépendante de celle de Périçuai eo 1811.

La congrégation avait reçu des sujets suffisants pour desservir les hospices de Pér^ueai et de Mussidan, malgré les deman- 4es qui lui étaient adressées, la congrégation ne pensait guère à faire de nouvelles fondations.

En 1830, l'administration de l'hospice de Fengueux fut presque entièrement changée. Os nouveaux administrateurs suscitèrent mille tracasseries aux sœurs.

lue des plus graves fut la mesure que wolorent prendre ces messieurs de limiter ^nombre des sœurs, ce qui leur ôlait la possibilité d'admettre de nouveaux sujets et ;w conséquent de prendre de l'extension, j-ojvioe la congrégation n'avait pas de OuMctst indépendant de l'hospice.

U congrégation comprit I urgence d*ob- «erà cet inconvénient, mais on avait peu te ressources pécuniaires , elles n'allaient IfeJudeli de 3,000 fr.;on compta sur la rwideoce et elle ne Gt pas défaut ; on ichetaun petit local, (distant de deux lieues •te Périgueux, a Saint-Léon sur Lille). C'était là que se retirèrent provisoirement quelques nonces oui étaient entrées à. l'hospice.

Après le départ des novices, ces messieurs n'en poursuivirent pas moins leur Ktsécotion, espérant lasser la patience des MEurs; ils surent môme mettre dans leurs Mrêls Mgr de Lestange, évôque de Péri- Pïeux, qui était facile à surprendre, à cause <i< son grand âge. Cependant, éclairé sur *ue affaire par un vicaire général, il avoua <|uon l'avait trompé, mais il mourut subitement avant d'avoir rendu justice aux sœurs Je Sainte-Marthe.

Si ou avait surpris Monseigneur, il n'en fut rts de même de la majeure et de la plus influente partie du clergé; aussi le chapitre qui gouvernait le diocèse pendant la vacante du siège témoigna toujours l'estime, Tin- «t la bienveillance qu'il portait à ia Agrégation.

Ce fut avec l'approbation des supérieurs Ktlésiasliques que les sœurs sortirent de imitai, voyant qu'il n'était plus possible maintenir, en novembre 1835. Une rirtiede la communauté se rendit a Saiul- Lwn où était déjà le noviciat, cinq religieu- J^ de Sainte-Marthe prirent une roule oppour aller dans une petite localité à Murnoot ( Donlogne ) , ou elles étaient

•?pelée$ depuis longtemps pour y diriger

ur» hospice et une maison d'éducation.

les revers, s'ouvrit une nouvelle ère

pour la congrégation, ce n'était [Ans un seul hospice à gouverner, c'étaient de petites villes qui réclamaient des sœurs pour soi-

f;ner leurs pauvres et élever chrétiennement es enfants. De ce nombre fut d'abord Thiviers, ( Dordogne } où trois sœurs furent envoyées en 1836 pour diriger un hospice et y faire une classe gratuite. Plus tard le Bugue, pour y fonder un établissement semblable à celui de Thi viers.

D'autres établissements se formèrent suc^ cessi veinent.

Mgr Gousset fut nommé à l'évêché de Périgueux, et prit possession de son siège en 1 837. Sa Grandeur n'eut pas plutôt pris connaissance de ce qu'avait eu a souU'rir la congrégation de Sainte-Marthe qu'il compatit à ses peines et lui témoigna toujours le plus vif intérêt.

Avec le développement que prenait la congrégation, il lui fallait une maison mèm dans la ville épiscopale. Monseigneur le désirait et la communauté avait toujours nourri cet espoir, il put enfin se réaliser.

En 1839 les religieuses de la Visitation ayant fait bâtir une nouvelle communauté» désiraient céder leur ancienne maison.

Les sœurs de Sainte-Marthe en tirent l'acquisition et en prirent possession en novembre 1839.

Celte même année et presque à la môme époque, Monseigneur désira mettre des sœurs de la congrégation à son petit séminaire do Bergerac ; trois religieuses y furent envoyées pour soigner les élèves malades, surveiller la lingerie et la cuisine.

Les sœurs de Sainte-Marthe étaient en petit » nombre, parce que peu de sujets s'étaient présentés pendent le temps d'épreuves et de persécutions qui venait de s'écouler, et néanmoins il y avait quelques novices et postulantes, et dès l'année 1840, il y eut une profession à la maison mère. Mgr Gousset voulut bien lui-môme recevoir les vœux de cette religieuse.

Périgueux ne possédait pas encore d'asile. La communauté du Sainte-Marthe fonda celte œuvre dans sa propre maison peu de temps après sa rentrée.

A Mgr Gousset succéda Mgr George; ce prélat continua l'œuvre de son prédécesseur en témoignant toujours son intérêt et sa bienveillance à la congrégation.

Les autorités de la ville de Périgueux coudèrent en 18WJ à la congrégation I œuvre dite dépôt de mendicité, mais qui aujourd'hui est en réalité un hospice d'incurables. Cul établissement est situé à la cité.

