‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 248 sur 323 · IK» SAC · texte numérisé non relu

IK» SAC

dwnelle Tut sacrée le 2o févrior 1788. En 1789, le jour de la Pentecôte, les compagnes de Mlle de la Girouardière, au nombre tl« onze, firent les trois vœux do religion, «uxquels elles ajoutèrent celui de servir les pauvres. Les religieuses les renouvellent mus les ans à la même époque. Par l'avis de M. Brault, Mlle do la Girouardière ne fit j'Oie* le vœu de pauvreté

Ce fut à cette é|H>que que les religieuses (nous leur donnerons désormais ce nom ) prirent un habit |»articulier. C'était pour les religieuses de chœur, le jupon noir, une robe noire, plissée a la taille (quatre plis, «lu col à la ceinture), trataanto de quatre doigte, au chœur, et- qu'on relevait pour le temps du travail, avec de grandes manches par dessus celle du jupon, ensuite un mouchoir blanc et une coitfe plaie. Les sœurs converses et les tourières n'avaient point la robt de chœur.

Les Religieuses du Sacré-Cœur de Marie test le nom qu'elles avaient pris et sous quel elles ont élé reconnues par l'autorité civile) donnaient leurs soins à cinquante ousoivente pauvres infirmes quand la tempètf? révolutionnaire se déchaîna sur la France. Anne Langlais allait chaque jour demander le pain quotidien nécessaire à ieur subsistance, et elle trouvait toujours do quoi subvenir à tous les besoins. Mais elle tait déjà bien avancée en âge ; la Providence t'avait remplacée d'avance, en envoyant à Mlle de la Girouardière une fille d'un bourg voisin, qui fut reçue sous le nom de sœur Marguerite; elle était entrée À la communauté de Mlle de la Girouardière en 1188. rendant la période révolutionnaire connue »f»rè$ la terreur, avant comme après la mort de Mlle de la Girouardière, cette sœur, qui j >isnail à «les talents remarquables une activité au-dessus de son sexe, soutiendra par ses quêtes les dépenses nécessitées par les constructions de Mlle de la Girouardière et |«r l'entretien du grand nombre d'infirmes et de vieillards auxquels les religieuses ont donné un asile. ( Elle mourut eu 1848, à I âge de quatre-vingt-quatre ans. )

La révolution marchait à pas de géant c»ns sa roule de proscription et de massacre M. lo prieur fut emprisonné à Angers pour avoir refusé le serment à la constitution ci— vile du clergé ; mais délivré par l'arméo vendéenne, il la suivit jusqu'à Baugé, où il se cacha. Mlle de la Girouardière, avertie «le son arrivée, alla le voir, et ils terminèrent ensemble les règles pour la maison naissante, auxquelles ils avaient déjà travaillé l'ingtemps. M. Brault mourut peu de temps "près son arrivée à Baugé, épuisé par les tortures de sa prison.

Us communautés riches et anciennes «Haient proscrites, détruites, et les religieux et les religieuses massacres ou disl*Ms; relie du Sacré-Cœur de Marie, a p-irt quelques vexations quand quelques colonnes mobiles étrangères venaient à travers Bauge* pot commuer son œuvre de ^«riié pendant la tourmente révolutiou-

»AC tîTO

naire; qu'avait-elle qui pût tenter la cupidité révolutionnaire? elle n'avait que ses infirmes et ses vieillards pour toute richesse, et celle-là, on était bien loin alors de la lui envier. Elle put donc soigner ses pauvres, en recevoir de nouveaux ; c'était tout ce

3trelle demandait pour elle. Les Religieuses il Sacré-Cœur do Marie purent donner asile è un assez grand nombre de religieuses moins heureuses qu'elle, chassées de leurs maisons, et laissées dans le dénû> ment le plus absolu.

Une abbaye de Bernardins ( La Buissière ), située dans" la commune de Dénezé, arrondissement de Baugé, avait été détruite comme tant d'autres. Elle possédait la plus belle portion peut -être de la vraie croix qui existe; c'est une croix à deux traverses, enrichie de diamants et de perles fines montés sur or, avec un christ en or de chaque côté; chaque christ a neuf centimètres de hauteur. Le bois en est tout entier de la vraie croix. La lige a vingt-sept centimètres de hauteur, deux de largeur, un centimè tre trois millimètres d'épaisseur. Les traverses ont la même dimension, sur une longueur, l'une de onze centimètres et l'autre de huit. Celte croix apportée de la Terre-Sainte par un chevalier, seigneur de Dénezé, etc., avait été donnée à l'abbaye de la Buissière avec les authentiques, prouvant que c'était celle que les empereurs de Consiantinople s'étaient réservée poureux. L'empereur Comnène la donna h Gervais, patriarche deCons- «anlinople, oui t'avait lui-même donoée à l'archevêque d Hyerapytrcs, ville de Mo de Candie. Celui-ci la donna au chevalier Jean d'Alleya, par qui elle fut remise à Saux, religieux de La Buissière. Cette croix, romise aux membres du district de Baugé, fut achetée de lui par Mlle de In Girouardière pour la communauté, moyennant la somme deWOfr., et l'engagement d'avoir è perpétuité deux pauvres de la commune de Dénezé.

