ERMITES DC MONT SUCO
Bonanni dans son Catalogue des ordrttrtligieux, m' pailie, page 9, raconte que sur une montagno peu distante de Spolette, appelée Suco vivaient quelques ermites qui faisaient remonter leur institution à saint Jean d'Antioche , lequel étant arrivé en Italie, fut élu évêque de celle ville par le Souverain Pontife saint Caius et martyrisé l'an 30V sous l'empereur Maximien. Chacun de ces ermites vivait retiré dans une vallée séparée, comme les ermites Camaldules. 11$ reconnaissaient un supérieur qu'ils élisaient au scrutin secret tous les ans et dépendaient de lui. Il y en avait qui étaient prêtres, d'au* 1res laïques; les premiers prenaient le nom de Pères, on donnaitaux autres celui de Frères. Mais ces ermites ont cessé d'exister depuis le siècle dernier à cause des guerres qui avaient désolé l'Italie. La forme de leur habit approchait de celle des Paolotli, la couleur était tannée ou celle de l'écorce de cannelle. Après s'en être revêtus ils faisaient un an de noviciat; ils étaient ensuite admis sans faire des vœux: ils étaient donc libres de se retirer, comme on pouvait les congédier, si leur conduite n'éiait pas conforme à leur vocation et ne correspondait pas à l'esprit de leur état. Ils se livraient a des occupations manuelles après leurs exercices religieux; ils pouvaient posséder des biens et quand ils en recevaient des bienfaiteurs ils les mettaient en commun. Quelques-uns de ces crmiles allaient nu-pieds , d'autres étaient chaussés, d'aulres portaient seulement des sandales et quand ils étaient hors de l'ermitage ils portaient le capuche, unbiion et un panier, comme'on le voit dans la ûgure qu'on trouve dans Bonanni.
On trouve une notice historique de ces ermites dans la Vie de saint François de Paule par Jarobillé, dans Léonilli, et dans l'Histoire de Spolette de Campanelli. Mais en 1836, on a composé avec beaucoup de soin une notice pleine d'érudition, qui fut lue publiquement le jour de la solennelle distribution des prix dans le séminaire de Spolette. On lit à la nage 22 de cet opuscule que les forêts souillées et les temples païens du mont Suco furent le berceau des ordres de Saint-Benoit et d'isaac. On parle a»»c éloge des ermitages qui existent encore et surtout de celui de Notre-Dame-des-Grâce*. qui est lo plus grand, qu'avait fait Mur I évêque de Spolette Sandvitalo et que le cardinal Cibo avait fait embellir. On fait dan* novices « t les dispensa du jeûne le mercredi cet ouvrage une élégante description de la
au pain et à l'eau. Ces ermites sont vêtus de drap noir; ils portent la tunique, la paiience, le capuce, un manleau long, et conservent la barbe comme les Capucins.
Nichet, Florentin et plusieurs autres historiens des Serviteurs ont parlé de ces ermitages et des ermites ainsi que Bonanni dans son catalogue des ordres religioux première partie, page 137, où il en représente Je cos-
demeure qu'avait choisie sainl Isaac et «s compagnons, qui souffrirent le martyre sou* Domilien et Maximien. On y décrit le monastère de Saint-Julien dont l'église est un des plus beaux monuments d'an hiteelure du dernier siècle. Elle avait été bfllie par un autre Isaac, abbé contemporain de saint nolt avec l'aide de Grégorie, qui était vierge de Spolette, distinguée par ses
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tume. Ces ermites ont cess* d'exister depuis tus. On raconte qu'il fut l'instituteur de ce"c le siècle dernier. nombreuse troupe d'ermites qui pcuplereb»