‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 247 sur 323 · C.ATIOIS DES RëLIGIIISLS 1>E I.A], ffCIUH · texte numérisé non relu

C.ATIOIS DES RëLIGIIISLS 1>E I.A], ffCIUH

mère à Angers (Maine-et-Loire).

La congrégation de la Retraite-Société di Marie, comme il a été dit dans ce Dictionnaire (t. 111, col. 380), tire son origine «le* pieuses associations établies en Bretagne par M. de Keilivio et Mlle de Francheiihr, pour la direction des maisons de Retraite

Celles des dames de la Retraite qui survécurent à la révolution ne perdirent pou;! de vue leur sainte OEuvre: elles se rétinirni en 1806, cl fondèrent h Quimperléun nounl établissement de retraite. Mgr de Crou>seilles, alors évêque de Quiiuper, favorisa puissamment cette entreprise, et les prenne exercices donnés dans la maison de Quimpeftë produisirent les plus heureux fruits.

En 1820, Mgr de Mannay, évêque de Rennes, fort zélé pour la propagation de l'œime des retraites, demanda à Mgr de CrousseiUe* quelques daines de l'établissement de Qu|B)' perlé pour en former un semblable à ReJon, ville de son diocèse, située près de J'eojtouchure de la Vilaine. Ce prélat obtint l'effet de sa demande : Mme du Cléguer, fewae d'un rare mérite et d'une piété éclairée, fut désignée avec quelques-unes de ses collègues pour la nouvelle fondation. Cejdawes arrivèrent en 1820; elles s'établirent d*'* l'ancien monastère des religieuses CaifJiriennes; plusieurs jeunes personnes, pressées de se sanctifier par des œuvres de zélé,* joignirent à elles, el les exercices ne tarèrent pas à s'ouvrir dans leur maison.

m RF.T DLS ORDRE!

A celle époque, au besoin d'ouvrir des asiles au recueillement et à la pénitence, se joignait un nutre besoin : c'était celui de. coopérer a la régénération religieuse de la raeiélé par l'instruction de la jeunesse. Aussi, Mme du Cléguer et ses collaboratrices conçurent-elles, tout d'abord, le dessein de joindre à l'Œuvre des Retraites, cellede l'éliucaiion, en ouvrant dans chacune de leurs maisons un pensionnat de jeunes demoiselles rt des classes gratuites en faveur «les familles indigentes ou peu aisées. Ce projet rut plus tard sa complète réalisation.

Depuis la première fondation faite par Mlle de Francheville, les maisons de Retraites avaient toujours été indépendantes 1rs unes des autres; elles pouvaient suivre des règlements particuliers, et les sujets qui les composaient ne se liaient par aucun iosu. C'était dans ces conditions que l'établissement de Redon venait de s'élever.

Pour donner plus de stabilité à l'œuvre, cl |>our satisfaire la ferveur de leur dévouement, les dames do la Retraite de Redon sollicitèrent, en 1821 de l'autorité ecclésiastique, la permission de contracter des engagements irrévocables, et de joindre aux vœux ordinaires de religion celui de s'employer à procurer la gloire de Dieu en travaillant au salut des âmes. Mgr l'évêque de Rennes applaudît à leur généreux dessein; ei, après un soigneux et mûr examen de leurs dispositions, il les autorisa à en poursuivre l'exécution.

Dès lors ces dames se préparèrent aux engagements sacrés qu'elles devaient contracter par la pratique des vertus religieuses. Poe Règle leur fut donnée; et, après quelques années d'épreuve, elles lirent, comme préparation prochaine à leur consécration, les exercices de la Retraite sous la direction duR. P. Maillard de la Compagnie de Jésus.

Cette consécration eut lieu le jour de l'exaltation de la sainte Croix, en I année 1823, et c'est alors que la congrégation prit le nom de Société de Marie. Trois religieuses de chœur et une sœur converse furent les seules qui prononcèrent des vœux perpétuels : le temps du noviciat se prolongea pour les autres, sous la direction de la révérende Mère Ducraoc, de pieuse mémoire; et la révérende Mère du Cléguer continua de gouverner la communauté avec le titre et les pouvoirs de supérieure. Mgr l'évêque de Rennes nomma comme son délégué pour la régir, H. Hâtais, curé de la paroisse Saint-Sauveur ue Redon et grand vicaire honoraire.