Nous avons déjà dit que plusieurs congré-

f plions du diocèse avaient pris et suivaient a règle des sœurs de Sainte-Marthe, quoique indépendantes de la congrégation.

Ces communautés étaient celles des hospices do Bergerac, ttibérac, Brantôme. La communauté d'Eymet et celle de Mompazier. Trois autres communautés, suivant uue règle très-peu différente, maiss'appliquantaux mêmes œuvres existaient encore dans le diocèse. C'était l'hospice deSarlal, sous le patronnage

de snint Alexis, et les deux eominuiiautésde la Miséricorde de Bergerac, l'une siluée dans la \ ille et l'antre au bourg, ('es trois maisons étaient aussi indépendantes.

Parmi ces diverses congrégations vouées à pou près aux mêmes oeuvres quelques unes avaient peine à se soutenir laule de sujets. Mgr Ceorge conçut le projet de réunir ces neuf communautés pour ne l'aire qu'une seule congrégation, sous la direction d'une supérieure générale, titre qu'aucune d'elles ne possédait encore.

La congrégation de Sainte-Marthe de Périgueux fut approuvée et reconnue comme ayant une supérieure générale en novembre 1852.

Mgr George réalisa enfin cette môme année la pensée qu'il méditait depuis longtemps de réunir les neuf communautés en une seule, sous une môme règle qui lut acceptée par toutes les religieuses. On adopta aussi un costume uniforme.

Cette acceptation de règle et de costume eut lieu a la lin deimvembie 1852. 1.a congrégation générale prit le nom de Sainte-Mai tlie.

Le noviciat fut transporté a Périgueux et contié aux sœurs de Sainte-Marthe, en attendant qu'une supérieure générale lui nommée. Kllc le fut à la majorité des voix de la congrégation, le 23 août 1855. Celle première supérieure générale fut Sainte-Marie- Uose Pichon , supérieure depuis treize ans des sœurs de Sainie-Marlhe de Périguenx.

La congrégation se composait, à l'époque de la réunion, do cent soixante religieuses et d'une trentaine de sœurs converses.

Divers établissements de la congrégation dans le département de la Dordognr.

1* Périgueux quatre établissements. La maison mère, une salle d'asile, le dépôt de mendicité et deux religieuses au 'vcée pour

y soigner les enfants et surveiller la lingerie.

2" Bergerac. Un hospice, la Miséricorde, cette maison donne des sec ours aux pauvres à domicile, un orphelinat, un asilo. une classe gratuile. une classe pavante, trois religieuses au petit séminaire.

3" Une maison de Miséricorde, au bourg de Bergerac, une classe gratuite, un pensionnat, un hospice d'incurables.

k' Mussidan. Un hospice et une classe gratuite.

5* Sarlal. Un hospice et un orphelinat. 6' Uibéi ac. Un hospice et une école gratuile.

7" Mompaxier. Un hospice, une classe gratuite, un orphelinat, un asilo et un pensionnat.

8" Kymet. Un hospice, une classe gratuilo et un pensionnat.

9" Brantôme. Un hospice et une classe gratuite.

10" Beaumont. Un hospice, une classe gratuite et un pensionnat.

11° Le Buguc. Un hospice et une classe gratuite.

12° Thivicrs. Un hospice et une classe gratuite.

DICTICNiNAIIlK MA R v

13* Mareuil. Secours aux pauvres à doru cile. un asile et un pensionnat.

IV Mdhac. Secours aux pauvres è doro:

cile et une classe gratuite.

15* Pluviers. Secours aux pauvres à uVai cile et un asile.

10° Latourblanche. Classe gratuite el peL sionnat.

17" Helvès. Deux établissements, un lit.» pi'ce, une classe gratuite el un pensions 18" Mompont. Classe gratuite, un octisioa nat. dans peu de temps un hospice.

19" Saint A vit-Semeur. Secours aux (vuirre 5 domicile, classe graluite et un pension^ 20v Cherval. Secours aux pauvres à douji cile, classe gratuite el classe payante.

21° Villefranche de Belvès. Hosoice, clas» graluite et pensionnat.

22° Domine. Un hospice, une classe gra tuite et une classe payante.

23* Saint-Cyprien. Un hospice, une dm gratuite el une payante.

2V Lepori de Sainte-Foi. Classe cratuiter classe pavante.

25" Fouleyx. Classe gratuite et un lio^'ice. 20" Saint-Aulave. Un hospice, une das* gratuile el une classe payante.

Dans le Lot-et-Garonne.

27" Carillonnés. Un hospice, une classe gratuite, un pensionnat.

28" Lévignac. Un hospice, une classe gratuile, un pensionnat.

29" Cahusac. Une classe gratuite.

