NAM» M OI5L
les divers exercices communs de la vie religieuse.
Il semblerait «l'abord que cetto vie de communauté est peu compatible avec les travaux des missions; mais, outre que tous les membres d'une même communauté ne sauraient êtr«; occupés en mAine temps, le sage fondateur, aussi attentif aux besoins spirituels de ses enfants qu'a ceux des âmes qu'il désire ramener a Dieu , ne donne «|u'une partie de l'année aux œuvres extérieures; durant l'été, réunis dans leurs nuisons, ils ponrrontjouirde tous les avantages de la vie commune.
IÀ. ils retrouveront le silence, le recueillement, les pratiques de la mortification, de longues heures pour l'étude , le temps nécessaire à la préparation de leurs instructions et toutes les consolations de la vie de famille.
C'est bien, eu effet, la vie de famille qu'a prétendu fonder Mgr de Mazenod.
« A ses yeux, le supérieur général et chaque supérieur local est un père qui devra regarder sa place moius comme un honneur oui le dislingue des autres, que comme une charge qui lui impose les plus graves obligations, des: soins plus pénibles et «le plus grandes vertus. Il gouvernera avec sagesse; il supportera les défauts de chacun avec patience, il écoutera tout le monde avec bonté, il corrigera avec douceur, il aillera chacun en toute occasion avec charité, il se prêtera avec zèle à tous les besoin* temporels et spirituels, se regardant a la fois comme le père et comme le frère de tous ceux qui sont confiés à sa tendre sollicitude. »
Il ne semble pas connaître de manquements plus graves que ceux qui sont opposés à la charité; de ceux-ci, il faut s'accuser A genoux en présence de la communauté.
Cette grande bonté, celle douceur de commandement n'ôte rien à la fermeté de la discipline.
Le fondateur veut que la vie entière «le ses enfants soit un exercice incessant de recueillement. Il exige le silonce hors le temps et les lieux de récréations.
Tous les soirs, chaque religieux devra accuser les fautes contre la règle commises durant la journée.
Il prescrit pour toutos les maisons des assemblées où chacun, obligé «le faire connaître ce qu'il au rail remarqué de défectueui, fournira au supérieur l'occasion de maintenir l'esprit de régularité par de sages avis et «Je salutaires prescriptions.
Chaque semaine a ses conférences théologiques; chaque mois, son jour de récollection, et chaque année, dix jours consacrés à une retraite générale.
La vie du missionnaire étant vouée è un travail souvent accablant, il importait de ménager ses forces et de ne pas lui permettre de les ruiner par des austérités exces-
sives.
Le fondateur a soin de modérer, à cei