Lorsque la liberté de faire le bien eut succédé è la liberté de faire le mal, Mlle do la Girouardière et les religieuses de la maison eu profilèrent pour donner un plus vaste essort a leur esprit de chnrité et do dévouement. De nouveaux bâtiments furent ajoutés aux bâtiments déjà existants, et un plus grand nombre d'infirmes put Cire reçu dans la maison.

La communauté des Religieuses du Sacré- Cœur de Marie et l'hospice qu'elles avaient fondé ne possédaient rien au dehors. En 1810, Mlle de la Girouardière put acheter un magnifique enclos, séparé de la maison |>ar ti no rue.

Elle le fit d'accord avec les membres do sa famille, à' laquerle elle abandonna le prix de ses biens qu'elle vendit; seulement, ils lui laissèrent sur le prix une somme de 50,000 francs, et lui servirent l'intérêt du reste pendant la vie. Tous, ils se prêtaient de bonne grâce à la fondation qu'ils regardaient et qu'ils regardent encore comme une fondation de famille, destinée à éterniser le

DES ORDRES REblCIEliX.

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SAC

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r •• r.'.f r.ees au lU u»i -' il et i:-. >>*-.. qui cl i t >:e r--'. U».-:. h." r>> vUiUs •'•r; i.«-.i:**> .-.•j >!•-<' les i^ivrc'3 et i i . fj r ; i . - - > .

I.a suv-ntr .e \ ava.t u:.e 3 • t ■ r j t » • a. il y a va i <>> Mi.-.i-s u- < :.>j.-ur. des i-i.u'> ses Cl des >•» .ir 5 tour. ère*. L •».•> r t.- • • r . t les soins à domvr aux ma a ies et aux ntirrnes, et i - vertus qui do.wu an.mer le < 'i?ur de se? rf !.,-:».,U"«'>, | '.'Ur se • i : i * i . i r au m. vu des «■.'.■». ujviUons evtcri-.--.ii e< <ie ieur vocaiwn. Dans une mai>on nouvelle, avec mie ra. [ '.-r'.- avec ies pers-v m-» un dehors, où -ie nouvelles - -distrm t;-Uis smcé tavU s.a:is . .-«s.- a cci les qui etavi.! lermin -es, ii Li.i.nt un moyeu qui .souint la ferveur do rfi:^!f uses qui n'avaient ; -.'.lit d'enceinte ch-biée *-û ?e r. - uei.nr ; e, ,<• adopta l'a iorat:on perpétuelle, de loncert avec M. Itrau.t. Ile lit imprimer ces lb '.-g'vs fii 1822. et l'oi i.ée suivante «die lit ;m, ramer le Couumier ouSuppiéuieiilaux Kerks et Constitutions.

L le légua en mourant son élabl.ssem-nt aux religieuse* et aux pauvres, et (enu ; a >a g loi ti'iiM- < ai rière le 10 décemme 182T, à i ;)j.>: de -iu atre-vinU sept ai. s.

I". .e laissait irenie-irois religieuses et cm vingt-un pauvres, les uns «.-t les amies i. 'avant presque aucune ressource pour \me L< s .•'.;m;iii»ttatèur« adaptèrent liuu lie i't'3 pauvre."», rouime étant le uoud-i e dont J i maison pouvait se charger. Les religieuses demaudèieni avec instance iju'cn ne les m- : •;•!•'! t pa- ue leurs vieillards et de leurs iiilirines; elles comptaient sur la Pi nvideni e, <"l la Provi ten- e ne leur lit pas detaut. Mlles «uit pu, avec les secours qu'elles ont ivetis «le !a chanté chrétienne, ' t surtout «ies metu- J-res de la famille de Mlle de la (iiruuar- ..icte, leurs |»roteeteurs-nés , sut>ve:iic à toiit, et poursuivent em.ore leur mission de rharite, faisant un Lien immen>e «ians un établissement dont presque toute la ru liesse e>l le dévoilement il la vertu des religieuses q>u i'li di;ïeiit et leur cunliauce dans la l'i ovideii- e 1 i.