Costume avant la révolution,

\' Une robe noire, à queue el tunique semblable; 2" Fichu blanc en toile; 3* ••ornette blanche en batiste à longues barbes; h' un voile écharpe, taffetas noir, nouant soas le menton ; 5' manchettes blanches, rabaiiaut sur lajmanche noire ; Gs croix d'argent, sans christ, sur la poitrine; 7" un chapelet noir au côlé; 8* une ceinture en laine.

Le costume après le révolution subit des modifications, on supprima la robe longue, on prit la robe ronde. Le fichu, la croix, le chapelet subsistèrent toujours ainsi que la chaussure.

La coiirure fut entièrement changée, oo prit des coiffes semblables è celles dej»eih ves du pays et à la place du voile uu manlclet avec capuche.

Nouveau costume adopté par la congrtgatio* générale.

Ie Bobe noire, étoffe commune: 2' ûfhtl blanc; 3" une pièce, étoffe noire, sur la

poitrine ;

une croix avec christ, le w«l en argent, sur la poitrine attachée arec une tresse en soie noire; 5* un bandeau blanc avancé sur le front; C° cornetle en roous>eline épaisse à longue barbe laissant voir '* bandeau, attachée avec une épingle sous le cou; 7* un voile noir petit pour la niaison, un plus grand pour sortir qu'on ^ baisse que pour la sainle communion ; » tablier noir pour sortir cl en coton bw foncé pour la maison ; 9' petites manchei noires étroites sous celles delà robe qui soai

{Oi MAR DES ORDRKS

lirgesde 0,50 centimètres ; 10* chapelet noir, irec christ en cuivre, au côté; 11* une cfinlure en galon laine noire a longs touti; 13* bas noirs et souliers ouverts non lacés. (1J

MARTHE (Soeurs de SAINTE-; ou SOEURS DES ORPHELINES, à Grasse (Var).

C'est en 1831, 8 février, qu'un tout jeune prttre, vicaire de la paroisse (Je Grasse, [«sque >ans secours et sans appui, après one ueuvaine de prières en l'honneur du bienheureux aujourd'hui saint Liguori, ouirii, avec l'approbation de son évêque, un «tle, à six orphelines les plus pauvres et les plus exposées aux dangers de la corrupuoo. Il plaça à leur tête une demoiselle figée 4e cinquante-quatre ans, nommée Marie- Cuire Koubert. native du plan de Grasse, bue demoiselle pieuse, intelligente, quoique sans instruction ; affectueuse pour les irtnes personnes surtout, fit, dès ce mootni et pour toujours, une abnégation complète d'elle-même pour se dévouer à cette autre naissante. Une chambre, qui servait ila fois, de dortoir, de réfectoire et d'ale- Iwr, fui offert à ce prêtre par une dame respectable, |K>ur commencer un établissement Ooni il était impossible de prévoir les réjcitiis. Cette personne tenait è une famille lies-honorable de Grasse; elle s'appelait Hat W Bruéry, dame pleine de zèle et de dénouement pour les bonnes œuvres.

Presque aucune misère n'échappait à sa préroyante charité. Aussi, son nom et sa raéatoire restent gravés dans le cœur des pautres.

L'asile fol ouvert, à cette époque critique, où la religion n'était rien moins qu'en hon- Mur, et où les bonnes œuvres de ce genre Paient presque inconnues dans nos contrées. Le public jeta comme un œil de pitié sur le Irfrteau de cette maison. Pauvre prêtre, iimi-on, où vfut-il aller? que va-t-tl dete- «r, ImT le zèle de ce prêtre le trahit. El ce [rttre, sans s'émouvoir, se contentait de répondre : « l'homme est faible, mais Dieu est paissant. Si c'est l'œuvre du Seigneur, rien ne i»ourra en arrêter les progrès. »

Malgré toutes ces clameurs publiques, >a colonie naissante fit son chemin; il fallut pourtant trouver les moyens d'instruire ces jtanes filles dans les principes de la religion, et trouver des ressources pour les courrir, entretenir. Le prêtre ne pouvait disposer que des bien modestes revenus de *ûq vicariat insuffisants pour une pareille dépense. Il dut donc recourir à la charité publique; mais le public, ne pouvant se rendre raison du but de cette œuvre, resserrait sa bourse et n'accordait que ce qu'on nose refuser au pauvre qui tend la main. Plus d'une fois ce prêtre se trouvant sans un iMxteau de pain pour ses chères orphelines qui en demandaient et qui en manuaient, se contentait de gémir en silence, e prier et de faire prier ces jeunes cœurs : ao$*i peut-on lé dire, la prière de l'orpheline, appuyée sur la puissante médiation du glorieux saint Joseoh, ne resta jamais sons *>i V«j. à b fin du vol., u** tir,, lot.

