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Toatefois, si la révérende Hère édunia dans cette tentative, ses vues ne chan^rent pas, et au moment donné par la Providence, on la vit tenter de plus grandes entreprises, qui, cette fois, laissèrent après elles les plus heureux résultats.
Sur ces entrefaites, quelques diflScultés étant survenues, par suite surtout de Téparpillement et de ]*éloignement des établissements de Tnistitut, encore naissant, en Quelque sorte, on crut opportun de solliciter 1 approbation légale de la société.
Des démarches furent donc faites dans ce sens auprès du gouvernement, qui, sur la recommandation des évoques d'Autun et de Beauvais, non moins que des ministres de la marine et des colonies, ainsi que de celui des affaires ecclésiastiques, approuva définitivement les statuts et la congresation elle-même, par deux ordonnances royales, l'une du 3 et l'autre du 17 fanvier de l'année 1827.
Ces avantages obtenus, la Mère fondatrice entreprit, è Ta fin de juin 1828, un second voyage d'outre-mer. Cette fois, elle alla visiter les établissements d'Amérique. Elle commença par la Guyane française, et donna plus de développement à la maison de Cayenne, qui, jusque-lè, n'avait eu c|u'une très-faible importance. Elle tenta ensuite un premier essai de colonisation dans les forêts de la Guyane, sur les bords de la Mana, à soixante lieues de Cayenne.
Pendant cette absence, qui dura cinq années, elle fit deux fois le voyage de la Martinique et de la Guadeloupe, afin d'y inspecter les établissements delà congrégation, qui étaient déjà en bonne voie, et deiciter, par sa présence, le zèle et l'ardeur de ses filles. Puis, cédant aux instances réitérées de la congrégation, elle rentra en France au mois d'août 1833.
Deux ans plus tard, elle accepta les propositions que lui fit le gouvernement français, (|ui, tout alors, à ses projets d'abolition de 1 esclavage des noirs oans les colonies françaises, se préoccupait des moyens de la pré* parer. 11 offrit à la révérende Mère de réunir sur les bords delà Mana (Guyane française), où la congrégation avait déjà un établissement, tous les noirs appartenant au gouvernement, et provenant ae captures faites sur .es navires qui se livraient à la traite des esclaves, afin de les disposer à la liberté par une condition intermédiaire, qui permettrait d'en faire des Chrétiens en même temps que des hommes civilisés.
La Mère fondatrice accueillit avec bonheur ce projet, qui lui fournissait l'occasion de servir la religion, et de répondre à l'attrait qu'elle avait reçu de Dieu, en se dévouant à une œuvre à laquelle, depuis longtemps, elle avait résolu de se consacrer.
Elle confia le soin du gouvernement de la congrégation à Tune de ses sœurs qui résidait à la maison de Paris ; et après avoir fondé, ouelques mois auparavant, l'établissement de benlis, au diocèse de Beauvais, elle partit, le 15 décembre 1835, pour la Guyane française, où elle devait remolirsa mission.
Bile consacra sepi années des plus khorieuses à l'éducation et à la monlisatioii chrétienne de cette population, composée de 600 noirs, pour lesquels Dieu SYatt mis tant d'amour dans son coBur.
Son influence sur les noirs, qui aYateot alors à peine quelques notions duchristianis* me, fut quelque chose de prodigieux : elle exerça sur eux un ascendant, un prestige, qui lui attirèrent la confiance, le respect, la Yénération de ces pauvres gens. C'était pour eux une mère, une protectrice, ou plutftt, ils la regardaient, en quelque sorte, cooune une créature venue du ciel. Aussi vit-on se reproduire, en petit, dans les forêts de la Maoa, les merveilles de civilisation religieuse opérées autrefois par les Jésuites au Paraguay. Ainsi que sur les bords du Parana, la famille chrétienne s'établit et obéit aux lois douces et sa- (^es de la religion, sans l'intervention d'aucune oi humaine.
