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moment marqué («r la Providence. Chaque année ils se réunissaienl, une ou deux fui$, poar se fortifier contre les épreui^s et ranimer leur courage.
Un bref laudatif de Sa Sainteté Pie^II leur doooa des espérances pleines de consolalions, et après quelques années ils purent* «oas Tautoriié des ordinaires de Lyon et de Belle?, s'appliquer au ministère des missions tti 1 éducation de la jeunesse; enfin notre Siint Père le Pape Grégoire XVL par un bref apostolique: Omnium getuium salus^ en date da 29 avril 1836, daigna approuver et instituer canoniquement la société de Marie, avec la Iaeulté« pour ses membres, de choisir iiarfflieux un supérieur général et d'émettre les (rois vœux simples et perpétuels de religion. Le titre canonique sous leauel la congrégation a été approuvée est celui de : 5ode/os Manœ, « société de Marie; » mais dès Torigine, et même bien avant Papprobation ai)Osto!iqoe, le clergé et les fidèles s'accoutuffiaient h donner aux nouveaux religieux leooin do Maristes qu'ils ont accepté avec )ûie. Cette nouvelle société fut définitiveneot r^nstituée le 2k septembre 1836 par la
Kfession religieuse de ses premiers memsetTélection du très-révérend Père Jean- Claude Colin pour supérieur général. £lle oe se composait alors que de vingt prAtres; ^ (Bais aujourd'hui, grAce à la protection spéf^k de son auguste patronne et aux I)éoédictions des Souverains Pontifes Gré- ;;oire XVI et Pie IX, elle a déjà reçu la protession de trois cent vingt prAlres. La maison tuère est établie à Lyon depuis 1836.
En 1832, cette congrégation a été divisée en deox provinces, oui ont leur siège à Lyon «i^ Paris. Elle possède en France vingt six ^blissements , savoir : q[uatre noviciab, quatre grands séminaires, six collèges et dinr&«s résidences de missionnaires, qui, dans les villes et les campagnes, se consacrent au saiut ministère par les stations, b missions et les retraites.
Kn 1856 ia société de Marie a fondé une mission i Londres, dans le quartier si pauvre et si ))opuleux de Spitalfields,où des mil- 'itn dlrlandais étaient dépourvus de séjours spirituels. Une autre a été établie k Reaiifond, aux environs de Londres.
Dès l'année même de son approbation ipostolique, la société de Marie envoya qoelijues-uns de ses enfants commencer les Baissions dans TOcéanie occidentale, qui vroaieot de lui être confiées; depuis cette ^l^ue, elle a consacré à ces lointaines mis- *<«»« soixantendix-seiit prêtres et auarante-
&I1 coadjuieurs pour les seconder dans leur
•posiolai,
!^otre Saint-Père le Pape Grégoire XVI, par ^\^t: Paiiorale officium du 23 mai 1836, ^ngea Je vicariat apostolique de TOcéanie ^i^leuiaie, au*il confia à la société de «^rie, nouveflemenl approuvée. Cet étawssemeot comprenait, au nord et au sud ^^i Equateur, toutes les lies situées dans la ^le occidentare de fOcéan Pacique, à if^niTût la ligne du méridien qui passe par
I^lCTIOHR. DK9 OftURBS RELIG. IV.
1 lie Mangla, y compris Tarcbipel du mémo nom, en exceptant toutefois les lies qui, h cette date, étaient déjà soumises à une autre juridiction. Jamais missionnaire catholique ne s*était fixé dans ces lies innombrables, très-imparfaitement connues jusqu'alors, el habitées par des tribus sauvages, presque toutes adonnées à l'anthropophagii) et abruties par tous les vices.
Mgr Pom()allier, prêtre dn diocèse de Lyon, sacré évêque de Maronée, à Rome, le 30 juin de la même année, fut chargé de radminislration de ce vicariat. Les premiers missionnaires Maristes, au nombre de huit prêtres ou frères, partis de France en dé* cembre 1836, arrivèrent sur les lieux de leur mission en novembre 1837, et ils s'établirent dans les lies Valtis et Futunat , et quelques mois plus tard trois d'entre eux allaient se fixer dans la Nouvelle-Zélande.
En Océanie chaque tie, et souvent même les différentes peuplades d'une même lie, ont leur idiome particulier. L'étude de ces nombreux idiome:?, dont il fallait littéralement dérober les mots aux insulaires et en deviner les règles, oO'rit d'immenses difficultés aux premiers missionnaires ; il en fut de même de l'étude des mœurs et du genre de vie de ces sauvages, connaissance si nécessaire G^pendanl^ pour se concilier leur bienveillance et les instruire. Les missionnaires durent se résigner à parta^jer pendant longtemps leur genre de vie, et il ne serait pas facile de raconter les privations qu'ils eurent è endurer et les dangers qu'ils coururent.