effet. Au moment ou tout semblait désespéré, le secours providentiel arrivait plus abondant qu'on ne pouvait se le promettre. Cet élat de choses dura pendant six mois, et pourtant le nombre des orphelines avait atteint le chiffre de dix. Le local devint insuffisant; les lits étaient serrés les uns coutre les autres; les chaleurs étaient étouffantes; la santé des enfants pouvaient être compromise. Le prêtre se mit donc en quête pour trouver ailleurs un logement quelconque, mais plus va*te et plus commode. La Providence, qui n'abandonne jamais les siens, ne fit pas longtemps attendre son intervention. Un local hors la ville, ou plutôt une grande et vieille masure qui menaçait ruine- fut tout ce qu'on put trouver, et le propriétaire en exigeait 500 fr. de loyer, et encore fallait-il lui offrir une caution, soit qu'il craignit quelque événement trafique dans les affaires politiques, soit qu'il regardât ce prêtre comme insolvable. Une famille pieuse, Lamalte Calixle, qui jouit, à juste titre, d'une haute considération, voulut bien prêter sou concours de grand cœur pour l'accomplissement de celte bonne œuvre, et un bail de quatre ans l'ut passé entre le propriétaire et cette famille.

Bientôt on se disposa à faire le déménagement, qui se fit sans grands frais. La petite colonie se mil à l'œuvre, el transporta dans le nouveau local les pauvres meubles clairsemés dans leur habitation ; mais le Dieu des orphelins sait leur fournir tout ce qui est nécessaire, et cela suffit.

A peine la petite communauté fut-elle installée dans le nouveau local, que, de tous les points de l'arrondissement, arrivèrent de jeunes orphelines qui demandent un abri, et bientôt le chiffre fut porté à trente. La fondatrice, couturière de profession, distribua à chacune, selon son âge el son aptitude, le travail dont elles étaient capables. Les unes tricottaient, les autres confectionnaient des chemises, celles-ci filaient»

celles-là raccommodaient le vieux linge, etc. Mais comment surveiller de près ce nombre croissant de jeunes filles, dont la plupart arrivaient avec des défauts et des vices déjà enracinés. Une seule personne ne pouvait suffire, il fallait des adjointes. Le désir du fondateur ne tarda pas ù s'accomplir; quelques pieuses demoiselles se vouèrent à la bonne œuvre, vinrent se joindre à la fondatrice pour rivaliser de zèle, et contribuer, pr leur travail, à la prospérité de l'établissement. Une de ces demoiselles Françoise Cauvain, eu offrant le travail de ses mains, mit encore à la disposition de l'œuvre une l»artie de sa pension viagère de neuf cents francs; ce qui ne contribua pas peu à soutenir à encourager le moral de l'orphelinat.

A mesure que le nombre de filles croissait, les besoins se faisaient sentir vivement. Pendant les trois premières années <\ ic de

Keines, que d'angoisses, que de privations 1 îi, plus d'une fois, le doigt de la Providence s'est fait sentir d'une manière frappante. Au moment où tout semblait perdu, où l'œuvre semblait toucher a sa fiu, un

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rayon d'espérance vouai l relever les courages abattus; c'étaient quelques denrées, quelques mesures «le blé, quelques centimes qui débordaient du trop plein des riches qui, souvent, étaient envoyés par dos personnes dont le nom nous était caché. Mais n'importe, la bonne œuvre n'en était que plus méritoire. Les orphelines éclataient en actions de grâce devant Dieu, et priaient pour leurs bienfaiteurs inconnus.

Tendant les moments de détresse extrême, qui no se renouvelaient que trop souvent I adjointe à la fondatrice, après avoir épuisé toute sa bourse, animée par un sentiment de piété et de contiance, allait s'adresser au père des pauvres, Jésus -Christ, et puis, par un mouvement de ferveur, elle allait frapper sur les marches do l'autel, et quelquefois jusqu'à la porte du tabernacle. « Mon Dieu, » s'éci iail-elle, « vos enfants sont pressés par les besoins; vous les avez conduits ici, c'est à vous à leur envoyer le pain qu'ils réclament. » Cet acte, peut-être excessif de zèle, n'a jamais manqué d'obtenir son effet le jour môme, quelques instants après, l'abondance arrivait dans la maison, la joie renaissait dans les cœurs, la contiance devenait plus forte que jamais.

Une chose manquait dans la maison, c'était la présence de Noire-Seigneur Jésus-Cliri>t. Le prêtre s'adressa à Mgr levêque, Mgr Michel, de précieuse mémoire; en lui exposant les besoins spirituels de cette nouvelle communauté, il sollicita de sa boulé la permission d'ériger un petit oratoire dans la maison, alin de pouvoir y dire la sainte Mose et d'y garder la sainte réserve. Sa demande lut favorablement accueillie, et un tout petit oratoire fut pratiqué dans un appartement retiré : là, s'offrit presque tous les jours le divin sacrilice auquel toute la famille assistait avec une ferveur telle, que souvent le jirôlre avait vu retracée la piété des tidèles des prem i ers siècles d e l'Egl ise. Là, se l'a isa ien l, à différentes heures de la journée, des exercices pieux où ces intéressantes filles rivalisaient d'exactitude et de dévotion. Là, sur le soir, ces auges de la terre venaient épancher leurs jeunes cœurs devant Nolre-Sei-

f5iieur Jésus Christ, s'entretenir avec lui, et e remercier de tous ses bienfaits.