Mais, si la révérende Mère obtint des résultats qui surpassèrent tout ce que ses amis et elle avaient osé espérer» la contradictioD ne lui manqua pas^non plus un seul instant. Des a*acasseries lui vinrent de toutes parts. Elle se frit en butte è la jalousie, à la calomnie des uns et des autres, et de ceux mêmes qui auraient dû l'encourager, l'appuyer dans celte œuvre si digne d'intérêt. D'un autre c6té, les colons virent avec une sorte de terreur les succès qu'elle obtenait, et qui devaient favoriser la marche vers l'émancipation des noirs, tant redoutée aux colonies par les propriétaires d'esclaves. On l'accusa même ae tromper le gouvernement, et de n'avoir en îue, dans cette œuvre si belle, qu'une affaire de spéculation, qui devait enrichir son institut.
La révérence Mère souffrit tout avec la plus
Srande résignation : Dieu prit lui-même sa éfense et ne permit pas qu'elle quittAt celte terre arrosée de ses larmes sans obtenir les plus consolants résultats, ce qui força ses détracteurs mômes à rendre hommage i son mérite, et à témoigner leur étonnement its
! grandes choses qu'elle avait faites avec d'8u^si aibles moyens. Aujourd'hui encore, cette i^etite colonie de Mana est la plus chrétienne de la Guyane française; c'est là que Tespril de famille s'est le plus développé.
Sa rentrée définitive en France eut lieu en août 1843. Des peines plus grandes que cell^-^
3ui l'avaient affligée à la Guyane Ty atleiiaient. I«a révérende Mère avait toqioun» tendu à rapprocher le centre de sa société du nord de la France, et surtout de Paris, oj s'opérait tout particulièrement sa diffusion, et où se traitaient ses affaires avec les ministéi^^ pour les établissements des colonies. De leur côté, nosseigneurs les évoques d'Autun tenaient à conserver le chef-lieu à Cluny, dat> leur diocèse. Mgr d'HéricourI, particuli^nrment, crut avoir ses raisons pour s oppostf de toutes les manières au déplacement de U maison mère. Il s'ensuivit une lutte longue ti pénible, tant pour la fondatrice, qui, es b soutenant, croyait, devani Dieu, cnercberlc plus ffrand bien de son oauvre» que pour l^io^ titut lui-même, qui, à cette oecanoo,eutqiM£>'
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DES ORMiES RELIGIEUX.
fue peaè fotiflirirdu côté de l'opinion, parce qye celle-ci se trouvait trop peu éclairée sur 6 nature du- différend et pouvait ignorer souvent la pureté des motife qui faisaient agir la société. La révérende Hère n'eut point le bonheur de voirlaflndeces regrettables conflits, qm, ainsi qu'on le dira plus loin, ne se terminèrent qu'après sa mort; mais ils donnèrent lieu à exercer et à manifester une fois de plus M résignation, sa soumission dans les tribulations, sa confiance et son abandon total entre les mains de la Providence. Elle ne savait pas de quelle manière Finstitut sortirait de ces épreaves;niAis elle était convaincue que Ueu en prendrait soin, et^ dans cette persuasion, elle eontinua-, au sein môme de ces difficultés, à lui donner une nouvelle extension» eaautorisant ou préparant elle-même la fon-^ dation des établissements de la Trinidad, dans les Antilles anglaises, de Mayotte, Nossi-Bé et Sainte-Marie de Madaffascar, dans la mer des Indes; de Taiti dans IOcéanie;.elde Karikal dans rinde. D'un autre côté, h partir de 1843» une trentaine de maisons s'élevaient en France, particulièrement dans les diocèses de Ueaux, de Rouen, de Séez et d'Autun» où^ furent créés les établissements de Beauvais, Compiègne, Chantilly, Breteuil, Mîsnil, Saint- Finnin; de Heaux, Brie-Comte-Robert, Cournay, de Quévilly, d'Alençon, du Creuzot, etc.
C*est au milieu de cette existence laborieuse et active qu'elle fut attaquée, à l'flge de 72 ans, de la maladie qui la conduisit au tombeau le 15 JYBllet 1851 , après avoir gouverné la congrégation, en qualité de supérieure générale, pendant 44 ans.