Tour consolider l'établissement, il fallait encore l'autorisation du gouvernement civil. Mgr de Lesquen , successeur de Mgr de Minnay, s'empressa de faire les démarches nécessaires pour l'obtenir; son zèle fut couronné du plus heureux succès : une ordonnance royale, datée du 17 janvier 1827, reconnut l'existence du nouvel institut, et (*runtaux religieuses de la Retraite-Société de Marie de le répandre en divers lieux

Ce fut è Angers que se forma leur second établissement. Elles y furent appelées par

RELIGIEUX. RF.T l2Ui

Mgr Monta ult, dont la mémoire sera longtemps en vénération dans ce diocèse. Sous les auspices bienveillants de ce prélat, les religieuses de la Retraite-Société de Marie se fixèrent dans une maison spacieuse, entourée d'un vaste et bel enclos, et les saints excercices de la retraite s'ouvrirent bientôt dans cet établissement.

Pour remplir un des vœux les plus chers au cœur de Mgr Monlault et 6 leur propre cœur,, ces dames ne tardèrent pas à former un pensionnat, puis des classes gratuites. Elles établirent aussi un pensionnat dans leur maison de Redon, où jusqu'alors on ne s'était employé qu'au travail des retraites et à l'instruction des enfants pauvres. Mais cela ne put avoir lieu que lorsque la maison d'Angers fut devenue chef-lieu de la conrégalion; car ce ne fut qu'a daler de cette poque que les religieuses de la Retraite- Société de Marie virent le nombre des sujets appelés à travailler aux diverses œuvres de leur institut, s'augmenter d'une façon trèssensible.

M. Panaget , successeur du respectable M. Hâtais dans la charge de supérieur, et aujourd'hui curé de Saint-Etienne de Rennes, conçut le premier l'idée do cette translation, comme devant favoriser le développement de l'œuvre. Il s'en ouvrit a la révérende Mère Gautier, supérieure générale de la congrégation depuis l'année 1831, et qui possédait toutes les vertus et les qualités

Iiropres a affermir le bien commencé et à 'étendre. Cetie digne religieuse entra pleinement dans les vues de M. Panct; Mgr de Lesquen approuva le sage projet, il en négocia l'exécution avec Mgr Montault, et In maison d'Angers, jusqu'alors succursale de celle de Redon, devint maison mère de la société de Marie en 1837. La supériorité immédiate passa, du respectable M. Panaget, h M. l'abbé Régnier, grand vicaire de Mgr Montault, et maintenant archevêque de Cambra}*. Peu de temps après, les religieuses échangèrent leur nom de famille pour un nom de religion : la révérende Mère Gautier, su|>érieure générale, reçut alors celui de Sainte-Marie. M. l'abbé Régnier se disposait a reviser les constitutions qui régissaient la congrégation, lorsqu'il fut appelé au gouvernement de l'église d'Angoulême, et ce fut Mgr Augebault oui daigna y mettre la dernière main. Ce prélat voulut bien se charger de gouverner directement l'institut des religieuses de la Retraite-Société de Marie, aussitôt qu'il eut été placé sur le siège épiscopal d'Angers. Il en approuva les Règles, après y avoir fait d'utiles additions, qui déterminaient d'une manière plus précise les diverses attributions de chaque charge et de chaque emploi, créaient un chapitre général et lui assignaient des époques fixes, statuaient que Tes vœux perpétuels ne seraient prononcés à l'avenir qu'après que les sujets auraient graduellement essayé leurs forces pendant six années ce vœux temporaires. Grâce è la sage et vigilante administration de Mgr Augebault,

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grâce aussi au gouvernement prudent et dévoué de la révérende Mère Sainte-Marie, appelée par quatre élections successives aux fonctions de supérieure générale, la contré gation de la Retraite- Société de Marie s c>t dn plus en plus affermie sur ses bases, et a pris une extension satisfaisante. Trois nouvelles fondations ont eu lieu dans l'espace de neuf années, et le pensionnat de la maison mère s'élanl considérablement augmenté, de vastes et beaux corps de bâtiments oui été ajoutés aux anciens.

