AUGUSTIN ES DU SAINT-COEUR DEMARIK
ùr ta communauté de religieutes Augmline* i* S*int-Cœur de Marie d'Atujer$ (Maine tt'L»ire).
1* L'Oriyine. — Les religieuses Augusuoes du Saint-Cœur de Marie d'Angers, tir>servaieiit autrefois l'hôpital de Saumur; (Iles riraient leur filiation des Augustines hospitalières de Tours, qui, vers le corn» ateoeement de 1700, avaient, à la prière des hahiants de cette ville, envoyé plusieurs »a;ets prendre la direction de leur Hôtel- Uieu. Leurs constitutions leur furent donsm eu 17W par Mgr Vaugirard, évôquo o'Aogers. Après la tourmente révolution* taire, qui les avait presque toutes dispersées, elles se réunirent de nouveau et continoèreiit leur œuvre d'hospitalières avec une ferveur qui a toujours été exemplaire.
En 18i7, il coœmeuça à s'élever quelques difficultés entre l'administration temporelle it les religieuses au sujet de certains points qui mient besoin d'être réglés de nouveau, iffcqoe le nombre des sujets, l'admission dw renverses, qu'on n'avait point alors, ftr.. eic
La supérieure fit le voyage de Paris. Le rnueordat était au ministère, mais les choses ne s'arrangèrent pas : le projet d'arrangement fut abandonné et les religieuses furent libres de donner un autre cours à leurs tonnes œuvres
Alors Mgr de Quélen, qui avait reçu la Mpérieure avec une extrême bonté, lors de ton arrivée a Paris, y appela toute la communauté et fut charmé d avoir des hospitalière* a mettre à la disposition de la classe ai*ée de la société, qui avait, disait-il. cet avantage à envier aux pauvres , œuvre qu'il avait désirée toute sa vie; aussi leur montrat-il te plus grand intérêt, et c'est alors qu'il donna pour |>atron à la communauté le Saint- Cœar de Marie.
Cest de la maison de Paris qu'en 1835 plusieurs religieuses vinrent avec des obédiences de Mgr de Quélen, fonder à Angers, *ous la protection toute paternelle de Mgr V'>ntault. qui les regrettait toujours, une roeamonauté ouverte aux dames et aux demoiselles de la classe aisée qui viennent y eben-her le repos de la solitude, les soins ronstants de I hospitalité et les consolations a> la Migion. Elles soignent aussi avec le ii'èiue dévouement des | ersonnes âgées, in* armes ou malades de la classe moyenne de la société; elles dirigent encore un pen- Monnat de petites filles pauvres, platées Dirno**. DES 0*nnKS BELIG. IV.
dans leur maison par une société de dames charitables et qui. plus tard, deviennent ouvrières ou temmes de chambre.
Les commencements furent rudes et pénibles, mais accompagnés de marques de la protection de la Providence.
Cet établissement que les religieuses de l'ordre de Saint-Augustin ont fondé à Angers est très-précieux car il est l'unique dans le diocèse.
Aussi a-t-il eu l'assentiment général!
Ce n'est point un hospice, mais une sorte de pensionnat alimentaire, ce qui ménage l'amour- propre, si naturel à l'homme. Il est destiné surtout à la classe ouvrière et peu fortunée. Pour trois cents francs par an , payés par trimestre d'avance, ou y est reçu, loçé, chauû*é, blanchi, el en cas de maladie, soigné avec le plus grand dévouement.
La nourriture se compose d'un potage gras, de viande, de légumes et d'un peu de vin.
Quelle ressource précieuse, pour la classe peu aisée, surtout en cas d'infirmité 1
A celte bonne œuvre, s'en joint une secoude , non moins excellente. Moyennant cinquante écus par an et un trousseau, on reçoit des petites filles auxquelles on enseigne a lire, à écrire, à calculer et à travailler. Nous ne parlons point des principes religieux, qui leur sont inculqués avec
S°En sortant , elles sont particulièrement propres au service domestique.
D'après cet exposé, dont on nous pardonnera les simples el vulgaires détails, on voit que l'établissement créé par les religieuses Augustines est appelé h une grande .opularité, et qu'il répond parfaitement aux >e soins el aux idées qui travaillent aujourd'hui partout la société.
Mais, avec des pensions aussi faibles, il était impossible aux bonnes religieuses de fonder solidement les deux œuvres dont nous venons de parler.
Alin de les soutenir et d'augmenter .eurs ressources, elles ouvrirent également leur maison à la classe aisée.
Bientôt leur modeste demeure ne leur permit plus d'admettre toutes les personnes qui désiraient s'y retirer.
A celte époque un vénérable prêtre, M.
Rénard, rempli d'ndmiralion à la vue de leur héroïque dévouement , leur fil un don qui kur suggéra l'idée d'acheter le manoir qu'elles habitent maintenant.
Ce n'était pas chose facile! Le don était bien insuffisant, et il fallait oser contracter un emprunt considérable. Elles finirent par s'y décider.
Mais le nouvel établissement devint luimême trop petit, parce que les demandes d'admission se multipliaient. Il fallut exhausser el agrandir le bâtiment principal et, pour cela, recourir à un nouvel emprunt. L'entreprise devenait giganlesque.eflrayante, si l'on considère la position difficile où se trouvait la communauté. Aussi l'autorité supérieure s'y opposa -t-elle durant plus de