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S^inl-Augustin» par une bulle donnée k Napies le 11 avril 1255; et en 1257. 11 les mit sous la protection du Saint-Siège et confirma auxcnevalicrs les donations que leur a faite Frédéric II, dans la Sicile, dans la Pouille, dans la Calahre et ailleurs. Les croi* ses et les chevaliers do Saint- Lazare ajrant éié chassés de la Palestine par les Sarrasins, les chevaliers suivirent Ik roi de France, saint Louis, qui le^s prit sous sa protection, comme ses prédécesseurs; il leur confia les soins d*un grand nombre d'hôpitaux du royaume et fixa la résidence du chef de Tordre à Boignv près d*Orléans» terre qui avaitétédonnéeal ordre par le roi Louis VU, depuis 115b et où il exerçait une juridiction très-étendue. Ce fut en 1&39 qu'eut lieu l'union de l'ordre de Saint-Lazare, qu'on appelait alors de Bethléem et de Nazareth» h I ordre de Snint-Jean de Jérusalem, union qui fut confirmée par Innocent, en 1490. Cependant il y eut toujours en France un grand maître de Sainl-Lazare» parce que les chevaliers ayant eu recours h l'autorité du parlement, il fut décidé que Tordre conti«nuerait d'être séparé en France comme auparavant.
En 1565, le 4 mai, Pie IV, par sa constitution/n^eroitîduaf dans le bullaire romain it. IX, art. Il, p. 215) et par les soins de eannotie Castiglioni, son parent, restaura, augmenta , comula de faveurs Tordre de Saint-Lazare en Italie» en énumérant dans cette constitution toutes les faveurs et les privilèges que ses prédécesseurs avaient accordes à Tordre de Saint-Lazare. Spondaiio en parle dans cette même année sous les numéros 16 et 17. Pie IV nomma en même temps Jeannotte grand maître de Tordre.
Sous le successeur de Pie V, l'ordre de Saint- Lazare eut beaucoup à souffrir d'avoir livré ses biens à celui de Jérusalem; mais Grégoire XIII, ayant accordé eh 1572, h Emmanuel Philibert, duc de Savoie, Tordre de Saint-Maurice, il les réunit à celui de Saint- Lazare,avecleconsentementdu grand maître, et, après la mort de Jeannotte, il déclara que les ducs de Savoie et ses successeurs seraient toujours grands maîtres des deux ordres; c'est pourquoi le 15 octobre 1575, le Pape confirma tous les anciens privilèges de Tordre de Saint-Lazare par sa constitution Pro apostolico «erritutU onere [Bullaire rom,^ t. IV, art. ii, p. 111).
Les chevaliers de Tordre de Saint-Lazare faisaient des vœux solennels. Outre les séculiers, il y avait des religieux répandus dans les diverses parties de l'Europe, mais surtout en Suisse où il y avait un couvent do religieuses. Leur décoration était une croix terte placée sur un par-dessus blanc. Sous le pontificat de Léon X, cette croix fut modifiée et rendue semblable k celle de Tordre de Malte et de Jérusalem, c'est-à-dire k huit
1 'Ointes en conservant les mêmes couleurs. 'A\ 1619, le duc de Savoie ordonna que la croix de Tordre de Saint-Maurice et de Saint- Lazare fût blanche et vert^pomme k l'extrémité avec des bandes vertes aux quatre angles
en mémoire de Tordre de Saint-Lazare. U P. Bonanni parle des chevaliers deSaint-Lizare,dans son Catalogue des ordres religieoi et équestres k la page lxv; il en donne le costume.
Le changement dont nous venons de parler n'eut pas lieu en France, où Bvraras on Aimeroz de Chartres, dit le Chaste, chevalier de Jérusalem, conçut le dessein de le faire refleurir, lorsqu'il fut grand maître de Tordre dans le royaume; mais la mort Temi)écha d'accomplir entij^rement son projet. Philibert Nératan ou de Nérestang, gentilhomme de rares vertus et capitaine desgardesdn corps, lui succéda dans cette entreprise; aidé du conseitde P. Pierre de la Hère de Dieu, Carme déchaussé et prédicateur du Sonverain Pontife; il agit si eflleacement^anprès d'Henri IV, qu*il parvint k se faire nommer grand maître par ce monarque en 1606; il obtint aussi du Pape Paul V Tunion de Tordre militaire et équestre du Garmel ou de Marie duCarmelavecles mêmes privilèges de Tordre
de Saint-Lazare de Savoie et son indépendance de celui de Jérusalem. Le grand mettre Vénétano fixa sa résidence k Paris dans le monastère de Saint-Lazare, qui avait appartenu aux chanoines réguliers de saint Augustin, et il se servit des formules et cérémonies de Saint-Jean de Jérusalem poar recevoir dans Tordre un grand nombre de chevaliers, et il parvint a recouvrer noe
isartie des biens dont il avait été dépeaillé. Sntre les prérogatives dont Jouissaient les chevaliers, ils avaient la faculté de se marier et de jouir en même temps des bénéfices consistoriaux.
Louis XIV ût refleurir Tordre; le dacd•0^ léans et jilusieurs autres princes do sang en furent granJs maîtres. Les chevaliers |iortaient sur la (poitrine et sur le manteau (H>ur décoration» une croix k huit rayons, semblable k celle des chevaliers de Jérusalem. Un cAté était en émail, couleur amarante en violet avec Timage de la Vierçe aumilieo ; Tautre côté était vert avec celle de Saini- Lazare. Chacun des rnvons de la croix a^a:! la pointe d'or, et une fleur de lis également d*or, armoiries de la Camille des Boorbcios était k chaque angle de la croix qui éuit suspendue k un ruban cou!eur amarante.
L ordre de Saitu-La/.are fut 5up|'nnïe.
comme tous les autres, au milieu des dissensions politiques qui éclatèrent les de^ nières années du xvm* siècle, tandis Qo'* celui de Saint-Maurice et de Saioi-U* zare est dans toute sa splendeur. Le P* ^ nanni parle des chevaliers de Saint-Laxan et Sainte-Marie du Mont-Carme! en Fraoct dans la pa^e lxti de son Catalogue «j^ ordres religieux. Il y expose limage duo grand maître avec le costume soleDoel ,
Une histoire complète de Tordre de S^it^' Lazare fut publiée en 1T74, par M. de Sibect. membre de TAccadémie royale des inscriptions et belles-lettres. Vorex aussi crwJe J' saint Louis, statuts et règlements ro}a<<t. militaires et hospitaliers de Saint-Laiar» de Jérusalem et de Notre-Dtme duMeoi-Cartai^
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DES ORDRES RELlGtEUl.