Eu \s:ï+, les religieuses deman lerenl à M-r l'évè-pie d'Angers qu'il voulût tuen \v> i loprer, atin d'être plus séparées du monde . u . ] tiel eli'-s avaient renoiu é dans leur piolession. Après qm.lqucs dillieuités fondées mit le genre de leurs occupations il leur

j-enuit (!-•

:aider la clôture dans le lieu

réservé pour elles elles l'ol-sei vent comme <>i etie leur était comman .ée; on h-s considère partout ((Miunede> religieuse.- ! i-'>ureusemenl cloîtrées. C'est alors qu'edes

c r. ->r:^» rent de roslumo, à l'exception des s.j- jrs tourières. Les sœurs de chœur et les so .rs converses remplacèrent le mouchoir l- -.uc et la coiffe Manche plate, par h g.iiiLpêde toile, le handeau de toile et I* \o e m r, h-s robes restèrent les mêmes.

En 18i7, Mgr l'évê.jue visitant rétablisse, ri eut. s'en-put tles règles et des usager ■ v a maison. Il trouva que ces rèri-s i : ncs sous une fondatrice et pour un* «■-.:i.i.:unau!é naissante avaient besoin ')■• q..- pies change ineiils et de quelques «ié- M ; euients Comme il vit qu O'i était prêt à s-mjs, rire à tout ce qu'il jugerait à propos, i co:ï:; -:->a et lit imprimer une nouvelle ré- <ia i >-n intitulée : Rùjlrt tt consliluiiont des r> !"/i".ifff h".*]>italirre$ du Sacrt'-Caur dt M>:n<-, sous lu rnjle de saint Auyuslin, A:ig-.-r?. Haï assé frères,... t8i7. Les principaux < .tagements sont : 1* l'adoration perpétue.ie suppriuiée coinni" n'ayant plus nu- | •urd'hui le butque s'étaient proposéles funcateurs et connue en dehors du but que se proj ose l'établissement. Elle est remplacée, pour ;es imirmes, par quatre visites qui >( -o-ivent faire chaque nuit; 2* l'aulor'té '>• la s:ip' neure est restreinte et f»artagée av« i h- cha : iire; 3* de bien plus grands développements sont donnés pour le gouvernement <i - la ma-son, dans laquelle cinquante reugu-iises sont réunies aujourd'hui. Il fit en même temps réimprimer le Couluuiier ou Suppléioeiit aux Hègles, et imprimer unCéreiii -i.ial pour régler les offices du cœur, et un Directoire, ou uioven de sa millier se» aci;-.us et ses emplois*. Ces travaux furent reçus avec reconnaissance.

SACKÉ-COEI U DE JÉSUS ( Cosgbxoatio* vi }, du diocèse de Coutunccs.

Cette société, qui n'est encore connue que dan* la Normandie et dans les provinces voisines, fui établie au dernier siècle parle zele <;es Kudistes, en la paroisse de Hongrie, où le chef-lieu de l'institut étail jusqu'à ces derniers temps; on l'a depuis traibfeié à la maison de Coûtant es. Les sœurs ne celle congiégation s'emploient à l'iusit fiction de la jeunesse, au service des hôpitaux, des intirinerics de co'.légesou de séminaires, et aussi à la tenue des salles d'asile. On lui adonné une nouvelle activité depuis quelques année-;, et même comme une rc^urirction réelle et lui a fait des règlement* nouveaux, que Mgr ltobiou, évêque de Le?itances, n approuvés le 15 octobre ItiW; m ont été imprimés la même année. Les principales dispositions île ce règlement, gun"' contenu en trois cent onze articles, 1er. ut sulusatnmeutcouiiailre l'institut de>sœiits^ Sacré-Cœur. Je vais les exposer ici:

La société est composée de sœurs Je (lueur et de sœurs converses. Les unes et les aulivs font les trois vœux Mmples béissance, du pauvreté et de cliasteté. Ces

(Il b«-s pensionnaires qui se icliiciit à to nu^en et bs dons de la charité chrétienne, soûl leur» p ur

ci pales o suauces.

