‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 55 sur 323 · CLERCS RÉGULIERS DE SAINT- PAUL · texte numérisé non relu

CLERCS RÉGULIERS DE SAINT- PAUL

Notice tur Antoine-Marie Zacharie , fondateur des clercs réguliers de Saint-Paul.

Anloino-Marie-Zacharie, premier fondateur des clercs réguliers de Saint-Paul, dit» Barnabites, et des Vierges angéliques de Saint-Paul, naquit à Crémone, vers la On do l'année 1502, de Lazare Zacharie et de Automne Pisraroli, paronls nobles et pieux. 11 n'était encore qu'enfant qu'il se livrait déjà à d'austères pratiques de dévotion , dispositions heureuses que sa mère s'efforçait d'entretenir dans l'espérance qu'il deviendrait un bon chrétien. A l'âge de dixhuit ans, il so rend à Padoue , où il se livre à l'élude de la logique, de la philosophie, de la médecine, etobtient ln bonnet de docteur. Il avait fait donation de lous ses biens à sa mère, ne s'étant réservé que co qui lui était indispensable pour vivre pauvrement. Afin d'avoir l'occasion de pratiquer l'humilité et de recevoir de sa mère les choses nécessaires à la vie, comme un mendiant; après s'être préparé pendant quatre ans par Fétude des belles-lettres, Antoine prit l'habit ecclésiastique et fut ordonné prêtre. La prédication è laquelle il s'était livré dès sa eunesse, môme étant laïque, en annonçant es vérités éternelles aux personnes qu'if réunissait dans l'église de Saint-Géraldo, produisit des fruits abondants. La renommée ayant appris à la comtesse Louise Torelli , seigneur de Guastallo, le bien qu'il opérait, elle le demanda pour son chapelain et son conseiller. Antoine sut tirer un grand avantage de cette proposition, il s'adjoignit deux Milanais, noble de naissance et profitant des immenses richesses de la comtesse, qui ne désirait rien tant que de consacrer sa fortune à la sanctification de son prochain. Il fonda & Milan une congrégation de religieuses qui fut dirigée par la comtesse ellemême, qui déjà avait institué un monastère dans sa seigneurie. Il obtint par ses supplications, le Ï8 février 1533, une bulle du Pape Clément VU, qui l'autorisait è former une congrégation selon la régulière observance, avec ses deux compagnons et quelques autres hommes de bonne volonté qui s étaient reunis à eux.

Ce nouvel ordre de clercs réguliers se proposait le rétablissement de la discipline dans le clergé; il devint pour ses disciples une source d'abondantes contradictions, parco que dans les processions de pénitence qu'il avait établies, on l'accusait, quoique saus fondement, des crimes les plus graves.

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Après une enquête qui fui fuite par ordre • lu Saint-Siège et du sénat uV Milan, on se convainquit de la méchanceté de ses ennemis.

Avant été nommé supérieur de l'ordre, il refusa cet honneur pour avoir l'occasion de pratiquer l'obéissance et la soumission à ses frères. Appelé à Vienne par le cardinal N'icolasArdoIsi, il y revivifia Icmonas'tère des Convertis ci relui de Saint-Sylvestre; il fut ensuite à (luaslella pour s'occuper des affaires temporelles de la comtesse, vendre les liefs qui lui restaient pour eu consacrer Je prix à terminer les bonnes œuvres commencées, et pour faire rentrer dans leur devoir les habiianls de (luaslella qui avaient mérité d'être interdits, cl [mur les réconcilier avec l'Eglise. Pendant ce lemps-la il ne négligea pas d'exercer son zèle pour la sanctification des {bues, soit par ses itisli u< t ons, soit par ses conférences à Milan comme a Guastella. lin 1o.'i8 il se ha la d'a< quérir un local beaucoup plus vaste pour la congrégation qui avait pris beaucoup d'extension, et était devenue très-nombreuse, mais il ne

Îuit exécuter sou dessein, parce qu'il en ul empêché par les occupations que lui donnaient les diverses maisons qu'il avait fondées et qu'il fut arrêté par la maladie. Sentant le danger de son état, il se lit transporter à Crémone , dans la maison paternelle, parce que le trajet pour se rendre à Vicence l'eût beaucoup fatigué, et il rendit son âme à Dieu le jour qu'il avait prédit, le 5 du mois de juillet JG.J9. Il fut d'abord enseveli dans l'église de Saint-Donatien , mais, quelques jours après, sou corps fut transporté à Milan, exposé au public, et

1»uis on l'ensevelit dans l'église tic Saint- *aul.

