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nnbilants à célébrer dignement le cinquième Jubilé séculaire de leur aimable patronne; aussi, en celte solennité où furent déployées t ou les les pompes dont la religion peut disposer, secondèrent-ils de tout leur pouvoir i<-s efforts du clergé pour donner à celte fêle un cachet spécial de splendeur et de majesté. Ils se remémorèrent les grâces versées par Marie sur la cité de Lille, les merveilles de dévotion de leurs aïeux, que, par respect pour leur mémoire, ils doivent n u moins égaler; la consécration do la ville a Notre-Dame de la Treille, cérémonie qui les avait fa ils ses enfants, et le zèle qu ils déployèrent en celte circonstance, fut celui do fils qui se préparent à fêter une mère chérie.
Un redoublement de ferveur s'est manifesté pour le culte de Notre - Dame de la Treille depuis l'établissement de la communauté des sœurs qui portent son nom et oui depuis une quinzaine d'années produit les plus heureux résultats.
M. l'abbé Bernard venait de replacer l'imago de Notre-Dame de la Treille dans la grande niche de la chapelle qui porte son nom ; il appela à son secours le P. Vitse, prêtre habitué de la paroisse de Sainte-Catherine, membre de la Compagnie de Jésus, fervent serviteur de Marie. Le P. embrassa avec ardeur l'œuvre du rétablissement du culte de la patronne de Lille, et y travailla sans relâche pendant près de dix ans consécutifs, jusqu'à son départ de Lille; enfin, en 1851, il conçut le premier l'idée de fonder, sous la protection de Notre-Dame de la Treille, un établissement religieux, parce qu'il fut persuadé que rien nu serait plus propice à contribuer à cette œuvre de restauration du culte de Notre-Dame que la fondation d'un ordre religieux, comme monument vivant et pour durer toujours. Son zèle s'exerça d'abord à la création d'un chœur de cantiques ; attaché à la chapelle de la sainte Vierge, un certain nombre de personnes offrirent leur concours. Mlle Joséphine Henriette Wibaut fut l'âme de cetto association de jeunes personnes qui consacraient tous leurs instants libres à se former aux chants sacrés pour la gloire de Notre- Dame de la Treille; c'est de celle première association que naquit la communauté des sœurs de Noire-Dame de la Treille. Nul ne lui parut plus convenable pour le succès de cette entreprise que Mlle Joséphi lie-Henriette Wibaut.
Mlle Wibaut na juilâ Lille eu 1805, d'une famille honnête et chrétienne. Sa vie fut complètement exemplaire; elle so donna à la piété et y persévéra constamment ; en 13V2, elle so trouvait à la tête du chœur des cantiques de la paroisse de Sainte-Catherine; elle avait toutes les qualités requises ; des dispositions parfaites pour le chant, une voix angélique. Sa viu était des plus édifiantes. Tel fut l'instrument quo Dieu plaça ei:ire les mains du serviteur de Dieu pour J établissement de celle communauté.
De l'aveu de tous, celle œuvre qui, de-