Elle ne fut point surprise, car depuis quelques mois elle avait le sentiment de sa fin prochaine. En face de la mort, elle excitait ses enfants à la confiance, et répondait à toute leur anxiété, à leurs justes appréhensions, par Tassurance qu'il n'y avait nen à craindre
Sour l'institut, et que toutes les difficultés isparaitraient peu à peu. Profondément recueillie, unie k Dieu, elle s'exprimait ainsi, deux jours avant sa mort, devant celle de ses sceurs qui devait lui succéder : « On croit quelquefois, disail-elle, que je dors; mais je suis bien éloignée de dormir. Je repasse en ma mémoire tous les bienfaits de Dieu pour nous. Ils sont si grands, si nombreux, si immenses, que j'en suis confondue I... Ce qui m'étonne le plus, ce n'est pas que Dieu ait daigné se servir de nous,, qui ne sommes que de pauvres filles de village, poui établir cette enivre si utile, et oui s'étendTaujourdhui dans les cinq parties au monde : dans sa main toute-puissante, les plus fiiibles instruments peuvent de grandes choses ; mais ce qui surpasse mon étonnement^ c'est de voir qu'il ait disposé en notre laveur tant de personnes de la plus haute distinction, je dirai même tous les gouvernements qui se sont succédé de-
Sjs cinquante ans, au point d'accorder connce, aide et protectionj k une pauvre fille qui n'avait pour elle que la grflce d'une forte et divine inspiration 1... J^ vois tout ce qu'il a fait pour nous avec un bonheur, une recoDiuassaiioe inexprimables. Qui pourrait
douter, après cela, que l'institut est l'œuvre de Dieu seul t »
C'est dans ces sentiments d'amour, de reconnaissance et de confiance, qu'elle quitta la terre, pour aller jouir au ciel du fruit de tant de fatigues et d'entreprises supportées, con-
Sfues, dans l'unique but de plaire à Dieu, do hire sa sainte volonté, qu'elle chérissait pardessus toutes choses.
Aimée, vénérée de ses nombreux enfants, qui admiraient en elle une flme forte et Kénéreuse, une foi vive, une humilité profonde, un zèle ardent pour les ftmes. elle laissa au milieu d'eux, ainsi qu'au dehors, où elle jouissait de beaucoup de considération et de sympathies, d'immenses regrets, qui ne furent adoucis que par la pensée, qu'en possession du bonheur étemel, elle allait pouvoir faire plus encore pouc son. osavre que pendant sa vie. Cette croyance n'a fait que se fortifier dans le cœur de ses filles, h la vue de ce qui s'est passé dans la société, à partir de cette douloureuse perte.
Depuis lors en effet, la congrégation s'est dégagée peu à peu des difficultés qui avaient
Séné sa marche : Mgr de Marguerye, aujourliui évêque d'Autun, ajrant bien voulu apprécier ses besoiiSs, ses intérêts, la situation particulière que lui créaient ses établissements d'outre-mér, reconnut qu'il était nécessaire que la maison de Paris oevînt le centre de son administration, de son gouvernemenl. U consentit, en conséquence, à ce que cette maison servit de résidence à la supérieure générale et au conseil. II daigna, en outre, solliciter à Rome l'approbation canonique de l'institut, ainsi q|^e celle de ses constitutions. Grâce & ces bienveillantes démarches, auxquelles prirent part NN, SS. les évéques des diocèses o'fiLse trouvaient établies des maisons de la société , le Saint-Siège approuva la congrégation par un décret du 8 ié« vrier 1854, oui cependant ajourna l'approbation des règles, jusgu'à ce qu'elles eussent reçu certaines modifications indiquées par la sacrée Congrégation des évéques et réguliers, è l'examen de laquelle elles avaient été soumises.
Uapeu plus tard, un autre décret, devan-
rint l approbation des constitutions, donnait l'institut un cardinal-protecteur et déterminait certains points constitutifs d'oi!l résultait sa dépendance du Saint-Siège. De plus, par ce même décret, Rome statuait en droit ce que Mgr de Marguerye avait concédé en fait relativement à la maison de Paris, savoir
Sue cette maison serait désormais le chef-lieu e la société.
