‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 105 sur 220 · DES SOBUBS DB SAINT · texte numérisé non relu

DES SOBUBS DB SAINT

Maison mère à Maneille.

C'est Mme Emilie de Vialard gui a été la fondatrice et la première supérieure générale de la congrégation des so»urs de Saint- Joseph de TApparilion. Issue d*une famille noble el honorée , Emilie de Vialard avait su renoncer , dès sa première jeunesse, h Téclat et aux jouissances du monde, pour se vouer activement au service des pauvres. A seize ans, elle préludait par d*ingenieuses industries à la pratique de ces bonnes œuvres qui furent Tobjet constant de sa sollicitude jusqu'à sa mort. Des âmes expérimentées coiuprirent alors que sa place était marquée fuirtui cette pléiade de généreuses servantes du Seigneur, chargées d'appliquer avec filus de fruit ie baume de la charité évangéliqoe.

Emilie de Vialard ne fit pas défaut à sa vocation, mais dans Tardeur de son zèle , elle s*empressa d*assocler à ses projets des personnes disposées, comme elle était, è vi- Yre et à mourir pour le soulagement des classes souffrantes, c'était le vrai moyen de réaliser largement une sainte et admirable mission. La Providence avait mis entre ses mains la plupart des éléments qui, avec la grflce d'en haut, préparent le succès d*une glorieuse entreprise. Education , fortune, énergie de caractère, piété solide, détache- Hienl invariable, rien ne lui manquait* Elle fit servir ces secours puissants è la création d'une communauté dont elle posa le berceau k Gaillac mAme, lieu de sa naissance.

Un court espace de temps s'était écoulé depuis le premier établissement qu'elle avait iHÎs sous le (patronage de saint Joseph, avec )o vocable de son apparition : déjà la géné« reose fondatrice, ne voulant plus borner son

respectable mère de Vialard bénissait ane dernière fois deux de ses filles qui partaient pour l'Australie, à la suite de quatre autres envoyées par elle en 1855.

Partout où les sœurs de Saint-losepb de Tapparition sont fixées, elles se livrent aut diverses fonctions de charité que l'autorité ecclésiastique leur confie. Là oùellesn'ont pas le soin des écoles, c'est dans les hôpi* taux qu'elles demeurent de préférence.

Cet institut a cru devoir, dans ces dernières années, transférer k Marseille la oui* son mère pour rendre plus faciles les départs des sujets pour les missions catholiques.

Après avoir obtenu l'approbation de Tau* torité diocésaine, il a été reconnu parTEiat, le 15 octobre 185&.

Sa mère Emilie de Vialard a pu demeurer pendant trente ans à la tète de sa congrégation. Tout son patrimoine de famille a été consacré au développement de son œovre; Dieu connaît en outre retendue de ses tra* vaux et le mérite de ses aciions.

Les soMirs de Saint-Joseph de l'Apparition firent une grande perte à la Un de Tannée dernière par la mort de Mme de Vialard ; elle mourut comme elle avait vécu, dans la pratique de la charité. Sur son lit de douleur, on l'a vue se préoccuper surtout de la maladie d'une fort jeune prétendante qu'elle préparait pour la rendre plus tard plus utile à l'institut. Son ccBur sensible oubliait tout h fait qu'on avait à soigner en elle-même une santé bien autrement pré^ cieuse.

Un acte héroïque de charité qa^elle avait accompli résolument dans sa jeunesse , M le principe de sa mort; la servante du Sei«

!(neur n'y succomba cependant qu'après avoir burni une assez longue carrière : elle est morte h l'âge de soixente-neuf ans. Elle a passé de ce monde dans l'autre presque sans agonie, avec le calme d'une bonne ceoscience, emportant I espérance d'un avenir heureux pour sa bien-aimée congrégation.

JOSÉPHITES (Institdt dbs Fèbes].

Il n'est pas rare aujourd'hui oe trouver dans les collèges des ieunes gens nui, sur le point de terminer leurs humanités et se voyant appelés k travailler au salut des Anies, s'arrêtent effrayés des difficultés que leur présente la carnère laborieuse du sacerdoce au milieu du monde. Us stmgent

dévouement aux localités qui environnaient alors à entrer en relig[ion; mais la crainte

aoo pays natal, concevait la pensée de por- ' aui les éloigne du ministère sécolier* Ih

1er au delà des mers le feu divin de la éloigne aussi des ordres qui embrasseiH ^

cbarilé qui enOammait son cœur. Un vaste œuvres extérieures, poisqulls y trouvent,

oorixon s'ouvrit donc bientôt devant la cha- sinon les mimes dangers» du noios des dil-

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DES ORDRES REUGIEUX.

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tctiltés de même natare. D'un autre côté, il» éprduYcnt de Téloigncment pour les ordres coolemplalits el austères qui demandent une force de tempérament quMIs b*out i^as, uo attrait quMls ne sentent pas M eut Dans cette i^rplesité, les jeunes proi dont nous parlons seraient sans doute Leureuide trouver un institut qui tint une sorte Je milieu entre ces deux extrémités; or 1a ProTîdence» attentive aux t>esoins de M enbnts, leur offre cette ressource dans fin^titut des Josépbites.

S'ios la protection spéciale de la sainte Vjei^e et de saint Joseph^ père nourricier de TËnfant Jésus, ces religieux ^e cotisarrenii l'éducatiOD de la jeunesse en gênéni, el i celk en particulier de la classe i.>ée. Ou y jouit du double avantage de trarailler h sa propre perfection et de former eo mèiue temps A la vertu des jeunes Ames, précieuse espérance de la religion et de la société.

