‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 294 sur 323 · RS 1358 URSULINES DE JÉSUS, DITES DE CHA · texte numérisé non relu

RS 1358 URSULINES DE JÉSUS, DITES DE CHA

VAGNES(Cu!IG«Ê0AT10nSDESBBLI6IBCSKS),

dont la maison mèretst à Chavagnes (Vendée).

Charlotte-Gabrielle Ranfrayde la Rochelle était née à Luçon, le k novembre 1755. Restée orpheline de lionne heure, elle se relira chez sa sœur aînée, mariée à M. Bréchard, sénéchal de Talmont (1). Après avoir passé quelques annéos dans celte ville, elle entra comme pensionnaire libre au couvent des Hospitalières de la charité de Nolro-Dame, à la Rochelle. La grâce y parla à son cœur. Détachée du monde qu'elle avait aimé, elle fut admise au noviciat des Hospitalières, et Ht profession en 1777, sous le nom de Saint- Benoit. Elle goûtait le bonheur de la solitude, lorque la révolution la força de quitter son monastère. Elle se retira aux Sablesd'Olonne auprès d'une de ses sœurs, mariée à M. Delange-Bouchardière, et continua de suivre sa règle autant qu'elle le pouvait. Dès qu'elle eut appris l'arrivée du P. Baudoin, elle réclama le secours de son ministère. L'homme de Dieu, qui espérait des jours meilleurs pour la Franco, et qui désirait ardemment instituer une société de vierges vouées à l'enseignement, découvrant dans la sœur Saint-Benoit beaucoup d'intelligence, de piété etdedévouement, lui (il part de ses désirs, et la trouva disposée à faire tout ce qu'il croirait devoir contribuer à la gloire de Dieu ; mais, étant déjà liée par des vœux, elle voulut attendre que la Providence manifestât plus clairement sa vo!omé. En 180-2, pendant que le P. Baudoin était curé de Chavagnes, la Sœur Saint-Benoit, n'ovant plus l'espérance de voir se rouvrir l'hôpital de la Rochelle, d'où la révolution l'avait contrainte de sortir, se rendit dans la paroisse de l'homme de Dieu, suivie de quelques compagnes qui désiraient embrasser la vie religieuse, et se mil avec elles sous sa direction. Elle ouvrit en même temps un pensionnat, et fit la classe aux enfants de Chavagnes et des environs. En 1804, Mgr Demandoly, évôque de la Rochelle, permit a Mme Saint-Benoît et aux jeunes vierges dont elle était entourée de faire les vœux de religion conformément à la règle nui leur avait été donnée par le P. Baudoin. Los tilles du Verbe incarné (c'est ainsi qu'elles s'a pillèrent) joignirent à l'instruction de la jeunesse le soin des malades dans les hôpitaux et à domicile. La nouvelle société prit do rapides accroissements, et fut légalement Approuvée en 1825 sous le nom de congrégation des Ursulines de Jésus, dites de Chavagnes t c'est le nom que lut avait donné, en 1822, Mgr Soyer, évôque de Luçon, de concert avec leur vénéré fondateur. Il y eut aussi, à celte époque, quelques modifications dans les Statuts. Nous les reproduirons à l.i tin .decet article tels qu'ils sont aujourd'hui.

La mère Saint-Benoit gouverna la congrégation des Ursulines de Jésus jusqu'à sa

oratoire, et y donner l'exemple d'une vie chrétien ne terminée par une mort sainte.

DES ORDRES RELIGIEUX

rns

Page 1