Les insulaires de Futunat mirent à mort, le 28 avril 18&1, le P. Chanel, qui venait de convertir l'un des fils du roi, et ce quo le missionnaire n'avait pu obtenir pendant sa vie par ses prédications, ^es prières et ses souffrances, il l'obtenait dans le ciel par le mérite de sa mort. Les habitants de Futunat se convertirent en quelque sorte d'euxmêmes. Le P. Bataillon eut également la consolation, en 18il, de voir les habitants de Vallis venir en foule è la religion.
A la Nouvelle-Zélande les tribus indigènes manifestaient aussi de bonnes dispositions et promettaient à TEglise une ample moisson. De 1836 à 18&2, quarante-trois prêtres ou frères (lartireut de France pour ces missions.
Par son bref: Pastoris œtemi^ du 23 août 1812, notreSaint-Père le Pape Grégoire XVI« institua le vicariat apostolique de l'Océaiiic centrale et chargea de cette mission le P. Bataillon, sacré, évêque d*Enos, à Vallis, le '» mai 18U, par le R. P. Douarre, que S. Ë. lu cardinal de Bonaid, archevêque de Lyon, avait sacré évêque d'Amata le 18 octobre
Les PP. Maristes rencontrè/ent beaucoup d'opposition de la part des ministres protestants Wesleyens dans l'Ile de Tonga Tabou, irrités du progrès du catholicisme; ils suscitèrent une terrible persécution contre les néophites et crurent que c'en était fait du catholicisme à Tonga. Tandis que le§
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pogrès (le la foi calhoii(|ue furent ensuite beaucoup plus consolants, et dans le courant de l'année 1855 trois cent soixante-dixstpt Tongiens ont reçu le saint baptême, et on a des raisons de croire que celte île ne tardera pas de devenir la conquête de la vérité.
Les ministres, parleurs révoltantes calomnies, représentaient aux insulaires deSancra, i(*s missionnaires commodes monstres, mais les Pères de la société de Marie ayant pu s'y introduire en 18<k5, ils ont pu montrer Tabsurdité dks calomnies et se concilier par un dévouement justement apprécié, l'estime et l'affection des indigènes; plusieurs tribus itionlrent de l'empressement pour se faire instruire et grand nombre de conversions s*opèrent.
' Le grand archipel de TiUù qui compte des lies si nombreuses et si peuplées, mais (tout les habitants sont les plus féroces de la Polynésie, a regu aussi des missionnaires catholiques. Plusieurs tribus demandent à s'instruire de la religion.
Les PP. Maristes ont une imprimerie à Vallis et deux petits collèges dans cette tie et àFutunat; on y instruit les enfants les plus intelligents et ceux des familles les plus influentes.
GrAce à l'influence des missionnaires, la corvette française la Seynet qui échoua sur lès côtes de la Nouvelle-Calédonie, put être préservée du pillage et du massacre de la part de ce peuple cannibale et put se pro« curer les vivres nécessaires.
Le 19 juillet de Tan 1847. eut lieu de la {mrt des sauvages de Ballade une scène de meurtre et de pillage, ils se précipitèrent sur lA maison des Pères et l'incendièrent. Un frère fut victime de leur fureur. Les autres ne furent sauvés uue par une espèce de miracle; la corvette française la Brillante survint très-heureusement pour les délivrer après une doutaine de jours passés dans les plus cruelles angoisses au milieu d'une lie où ils s'étaient réfugiés.
Tous les efforts tentés pour se maintenir dans la Nouvelle-Calédonie furent longtemps inutiles, et plusieurs foison fut obligé de I .abandonner et de transférer dans d'autres lies les néophites pour les soustraire aux persécutions de leurs compairiotes. Cependant au mois de mai 1851, Mgr d*Amata et ses compagnons reparurent è Balladet décidés à mourir plutôt que d'abandonner cette lie; leur ministère obtenait quelque succès lorsque une épidémie sévît contre ce peuple; Mgr. Douarre fut victime de son tèle le 23 avril 1853, mais depuis, les conversions se sont multipliées et la religion nourrit aujourd'hui des espérances britlantes sur cette lie importante, dont la France a pris possession en 1853; déjk 3,000 néo-
f)hites s'y trouvent réunis et ils ont voontiers consenti à quitter leurs familles pour se soustraire aux scandales et aux persécutions des païens.
