‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 51 sur 323 · CHE · texte numérisé non relu

CHE

DES OKDftES RELIGIEUX.

CIIE

que encore que Guillaume, corato de Hol- est condamné à mort pour un crime énor-

lande, avant été élu roi des Romains, voulut me, on lui Ole sa ceinture et son épée, on

être <ro chevalier avant de recevoir la coo- lui coupe ses éperons avec une petite hache,

ronae. Enfin les rois de France, dans la cé- on loi arrache son gantelet, rtomie de leur couronnement, ont souvent Pierre de Beloy dit que pour la dégrada-

donné l'ordre de chevalier à leur fils et à tion du chevalier, la coutume do France était

.liutres princes de leur sang. Néanmoins de l'armer de pied en cap, comme s'il eût dû

François Hener, auteur italien, assure qu'il combattre, et de le faire monter sur un écha-

r i quelques exemples de chevaliers héré- foud, où le héraut le publiait traître, vilain,

diiaire*; comme cela se voit, dit-il, dans déloyal. Après que le roi ou le prince, chef

Rome, ou la qualité de chevalier de Saint- d'ordre, accompagné de douze chevaliers,

Jean de Lauan, a passé de père en fils dans vélusde deuil, avait prononcé la condamna-

ceriaioes familles par privilège des empe- tion, on jetait le chevalier, attaché à une

reuf*. Matthieu Paris dit, que pour être ca- corde, sur le carreau, et en cet équipage il

pilila de combattre dans un tournoi, il fallait était conduit à l'église; on lui chantait le

ttre chevalier; et que pour ce sujet le comte nsaume cvm, selon la vulgate (cix selon

deGlocester fit en Angleterre son frère che- l'Hébreu). Deut, tandem meam, etc., qui est

vaJter, afin qu'il y fût admis. Anciennement plein de malédictions; puis on le mettait en

l'ordinaire aux fêtes de Pâques, de la Pente- selon les lois militaires. La manière de réetoetde Noël, a vecde grandes cérémonies, voquer la chevalerie est exprimée dans l'arrCt l«rmi lesquelles il y en avait une entre au- du grand conseil, à Paris, le sixième août très fort singulière. On faisait d'abord la 1579, où il fut enjoint au chevalier dégradé but* a celui qui voulait être chevalier; ou de rendre le collier et le petit-ordre do Saintkœetuit ensuite dans un bain, ou on lui jetait Michel pour être mis entre les mains du <K l'eau sur les épaules, puis on le meitlait trésorier de l'ordre. On doit remarquer que dans un lit, au sortir duquel on leconduisait, celui qui a la souveraine puissance fait faire vAtu d'une roba et d'un capuchon, à une quelquefois des chevaliers par ceux qui ne citapclle où il passait la nuit en prière. Le sont pas chevaliers. Ainsi le roi Louis XIII matin, il entendait la Messe, après il allait se reçut l'ordre du Saint-Esprit a son sacre, en coucher, et quand il avait reposé quelque 1600, des mains de François, cardinal do temps, on l'éveillait pour recevoir une che- Joyeuse, quoiqu'il ne fût pas associé à cet ame blanche, une robe rouge, des chausses ordre. Les Papes ont donné le même pouvoir noires et une ceinture blancbe. On le me- au Gardien des Cordoliers de Jérusalem do ont ensuite a celui qui le devait Caire che- conférer l'ordre de chevalerie au Saim-Séralier, qui lut donnait l'accolade avec quel- pulcre aux pèlerins ou vovageurs de la q«s coups de plat d'épée sur les épaules, Terre-Sainte. Pour ce qui est de pouvoir lui faisait attacher des éperons d'or aux prendre deux ordres de chevalerie ensempeds;*oftn, on le conduisait à la chapelle, ble, cela est sans difficulté; et l'on voit eu il faisait serment, sur l'autel, de soutenir qu'en France les chevaliers du Saint-Esprit fei droits de l'Eglise toute sa vie, et il se sont conjointement chevaliers de Saint-Mimeuau & table avec les chevaliers assemblés, chel et de la Toison d'or, comme en Espagne nais iJ n'y pouvait manger ni boire. Celte il y avait des chevaliers d'AIcanlara qui sont i<rauqu« a été longtemps en usage en France, aussi des chevaliers de Calalrara, et ainsi des ta Italie et dans d'autres pays. On l'observait autres ordres de celle nation, lorsqu'ils se aussi en Angleterre, et on y ajoutait mémo rapportent aux mêmes vues et aux mômes beaucoup d'autres formalités également di- fonctions qui sont de combattre les ennemis tertissaules pour les spectateurs, et incom- do la religion chrétienne. Néanmoins, les modes jour le postulant. On peut en voir ordres militaires religieux, comme celui des (a description, qu'Edouard Bissée ena donnée Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, le dans ses Remarques sur le traité de fart mi- Teutonique, et autres de cette nature, sont iitatrtile Nicolas Upton, copié d'un ancien incompatibles avec les ordres militaires manuscrit. Saladin fut fait chevalier de cette des rois, parce que, dans ces premiers, on fait manière par Hugues de Tabarie, son prison- des vœux qui attachent des chevaliers an mer, qui ne changea dans les cérémonies service de son ordre. H faut aussi remarque ce qui ne pouvait s'accorder avec la re- quer qu'on ne peut accepter l'ordre de chel'gion du Soudan et les coups de plat d'épée. valier d'un prince étranger, sans le consen- Godefroy, fils de Foulques, comte d'Anjou, tement de son souverain, parce que cet enlot aussi lait chevalier avec ces cérémonies gagement est une manière de rébellion. C'est en 1128, par Henry, roi d'Angleterre, en pourquoi François 1*', duc de Bretagne, lit donnant au chevalier l'épée, la lance, le cha- mourir son frère Gilles de Bretagne, baron peau, le haubert, les chausses de fer, les de Cbateau-Briant en 1450, parce que, sans Jperon«, les moleltes, le gorgerin, la masse, son consentement et au mépris de ses déftcu. les gantelets, le cheval. In selle, et fenscs, il avait reçu l'ordre de Saint-Jean «mre sorte d'équipage, où on lui faisait en- d'Anglelerre.

.tendre que tout y était mystérieux, et cha- On a mis aussi en doute, si les femmes

cane de ces choses le devait instruire de son peuvent être chevalières; sur quoi l'on

deroir. Cbamberlaine (dans l'état présent pourrait dire qu'il y a des exemples, comme

<f Angleterre) dit que lorsque un chevalier elles ont pris le titre à'equiiissa, c'est-à-dire

Diction*, bss Ordres nci.io. IV. 10

la justice ordinaire

M.TIOYVUUK

chevalière. Onu, du'- l'an v m i .lii ,iu-h qu'elles sont ;i'Jrri.ït.-* a l'ordre de t .1 Jacques. Il v n des « he v.-ili i" •;••-;> de «aint Jean de Jérusalem. b-Ue qu'éiad Cadalte de Courdun de <iot:t>iiil'r»<-, Vuili;if. La reine Anne 'l'i'-Ii I'.- lîr tacite, veuve 'in roi Charles \ Ml, lit une <•( e d'ordre ne ia dur ié- Ik rc , qui ne s,, commun. qunt qu'a des veuve». I.' i m j érotn* o II' «u ■ . r e de Cunzague, tr ^ i - : « • i . i -j femme de I » f ■ i : 1 1 "t r i • i III, in>- 1 tua en lbo'2. l'ordre des • : -i in'j» de la vertu, M t u IG'iH «elui des dan.es réu ti i »*s pour honorer la croix. L'on: é:atiice Llé-more,

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