Ii73 SAC DES ORDRES

tmi sont renouvelés les deux premières innées de profession, mais à la troisième année ils sont faits pour toujours, à cette condition néanmoins que, pendant las deui premières années, depuis qu'ils ont été ainsi prononcés, la communauté se réserve encore le droit de renvoyer les sujets qui lui partiraient ne pas convenir. Le temps du postulat est de trois mois, le noviciat de deux jns, et vient ensuite la profession aux confiions que je viens d'exposer, et qui ne («eut se faire avant l'âge de dix-huit ans. On eujre, sauf les cas d'exception pour un sujet qui présenterait personnellement des avantages particuliers a la communauté, un trousseau, et une somme do mille francs ou décent francs de rente viagère ou de cinquante francs de renie perpétuelle; la penmoq du noviciat, les dépenses de ce temps d'épreuve sont en plus, et le prix de cette pension est de 300 francs. Si après sa profession, une religieuse sort ou est renvoyée de l'institut pour une cause quelconque, elle ne reprend rien de ce qu'elle a apporté. Seulement si elle payait sa dot eu rente, à partir de sa sortie, elle ne payerait plus. Relativement au vœu de pauvreté, des dispositions particulières sont prises pour l'intérêt spirituel de la religieuse et la sûreté temporelle de la communauté, ces dispositions particulières sont une conséquence de l'état actuel de la législation civile.

L'institut, soumisà l'évôque de Coutances, et dirigé en son nom par un supérieur ecclésiastique, est gouverné par une supérieure générale élue pour trois ans, et par un conseil composé de l'assistante, de la maîtresse des uovices, de l'économe et de deux conseillères élues pour celto Gn. Pour être élue supérieure générale, il faut avoir quarante ans «l'âge et nuit ans de profession. Pour être vocale, c'est-à-dire pour avoir droit de voler au chapitre, il faut avoir au moins trois ans de profession. Avec la permission spéciale -de l'évêque, on pourrait néanmoins élire supérieure générale une sœur qui n'aurait que trente ans et trois ans de profession. Au reste l'élection se fait, comme presque partout ailleurs, au scrutin et à la majorité absolue. La déposition d'une supérieure ainsi élue ne peut se faire que dans des cas extraordinairement graves et par l'évêque seulement. Les membres de l'administration et du conseil sont élus de la môme manière que la supérieure et aussi |>our trois ans. Ces élections se font ordinairement à la suite de la retraite que les religieuses des établissements divers font au chef-lieu de l'institut pendant leurs vacances. 11 y a en outre des fonctions subalternes pour la direction des classes et des établissements, des obédiences à la nomination de la supérieure. On tppelle Postes les divers établissements formés des colonies envoyées par la maison mère, et la supérieure générale visite tous m trois ans ces postes ou maisons particulières. Les sœurs, comme on voit par le régime de leur institut, ne sont point astrciules à la riAture, mais elles ne peuvent voyager

l«) Voy. à la On du vol., n* 215.

sans permission de la supérieure générale, et ne peuvent aller visiter leurs parents que tous les quatre ans, et ce de l'autorisation du conseil qui en tient note exacte. Les religieuses choristes récitent l 'Office de la sainte Vierge, qui, le dimanche, est rem-

Klacé, pour Vêpres, par l'Olfice paroissial, ans la journée, on suit les autres exercices spirituels usités dans les communautés. Le lever est à cinq heures, le coucher à huit heures trois quarts. Voici, pour le lit, l'article qui le concerne dans le Règlement, n* 226 r 3* Un lit complet, savoir, avec le bois de lit, une paillasse, un lit de plume, un matelas, un traversin, un oreiller, deux couvertures, dont une en laine et l'autre en indienne, doublée et piquée; des rideaux en mousseline ou futaine blanche, de douze aunes; deux douzaines de draps de toile convenable. Les sœurs n'ont point d'austérités ni de jeûnes particuliers, et ne font abstinence des aliments gras, si ce n'est aux jours où l'Eglise le prescrit; leurRèglement, au reste, ne s'explique point à cet égard. Elles sont vêtues d'une robe noire, ceinte par une ceinture de cuir noir vernissé, à laquelle est attaché sur la poitrine un christ en cuivre sur une croix de bois. Leur coiffure, leur voile, quoique plus petit, et l'ensemble de leur costume leur donnent beaucoup de rapports extérieurs avec les Dames de la congrégation de saint Thomas de Villeneuve. Cet institut du Sacré-Cœur de Jésus a un grand nombre d'établissements dans le diocèse de Coutances. 11 s'est même introduit dans le diocèse de Rennes, à Louvigué du désert, où il occupe la maison des religieuses du tiers ordre de N.-D. de la Trappe, établies en cette ville en 1825, envoyées par dom Augustin de Lestrange, abbé dos religieux et religieuses de la Trappe. La supérieure de l'établissement de Louvigué du désert, voyant apparemment qu'elle n'était point en état de voir multiplier d'une manière fructueuse les professes de son cou* veut, Gt, à l'insu des ecclésiastiques à qui appartenait la maison et qui l'avaient fondée, appel aux sœurs du Sacré-Cœur de Coutances dans la congrégation desquelles elle est entrée, avec les religieuses de Louvigné, et depuis cette fusion, laite sans doute sous l'influence ou de l'agrément d'une direction ecclésiastique plus désireuso du bien qu'intelligente a le faire, la maison de Louvigné du désert a été approuvée par ie gouvernement comme membre de l'institut des sœurs du Sacré-Cœur deJésus.ditesduMontigny.(l) Renseignements fournis par Mgr Hohiou, évéque de Coutances.

