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Cet ordre, qui était d'abord aussi bien pour les dames que pour les hommes, fut institué l'an 1G31 par Sylvius Nemrod, duc tic Wurtemberg, qui s'en déclara le premier grand maître. Sophie Madeleine, duchesse de Lignitz cl de Rrieg, sa mère, en fut établie grande prieure. Mais étant presque tombé au commencement du xviii* siècle, Louise-Elisabeth, veuve du duc Philippe de Siixe-Mesbourg, et pelite-lille du fondateur, le rétablit en 1709. Il fut réglé que co serait toujours une princesse de la maison de Wurtemberg, qui aurait la qualité de grande prieure, que les femmes de tontes conditions y seraient admises, et qu'on regarderait moins la naissance que la vie exemplaire, et que les hommes n'y seraient plus reçus, comme ils l'avaient' été dans la première institution. Le> Statuts de cet ordre défendent aux dames les jeux, les spectacles, les habits magnifiques, et tout ce qui s'appelle amusement, ou apparence de galanterie.
Elles sont obligées de s'assembler tous les ans chez la grande prieure, où chacune lui communique par écrit ce qu'elle a remarqué au sujet de la mort [de quelques-unes des dames de l'ordre, et ce qu'elle aura composé sur cette matière , dont on fait un rec ueil. Les dames qui sont convaincues d'avoir fait quelques fautes contre les Règlements, payent une amende, que l'on dépose dans
(\) Le nom de sa famille existe encore dans celte ville, et rien ne s'oppose à ce que l'on puisse croire que ceux qni portent aujourd'hui ce nom vencïahht
une caisse, et tout l'argent qui s'y trouve l<« vendredi saint est distribué aux pauvres. La marque de cet ordre est une tète de mort dans un nœud ou lacet noir attaché à un ruban blanc avec ces mots : Mémento mon (Souviens-toi que lu dois mourir), écrits autour de la tête. Si une dame de l'onire vient à décéder, toutes les autres sont obligées de porter, pendant une année, un ruban noir sur celui «le l'ordre, avec le nom de la défunte.
THOMAS DE VILLENEUVE ( Co«g*Ux-
TION DES HOSPITALIERES Al'Gl'STISES DITES
de SAINT-).
La Congrégation des hospitalières Auguslines, dites de Saint-Thomas de Villeneuve, a été fondée, au milieu du xvii* siècle, par le R. P. \ngo lo Proust, de l'ordre de Saint-Augustin, né à Poitiers le 4 décembre
Il n'avait pas encore atteint sa dix-huitième année lorsque, entraîné par un puissant attrait vers la vie religieuse, il fil profession, le 25 mars 1612, dans l'ordre de Sainl-Angustin. Les supérieurs de sa province, connaissant sa piété et sa science, le jugèrent propre à l'enseignement, et, dix «os après sa profession, c'est-à-dire le 27 septembre 1652, lors du chapitre tenu à Mouimorillon, il fut chargé du cours de philosophie qui se faisait au couvent des Augu>M'< de l-amballe. Au chapitre suivant, lenu î
soi, ni unis par les liens du »ang à notre u*» compatriote. Un lient pour cerlaiu qu'il eiiik" * Nantes de» e jetons de la famille du bon religion