COEUR DE JESUS ET DE MARIE ( SoEtns 1>U SACHE- ), <i RcvuuOfdH {Ih'ùim).

Au bas de la colline qui domine le château jiossédé et habité par la famille de Moultrond et autour duquel se groupent la plupart des maisons de la petite commune de Recoubeau, on voit s'élever depuis quelques années une construction régulière ■ t isolée dont la masse se dessine avec une certaine grandeur dans la pittoresque value baignée parla rivière de la Drômc.

Ees fondements de celle maison en furent jetés le l"juin 1S5I ; elle commença par une samr institutrice et une orpheline vers la (in de l'année. On en réunit plusieurs, pou a peu le nombre s'est accru; et aujourd'hui on en compte plus de cinquante sous I l direction des sieurs du Sacié-Gcur de Jésus et Marie, dont la maison n,èie est à Cap.

Ces pauvres enfants sont, dans cet a^ilc, simplement, mais ti ès-c-onveuablenient nourries et entretenues; elles reçoivent une éducation tout à fait appropriée à leurs conditions. On leur apprend à lire, à écrire, l'arithmétique, l'histoire sainte, la couture et les autres travaux des mains.

L'instruction religieuse qui e:| f.i plus

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nécessaire, est aussi celle que l'on enseigne le plus; on ne néglige rien de ce qui peut faire de ces pauvres enfants d'honnêtes tilles et de bonnes mères de famille. On leur apprend aussi à tricoter, à repasser, à faire tout ce qui est nécessaire dans un ménage pour pouvoir se suflire à elles-mêmes.

Parcecouit expo-é, on aperçoit déjà ce qu'on s'est propose' en fondant cette maison : retirer de la misère de pauvres enfants délaissés, soulager la jeunesse souffrante dans la tâche pénible et uillicile d'élever les enfants.

Cet établissement, placé au milieu des montagnes de Dion, est appe'é par In Providence à faire un grand bien dans cette contrée complètement privée de secours pour les pauvres. Il fut fondé par madame la naronne de Mniilrond , pieuse dame qui a édifié la conttée autant par sa solide vertu que par son inépuisable chanté. Madame de Moinroiid a été elle-même puissamment secondée dans celte ceuvre par M. l'abbé Née, curé de la paroisse de Recoubeau, qui n'a cesvé de lui prêter le coin ours le plus intelligent et le plus actif.

Jusqu'ici les orphelines et leur dévouée maîtresse avaient occupé le presbytère de la paroisse, M. le t uréavani • hoi-i une notre habitation; mais elles sont installées maintenant dans la vaste et belle maison qu'on leur a bâtie avec le produit d'une loterie et diverses otlïandcs et allocations.

Le conseil général de la Drômc a volé jusqu'à présent une somme annuelle en faveur de ce précieux établissement. , i;

COEl'R DE MARIE ( Co\giu'<;\tio>- des ke- LKilEl scs ut SACRÉ ).

La congrégation des religieuses du Sacré- Comrde Marieaélé l'ondée àTreignac, diocèse deTulle, en \HV*. sous l'épisropai de MgrJean- Raptiste-Picrre-Léonard Rerleaud. La sœur supérieure est sieur Sainl-Roch , née Samtl.amade. Cette congrégation a deux aulios maisons dans le diocèse, l'une à Lubersar, fondée en 18.'i6, cl l'autre à Juillar, fondée i n 18,'iO; d'api vs leui > institutions , les religieuses du Sacré-Comr de Marie se consacrent à l'éducation et aux soins des malades; elies ont un tiers ordre connu sous le no.u de Filles de l'instruction, qui démit des institutrices aux campagnes; les sœurs ont été autorisées par nu décret du 19 août

me».

COEl'R DE MARIE ( Co\grég*tio> du SAINT-), ci liancy (Meurthe).

La congrégation du Saiul-Cœur de Marie de Nancy a pour but de travailler a conserver pures les jeunes lilles si exposées dans les divers apprentissages. Le Cœur «le Mare? leur ouvre des maisons dans lesquelles <>'.) leur apprend tous les ouvrages de femmes, et où l <>n s'efforce surtout à les former à fa piété. Les lectures pieuses, les catéc Iusidçs. b> chant des cantiques se mêlent à l'c uvr^'e < l I" diversifient.

Mgr Mcnjaud , évêquo de Nancy et ■!«?

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