ERMITES DE SAINT-JEAN DE LA PÉNITENCE
Cette congrégation religieuse fut fondée dans le royaume de Navarre, proche Pampelune, comme nous rapprenons de Veaurolïco. Elle était divisée eu cinq ermitages dans chacun desquels demeuraient cinq ermites, le premier s'appelait de saint Clément, le deuxième de la sainte Vierge de Mont ferrât, le troisième de saint Barthélémy, le quatrième de saint Martin, le dernier de saint Fulgence. Ils se livraient à de grandes austérités , marchaient nu - pieds , portaient des habillements de gros drap de laine, observaient un perpétuel silence; ils ne man-
Seaient que des légumes et ne buvaient que e l'eau ; ils se donnaient la discipline trois fois la semaine pendant l'année et tous les jours pendant le temps du Carême, ne dormaient que sur des planches et portaient suspendue au cou une croix assez pesante. La tunique qu'ils se roulaient autour des reins avec une ceinture de peau avait la couleur de la peau de lion comme le manteau court qui couvrait leurs épaules. Cette congrégagation de pénitents fut pendant de longues années dépendante de révéque de Pampelune, mais le supérieur étant venu à Rome obtint de Grégoire XIII l'approbation des constitutions, et l'exemption de la juridiction épiscopale et la faculté délire un provincial qui devait gouverner tous les ermites.
Vovez Bonanoi, Calhalogo degli ordini religiosi, première partie, p. 132.
ERMITES dits Coloritcs.
Le Jésuite P. Bonanni traite dans son Catalogue de$ ordre* religieux, page 137, d'un institut d'ermites religieux surnommés Colortrï, dont il donne le costume et sur lequel il nous a laissé une notice. 11 nous apprend qu'il y avait dans le royaume de Naples un ordre religieux qu'on appelait Coloriti, du nom d'une colline de la Calabre, située près la terre de Morano, dans le diocèse de Cassa no, sur laquelle était une ancienne église dédiée à la Vierge, Mère de Dieu. Uu prêtre pieux, nommé Bernard, natif de la terre de Uégiano, fit construire à côié de cette église une petite cabane, où vêtu d'un habit grossier d'ermite, il passait tout son temps à la prière et se livrait À de grandes austérités, ce qui le rendit un objet de vénération pour tous ceux qui fréquentaient l'église. Sa réputation de vertu lui attira bientôt beaucoup de disciples qui voulaient vivre sous sa conduite, ce qui détermina la princesse de Bisignano à leur faire donation, en 1552, de cette colline et de tout le territoire.
Cette concession ayant été confirmée par le Pape Paul IV, en 1500, le nombre des ermites s'accrut considérablement. Pie V, ayant ensuite ordonné que tous ceux qui portaient des habits différents de ceux des
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séculiers ou les quitteraient on feraient des vœux religieux ; ces ermites se mirent sous la règle de Saint-Augustin ; c'est pourquoi, l'an 1592, ils firent publiquement leurs vœux; ils conservèrent le nom de Coloriti ainsi que leur costume qui consistait en une tunique et un capuchon large et rond sur lequel ils mettaient un manteau court, d'étoffe grossière de laine, couleur naturelle et une cordon également de laine. Mgr Privizano, qui était alors vicaire général do Tordro des ermites de Saint-Augustin, voulut qu'au lieu de la ceinture de laine ils portassent celle de cuir, qui est la propre ceinture des ertnitesde Saint-Augustin, et qu'ils la portassent sur la tunique. Cette congrégation, confirmée par Clément VIII, prit tellement d'extension que dans le dernier siècle, elle se composait de onze couvents gouvernés par un vicaire général. La vie du frère Bernard fondateur de ces ermites fut publiée en 1610 par Jean- Léonard Tufarello.
EBMITES OU MONT SENAB10.
L'an 1593, Sclius Baglioni, Florentin, général de l'ordre des Serviteurs de Marie, voyant que le mont Senario qui fut le berceau de son ordre et où étaient enterrés les corps des bienheureux fondateurs, abritait dans un lieu très-étroit trois religieux, se décida à faire bâtir une église et un couvent convenable. Pour cela il obtint, en 1601, du Pape Clément VIII par sa bulle Dectt, la faculté d'exécuter son projet, ce u'il fit en se conformant aux intentions u Souverain Pontife.
Il plaça dans ce nouveau couvent sept prêtreselquelques laïques; ils devaientsuivie la même règle que lors de la première fondation ; ils ne devaient jamais manger de viande; ils devaient jeûner les lundi, mercredi et vendredi do chaque semaine ; pendant le Carême et pendant l'A vent on jeûnait au pain et à l'eau pendant ces trois jours. Il prescrivit ensuite que tous mèneraient la vie commune la plus parfa te. Cet ermitage, qui fut uni au couvent de Florence appelé de la Sainte-Annonciation, fut soumis au général de l'ordre. Depuis, lo même Clément VIII, par sa bulle In his rebut, confirma la bulle précédente et ordonna qu'un vicaire serait choisi entre trois candidats. Ce vicaire eut la faculté d'autoriser les malades à manger de la viande.
Paul V, par sa bulle Sedis apostoliœ datée «le 1612, ajouta la faculté de recevoir des