Kn 18^^, par le bref apostolique : Ex debUo flu 19 juillet, le S. P. Pie IX érigea les deux
vicariats de la Mélanésie et de la HicroDésie, qui comprennent un grand nombre d*lles. Le premier est renfermé entre le ISS' et 160' degré de longitude orientale et do cercle de I Equateur ou 12* deeré de latitude australe; l'autre est borné par le 13* de latitude septentrionale, an midi par l'Equateur, è l'est par le 180* de longitude, et k l'ouest par le 125* è l'orient de Paris. Mjgr Epalle, sacré évèoue de Sion en 18U, partit de Lon« dres le 3 février 18(^5 avec treize missrion* nnires, Pères ou frères, pour la Micronésie. Il fut massacré par les sauvages de Tlle Isabelle, le 16 décembre, quelques jours après leur arrivée; un de ses prêtres fut blessé. Les missionnaires furent s*établir k Saint- Christoval où un sauvage en frappa un d'un coup de lance. Eu 1847 trois d entre eux étaient biassacrés et mangés. Cinq moisdurant, après ce fatal événement, les PP. Ma* ristes furent cha^^ue jour è la veille de tomber entre les mains de ces cannibales. En 18Î8, des Gèvres qui faisaient beaucoup de ravages, enlevèrent Mgr. Viliien, qui atait succédé k Hgr Epalle, et quelques missionnaires, ce qui obligea plusieurs d'entre eux d'abandonner ces îles meurtrières, qui ont été depuis conUées aux missionnaires de Milan.
Les PP. Maristes ont aussi des établissements dans la Nouvelle-Zélande oui a été divisée en deux diocèses, Auckand et Weilingthon ; le premier comprend toute TUe nord de la Nouvelle-Zélande jusqu'au il* de latitude sud. Celui de Wellingtbon s'étend du hi% et le reste de l'Ile nord et toule rile sud et les autres lies jusqu'au 51*
Cet archipel est devenu une colonie an* glaise; la population européenne y est considérable; la religion catholique y a bit beaucoup de progrès; il y avait des prêlres dans les lieux les plus populeux, des égii' ses s'étaient élevées, des écoles réunissaient les enfants. Il y avait un collège et une imprimerie appartenant 1i la mission. Far uo arrangement pris avec la congrégation de la Propagande, les Pères ont quitté leurs premiers établissements dans le diocèse d'Auckland pour aller en former de dooveaux dans celui de Wellingtbon, où tout était à créer. Une église cathédrale a été construite dans cette ville, qui possède àts écoles, une communauté de sceurs, et une providence. ^
Depuis 18tô, une maison a été établie k Sidney (Australie) par les PP. Maristes |)our v recevoir les missionnaires passants oanoalades, et pour pourvoir aux besoins des missions. Cette maison rend les plus grandis services et a été plusieurs fois la salut dos missions.
Mgr Bataillon, évéque d'Enos, ficaire apostolique de l'Océanie centrale, parti il v a vingt ans comme missionnaire, afec les
f crémiers PP. Maristes qui allaient évangt* iser cette contrée, racontait le dimanche i^ août de l'année dernière, dans le sancto^ue vénéré de Notre-Dame des Victoires des d<'tails très-intéressants em la mission oootic^
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DES ORDRES RELIGIEUX
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) son zèle, sur )a conver&ion des ties de Wttiis et de Futonat , aujourd'hui entièrement catholiques.
Les arcbipels de Tonga, des Navigateurs, de Fatgi* etc. présentent une étendue de600 lieues carrées entrecoupées par plus de cent tIes habitées par plus de 30,000 naturels de la race malaise et polynésienne où $6 trouvent nombre de chrétientés naissantes. C'est la mission la plus éloignée du monde et la plus dépourvue de secours.
Monseigneur a eu la consolation de confé^ rer le baptême è plus de 60,000 indisènes, 8ujourd*bui fervents Chrétiens. Mçr d'Enos éuit accompagné de trois naturels de ces fi^s, qui étaient venus au nom de toms leurs frères de la Polynésie, témoigner leur re* connaissance pour Tœuvre de la Propagation de la foi. Tous tes assistants ont été TirenieiA émus en entendant ces jeunes in* fflUires chanter sur un air français, en lat^r pge d'Ourea, un cantique à Marie.
HARISTES (Fràrbs) en Ecosse.