Trois ans se passèrent ainsi au milieu des épreuves et des consolations. Quoique le bail ne dût expirer que l'année suivante sur l'injonction du propriétaire, il fallut chercher un autre local. Nouvelles épreuves, nouvelles angoisses, ce changement donna lieu à de longues et pénibles recherches. Une assez vaste maison au centre de la villei du prix de 12.0001V., mais qui exigeait de grandes réparations était en vente; il ne rotait rien en caisse, et pourtant il fallait faire un elfort, acheter et laisser le reste à la Providence. Le prêtre se mil donc à l'œuvre pour réaliser quelque argent. Une dame fort respectable, Mme la marquise de Gnurdon, h qui le prêtre lit part de son projet, lui otfril 3,000 fr. pour sa part; d autres

dames, aussi honorables, voulant aussi t tribuer à la bonne œuvre, lui offrirent, « cime, leur quole part et bientôt on put liser la somme de 7,000 fr., qui fut erapin à l'achat et aux frais d'acte. On s'en re: pour le complément de la somme, aux m de la Providence.

La maison fut réparée et mise en éla contenir l'orphelinat. Les réparations s', vèrent à 10,000 fr. Comment tout ce a s payé, on ne saurait l'expliquer? Ce qui certain, c'est que celle dette fut acquit' Les orphelines furent installées «Jan* nouveau local, assez vaste, quoique iu commode que le précédent.

En 3 V ou 35, l'œuvre commença à t connue sur plusieurs points du diocèse, demanda, de Cuers, des sœurs de Sain Marthe; on en envoya quatre pour essa un orphelinat.

Le prêtre ne recula pas devant les sac fices. Il envoya, dans ce pays, la petite i lonie, qui fut installée, mômentanénier dans une maison assez incommode. Lu p plus tard, M. Biaise Aurran offrit un ta assez convenable avec un jardin aliénai L'orphelinat prit une grande extension; nombre de sœurs fut porté à douze, et l orphelines à soixante.

Bientôt après, Toulon voulut des sœo pour un orphelinat. Six sœurs furent ck sies et riivojées à celle destination, et nombre des orphelines fut porté à trente.

En 1835, le choléra éclata dans la ville i tirasse; tout le monde désertait, les juum étaient presque abandonnés. La maison J Sainte-Marthe se trouva sans ressource. C< pendant les sœurs de Sainte-Manlie trou vèrent assez de force et de courage po i voler au secours des pauvres maladesaiteml de l'épidémie. Combien, qui durent leu vie à leurs soins empressés cl dé>inté ressés.

A celte époque désastreuse le fondaieu prévoyant les suites funestes de l'admis sion des malades atteints du Uéiu m l'hôpital, asile des infirmes et des vieil^' offrit à la ville l'ancien local de Sainte- Marthe, dont le bail ne devait expirer que quelques mois après, pour y transporta les vieillards et les infirmes qui occupaient l'hôpital alin de les éloigner de la ionuii;i"". sa proposition fut accueillie avec transport, el toute la famille de l'hospice fut à 1'inswii installée dans cette localité qui était optant plus convenable dans les circcnstaïae* présentes qu'elle était hors de la ville.

Trois années s'étaient écoulées et la Uw* œuvre ayant pris quelque dévetoppenieot, il fallut s'occuper de se procurer »ae maison plus vaste qui pût désormais suffis à tous les besoins et éviter des cliap^enjesi* si fréquents qui ne laissaient f>as d'être ircsdispendieux; la communauté était sans aucune ressource; car, quoique les ser"1^ que rendait celle œuvre à la rcli^n, au»

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feuilles, à la société, ne fussent plus douteux, elle rencontrait encore peu de sympathie dans une ville où on trouve tant de grandes fortunes; on dut de nouveau mettre toute sa confiance dans la Providence quj n'abandonne jamais les orphelins; elle disposa favorablement quelques fidèles qui consentirent à prêter à intérêt la somme nécessaire pour faire l'acquisition d'un local, qui, trec quelques réparations, pouvait remplir tes vues du fondateur. 11 fallait, pour cela, la somme de 30,000 fr.; somme exorbitante pour une communauté naissante d'orphelines qui n'attendait de ressources que de ta confiance en Dieu. Après deux ans, elle lai installée dans cette nouvelle maison, «ai est depuis la maison mère.

