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mort, qui Arriva le 19 juillet 1828; elle fut emportée par une attaque d'a|>oplexio foudroyante, dans la voiture qui la conduisait a Saintes. C'est en cette ville que son corps repose, dans la chapelle des Ursulines de Jésus; son cœur a été placé dans la chapelle du chef-lieu de la congrégation, à Chavagnes.
Mme Saint-Benoît était une femme a grandes vues, d'une haute vertu, et d'un caractère plein d'aménité; sa piété était aisée et affectueuse. Celte fervente religieuse aimait a passer au pied des saints autels les moments dont elle pouvait disposer, et elle avait un grand attrait pour l'oraison; c'est Jà qu'elle puisait la patience avec laquelle elle a souffert à la fin de sa vie des douleurs rhumatismales très-violentes. Au fort de la souffrance, elle répétait : « Dieu soit béni 1 »
Depuis la mort de sa respectable fondatrice, la congrégation des Ursulines de Jésus a continué d'être bénie de Dieu et de prospérer. EJIe se compose aujourd'hui de quarante-huit maisons répandues dans sept diodèses, et qui donnent a des milliers d'enfuis une instruction solide et chrétienne. Le nombre des religieuses s'élève à huit cents.
Constitutions et Règlements de la congrégation des Lrsulines de Jésus, dites de Charognes.
Ces Constitutions, reçues le 12 avril 1822 des mains de Mgr François-Kené Soyer, évêque de Luçon, et approuvées en 1836 et 1837 par plusieurs des prélats qui possédaient alors dans leurs diocèses quelques établissements de la congrégation (1), sont calquées sur la règle de Saint-Augustiu, appropriée aux tins de la société.
Les Ursulines de Jésus sont soumises h l'ordinaire des lieux où elles s'établissent, cependant elles regardent le seigneur évêque de Luçou comme le supérieur-né de droit naturel et divin. Il peut, s'il le juge convenable, se faire représenter |>ar un supérieur ecclésiastique qui agit en son nom et sous son autorité, conformément aux statuts.
Les Ursulines de Jésus élisent tous les trois ans une supérieure générale, chargée du gouvernement de la congrégation sous l'autorité de Mgr l'évâque de Luçon ou de son délégué. Cette élection doit «ire approuvée et confirmée par l'évêque de Luçon ou par son délégué. La même supérieure général peut être continuée dans sa charge |>our un deuxième triennal,
La supérieure générale administre la maison mère; toutes les maisons secondaires dépendent d'elle et sont soumises à son autorité; elle nomme, après avoir consulté son conseil, la maîtresse des novices et les sujrfrieures locales; mais le choix doit être toujours soumis à l'approbation de Mgr l'évôque. Elle nomme aussi les principales of-
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ficières de chaque maison, qu'elle peut continuer dans leur emploi autant qu'elle le juge convenable; elle nomme donc aui places d'assistantes, de conseillères, d'économes, de maîtresses générales des études, de maîtresses des pensionnats, de maîtresse» générales des classes externes et de maîtresses particulières des classes, sur le chou desquelles elle se concerte cependant «ver la supérieure locale. De plus, elle consulte son conseil pour le choix de l'assistante, de la maîtresse générale des études rt de la m.-.ltresse générale du pensionnat. L'assistante et l'admonitrice nommées par lasu|érieure générale doivent être confirmées par le supérieure ecclésiastique. Quant i ce qui concerne l'administration temporelle de la congrégation, la fondation de nouveaux établissements, etc., les statuts renferment dans de justes limites l'autorité de la supérieure générale, qui doit toujours, selon la gravité des cas, consulter son conseil et le •ultérieur ecclésiastique, et qui ne peut même souvent rien faire sans le consentement et même l'autorisation |>or écrit de ce dernier.
Les Statuts règlent aussi les droits de la supérieure générale en ce qui concerne les visites qu'elle peut et doit faire au noviciat et dans les établissements secondaire*, les prières et les jeûnes qu'elle )>cut ordonner dans les cas extraordinaires et avec l'autorisation du supérieur ecclésiastique, ta délégation qu'elle peut faire de partie de ses pouvoirs a un des membres du conseil oo a une supérieure locale pour Jes visites rt autres affaires de la société. Les supérieure» locales lui doivent tous les six mois on compte exact de la conduite, du caractère ri des dispositions des sujets de leur maison, et tous les membres du la société peuvent correspondre directement avec elle.
Si par suite d'infirmité ou pour tonte autre cause il y avait lieu de remplacer la supérieure générale, Mgr l'évéqi'e convoquerait le conseil de la société et ordonnerait une nouvelle élection En cas de décès de la supérieure générale, la première assistante remplirait provisoirement les fonctions de supérieure générale.
La supérieure générale est aidée dans le gouvernement de la société par un conseil général qui nomme parmi les religieuse»
professes : 1* deux assistantes, et, si besoin est, une troisième, qui forment le conseil de la supérieure générale ; 2* une économe; 3* une secrétaire ; i* une admonitrice. trois premières fonctions n'ont pas besoin d'être expliquées; quant a la quatrième, elle consiste à faire à la supérieure géné^ raie les observations jugées utiles et a loi donner les avis qui paraîtraient intéresser le bien de la société ou sa propre perfection. Ces diverses et importantes fonctions sont confiées aux titulaires pour six ans, avec
SS. l'archevêque de Tours, les évèqucs d'Angers, Poitiers, Nantes, AngouWwc et la
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fruité de les continuer pendant plusieurs périodes.