Les religieuses de In Retraite-Société de Marie font des vœux simples, qu'elles prononcent solennellement sous la formule suivante :

Dieu tout-puissant et éternel, moi N N., au nom de votre divin Fils, par son précieux sang et son cœur sacré, en présence de la trèsglorieuse Vierge Marie et de toute la cour céleste, je voue et promets à votre divine majesté pauvreté, chasteté et obéissance dans la société de Marie ; je fais vœu eti outre d'employer toute ma vie au salut du prochain, entendant toutes choses selon les Uègles et les Constitutions de notre institut.

Daignez, 6 mon Dieu ! avoir pour agréable cet holocauste; et, comme vous me faites la grâce de vous l'offrir, faites-moi encore celle a'y être fidèle, et ce jusqu'à la mort.

Les sœurs converses retranchent do cetto formule ce qui concerne le vœu du salut des âmes, qu'elles ne font pas.

La Société cslgouvernéc par une supérieure générale, dont l'autorités'étend à tous les établissements et aux sujets qui les composent. Elle est aidée dans son administration par un conseil composé de quatre religieuses, parmi lesquelles elle choisit son assistante. L'élection de la supérieure générale et des conseillères a lieu tous les six ans; elles sont toujours rééligibles. La supérieure générale nomme elle-même la maîtresse des novices, l'économe, la préfète générale des études, les supérieures locales, et généralement toutes celles qui doivent exercer quelques fondions dans la congrégation, après avoir consulté le supérieur et les conseillères.

Mgr l'évôque d'Angers est le supérieur né de la congrégation de la Retraite-Société de Marie. Il la gouverne par lui-mê ne ou par un ecclésiastique qu'il nomme et qu'il délègue pour la régir à sa place,

Les œuvres auxquelles s'applique la congrégation sont :

1° Les retraites pour les personnes séculières. Ces retraites se donnent tous les ans a des époques lixes ; elles sont spécialement dirigées, pour tout ce qui regarde les exercices spirituels, par un ecclésiastique, que l'éveille nomme, et dont il règle les attributions. Les religieuses y concourent aussi par les soins qu'elles donnent aux personnes qui font la retraite.

2* Les religieuses s'appliquent à donner aux jeunes personnes qui leur sont confiées, une éducation chrétienne, et dont l'étendue réponde h la position qu'elle* doivent occu-

y\) Yov à la fin du v«l., n»« 4tl, 214.

nos tibt

per dans la société. Mlles ont aussi deséco!e> gratuites pour les pauvres.

Mais les œuvres de zèle auxquelles le« religicuses.de la Société de Marie se consacrent, bien loin de leur faire perdre de vue leur propre sanctification, les y rappellent constamment, puisqu'elles s'y rallacheni du la manière In plus intime.

Cette congrégation fait uno profession particulière d'honorer la très-sainte Vierge. Les religieuses qui In composent se font un devoir d'adresser fréquemment à Dieu des nrières pour la conversion des pécheurs et l'exaltation de la sainte Eglise.

La Société de Marie compte aujourd'hui cinq maisons, savoir : trois dans les principales villes du diocèse d'Angers, déparlement de Maine-et-Loire ; à Chelel et à Soumur; une è Redon, berceau de l'institut, dont nous avons parlé, et une autre à Thouars, dans le diocèse de Poitiers, déj*arlement des Deui-Sôvres. La bénédiction de Dieu s'est répandue sur ces divers établissements.

Le noviciat se fait à Angers dans la maison mère : il est de deux années; mais la véture a lieu pour les novices, après un an d'épreuve. (1)

ROSE (OtlDRE DE CHEVALERIE DE Li).

Le fondateur de cet ordre, dont la création remonte au 17 octobre 1825, est l'empereur don Pedro 1". Sa création est due au mariage de ce monarque avec la princess'.' Amélie do Leuchtemberg. Le but de son institution fut de récompenser les civils et militaires. L'empereur en est le grand-oialtre; le prince impérial est à la fois grand'croix et grand dignitaire; tous les autres membres de la famille sont grand'-croii.

L'ordre est composé ainsi qu'il suit : huit grands effectifs et huit honoraires sein* grands dignitaires, trente dignitaires; le nombre des commandeurs, des officiers, de* chevaliers est illimité.

Pour être admis dignitaire, il faut porter le titre de venhoria; il faut avoir le rang de colonel pour être créé officier, et de capitaine pour obtenir la croix de chevalier.