A la faveur de ces heureux résultats, comme aussi à l'aide de secours précieux qui lui arrivèrent providentiellement, et notamment de la coopération sage et prudente du R. P. Schwindenhammer, supéneur général de la congrégation du SaintrEsprit et du Saint- Cœur de Marie, i'instiUit put voir enfin, après tant d'agitations, pénétrer plus profondément dans son sein la vie surnaturelle et reU^euse, s'établir son oi^anisation administrative, se compléter et se perfectionner ses règles et
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niGTTONNAIRE
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constitutions, se consolider ses établissements au point de vue du temporel; en un mot, imprimer à toutes choses une impulsion féconde.
Au point de vue même extérieur, il a conti* nué aussi i s'étendre. En effet, outre oue beaucoup d'œuvres anciennes ont acquis plus d'importance, de nouvelles fondations sont venues s'ajouter à celles qui existaient précé* demment. Ainsi des établissements ont été créés, non-seulement en France, mais encore à Rome, dans les Antilles anglaises de Sainte- Lucie et de Saint- Vincent, dans la Guyanne française et dans la mer des Indes.
Il reste maintenant à envisager l'institut sous le rapport de sa Qn, de son organisation et du nombre de ses établissements.
Nota, — Voir la soile de la notice de la con* grégalion des religieoses de Saint-loseçh de Chiny, col. 1139 et 8uiv., des iiéccssilés matérielles nous ayant forcés de la diviser en deai parties..
JOSEPH (Institut de SAINT-), à Saint-^
Ftucien.
Depuis longtemps on s'effrayait de voir à quel point la corruption et l'irréligion faisaient des progrès dans les classes inférieures. A Paris le mal était à son comble; il gagnait les campagnes : depuis 50 ans ou faisait tout pour éloigner le peuple de la religion , on s'attachait à rendre* les prêtres odieux ou ridicules, et le colportage y travaillait avec un zèle déplorable. La révolution avait ôté l'instruction au clerçé ; l'Université» bien loin de la remplacer, laissait un vide immense dans l'esprit de ses étèves. Le gouvernement tfvait essayé, dans les derniers temps, d'apporter quelques remèdes à un si grand mal en fondant des écoles normales, destinées h fonder des instituteurs primaires : mais en tieaucoup de villes ces écoles n'étaient pas dirij^es par un esprit religieux; les jeunes gens en sortaient remplis de préventions et moins bien disposés qu'en y entrant : l'esrrit d'indifférence qui y régnait, les exemples qu'ils avaient sous les yeux, un sentiment de supériorité dont ils se pavanaient à cause de quelques connaissances qulls avaient acmiises, et qui enflaient leur orgueil parce qu'elles n'avaient pas la religion pour base, les rendaient peu propres à des fonctions si importantes ; ils se regardaient comme indépendants du ministère tocerdotal , ils se mettaient en opposition avec les pasteurs, ils perpétuaient le mal que nous venons de signaler au lieu d'y porter remède.
L'institut de Saint-Joseph , fondé dans le diocèse d'Amiens, avait compris la gravité de la question et l'importance de la mission de l'instituteur primaire. M. Lardeur, prêtre de ce diocèse et directeur de l'institut , avait fondé dans l'ancienne abbaye de Saint-Puscien, près d*Amiens, un séminaire de clerc»laïques instituteurs. Plusieurs communes se ressentirent bientôt du bienfait de cette institution. La révolution de juillet 1830 avait obligé cet ecclésiastique i suspendre son œuvre et à se réfugier en Belgique. Approuvé f^tmème encouragé par l'autorité supérieure,
M. Lardeur, profitant du calme qui régoait, rouvrait, quelques années après, sa maisoD de Saint-Fuscien pour former des instituleun primaires qui s'entendissent avec le pasteur et le secondassent dans toutes ses œuvres.
Ces instituteurs enseignent cette partie de la jeunesse, qui, se destinant aux diverses
firofessions de la société, n'a pas besoin de 'étude des langues anciennes; cette étude est remplacée dans la maison de Saint-Jo^ sepb par l'enseignement du français et de l'anglais, des mathématiques, de la tenue des livres, de l'histoiro, des arts d'agrément; on donne encore aux élèves les principes de l'arcbitecture , des notions de jurisprudence commerciale et une idée de la chimie.
L'institut de SaintJoseph rend un grand service, non-seulement à cette classe moyenne qui acquiert de jour en jour plus d'importance , mais à la religion et à la société.
