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DES ORDRES RELIGIEUX-
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uni de l'amour de Dieu seul fut largement
récompeusée, et Jésus, qui aime à se donutr à nous à proportion des sacrifices que noas faisons pour lui, combla son fidèle *rviteur d'une telle abondance de grâces, que M. Augicr parlant des dispositions do te ferrent séminariste, ne craignit pas d'affirmer qu'il serait un jour un directeur
Son cours de théologie terminé, M. Proal fut ordonné prêtre. En 1812 il fut placé À JJjnosque avec le titre de vicaire à la paroisse Saint-Sauveur. Sos talents et ses vertus lui attirèrent en peu de temps la conaancedela population religieuse de cette ville où il opéra un bien immense. Dieu semblait au reste s'être plu à le douer de toutes les qualités qui peuvent rendre le ministère du prêtre fructueux au milieu du monde. Les dons naturels répondaient en lui 1 ceux de la grâce. Il avait un esprit pénétrant, uo jugement solide, des idées larges un cœur géuércux et dévoué, une Vacation brillante. Ses manières polies et ton air grave, rehaussés par une modestie angélique, lui gagnaient tous les cœurs. Naturellement éloquent il traitait les vérités de la religion avec tant de profondeur, do 'J'gnité et de conviction que sa parole détenait pour ainsi dire irrésistible. Ceux mêmes qui ne venaient l'entendre que pour j«uir de la pureté et de la grâce de sa diction, étaient souvent entraînés dans le bien après lavoir entendu. Homme do prière, grand contemplatif, théologien profond, il avait reçu le don spécial do former des âmes intérieures et do leur inspirer l'amour do la virginité. Aussi comptait-on parmi les personnes qu'il dirigeait plusieurs âmes d'élite.
A celte époque il y avait à Manosque une •swiation de personnes pieuses fondéo en 1797 | ar M. l'abbé Courbon, qui était secrètement revenu de l'exil pour se dévouer au m ut des âmes. Devenu plus tard supérieur «lu grand séminaire, ce bon prêtre chargea ou soin de cette société M. Proal. Celui-ci ne tarda pas à distinguer parmi les personnes qui en faisaient partie, un certain "ombre d'entre elles appelées a une plus haute perfection. Pour leur faciliter les moyens de correspondre à leur vocation, il entreprit de fonder une communauté religieuse où ces chastes épouses de Jésus pussent trouver un abri contro les dangers du momie. Ce projet était d'autant plus difficile a réaliser, qu'une certaine partie du clergé paraissait être peu favorablement disposée leur la créalionae ce nouvel institut. Persuadé cependant que Dieu voulait qu'il entreprit «tic œuvre, M. l'abbé Proal poursuivit son w*"ux dessein avec une constance inébronlal'le, et, en 1818, il vint à bout de réunir en communauté six des membres de la petito société. Il leur donna un sage règlement h suivre, en attendant qu'il pût rédiger des constitutions plus étendues. Les efforts do son ièle furent bénis par Dieu, et il cul la consolation de voir prospérer celle commu-
nauté malgré les contradictions que l'ennemi de tout bien fit naître de toutes parts pour arrêter son développement. Au mois d'avril 1823, M. Proal fut nommé directeur du grand séminaire de Digne. Le vénérable supérieur de cet élablissement, M. Courbon, avait demandé à l'avoir auprès de lui dans la persuasion où il était que Dieu destinait ce digne prêtre à lui succéder. A peine M. Couruon l avait-il initié à ses importantes fonctions qu'il fut atleintde la maladie qui le conduisit au tombeau, le 29 juin 18*23. Mais avant de se séparer pour jamais do ses enfants, il désigna M. Proal, à Mgr Miollis comme l'homme le plus capable de le remplacer auprès d'eux. Eu conséquence M. Proal eut h recueillir la succession de M. Courbon. Dans ce poste important son zèle pour la gloire do Dieu, ses talents pour la direction des âmes, ses vertus éminentes éclatèrent plus que jamais. Son union avec le divin Sauveur était continuelle: elle se décelait dans sa conduite, dans ses paroles, dans ses regards, son maintien, ses mouvements, dans tout son extérieur enfin, auquel elle imprimait un air de dignité qui inspirait la confiance et le respect. Sa charité était sans bornes : comme Jésus, le modèle des prêtres, il se faisait tout à tous, et l'onction de ses paroles, empreintes de l'esprit de Dieu, portaient toujours le baume de la consolation dans les âmes. La soif des humiliations et des souffrances, qui était déjà si grande dans son cœur augmenta encore au milieu des épreuves auxquelles il fut en proie à partir de cette époque. Une des grâces qu'il avait sollicitées du Ciel avec plus d'instances était celle d'ôlre méprisé de tous les hommes. 11 priait et il avait fuit prier pendant longtemps les personnes pieuses qu'il dirigeait pour obtenir celle faveur. Il eut lo bonheur de voir les désirs de son i-œur généreux largement satisfaits : les dernières années de sa vio ne furent guère qu'un tissu de croix de toute espèce qu'il supporta avec uno constance cl une paix inaltérables.
Dans sa nouvelle charge, M. Proal devint le modèle du clergé et le conseil d'un grand nombre de personnes de tout rang, de tout état, qui recouraient à lui comme h In lumière du diocèse, ainsi que s'était quelquefois plu à l'appeler son saint évêque, Mgr Miollis. Il eut alors non - seulement lo bonheur de former un graud nombre d'excellents prêtres, dont Dieu s'est servi pour renouveler l'esprit do foi dans les Alpes, maisencore il prêta son concours à plusieurs autres œuvres capitales qu'on voit encore prospérer dans ces contrées. Qu'il nous suffiso do nommer le noviciat des sœurs institutrices connues dans lo pays sous le nom de sœurs de l'Instruction chrétienne à la fondation duquel il a efficacement contribué en septembre 1836.
Les peines et les soucis qu il rencontrait dans la direction d'un grand séminaire no l'empêchèrent \m do continuer à s'occuper, soit par ses lettres soit par ses visites an
Mil