En 1842, M. Michel entreprit on voyage à Rome dans le but de présenter au Souverain Pontife, Grégoire XVI, les constitutions qui régissent les communautés. Il eut le bonheur 4 être admis à une audience du Pape,qui 1W rtwillit avec une bienveillance è laquelle il était loin de s'attendre. Kn lui présentant les constitutions ilprîa le Saint-Père de les bénir. S* Sainteté prit lecture du préambule où était ■Maillé le but de l'œuvre. Le prêtre la supplia o« rooloir bien soumettre les constitutions à l'examen de la congrégation des Kiles, pour obtenir, plus tard, un bref d'approbation; ce qu'il eut la bonté de promettre ; puis, le Pape plaçant sa main sur la tête de M. Miche), l'engigea, avec une bonté toute paternelle, à poursuivre son œuvre avec courage.

M. Michel se sentit en ce moment si vivement ému que, d'après son propre récit il se trouva dans les mêmes dispositions que le saint vieillard Sîméon, et il prononça avec b>obeur les paroles du Nunc dimittit ttrciun (non, Domine, etc.

Cne correspondance s'établit entre Rome h Mgr Michel, évêque de Fréjus, d'heureuse et précieuse mémoire* On lui donna <tts informations sur l'œuvre de Sainte-Marihe et »ur son fondateur. Ce prélat, si justenient vénéré dans le diocèse, pour sa science, m douceur inaltérable, son affabilité envers ion clergé, pour son zèle apostolique, pour ses vertus, connaissant l'esprit, le désinté ressèment, le dévouement qui animait k fondateur de cet institut et tous les mein bres qui le composaient, témoin du biei qu'il faisait dans son diocèse, où il remplis uit une lacune qu'on remarquait depuis longtemps avec regret, ne put que donner des renseignements favorables.

Malheureusement, sur ces entrefaites, la nwrt vint ravir Mgr Miche! à l'affection de •es diocésains. Ce fut Mgr Wicart, curé de Satote-Catberine, a Lille (Nord), que M. Martin du Nord, alors ministre de l'intérieur, désigna» pour ce siège. Ses premiers actes comme la suite de son administration prou- Ttreul qu'il ne remplirait pas le vide qu'alaissé son prédécesseur et que étranger lui mœurs des habitants du Midi, Sa Grandeur ne satisferait pas à leurs besoins.

Dans la première visite que Sa Grandeur fil a Grasvc, le fondateur de Sainte-Marthe

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l'entretint de sa société, des démarches qui avaient été faites auprès du Saint-Siège, il lut montra même une lettre qu'il avait reçue de la capitale du monde chrétien dans laquelle on lui demandait l'abrégé des constitutions pour la faire imprimer, aûn d'y apposer le bref laudatif. M. Wicard répondit

3ue ce n'était («as son intention de s'occuper e celte affaire, qu'il n'approuvait pas ses sortes de choses. M. Michel n'opposa que le silence à celle déclaration.

Alors commencèrent les épreuves destinées à toutes les œuvres du bon Dieu. D'après la volonté formelle de feu Mgr Michel,

3ui avait exercé si longtemps, et avec tant e fruits, en qualité de curé, le saint ministère dans les paroisses de Notre-Dame et de Saint-Louis, a Toulon, des sœurs de Sainte- Marthe avaient été tdaeées dans celte ville où elles donnèrent des preuves incessantes de leur zèle et de dévouement pour les orphelines, mais elles n'étaient pas au gré de certaines personnes, qui agirent sourdement auprès du nouvel évêque pour renvoyer les sœurs. Le supérieur étonné veut savoir si ses filles ont mérité quelque reproche. On est forcé de rendre hommage à leur piété, à leur chasteté, à iour zèle; leur conduite est irréprochable, et cependant la cabale triomphe; les droits de la justice ne furent point respectés. Les sœurs de Sainte- Marthe furent honteusement renvoyées et remplacées par d'autres; on dut se soumettre h cette dure épreuve.

Une nouvelle épreuve, plus dure encore

Sue celle dont nous venons de donner les étails, aurait menacé l'existence de celte congrégation si l'expérience n'avait pas prouvé qu'elle était l'œuvre de Dieu. Un établissement avait été formé à Cuers, chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Toulon; il avait coûié beaucoup au digne fondateur de cette œuvre qui n'avait reculé devant aucun sacrifice, aucune fatigue, pour répandre les bienfaits de son œuvre dans celte ville importante du diocèse, où une population considérable renfermait un grand nombre d'orphelines qui réclamaient les soins des sœurs de Sainte-Marthe. La maison était très-prospère; il y atail 20 sœurs professes, 15 postulantes, 60 orphelines, un pensionnat et uu externat.

Tandis que la maison mère étendait comme un arbre ses rameaux sur plusieurs points du département du Var, l'ennemi commun vint aussi semer l'ivraie dans la maison de Cuers. Des machinations secrètes, des intrigues ambitieuses de la part de celui qui aurait dû inspirer la soumission et I obéissance, les esprits furent divisés, les liens de la charité furent relâchés ; le supérieur de Sainte-Marthe ne fut plus libre de correspondre avec ses enfant»; les lettres étaient interceptées, le désordre venait de la part de celui qui avait été chargé par lui de diriger cet établissement avec l'autorisalion de feu Mgr Michel. Il sollicita de Mgr Wicart la suppression de cette maison. Pour éviter le scandale qui résultait de cet état de choses,

DES ORDRES REUGIEl X.