(Voyez pour plus de rensetniemenU, Co!iGit*
CATION DES SaCRÉS-CgEURS DB fesOS ET M HaUC»
col. i304.)
JOSEPH (Institut des sœurs de SAINT-),
en Belgique.
Linstitut des sœurs de Saint-Joseph et celui des dames de Marie ont une même et commune origine; se sont deux, branches de la pieuse famiUe des Filles de Marie el de Joseph, dites alors sœurs de Saint-Joseph, qui prit naissance à Alost, le 6 mars 1817.
Restreintes dans des bornes très-étroites, sous la domination hollandaise, les Klles de Marie et de Joseph ne purent même uuavec peine, donner à la classe pauvre excluMvement les soins d'une éducation chrétienne, elles durent les laisser Ih pendant plus de treize ans.
Après la révolution de 1830. la religioo ayant recouvré la liberté, les Filles de Uane et de Joseph virent s'étendre le cerde de leurs pieux desseins pour le bonheur de li jeunesse. Dès le commencement de Tanaée 1831, des écoles pour la classe aisée furent ajoutées, è Alost, à celles établies pour les
Eauvres, et ce fut Torigine d'une nouvelle ranche de la famille religieuse des sosur» de Saint-Joseph; les roetmires qui la coin* posent, reçurent le nom de Dames de Marie. Jusqu'en 1838, les deux branches de Tinstitution étaient demeurées sous un seul et même gouvernement, eUes furent alors se* parées pour faire doux instituts disiinrlset qui ne devaient l'ius avoir entre eux ^ue ces liens de parenté et d'affection spirituellifs que donnent une origine commune, uubui i peu près semblable et \e même amour dv commun maître et sauveur Jésus-Christ.
Pour perpétuer le souvenir de «tetteiptme origine el les sentiments de charité qui doi* vent toujours unir toutes les enfanu de Marie et de Joseph , les révérendes su^^erieures générales Jes deux instituts se donnent mutuellement le nom de sœurs et eUe< entretiennent des relations eutio oUes aiui de s'exciter réciproquement i» marcher roii<lainnient vers la but res|iectir de leurs deus ramilles religieuses. EUes se doiveoi aiuiaeir
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DES ORDRES REUGIEUX.
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leoenl des pnères. Les décès des membres as chacune des deux familles sont annoncés réciproquement et Ton se fait de part et d'aatrc une obligation de prier pour les défunts.
Ce fat M. Tan Crombruyghe, chnnoine du rhapitre de Gand, fondateur de l'institut des Joséphistes, qui établit celui des sœurs de Siiot-Josepb en 1817; mais ce ne fut qu'après la réfolution de 1830 que cette œuvre coflumença h se développer. Jusqu'alors Fes-
G't tracassîer du gourernement de Guiltoiet roi des Pays-Bas , dont le caractère et le zèle calviniste sont connue, obligea les membres de cet institut è se renfermer dans HD cercle bien étroit et h éviter tout ce qui aurait pu attirer sur elle Faltention du poutoir.
Il 7 a des établissements des sœurs de Saint-Joseph h Bruges (deux), k Ostentie, h Biaiickenberg, à Wacke* à Beliejhan, è Wattoa.è Mostînce, diocèse de Bruges; la maison mère est k Bruges.
Le but de cet institut est l'instruction et fèducation des enfants de la classe bourgeoise.
JOSEPH (SosoBS DB LA Chabitâ de ^INT-}.
Lmqne JiM. les Sul|itGiens formaient, en 18in« au diocèse et k cinquante milles de Baltimore « aux Etats-Unis d'Amérique , le collège oa séminaire du Mont-de-Sainte- Marie, près d'fimmitsburg; on forma aussi, et dans la même année, a deux milles de ce s^inaire, le couvent des sœurs de Sainte Jijiseph, destiné d'abord k l'éducation des («ovres orphelines. Un catholique respectable donna pour cet eifet une somme con-. aidérable, qui fut employée, en 1809, k acheter un terrain. La personne qui eut la i^rt prineit^ale k cette fondation nouvelle, Nt Qoe protestante convertie, sur laquelle uooa allons donner une courte notice.