Les insignes de l'ordre consistent en une étoile à six rayons éniaillés blanc, avec bordure en or, accompagnée de boules a chaque pointe et portée sur une riche couronne do roses épanouies. L'écusson de l'étoile est blanc; il porte sur émail le chiffre d'or P. A. (Pedro tt Amelia) ; le large cercle d'or qui entoure cet écusson porte pour devise : Âmvr et fidelitas.

Les grand'-croix et les grands dignitaires portent la même étoile, mais d'une dimension plus grande et surmontée de l« couronne d'or; les dignitaires, les coœn)«ndeurs et les officiers ne peuvent la porter sans cette couronne.

Le ruban est rose avec filets blancs et bordure rose.

Les grand'-croi x portent la décoration attachée au cordon en écharpe de droite à gau' che ; les grands dignitaires et les dignitaire»

,î63 SAC DES ORDRES RELIGIEUX SAC HHt

le suspendent au cou avec un cordon plus représentant îles ro.<os émaillées, pcul seul

droit ; les commandeurs, les officiers et les être porté par les huit grand'-croix eflectils

chevaliers avec un simple ruban et sur le qui ne font usage de celle marque distinc-

«Ké gauche de la poitrine. Un collier en or, tive que dans les grandes cérémonies.

SACRÉ-COEUR (Dambs du), dans U Mistouri.

Les religieuses du Sacré-Cœur de Jésus, dites communément Dames du Sacré-Cœur, ont été fondées en France en Tannée 1800 par le R. P. Joseph Vario, alors prôlre du Sacré-Cœur de Jésus, et qui se fit Jésuite en 1814, à la réorganisation de la compagnie.

En 1817, les Dames du Sacré-Cœur s'établirent à Florissant dans le Missouri; et elles comptent en ce moment aux Etats- Unis douze pensionnats avec 200 religieuses. L'une des dames qui ont le plus contribué à développer l'œuvre en Amérique est Mme Elisabeth Gallitzin, cousine-germaine du P. Démétrius Gallitzin, l'apôtre de la Pensylvanie pendant quarante-cinq ans, et sœur du prince Alexandre Gallitzin dont la conversion à Saint-Pétersbourg en 1814, à l'âge de quinze ans, fut une des causes des persécutions que les Jésuites éprouvèrent en Russie. Mme Gallitzin est morte de la fièvre jaune en 1843 en Louisiane, où cette noble princesse avait préféré les pauvretés des missions aux grandeurs de la cour impériale.

L'établissement ou Sacré-Cœur en Canada datait de l'année précédente, et quatre religieuses y arrivèrent le 27 décembre 1842, désignées par leur maison de Paris pour celle fondation ; ce furent Mme Bastide Sallien, supérieure; Mme Evéliua Lévêque, Mme Henriette de Rersaint, sœur Anne Ba tardier, coadjutricc. Elle eut lieu à Saint Jacques de l'Achigan, près de Montréal, grâce aux libéralités du curé du lieu, Mes» »ire Jean-Rorauald Paré. En 1846 elles formèrent une seconde maison à Saint-Vincent de Paul des Ecores, dans l'Ile Jésus, séparée de l'Ile de Montréal par un des bras de l'Ottawa (rivière des Prairies). Ce second établissement fut en partie l'œuvre du curé des Ecores, M. F-X.-Romuald Mercier. Le 22 août 1853, les Dames du Sacré-Cœur ont cédé aux lilles de Sainte-Anne leur établissement de Saint-Jacques de l'Achigan, pour se concentrer aux Ecores. Biles y étaient, il y a un an, au nombre de trente-trois professes et dix novices, et leur pensionnat suivi f«ar quatre-vingt-dix internes et quatre-vingts extornes se soutient à la hauteur des maisons les plus distinguées de celle éminente société.

La communauté des Ecores dépend, comme toutes les autres maisons de l'ordre, de la ii)a i son mère établie à Paris. La société du Sacré-Cœur est gouvernée par une supérieure générale à vie, et e'est elle qui

nomme les supérieures particulières. Uno visitrice est môme allée inspecter les maisons de l'ordre du Canada.