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le supérieur crut devoir coder à l'ornée, rappeler les sœurs dans la maison mère a Grasse; mais l'intrigue avail porté ses fruit*-: la maison de Cuers fut confiée à une autre congrégation. Selon le plan qui avait été fait à l'av.mce, on sYlbura d'y retenir le plus grand nombre de sœurs de Sainte- Marthe, dont une partie cependant fut bientôt renvoyée. Ainsi Unit cet élablis>ement, dont la suppression causa à son fondateur beaucoup d'amertumes.

Mais les épreuves, les contradictions, les injustices des hommes ne sont-elles p.is nécessaires pour donner de la solidité aux bonnesœuvres? La maison de Sainte-Marthe est sortie pour ainsi dire de ses ruines. Cet institut est plus prospère que jamais; les sœurs qui le composent se lient par les vœux de religion : placées sous la juridiction toute paternelle de Mgr Jurdany, elles poursuivent leur but avec courage et persévérance, et Dieu bénit leurs ell'orls. Après avoir essuyé plusieurs tempêtes, celle société va se consolidant de plus en plus.

La maison mère, à Grasse, est dirigée par une supérieure générale, sœur Marie-Thérèse, approuvée par l'évêquo. Là se forment les sujets. On y trouve des maîtresses d'ouvrage , des institutrices, des directrices d'orpholines, des religieuses hospitalières, des maîtresses de pension; toutes sont liées par les vœux simples de pauvreté, de chasteté et d'obéissance.

En tout, il y a neuf maisons disséminées sur divers points du diocèse de Fréjus : à Aups, a Figanièrcs, à Seillans, à Saint-Césaire, à Cabris, à Saint-Jeanncl, h Biot, au Houres el à Magagnosc. La congrégation se compose de quarante-deux religieuses professes. Les orphelines sont au nombre de quarante-cinq ; quatre cents jeunes liîles reçoivent l'instruction dans les diverses maisons.

Parmi les orphelines qui ont été formées dans l'établissement et qui vivent au milieu du monde, un certain nombre ont ouvert des ateliers de coulure et de broderie; trente au moins se sont établies convenablement, et une quarantaine sont placées au service dans des maisons honorables. Un plus grand nombre d'autres ont fait une mort édifiante. (1)

MARTIN DE LIMOGES (Abbaye ok SAINT ).

D'après les anciens mémoires et les annales du Limousin, celle maison fut fondée et dolée par les parents de saint Eîoi, évèque de Noyon. On croit même que le monastère fui bâti sur le lieu môme où élan la maison paternelle de saint Eloi, ci où luimême avait reçu le jour.

Cette fondation eut lieu vers l'an 640. Aluius ou Alice, frère de saint Eloi, après

(I) Votj. a la fin du vol., n° iSS.

\i) Cette réparation de l'abbaye Martin faite par un evàjuo île Limoges, lia tellement ses successeurs avec celle maison que dutanl longtemps, tous les ëvèipies de celle ville, après leur élection, se reliraient pcnJ-nt huit join s à bainl-Marlui pour bc

VUftE M A II su!

avoir professé la vie religieuse tians le u.nnastère de Solinnac, fui le premier abbéd? Sainl-Marlin. Sainl-Eloi, revenant nu conci le d'Orléans avec vingt -trois évèques, passa à Limoges et y lit la dédicace de léglise, qu'il combla' «le bienfaits. On y mu alors, sous la conduite d'Alice, vingt moines qui y vécurent saintement. Le saint ai»U gouverna «elle maison pendant vingt ou trente an ;, et on ne connaît plus riensurre monastère jusqu'au x* siècle, sinon qu'il fut détruit durant les guerres de Pépin contre Waifi e. Enfin, vers l'an 1010, Hilduin.évfque de Limoges, le rétablit et le donna a des moines de l'ordre de Saint-Benoit. II jouit depuis de plusieurs privilèges (2 ; Benoil VHI permit à l'abbé de se servir de It crosse, de la mitre el des autres ornements pontificaux. En 1624, ce monastère lut uni à la congrégation des Feuillants, dueonsen* tentent de Louis Marcbandou, chanoine de la cathédrale de Limoges et dernier abi»é commandalaire, car depuis longtemps l'ai> baye avail été mise en commande ; les Feuillants y curent toujours depuis des abbé* réguliers et triennaux.

Définis la révolution de 93, ce monastère est converti en pensionnat de demoiselles.