Mme Seton était veuve d'un négociant de Xew-York; s'étant convertie k l'Age de trente Al», elle fit élever ses cinq enfants dans la celigioD catholique. Des trois filles qu'elle afait, deux moururent fort jeunes, dans les sentimeBts de la plus grande ferveur. Cette <lame, qni n'était pas moins distinguée par iOQ mérite et sa capacité que par sa piété et *Mi zèle, n'eut peut-être pas la première {«naée de l'institut dont nous parlons, mais ^He D*on doit pas moins être regardée comme U eefondatrice, puisqu'elle en fut lalprenûère supérieure et que c'est elle qui le fit {candir et le mit dans Tétat prospère oA le prit celle qui l«i succéda.
Quand il fut question du projet d étabiis- I^Rient, Mme Seton offrit ses services ^)our ^ «iiriger. Sa prudence, ses talents, son éducatioo soignée la mettaient plus que per- >OQQe en état de remplir cette tflche. De trieuses Biles se joignirent k elle. On forma, H>09 le iiom de Sœur$ de ta Charité de Saini- ^Mcpk, une association sur le modèle des ><Burs de la Charité deSaint^Vincent de Paul, tnais ivec des modifications qui parurent <ucties par la diversité des temps et des
lieux. On crut, par exemple, devoir embrasser l'éducation comme objet principal. Il est vraisemblable qu'on aura aussi pris un autre COS. urne que celui des sœurs de Saint-Vincent, qui, dans sa forme étrange, ne pareil supportable que chez ces saintes filles qui rendent en quelque sorte aimable et vénéré tout ce qui le concerne, et que d'ailleurs une société nouvelle n'a pas le droit d'adopter. L'association de la charité de Saint-Joseph fut reconnue, en 1615, par la législature du Ifaryland. Elle se voue k toutes sortes de l>onnes œuvres. Mme Elisabeth Seton mourut en janvier 1821, laissant dans un état florissant sa congrégation qu'elle avait gouvernée pendant douze ans. On comptait alors dans cette société cinquante-neuf sœurs, y compris les novices, et cinquante-deux élèves, outre six orphelines et environ quarante pauvres enfants, qui occupaient un local séparé et étaient habillés, nourries, par les sœurs. Elles dirigeaient de plus une maison d'orphelines et une école k Philadelphie; un ndpilal et une école k New-York; une une école de pauvres k Baltimore, et on les demandait en d'autres villes. Mme Seton eut pour successeur dans la supériorité Mme Rose White, une de ses premières compagnes.
JOSEPH (SoBuas ou Filles de SAINT-).
La congrégation des sœurs ou filles de Saint-Joseph s'est inslatlée k Toronto le 7 octobre 18&1, k la demande de Mgr de Charbonnel. Cette communauté prit son origine au Puj-en-Velay , où elle fut érigée par révèque du Puy , Henri de Maupas , k la sollicitation du Ç. Médaille Jésuite. Cette congrégation embrasse toutes sortes d'œuvres de miséricorde, telles que le soin des hôpitaux, des prisons, des maisons de refn*^ ge, des orphelins, la tenue des écoles et It visite des malades.
En arrivant k Toronto, les sœurs de Saint- Joseph Marie-Antoinette Fontbonne— sœur Marie-Delphine , supérieure, Théola Bo?
mine — sœur Marie-Marthe ; Sarah Margeron — sœur Alphonse et Ellen Dinan — sœur Mairie Bernard, furent placées k la tète d'un asile, appartenant k l'Evèque, et qui contenait vinkt-trois orphelins. Elles ont depnis lors fondé trois écoles gratuites et un pensionnat k Toronto, plus trois écoles dans l'intérieur du diocèse ; et elles, y sont aujourd'hui au nombre de dix-huit professes et dix-huit novices ou postulantes, prenant soin de cent trente-cinq orphelins desdeax sexes^et kisiruisant plus de six cents jeunes filles. L'asile reçoit de plus les immigrants jusqu'k ce qu'ils aient pu trouver k se placer, et il en recueille ainsi plus de cent chaque année.
Les sœurs ne conservent aucun rapport d'obligation avec la maison mère de France. Chaqueévè()ue peut établirune maison mère dans son diocèse, nommer les supérieures et déplacer les sœurs , selon qu'il le juge convenable.