Un autre couvent du Sacré-Cœur a été fondé en 1852 à Sandwich, dans le diocèse de Toronto, où celte communauté a été appelée par le R. P. Point, S. J., grand vicaire de Mgr de Cbarbonnel. Parmi les qualre fondatrices se trouvait Mme Henriette de Kersaint, qui avait déjà travaillé à la fondation du couvent de Saint-Jacques de l'Achigan en 1842, et qui, dévouée depuis plus de vingt ans aux mission? d'Amérique, se complaît surtout à coopérer aux œuvres nouvelles, là où il y a des difficultés h vaincre et de la pauvreté à surmonter. Les Dames du Sacré-Cœur, arrivées b Sandwich le 30 avril 1852, allèrent d'abord loger chez Mme Charlos Baby, qui leur donna une généreuse hospitalité. Puis, quand le local qu'on leur destinait fut prêt à les recevoir, èlles prirent possession de l'ancien presbytère de l'église de l'Assomption, paroisse qui parait dater de 1742, elqui a été successivement desservie par dos Récollets, des Jésuites, et des prêtres séculiers. Aujourd'hui les Dames du Sacré-Cœur sont au nombre de neuf à Sandwich. Elles donnent des retraites religieuses pour les personnes du monde, comme celles de Saint-Vinceut de Paul, et leur pensionnat contient cinquante-deux élèves et cent vingt externes. Elles ont de plus adopté dix pauvres orphelines, et celte communauté si distinguée, dont les pensionnais en France sont fréquentés par les personnes les plus élevées de la société, se platt en Amérique à se mettre à la portée des classes pauvres et à instruire gratuitement les enfants du peuple.

Celte maison se compose de trente-trois professes, de dix novices ou postulantes, qualre-vingt-dix élèves pensionnaires, quatre-vingts externes.

L'établissement de Sandwich, fondé par la Mère Thérèse Trincano, supérieure au détroit (Michigan), eut pour premières fondatrices : Mme Henriette de Kersaint, fille d'un amiral au service de Franco ; Mme Sarah Limoges, nièce du curé de Sorel; Mmo Mary Cornelly, de Montréal; sœur Mercure, coadjulrice.

SACRÉ-COEUR (Frères du), dans ie Vivarais.

Ces religieux forment dans le Vivarais une congrégation consacrée à l'enseignement des enfants. Ces frères ont des établissements à Pradelles, à Montfaucon, à Maristrol-sur-Loire, le Moneslier, Saugues et

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Bîeslc. Nous n'avons aucun i enseignement .sur cette société. H-d-e.

SAC1JL-COLTB (rBtnKS m), au Puy-cn-

Yclay.

Cette société a ('lé élahlie en 1826, par un ecclésiastique du Lvmnais , missionnaire instruit et zélé, M. l'abhé Coi mire, mort subitement dans >es courtes apostoliques. Les religieux du Sacré Cœur .sont «1< -^li nés à renseignement primaire et oui des écoles <l des établissements d.-.ns | lusicurs dé| artemenls méridionaux, par exemple dans la Lozère, le Cantal, la Îlaule-Loire, ta l uire, ie Bhone, etc. Leurs éi oies s.mt pavées ou par la commune, ou par les paients des • lèves, ou sont entretenues par des Ames , ieuses. Le chef-lieu de l'mstilut est au Puy-en-Vclav, ils suivent une Régie basée mit celle de saint Ignace. Chaque jour ils «écitenl l'Oflice du Sacré-Cœur, en français. Ils ne l'ont d\ bord que des voeux temporaires; ensuite, ils sont admis à prononcer des vœux perpétuels. Leur costume consiste en une robe noire, un ruban blanc, un cordon, on chapelet à la ceinture et un crucilix sur la poitrine, mais ce crucifix n'est porté que par ceux qui ont des vœux perpétuels. Les novices n'ont point le chapelet au côté. Outre les écoles tenues pour les jeunes externes, les Frères du Sacré-Cœur ont aussi des pensionnats.

Renseignements fournis pur M. Louis Bonnet. B-d-e.

^ACIIÊ-COKI'R Dlî MA RIK ( Comminaite des Ueligiklsks vv ), à Buufjé ( Maine-et- Loire ).

La communauté des Religieuses hospitalières du Sacre-Cœur de Marie et l'hospice qu'elle dessert, oui été Ion lés presque la veille de la révolution française, ei ils oui pris un développement déjà considérable pendant l'orage révolutionnaire qui emporta tant d'établissements riches cl anciens.