Us assistâmes n'ont en général que le droit de conseil; mais il est des cas particuliers où les statuts exigent que la supérieure agisse de concert avec elles. En cas de décès de l'un* d'elles, elle serait remplacée par une nouvelle assistante nommée par la supérieure générale et le conseil, de concert arec le stt|>erieur ecclésiastique et sous l'approbation de Mgr l'évéque.
L'économe générale est en rapport avec celles des maisons particulières, qui lui doivent tous les six mois des comptes détaillés relatifs à leurs maisons.
Les supérieures locales représentent la supérieuie générale dans les établissements pirticuliers; elles agissent en sou nom et lui rendent compte de leur administration; elles ont près d'elles une assistante, une conseillère, qui forme ut son conseil (qu'elle doit réunir Joutes les semaines), une secrétaire, une économe et une admonitrice. nommée par la supérieure géuérale. L'assistante et I admonilrice doivent étro confirmées par le supérieur ecclésiastique. Dans les petits établissements, la même pertonne peut réunir plusieurs emplois.
Le conseil général se coni|K)se de douze membres (pris en majorité hors de la maison mère), non comprises ta su|»éricuro générale et les assistantes, qui en font partie de droit. Il fut élu la première fois par les supérieures locales et par une professe de chaque maison ; depuis lors, il s'est renouvelé lui-même tous les six ans. Il se réunit tous les trois ans vers In Pentecôte, époque des élections, sur la convocation de Mgr l'évéque, du supérieur ecclésiastique, ou de la supérieure générale, dans le cas seulement d'abseoee ou d'empêchement de l'autorité ecclésiastique. Les élections se font à la suite d'une retraite de cinq jours, par voie de scrutin secret. La majorité absolue est nécessaire, c'est-a-dire qu'il faut réunir plus de la moitié des voix.
Les supérieures locales et leurs conseils soumettent leurs propositions ou observations aux chapitres généraux, lesquels se tiennent a la maison mère, à moins qu'il n'en soit autrement ordonné, du consentement de Mgr l'évôque.
Le but que se proposent les membres de la congrégation étant, comme nous l'avons dit, de glorifier Dieu en travaillant à leur salut et a leur perfection en se dévouaot b la sanctification du prochain, surtout par l'instruction de la jeunesse, pour atteindre ce double but, la société s'applique à l'oraison, a la vie intérieure, à l'éducation des jeunes élèves qu'on reçoit comme pensionnaires, a l'instruction des petites filles pauvres et des autres externes, è l'instruction purement religieuse des personnes du sexe de tout Age et de tout état, qu'on réunit è heures fixes les jours de dimanches et de fêtes. La société donne aussi des retraites dont on facilite les exercices aux personnes du monde.
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La congrégation n'a qu'une seule maison de noviciat dans laquelle sont admis le» sujets qui se pro|>oseiitv après un examen convenable, d'y |>asser leur temps de probation. L'épreuve est de trois mois |K>ur l»s sujets destinés è renseignement, et de six mois pour les sœurs converses.
Après cette première probation, les postulantes jugées propres à l'œuvre de l'institut prennent l'habit et font un noviciat de deux ans, qui se termine par l'émission des tro's vœux simples de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, qu'elles font pour cinq ans : le vœu de pauvreté ne consiste pas è abandonner sa propriété et ses biens a la communauté; cette propriété se conserve même après la dernière profession; mais, dès l'entrée dans la société, on cesse d'en avoir le libre usage, è la condition toutefois de les reprendre si l'on quittait la communauté : les revenus ordinaires qui auraient été ver* sés à la mense conventuelle lui resteraient seuls acquis. Vers le milieu de la cinquième année, il y a une seconde probation de six mois, à la suite de laquelle les sujets qui so destinent è renseignement fout les vœux perpétuels, en ajoutant aux trois vœux ordinaires le vœu de se consai rer à l'éduration de la jeunesse. Les sœurs converses nu sont admises à la profession définitive que cinq ans après la lin du noviciat, y compris les six mois do dernière probation.
Les prières consistent, comme dans les autres congrégations, dans l'oraison, l'examen, la lecture spirituelle, etc. Les prières spéciales sont le chapelet pour les sœurs converses, et le petit olïico de la saiule Vierge pour les autres sœurs.
La fête patronale de la congrégation est celle de I Incarnation; elle célèbre aussi d'une manière particulière les fêtes du Sacré-Cœur de Jésus et de l 'Immaculée-Conception, pendant lesquels on interrompt tous les travaux manuels. Il y a adoration perpétuelle du très-saint Sacrement dans In maison du noviciat, le jour seulement.
Outre les jeûnes de J'tëglise, il y a deux jeûnes d'obligation, l'un la veille de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, l'autre la veille d*j la fête do l'Immaculée -Conception de Ta sainte Vierge. Il u'y a ni austérités ni pénitences de règle.
La nourriture est simple et frugale, mais saine ; la durée du sommeil est de sept heures et demie, et ne peut être abrégée san> une permission expresse de la supérieure générale, qui ne doit l'accorder que très-rarement. Le travail ne doit pas être prolongé et doit être coupé par des occultions extérieures et des récréations dont on ne peut se dispenser sans une permission expresse.
Costume des Ursulincs de Jésus.
Dans la congrégation des rnligieuscs Ursulines de Jésus, dites de Chavagnes, les postulantes, n'ont aucun costume jurticulier.
Les novices et les professes, soit de chœur, soit converses, portent toutes la