ALE
DICTIONNAIRK
ALK
local situé rua Saint-Maurice» qui avait servi dans les premières années de la restauration h recevoir provisoirement les religieuses Bénédictines dites du Saint-Sacrement, et après elles I institution des sourds-et-muets.
Mlle Hazart meubla cette maison en 1828 fit fit venir de Belgique des religieuses dites de Saint-Ciiarles, auxquelles elle confia la direction de ses orphelines et prit rengagement de suppléer, soit parel(e*mëme, soit par d*autre$ personnes vouées aux bonnes œuvresyà la nourriture et à Tentretien de celles qui, peu exercées encore au travail, ne pourraient indemniser entièrement la maison par le produit de leurs journées. Elles s*y perfectionnent dans la fabrication des dentelles, qui est à Arras, la principale industrie des femmes du peuple, et elles ap^ l^rennent tous les ouvrages de couture qui peuvent les mettre è même d'obtenir un em- |)loi de femmes de chambre ou de couturières en linge.
M. L'abbé Lallart continue de protéger cette institution éminemment intéressante; il y fait exécuter des travaux importants.
Outre les jeunes filles qui sortent de Sainte- Agnès, on y reçoit des enfants qui sont nriyes de parents, ou dont les pères et mères sont tomt)és dans un tel état de misère qu'ils ne peuvent plus les nourrir.
C'est ainsi que la charité chrétienne
Smurvoit aux besoins de ceux qui soufrent et qui ne trouvent dans la philanthropie des hommes du siècle qu*une stérile compassion. Le catholicisme seul inspire le dévouement pratique qui soulage. Que sont en comparaison de ces faibles femmes, mais animées de l'issprit de Dieu, qui les fortifie et les dirige, ces politiques qui veulent accaparer, à leur seul profit, le aroit de la bienfaisance (1)?
ALEXIS (HospiTALiiRES DE Saiiit-].
En iWl, Marie de Petiot, fille d'un administrateur de Limoges et bydropique, se fit porter par humilité dans un des hôpitaux de cette ville, TbApital Saint-Gérald, où bientôt elle put donner elle-même des soins aux «naïades, ainsi que le pratiquaient sous l'habit séculier, d'autres saintes filles, entre autres une demoiselle Mercier, morte victime de ce pénible et glorieux ministère, et qu'une ÀU3ur plus jeune, Hélène, vint remplacer dès les premiers temps où Marie de Petiot s'y trouva. Dix ans plus tard, le 26 octobre 1657, Marie de Petiot et Hélène Mercier prirent, •vecragrément de révéque,rhabit religieux, soit afin d'obtenir plus de respect de la pari des pauvres, soit plutôt afin de leur ini^pirer une pliis (grande idée de la rolision qui mel a leur service les épouses de Jésus-Cbrisl
lui-même. Cette même année, une riche veuve, Mme de La Planche, née Descordes de Gry, vint s'adjoindre è elles, et comme le k novembre, une délibération des consuls de Limoges exprimait le vœu de fonder à Saint-Gérald un hôpital général pourlaville, les trois novices songèrent h bêtir tout près de \h un monastère qu'elles purent occuper dès le 1" mois de 1659. Le 15 mai 1659, une nouvelle délibération des administra* teurs de la ville réunissait les revenus des quatre hôpitaux : 1* Saint-Gérald bflti en 1156 et dont on utilisait les bâtiments en les agrandissant; 2* Saint-Martial qui remontait, dit-on, aux premiers siècles, et qui aurait reçu alors, d'après la légende apocryphe du saint apôtre de l'Aquitaine , un revenu suffisant pour nourrir, tous les jours, trois cents pauvres ; 3* la Maison-Dieu des lépreux qui. depuis 1236, devait recevoir 13 malades ; V Saint-Jacques ou Tintirmeriede la lèpre blanche, établissement qui datait de 1212. Pour desservir cette nouvelle maison de charité, en faveur de laquelle on obtint des lettres patentes (décembre 1660), qui furent publiées le 5 mai 1661, il fallait un personnel nombreux et discipliné ; Mgr de La Fayette, évêque de Limoges, comptant sur le dévouement de Mmes de Petiot, Mercier et de La Pla.ache, leur donna (le 2(i> se()tembre 1659) une règle, imprimée depuis avec quelques modifications (180^) et les fit reconnaître comme fondatrices de la congrégation des Sœurs Hospitalières de Saint-Alexis, ditesaussi Sœurs delà médaille^ k cause d'une médaille en argent que ces religieuses portent sur la poitrine et qui représente saint Alexis couché malade sous un escalier. Le 1*' novembre 1659, Marie de Petiot et Hélène Mercier firent les vœux d*obéissance et de chasteté perpétuelle avec celui de servir toujours les pauvres; Mme de La Planche les imita quelques mois plus tard, et comme déjà ces dames avaient bon nombre de novices , elles prirent rengagement de coucher toujours six dans riiôpital pour être constamment à la disposition des malades
Louis XIV récompensa le dévouement des sœurs de Saint- Alexis par lettres patentes datées de 1672 et de 1676, et par lesquelles il leur accorda certains privilèges que Louis XV confirma en 1754.
Cette congrégation est la seule de Limoges et peut-être de France dont les membres n'aient pas été dispersés par la révolution de 1793. On ferma la chapelle et on conûisqua les revenus du couvent « mais les bâtiments furent resoectés, parce qu'ils étaient propriété particulière; et, sans compromettre leur conscience, en quittant simplement l'habit religieux , les sœurs continuèrent leurs soins aux malades de l'hôpital. Seulement sœur Saint-Augustin, depuissu|>érieu-
<l) Vojf. à la fin du vol., n"* 5.