M. Brault, prieur de Raugé, et Mlle de la Civouardière furent les in.-lruuients dont la Providence se servit pour lu fondation de ce double établissement.

M. Braull, prêtre aussi remarquable par .sa vertu quo par ses talents, se distinguait surtout par sou zèle à soulager les pauvres, les vieillards et les infirmes. Nommé prieur de Rangé, l'année I7.'ij, il trouva un magniti que hdjiilal, desservi par les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, où les malades recevaient tous les secours dont ils avaient besoin, el une école où les Sir-urs de la Providence se eor.saeraionl à l'éducv tion do l'enfance. Mais les pauvres, mais les infirmes et les vieillards n'avaient point d'asile où ils pussent passer en paix leurs «iernières années ; ils n'avaient que la chalilé individuelle, toujours insullisanle dans une population nombreuse.

Dès l'année 1700, il avait essayé de fonder un petit établissement pour les vieillards et les infirmes; mais les personnes »,ui devaient le seconder lui firent défaut,

et il se vil oblige de renoncer à *on projet, ou du moins de l'ajourner indéfiniment.

Lu 1772, une pauvre lille, Anne Langlai*, recueillit chez elle une jeune personne infirme, et lui prodigua les soins les plus assidus tels que la religion ou l'affection maternelle savent seules les inspirer.

Anne Langlais étail pauvre, «ïgée déjà do quaianlc ans; ce n'était aux yeux de ceux qui étaient témoins de sa conduite qu'un acte de charité isolé; ce fut aux veux de M. Rrault la réalisation de son vœu déchaîne jour, le fondement d'un hospice pour se> iniirmes et pour ses vieillards.

Il est sùr qu'Amie Langlais se dévouera jour et nuit h soigner les infirmes el le* vieillards dont il lui conliera la garde. Bienlôl la petite maison d'Anne ne peut | lus contenir les infirmes quo lui envoie M. Rrault, et celui-ci en loue une plus tasic, intéresse à son œuvre les personnes charitables de Baugé, et il a la consolation de voir vingt lits où aillant d'infirmes ou de vieillards recevaient lessoins les plusempcssés d'Anne L mglais el de quatre aulres lit les qui étaient venues s'associer à sa vie de charilé et de dévouement.

Cependant M. Brault comprenait que son œuvre n'était qu'ébauchée.

Mlle de la Cirouardiere, issue d'une des familles les plus remarquables de l'Anjou cl du Maine, avait depuis longtemps le piojet de partager la vie de dévouement d'Anne Langlais et do ses compagnes; elle s'en ouvrit à M. le f»rieur, qui éprouva loDgtemes cette voealion extraordinaire, et ensuite l'aci uedbt comme providentielle. A\vti bien des difficultés de la part de ses parenis dont elle était l'idole, Mlle Anne-Bcne- Lélix-Hardouin de la Girouardière obtint le consentement de sa famille, el vint, et; 1783, s'assncier 5 Anne Langlais. Ce jour-la l'hospice de Baugé fut fondé. La |>en>K>a annuelle que lui donnent ses parents e>t contactée à l'agrandissement de l'œurre qu'elle a prise sons sa protection et dent Anne Langlais lui confie avec bonheur la uireclion; les personnes charitables lui viennei;l en aide, el surtout les divers membres de >a famille, qui, elle aussi, adopte la maisonqm devient l asile de la vieillesse pauvre et infirme. Bientôt il faut une maison plus vaste, ô laquelle on adjoint les maisons voisines; chaque jour Rétablissement s'accroît, lenumbre des bis et celui des infirmes, des orphelins, des pauvres, des vieillards, augmente, en môme temps que l'exemple d'Anneau glais el Mlle de la d i rouai di ère trouve <ie> imitatrices, qui viennent partager leurs iravaux et leurs veilles.

Ces développements considérables fo"1 comprendre à M. Braull et à Mlle de la G'* rouardièro qu'il est lemps de faire approuver la communauté naissante. Des lettres patentes sont demandées et obtenues dan> le mois de juillet 1786, mais ils ne les tirriit enregistrer que le 1" juillet 1789.

Mlle de la Cirouardiôre avait fait jeter les fondements d'une chapelle en 1786; rei»

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