La fête de saint André, patron de TEcosse, a été en 18S5 une époque mémorable par rarri?ée des religieux Maristes à Glascow, où ils ont été établis pour se vouer à renseignement de la jeunesse. C'est le jour même de llnimacuiée Conception de la samle Vierae qu'ils ont été installés. L*absenre d*écoles convenables i)oar I éducation de la classe moyenne causait depuis longtemps des regrets; le clergé et les fldèles deceUe ville où on ne compte pas moins de 100,000 Cathoiiijues, n'avaient pu voir leurs efforts couronnes; ainsi les parents qui voulaient donner è leurs enfents plus d'mstruct:on quon n'en pouvait acquérir dans les écoles paroissiales, exposaient leur foi au péril en les envoyant aux écoles protestantes. Les Catholiques de Glascow appartiennent presque tous à la classe ouvrière; on comprend dès lors de quelle utilité y seront les écoles tenues par les frères Maristes. Ils feront pour les garçons ce que font déjà pour les QlleSy soixante-dix religieuses enliroQ qui élèvent toutes les classes depuis les faoQilles les plus riches, jusqu'aux orphelines dénuées de ressources. Pour arriver i ce résultat, les frères Maristes ont fondé k Glascow un noviciat où ils ont déjà reçu de fort bons sujets. Il est bien è souhaiter que cette congrégation se multiplie enEco$se,où les Cstholiques manquent presque partout d'instituteurs et d'institutrices. A Dandée, dans une population de 30,000 Catholiques appartenant presque tous à la classe ouvrière, il n'y a que deux maîtres laïques, qui élèvent péle-méle garçons et filles. Sous l'inspiration de leur zèle ardent Mur l'éiiuration religieuse de la jeunesse, les frères Maristes n*ont pas hésité à échanger le ciel pur de la France pour l'atmosphère enfumée de Glascow, quoiqu'ils donnent indifféremment leurs soins aux classes riches et movennes, c'est surtout parmi les t«uf res qu*ils aiment à se trouver. L'enfant fin MU? re sera donc toujours l'objet spécial de leuîs affections.
Les frères Maristes ont un magnifique établissement à fieaucamp, près Lille, où est un pensionnat de plus de cent élèves, dont vingt ou vingt-cina Anglais oulrlandais; un noviciat, et des écoles pour les pauvres. Beaucamp est un petit village ou réside l'une des plus nobles et des plus généreuses bienfaitrices de la religion. Cette pieuse dame y a fait construire un hospice pour toutes les infortunes et des écoles pour les filles, le tout conllé è des religieuses; elle a de plus fait élever pour les frères Maristes des bâtiments qui renferment un noviciat et un pensionnat où l'on pourra recevoir de deux à trois cents pensionnaires, et une ma-
Î;nifique chapelle a coûté environ 100,000 r. Enfin, c'est à cette digne dame que l'Kcosse doit les frères Maristes établis h Glascow, car c'est le noviciat de Beaucamp, auquel elle pourvoit, qui a formé jusqu'ici Us sujets irlandais qui sont è Londres, et ceux ]uo l'on envoie en Ecosse.
MARONITES (Ordre MONASTiQtJB des). (Yoy.
tom. U, col. 896.)
L'un de ces ordres est celui de la nation maronite qui suit la règle de Saint-Antoine. Jusqu'en 1757, il fut divisé en deux congrégations, celle de Saint-Isaïe, et celle dite communément de Saint-Klisée ou de Saint- Antoine, abbé. Le P. Bonanni, dans le Catalogue des ordres religieux f publié sous le pontificat de Clément XI, tom. I, page 92, {larle des moines de Saint-Antoine de Syrie, aont il donne le portrait. Il dit que dans la Syrie, sur le mont Liban, et sur les montagnes qui Tavoisinent, se trouvent des monastères catholiques de la nation maronite, dont les religieux observent des règles reçues par tradition et qu'ils croient conformes aux habitudes de Saint-Antoine, qu'ils regardent comme le fondateur de leur ordre. Ils s'abstenaient, dit-il, continuellement, de manger de la viande et observaient quatre longs jeûnes par an, celui de l'A vent, celui du Carême, un de quinze jours avant la fête des saints Pierre et Paul, enfin un de quatorze jours avant l'Assomption. Ils récitaient les Matines après minuit, et chaque heure après, un office différent, en langue syriaque. Queloues-uns d'entre eux plus zélés établirent d autres règles qu'ils suivaient en commun, professant publiquement les trois vœux religieux, et élisant un supérieur pour le gouvernement du monastère.
Tout cela avait été approuvé par le patriarche des Maronites, Etienne Aldoensa'Eden; et avec approbation consécutive du Saint- Siège. Ils sont vêtus d'une soutane noire.
Ilajoute que tout cela a été rapporté par Gabriel, moine Maronite, venu è Rome pour demander la confirmation des règles établies, le 13 mars 1732. Clément XII approuva les statuts de la congrégation de Saint-Elisée ou de Saint-Antoine, par le bref: Apostolatus officium^ qu'on trouve dans. le tom. IL page 47, qui se publièrent en 1735, à Rorr.e avec ce titre : Régules et Comtilutiones Mo*