MAUTINREIIG (Ueligielx Bénédictins di) ou HELUÎIECX DE L'AHCHI-ABBAYK DE SAINT-MAHT1N, sur le Mont-Sacrt it Pannonie, en Hongrie,

Quoique le célèbre monastère dont je veux parler ici soit membre de la congrégation du Moul-Cassin , dite autrement de Sainte-Justine de Padoue, et ne soit point le chef-lieu d'une congrégation spéciale, tl occupe cependant une place si élevée dan» la famille bénédictine , il est d'une juridiction, d'une considération si étendue, qu'il m'a paru mériter un article spécial, el la lecteur appréciera, j'en ai la conviction, tous les motifs qui m'ont porté à lui i»arler d'une illustre abbaye, qui n'est presque p» connue en France et dont les écrivains de l'histoire monastique n'ont rien dit.

Saint Martin, évôque de Tours, a élé le premier saint que l'Eglise ait honoré dans le rang des confesseurs, el aucun |*ut-ê're n'a obtenu une célébrité el uu culte plu» étendus que ceux dont le Seigneur a honoré lui-même cet illustre pontife. Comment * fait-il qu'après une rôpulalion, une célébrité si universellement répandue, il reste encore une sorte de problème à résoudre sur le lieu de sa naissance ?

On n'ignore pas qu'il est morl à fondes mais si la position topographique et l'en»* tence no ce lieu n'élaienl désignées par une indication continue de la tradition, o auraiton pas queluue diflicullé à croire aue u

proparer par la prière à la consécration, et coaw" le lieu de leur scpu.lure elail ornwairemciil le vent des Augustin*, on dit néitéialeinetil : Le» f«eques de Limoges naissent a S.unl-Marliii el f ™' teitl i Saint - Au^iolin. [Uicltuimutte kuic">i" mejil de M. IVi.lc U.,Mo\ ckaiioiiK • Luw

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«tfcvtille mrale qu'on voit encore aujourd'hui, soit celle où le zèle de saint Martin l'avilit porté,etoù il rendit le dernier soupir ti où il termina son glorieux ministère. Le B. Sulpice Sévère écrit que saint Martin eut b»-5om de visiter la loitalité qu'il appelle eu lâimlediocèscde Candes ou tonflans. Intcrtt causa exstitit, quo Condatensemdiœcesim miiaret. Et il ajoute qu'il s'y rendit pour rétablir I harmonie troublée entre les clercs cdte église : Nam déficit inter se Ecclc- >nr illim discordant ibus, pacem cupiens re- (rmarti c(c. (8. Sulp. Sever., epistol. 3 Ad Basulam.) Si ce passage était demeuré i«u!é, i)iii ne serait porté à croire au'il s'agit ici d'une ville épiscopale ou d an diocfee, puisqu'il y est (ail mention d'un clergé important, et qui se persuaderait qu'il ce s'agit que d'une petite localité, aux ecclésiastiques de laquelle un tenta/ eût ^ftitie h* |>art du prélat? Et cependant il ♦snieaieuré constant qu'il s'agit de Candes, tiiaéà lezlréraité delaTouraine et du Poitou, sur le confluent de la Vienne et de la Loire. aujourd'hui petite ville de l'arrondissement de Chinon, et qui n'eut jamais plus importance probablement qu'elle n'en a «tiuetlement. Je saisis celte occasion pour iQ-Jiqaer celte preuve de plus de la syno- CTcuieou confusion des expressions à* l'origine de la police ecclésiastique, où l'on 10 1 taeerdos mis pour episcopus ; parochia four diacesit et, comme je viens de l'indijut-r, diecesis pour parochia. Ainsi Condainutm diœce/im signifie donc ici la paroisse l'Candtt, toujours appelée ain9i, mais qui, tirant moi, aurait peut-être dû être appelée r^i,el quia peut-être été ainsi nommée J l'origine, car, quoique je ne le voie nulle 4*rt indiqué, je ne puis douter qu'elle ne ii« *on nom de sa position sur les deux ririères.

Celle courte dissertation était moins né- '«isaire que celle qu'on aurait dû établir wle lieu de la naissance de saint Martin, qui pour quelques personnes serait encore uo problème. Le peu que je vais en dire *<dBra peut-être a le résoudre et est d'ailleurs tout à fait opportun dans cet article, ï'oipice Sévère dit positivement et tout sim- -lement : Igitur Martinus Sabariœ Pannonwmariundus fait, etc.. Mais que faut-il "oindre par Pannonniarum et par Saba-

L'abbé Gervaise qui a donné Sur la Vie & saint Martin la monographie la plus étende, dit au commencement du livre : « JI Uirtin) naquit à Sabarie, l'an 316 de l'ère «tomone, ronzièine du grand Constantin il Cette ville était une ancienne colonie '-«Romains, qui subsiste encore aujourd'hui dans la Hongrie supérieure, sous le "wade Stem ou de Sxombatel; elle est située i vingt-cinq lieues de Vienne , sur la petite rivière de Benges, un peu au-dessus 09 l'endroit où elle se perd dans le Raab. •

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