Constitutions et Règles de la Congrégation du Sacré- Cœur de Jésus. Coutances, J. V. Voisin et Comp. ; l&tt. B-d-e.

SACRÉ- COEUR ( P* êtres du), oo PRÊ1 RKS DU BON -PASTEUR.

On trouve dans la Vie de M. l'abbé Allemand, fondateur de l'œuvre de la jeunesse, a Marseille, des détails sur une société de prêtres qui fut appelée du nom de prêtres

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tlu Sacré-Cœur. La statistique du département des Bouches-du-Bhône [tarie aussi du la maison occupée par cette société et qu'on nommait Muisun du Bon-Pasteur. En 1729, dit cel opuscule, quelques prêtres séculiers s'associèrent dans l'intention de douner des retraites aux jeunes gens. Mgr de Kelzunco (alors évoque de Marseille) les autorisa à vivre en communauté, et leur a^i^na la chapelle du Bon-Pasteur, au faubourg Saint- Lazare. En 1T V7, le même prélat érigea cette communauté en séminaire du Sacré-Cœur, sans préjudice de celui de la Mission-de- Eranee, qui porte exclusivement le titre de grand séminaire. Cet établissement fut continué par lettres patentes de 1702. On n'y professait d'abord que la philosophie. Quelques années après, les prêtres du Sacré- « rour fuient autorisés à enseigner la théologie, et lors de l'expulsion «les Jésuites, on joignit à ces deux études celle de la littérature et de la ;angue latine.

Ia communauté des Prêtres du Sacré-Cœur avait pour but principal la sanclilication de la jeunesse, qu'elle dirigeait avec un art admirable dans les sentiers de la vertu. Le nom seul de Prêtres du Saerc-Cœur, qui lui fut donné providentiellement désignait son pieux dessein. La constitution de cette précieuse société était simple comme les œuvres de Dieu. Douze prêtres s'étaient répartis le trésor immense de charité, et ave.' ce nombre qui ne pouvait être dépassé ni restreint, clqtii rappelait le collège apostolique, rien ne paraissait impossible à leur zèle. Quand nous oisons avec notre auteur que ce nombre ne pouvait être dépassé ni restreint , nous comprenons qu'il ne dépendait pas des associés qu'il fût restreint, puisque l'augmentation du nombre était subordonnée à la vocation, seulement ils ne voulaient pas dépasser le chitfre de douze. Ces associés ne faisaient point «le vœux. Outre la sanctification et la direction de la jeunesse, les Prêtres du Sacré-Cœur avaient aussi pour objet la persévérance des justes, la conversion des •écheurs, le retour des protestants et le saut des juifs. Ils étaient autorisés a rerevoir, dans la chapelle de leur communauté, l'abjuration des protestants; mais le baptême des juifs était réservé à l'autorité ordinaire du diocèse. Cette dernière œuvre était connue sous le nom de Propagande.

Les deux fondateurs de celle communauté étaient MM. Thuillard et Dandrade. Nous regrettons de ne pouvoir donner (pie quelques traits de leur vie é liliuite. Tons deux avaient pris l'engagement ré ■iproque de faire transpoiter a l'hôpital le premier uVntre eux qui tomberait dangereusement malade, atin qu'il put y mourir en vrai pauvre de Jésus- Christ. Bientôt se présenta pour M. Dandrade i\v tenir sa promesse. M. Thuillard, atteint d'une maladie mortelle, en proie aux plus vives douleurs, se mourait. Au milieu de ses défaillances, il rappelle sa pieuse promesse à son confrère, qui ne quittait pas le chevet de son lit: « Vous savez, » lui dit-il, • ( c que vous m'avez promis : mes foi ces di-

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