Après un noviciat de deux ans^ les mem« Wtide celte famille se lient par les trois i«ix de religion; quelques-uns d'entre eux k4it|rroaius au sacerdoce. On ne pratique (<oini dans cette congréffation des austérités riirtordinaires, on y mène une vie simple ttcoiDiDoned*a()rè$*des règles approuvées.

Pourtire admis dans Tinstitut^ il faut ap- ^rteoirè une famille bonnète,. jouir d*une rv|)utalioa intacte, être propre à renseigne- Deni el avoir achevé ses humanités.

CcU0 dern^re condition n*est pourtant |4sde rigueur, la société admettant aussi K^urVetiseignemont purement primaire et

pour celui des sciences commerciales, io-^ dustrielles, administratives, ph^*siques, ma* thématiques, etc., dos sujets qui ont termin^^ . soit des cours professionnels, soit les cours (les écoles normales ou des écoles spéciales annexées aux collèges ou aux universités.

Les principaux établissements de cetinsti* tut sont ceux de Grammont, de Melle, de Jouvain , de Tillemont, de Brune/les en en Belgic^ue.

Cet institut fondé, en 1817, è Grammont (Flandre), par M. le chanoine Van Crombruçghe, rend, surtout depuis 1830, lorsque la liberté de I*instruetion fut rendue h la Belgique, de très-grands services h Téducation des jeunes gens, el principalement à ceux quiappartiennent à la classe commer-

Snte et industrielle. Le grand nombre qui Squentent les classes des Joséphiies, partout où il existe des rtablissements de ces religieux, prouve que la méthode qu'on y emploie et les matières qu'on y enseigne sont appréciées et généralement approuvées. Il y a à Grammont plus de trois cents cinquante élèves, internes et externes. A Melle, il y a plus de deux cents élèves internes, on n'y admet pas d'externes. Le premier supérieur général des Joséphiies fut le R. P. Ignace Guillaume Vandeurbossche; il était né à Gand, en 178.^, et il mourut à la maison mère, le U juin IbSl. Son successeur fut nommé au chapitre général, présidé par Mgr Tévèque de Gand, au mois d*août suivant sur le mont Stanislas.

Le supérieur général fait sa résidence h Grammont. (1)

L\ZARE (Ordre db cncvALBRiB de SAINT-) (2).

Quelques-uns ont prétendu que Tordre dts chevaliers de Saint-Lazare de Jérusalem I eu son origine dans le magnifique hôpital que saint Ba>ile le Grand fit bAtir, Tan 370, <iia$ UD des faut>ourgs de Césarée pour toutes sortes de malades, mais surtout pour les lépreux, et que saint Grégoire de Nazianic f>m()are h une ville pour son étendue (Oroi. 20, De laudibuê Basiiii) On dit aussi q'ie cet ordre fut approuvé nar le Pap» ami Damase et oue Les chevaliers se vouaient, par esprit de charité, aux soins des Nuvres lépreux, dans les hôpitaux qui (Uieot destinés |)Our les recevoir; qu'ils se répandirent dans la Palestine où ils reçufMl le nom d'hospitaliers ; que c'est pour ^'aquou les confondit avec ceux de Saintlean de Jérusalem, narc« que comme eux ^savaient un hô|iitai dans cette métropole, m\A (|ue les Sarrasins avaient détruit, iuis qu'ils recouvrèrent par la protection <iM Croisés. Mais les critiques n'admettent ptiint d^ordre de chevalerie avant Tépoque ^croisades; les écrivains pensent généra-

'«toeat qae cet ordre ne fut pas le même f>« celai dont nous allons parler et que

!î|H)lifind« vol., B««9.

ma a «jà été queMimi de cet ordre av lom. Il ^ w «wT»|e; on peut y lire la dbseruUon du

Tordre militaire et équestre de Saint-Lazare commença h exister à Jérusalem vers Tan 1119, chez les Chrétiens d'Occident devenus maîtres de la Palestine; ils prirent les armea pour défendre les principes chrétiens san» négliger cependant le soin des malades dans les hôpitaux. Beaudoin II, roi de Jérusalem» et les princes de la Terre-Sainte, Icuraccordèrent leur protection^ à cause des services qu'ils leur rendirent.

Anciennement, non-seulement on recevait chevaliers ceux qui étaient atteints de la lèpre, afin de soigner ceux qui en étaient infectés, mais, ce qui est bien (dus admirable, ils s'obligeaient è ne tu>mmer de grand maître que parmi les chevaliers lépreux de Thôpital de Jérusalem. Mais lorsqu'on 1253^ ils furent obligés d^abandonner lacité sainte^ pour cette raison et parce que celte maladie afiTreuse avait cessé ses ravages, les chevaliers supplièrent Innocent IV de leur accorder la faculté d'élire un grand maître parmi les chevaliers qui ne souffraient pas do cette infirmité; ce qui leur fut accordé. Le Souverain Piintife Alexandre IV confirma les chevaliers de l'hôpital des lépreux de Saint- Lazare de Jérusalem, que son oncle Grégoire IX avait approuvé sous la règle de

P. Héljot. La notice que noM domions ici est aases différente de la sienne pour ne pot faire doul>le emploi et d^ailleurs elle la conipictc.

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