M MAR DICTU
-porte plu? le nom de Sabarie, mais qui fut appelée Zenlmarton (Saint Martin) , cl c'est J«j nom qu'elle porte encore aujourd'hui. Que saint Martin fût né au pied de cette sainte montagne, c'était la croyance positive dans les premiers siècles du royaume de Hongrie. Aussi Carthuilius (1;, le plus ancien historiographe de son propre pays, ditil dans la Vie du roi saint Ktienne, que ce pieux prince bâtit un monastère auprès du fief du saint évêque Martin, dan1» ce lieu qui est appelé la Montagne sucrée, où le môme saint Martin, lorsqu'il était en Pannonie, avait coutume «l'aller prier. Une preuve à l'appui de celle opinion, c'est que dans la charte de fondation «in monastère appelé aujourd'hui Quizin, le comte Walferus, dit, en 1 157, qu'il soumet cet établissement au monastère de Saint-Martin sur le saint mont de Pannouie, par respect pour la sainteté de ce lieu et la protection de saint Martin, dont la naissance en ce même. Uni est pour la Pannonie un sujet de gloire. J'ajoute enfin que le roi Bela IV, dans l'acte ou «rrôté qui fixe les limites de Torjau, vers Keh, deux pourpris ou possessions voisines de la sainte montagne, dit que sa base (de la sainte montagne), s'étend jusqu'à Sabarie dans laquelle on dit que saint Martin e>l né.
La uouvclîe Sabarie ne peut avoir en sa faveur de témoignages antérieurs au xvi* siècle; il ne faut donc ajouter aucune foi à Gregorianez ni aux autres historiens qui, connue lui, n'ont écrit que trois cents ans nu moins après la destruction de l'ancienne ville, quand ils disent que cette nouvelle Saharie a vu naitre saint Martin. Le texte deSulpiee Sévère lésa induits àse tromper de bonne foi, car ce que je viens de dire sur l'anciene Sabarie n'était connu tout au plus que d'un petit nombre d'amateurs et de curieux, qui pouvaient pénétrer dans le secret des archives de notre archimonastère où sont renfermées les pièces qui le révèlent ; je suis le premier à donner en France ces quelques détails qui ont un grand intérêt historique.
La Pannouie, plus lard devenue le séjour des Huns, des Lombards, etc., avait fait aussi partie de l'empire français, fondé par Charlemagnc. Après avoir été victime de plusieurs guerres elde plusieurs invasions, elle devint la possession des Hongrois, et alors la sainte Montagne, dont le site avait charmé le duc ou général Arpad, fui retenue par lui dans sa portion, lors qu'il divisa •a terre conquise à ses compagnons d'armes; son héritier Geysa, ou du moins le fils «le celui-ci, le pieux Etienne, la consacra au service de l'Eglise.
On s'est appliqué à suppléer au silence de l'histoire et chercher ce qu'il y aurait de vraisemblable dans la cause île cette qualification de sainte ou de sacrée, donnée de loul temps à la célèbre montagne et à la
(I) Je n'ose li aduiro ce moi Crt-tlmiiiu*. et je crains d'avoir mal francisé «le* nom? »lo lu-m et de |KT>omirs ijuc je n'ai trouve» nuljns nus bkliun-